Le président français semble avoir la chance de son côté. Mercredi soir, il s'apprêtait à décoller pour l'Afrique à bord de l'Airbus présidentiel à l'aéroport de Villacoublay. In extremis, il a dû changer d'avion à cause d'un problème de réacteur.
C'est l'un des ministres présents dans l'avion qui a relaté cet incident, qui a rait bien pu tourner à la catastrophe. Selon une information publiée samedi par le site internet bakchich.info, deux ministres se trouvaient à bord de l'avion avec le président de la République, Christine Lagarde (Economie) et Brice Hortefeux (Travail), ainsi que deux secrétaires d'Etat, Alain Joyandet (Coopération) et Rama Yade (Droits de l'Homme).
Interrogé samedi par l'AFP, M. Joyandet a expliqué qu'un "incident mécanique" s'était produit sur l'un des réacteurs de l'avion, à droite de l'appareil.
Pas de panique à bord
"Nous roulions sur le tarmac" de l'aéroport militaire de Villacoublay (Yvelines) "quand nous avons entendu un gros bruit. Mais le moteur n'a pas pris feu. L'avion s'est immobilisé. Deux ou trois camions de pompiers sont arrivés vers nous mais ne sont pas intervenus", a-t-il affirmé.
Le chef de l'Etat, ses ministres, ainsi que la vingtaine de personnes présentes à bord de l'avion (ses proches collaborateurs ainsi que des membres des services de sécurité) sont descendus. Une heure plus tard, tous reprenaient un autre avion, direction Kinshasa.
Selon M. Joyandet, "il n'y a eu aucune panique. Le président comme les autres passagers sont restés très détendus".
Le président Sarkozy a effectué jeudi et vendredi une tournée dans trois pays africains, la République démocratique du Congo, le Congo et le Niger.
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