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Topic officiel de blabla

Tchonn
Tchonn
Niveau 26
23 mai 2012 à 18:45:42

À ce qu'il paraît, Dark Shadows est bien, ouais. Faudrait que j'aille le voir.
J'kifferais bien voir The Avengers aussi, mais vu que je n'ai pu voir que Iron Man premier du nom dans le tas, je pense que je le regarderai après avoir maté les films des autres héros :o))

RioNumero5
RioNumero5
Niveau 10
23 mai 2012 à 21:27:12

C'est pas forcément nécessaire mais c'est toujours mieux. Moi j'avais vu Hulk, Iron Man 1 et 2 et Thor et à part Thor (et encore), y a pas forcément besoin de les avoir vu. Ca permet juste de comprendre certaines références.
En tous cas j'te le conseille, j'ai vraiment bien aimé. :fier:

RioNumero5
RioNumero5
Niveau 10
24 mai 2012 à 00:27:15

Ah ouais et y a "Cosmopolis" et "Sur la route" aussi cette semaine. Même si y a les deux acteurs de Twilight, les bandes annonces des deux films m'ont plu et les gens ont eu l'air d'apprécier également. Pas mal de bons films à aller voir donc, avec Prometheus la semaine prochaine. :bave: C'est con que tout ça sorte juste avant mes partiels. :(

BusterCall
BusterCall
Niveau 11
25 mai 2012 à 17:02:34

Tu aimes bien la politique Rio ?

RioNumero5
RioNumero5
Niveau 10
25 mai 2012 à 18:06:39

Bah sans ça j'pourrais difficilement suivre des études de Science politique (à moins d'être maso). Cela dit ça dépend ce que tu entends par politique.

BusterCall
BusterCall
Niveau 11
25 mai 2012 à 19:23:35

Débats d'idées et actu politique.^^
Tu es de quel bord ?

RioNumero5
RioNumero5
Niveau 10
25 mai 2012 à 22:03:34

Bah justement, c'est l'actu politique qui ne veut plus rien dire maintenant. Est-ce que ça comprend par exemple les petites phrases comparant la femme de Hollande à un animal ? Parce que si c'est ça, ça m'intéresse déjà beaucoup moins. :o)) Et malheureusement, c'est ce que les médias relatent le plus reléguant l'actu politique à de la vulgaire actu people ...

Je ne pense pas pouvoir me dire d'un bord en particulier. Ce serait sous-entendre qu'un côté a raison sur tout et qu'un autre a tord sur tout. Le privilège qu'on a de n'être que des spectateurs du monde politique devrait nous conduire à être beaucoup plus neutre pour analyser plus objectivement les propositions des diverses tendance. Maintenant je dois t'avouer que je tombe beaucoup plus souvent d'accord avec la façon de penser à l'UMP qu'au PS. Ce qui ne m'a pas empêché pour autant de ne pas être allé voter pour la présidentielle. Pour les législatives, je me tâte, d'autant qu'il y a Guaino dans ma circonscription qui j'apprécie assez malgré son parachutage.

BusterCall
BusterCall
Niveau 11
25 mai 2012 à 23:24:45

Je dis parce que tu as réagit sur un topic de l'UMP sur Coppé et c'est justement de la politique politicienne.

Y a un truc assez révélateur en politique c'est le fait qu'il peut y avoir 2 membres de tel ou tel partis dans la même circonscription quitte à se pénaliser ! Il est donc pour ne politique plus important de se caser que de faire gagner leurs idées... A vomir quoi...
Je pourrais jamais être militant, ca revient à perdre sa liberté =/

RioNumero5
RioNumero5
Niveau 10
26 mai 2012 à 00:48:33

Le topic où le sondage annonçait Copé écrasé par Fillon à la tête du parti ? C'est pas parce que ça m'intéresse moins que je ne commente jamais. Je trouve ça juste décevant qu'à l'heure d'Internet et autre TIC, la communication soit faite avant tout sur ces questions politiciennes primaires. Le problème, c'est que c'est ce qui intéresse le plus les gens, donc les médias sont obligés de suivre pour continuer de vendre du papier ou pour l'audimat.

Pour la deuxième partie de ton message, de toutes façons, à partir du moment où les députés sont devenus des robots votant tous ou presque dans la même direction que celle de la tendance à laquelle ils appartiennent, il est clair que les législatives ne peuvent servir qu'à caser tout ce p'tit monde pour qu'il touche un salaire plus que correct. On y a gagné la stabilité gouvernementale. Mais on y a perdu la possibilité de voir émerger de grands talents sur les bancs de l'assemblée, c'est dommage.
Et oui, pour devenir militant, faut rentrer dans l'idée que le parti que l'on soutient a raison sur toute la ligne. C'est pareil pour les cadres des partis, sauf que là, ça en vaut la peine puisqu'on a la possibilité de faire mettre en avant ses propres idées (c'est surement pour ça qu'un mec comme Juppé reste à l'UMP alors que dans la majorité de ses interventions médiatiques, il critique ou se met à l'écart de la ligne directrice du parti). Mais être militant, ça ne rime à rien.

RioNumero5
RioNumero5
Niveau 10
26 mai 2012 à 00:49:49

la possibilité de mettre en avant*

-Hakumei-
-Hakumei-
Niveau 10
26 mai 2012 à 09:57:47

Salut !
Prometheus. :bave: C'est vrai qu'il faut que j'aille le voir.
Et j'irais voir The dictator aussi. :noel:

BusterCall
BusterCall
Niveau 11
26 mai 2012 à 14:07:49

Ah toujours alive Hak! :p

RioNumero5
RioNumero5
Niveau 10
26 mai 2012 à 14:14:30

Le problème avec The Dictator, c'est que j'ai peur que le BA montre les trois seuls gags marrants du film. :(

Tchonn
Tchonn
Niveau 26
26 mai 2012 à 17:27:18

Rio :d) T'as vu Ali G ? Borat ? Ces deux films étaient mythiques. Je ne pense pas que The Dictator sera pourri, ou qu'il n'y ait que trois gags. Au contraire :-)))

Prometheus, c'est pas le film dont tout le monde pense que c'est Alien 0 ? J'ai envie de le voir, juste pour vérifier ça ^^. Et puis bon, la théorie des anciens astronautes, j'ai toujours kiffé ça.

Rio :d) (oui, again), si t'avais été une fille, j't'aurais demandé de m'épouser, haha.
Pour rebondir sur ce que tu dis, à l'ère des TIC, tout ça, c'est dommage que ce soit seulement les questions de politique politicienne, voire les questions people, qui sont débattues par le citoyen lambda.
J'avais lu un truc intéressant, qui affirmait que les dysfonctionnements de notre démocratie actuelle venait du concept de liberté.
Durant la Grèce Antique, la liberté, c'était ne pas être une femme, un esclave ou un métèque. En gros, la liberté, c'était justement avoir la capacité d'agir pour la Cité. Être citoyen, c'était être libre, et le citoyen utilisait sa liberté pour la Cité. Il pensait par la Cité, donc.
Aujourd'hui, et depuis les Lumières, l'idée de liberté qui est véhiculée est principalement une idée de liberté individuelle: on est libre lorsqu'on peut agir comme on le veut, quand on le peut. Être libre, c'est donc agir pour soi, penser pour soi. C'est paradoxalement sur ce concept de liberté, différent de celui de la Grèce Antique, qu'on a superposé une démocratie proche de celle de la Grèce Antique. Comment faire fonctionner un système qui nécessite de penser "en grand" lorsqu'on met tout en place pour penser individuellement ?
Ce décalage de mode de pensée aurait créer un décalage entre l'individu et l'Etat. Vu que la sphère privée de l'individu se réduit à lui et à son entourage très proche, l'Etat apparaît comme quelque chose d'étranger à l'individu, d'autant que celui-ci n'aurait pas, à tort, l'impression de pouvoir agir dessus.

D'où les incompréhensions qui existent sur le rôle et la nature de l'Etat, sur son propre rôle par rapport à l'Etat, ou encore sur la nécessité d'agir pour l'Etat...

J'avais trouvé ça assez intéressant.

BusterCall
BusterCall
Niveau 11
26 mai 2012 à 19:47:50

Ce que tu dis Tchonn m'intéresse grandement et je m'y intéresse tous les jours. Je fais partis des libéraux du forum.
Mais il y a un point ou je suis fondamentalement en désaccord !

"qu'on a superposé une démocratie proche de celle de la Grèce Antique"
Notre démocratie ne ressemble malheureusement pas du tout à celle de la Grèce antique. Nous sommes dans une oligarchie, nous élisons une minorité de gens pour qu'ils pensent à notre place. Le corolaire de la liberté c'est la responsabilité, hors nous déléguons toute notre responsabilité d'action à des hommes qui demandent le pouvoir et qui n'ont eux-mêmes pas à rendre compte de leurs actes. Nous sommes dans un système où nous nous sentons très peu concernés, très peu de français considèrent avoir une part de responsabilité dans l'état de nos finances publiques, c'est la preuve qu'il y a un défaut dans notre conception de la démocratie.
Je t'invite à regarder cette vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=M2ADw7hZiT0
C'est assez passionnant et c'est celle-ci qui m'a fait réfléchir à une autre forme de démocratie.

Tchonn
Tchonn
Niveau 26
26 mai 2012 à 20:41:40

C'est vrai que plus je m'intéresse à la politique en général (pas forcément nationale), plus je me rends compte que, dans le cadre national, nombreuses sont les personnes qui se sentent absolument pas concernées par ce qui se passe au sommet, ou qui s'en sentent complètement détachées. De même, nombreuses sont celles qui contestent l'actuel partage des pouvoirs, qui ressemblerait plus à une oligarchie effectivement, puisque le système politique actuel semble donner une grande majorité des pouvoirs à des têtes pensantes, ou non, qui sont intouchables.

Mais paradoxalement, je trouve que tout ceci est une bonne chose.
Effectivement, nous sommes bel et bien dans une démocratie. Le pouvoir est bien au peuple, et n'est pas au mains d'un petit groupe d'individus. Chaque personne au pouvoir, que le peuple le ressente comme tel ou non, a des comptes à rendre au peuple, dans sa totalité. Certes, il est plus difficile pour un ouvrier peu qualifié et ayant peu de connaissances sur certains domaines, de contester ce qui se passe au sommet, que pour une "élite", comme certains aiment à les appeler. Mais le peuple a ceci de magique qu'il est constitué de tous les éléments possibles et inimaginables. Aucun gouvernement, aucune personne au pouvoir, ne peut faire un écart sans risquer une riposte ou une contestation de la part de quelqu'un, quelle que soit sa qualification (heureusement, d'ailleurs, que toutes les "élites" ne sont pas au pouvoir). Quelle que soit l'ampleur de la contestation, ou les échos qu'elle aura, celle-ci est la marque que le pouvoir n'est pas libre, mais est bien responsable face au peuple. Et ceci, c'est notamment lié au fait que le peuple est libre.
Il est libre de contester. Libre de dire non. Libre d'exprimer ses pensées, libre d'agir, de manifester, de refuser, et même libre de destituer un gouvernement, par la voix de la rue ou par la voie de l'Assemblée, s'il le faut. Tout ça, ce sont des pouvoirs que les "non-dirigeants" ont, et ce sont des pouvoirs qui font que le peuple reste, au final, l'entité la plus puissante dans nos démocraties actuelles.
On en a de nombreux exemples, récemment: Grèce, Islande, Irlande, et Espagne. Ces quatre pays ont, a leur manière, montré que le peuple dirigeait toujours. Et pour peu que le peuple se politise un peu, cela donne un pouvoir presque sans limite. Le Québec en est le théâtre actuellement.

Et ce, même s'il est vrai qu'il y a un décalage conséquent entre les connaissances, les capacités, les moyens du sommet et ceux de la base. C'est peut-être parce qu'un citoyen lambda voit qu'un président est capable de mobiliser une armée, des millions d'euros, d'imposer des règles (sous forme de lois), qu'il se sent moins puissant.
D'ailleurs, c'est normal qu'il se sente moins puissant. C'est une conséquence de la peur. Il est vrai que le différentiel de connaissances est important, et le citoyen lambda le sait. Il est donc conscient qu'il ignore. Or l'ignorance est mère de la peur. Que fait-on quand on a peur ? On imagine. De la même manière qu'on a d'abord cru que la foudre était la création d'un Dieu, de la même manière on croit que ce que les "puissants" savent de plus peut nous être dangereux, ou nous évince de toute action à grande échelle.

En quoi alors, est-ce bien tout ceci ? Qu'est-ce qu'il y a de bien à croire que nous sommes impuissants, alors que nous le sommes ? Qu'y a-t-il de bien à croire qu'il y a plus puissant que nous, alors qu'il n'y a rien de plus puissant que nous ?
Le fait de croire qu'on n'a pas de pouvoir, alors qu'on en a, est une excellente chose, car cela signifie qu'on ne considère plus ces pouvoirs comme tels. Ces pouvoirs, qui existent, et qui ont été donnés au peuple par la mise en place de la démocratie, sont devenus tellement naturels, qu'aujourd'hui, le peuple ne considère plus cela comme un pouvoir, mais comme une normalité. Manifester, au XIXe siècle, c'était au mieux un rêve pour certains. Aujourd'hui, manifester est devenu un droit tout autant qu'un devoir, et tout le monde, lorsqu'il se sent offensé, pense à la manifestation comme une action envisageable, de manière tout à fait naturelle. Suggérez à quelqu'un qu'il ne puisse plus manifester demain, et il vous répondra que ça n'est pas envisageable (en témoigne les manifestations au Québec !). Voter, refuser, contester, manifester... tout ceci, ce sont des pouvoirs qui sont devenus tellement naturels qu'ils ne pourront plus ne plus être, sans de terribles conséquences. En France, comme dans de nombreux autres pays, le citoyen s'est démocratisé au point de ne plus s'en rendre compte.

Se croire inférieur alors qu'on est supérieur aussi, est un grand avantage dans nos démocraties. Cela permet la stabilité.
En effet, quoi qu'on dise, la règle du plus fort menace toujours de primer sur les autres règles. Et cette règle du plus fort est synonyme d'abus, de désordre. Or, pour que la règle du plus fort puisse être mise en vigueur, il faut qu'il y ait quelqu'un qui se sache plus fort que l'autre. D'un côté, on a le pouvoir, qui malgré tout ce qu'on dit sur lui, est responsable face au peuple, ne peut agir sans son accord (ou du moins, sa neutralité), et est menacé de tomber s'il va à l'encontre du peuple. Le gouvernement se sait plus faible. Mais d'un autre côté, on a le peuple, plus fort, mais persuadé d'être plus faible. Il n'y a alors pratiquement aucune chance que celui-ci tente d'abuser de son pouvoir, puisqu'il est persuadé que la riposte se fera plus forte. Ce qui ne sera pas, tant que le système politique restera une démocratie.

Je trouve beaucoup de défauts à la démocratie. Je pourrais les étaler longuement. Mais à l'inverse, je pense que ces deux points sont de bonnes choses, qui naissent certes d'erreurs, mais qui établissent un certain ordre.

Maintenant, ça, c'était pour te répondre aux points que tu soulevais.
Néanmoins, tu dis que la démocratie actuelle ne correspond pas à la démocratie athénienne. Je n'ai pas cherché à te prouver le contraire, par contre, ce n'était pas non plus ce que je disais dans mon post précédent. La démocratie, comme la citoyenneté, a évolué. Ce qui reste sûr, en tout cas, c'est que lorsqu'on a tenté de mettre en place cette démocratie, c'était en s'inspirant des modèles déjà existants, c'est-à-dire, si l'on prend la France, les modèles états-uniens et grecs. Et je disais que c'était précisément au moment de l'établissement d'une telle démocratie qu'il y a un décalage entre Athènes et aujourd'hui, puisqu'on a cherché à établir la même chose (puisqu'on s'en inspirait) sur deux bases, les conceptions de la liberté, différentes.
Il est normal que si la base est différente, la suite l'est. Dire que nous sommes dans une démocratie telle qu'elle était à Athènes est donc une absurdité. Il n'empêche qu'il y a eu une tentative pour construire la même chose, et donc bel et bien une tentative pour établir une démocratie proche de celle d'Athènes...
Il est vrai que j'aurais dû rajouter "tenter de" dans la phrase que tu cites.

BusterCall
BusterCall
Niveau 11
26 mai 2012 à 21:17:10

Normalement je n'ai pas le temps de répondre mais je vais quand le même faire brièvement.

Je considère que manifester n'est en rien un acte démocratique puisque cela ne permet pas de de déterminer l'avis de ceux qui ne manifestent pas. C'est mettre en priorité l'avis d'une minorité avant celle des autres.

"Aujourd'hui, manifester est devenu un droit tout autant qu'un devoir, et tout le monde, lorsqu'il se sent offensé, pense à la manifestation comme une action envisageable, de manière tout à fait naturelle."
:d) Je ne suis pas d'accord avec ca. Je suis forcé de constater qu'il y a des mouvances politiques qui sont beaucoup plus enclins à manifester que d'autres. Et cette pensée que la manifestation est une arme admise et acceptée par tout le monde signifierait que tous les mécontents seraient ceux qui manifestent alors qu'ils y aussi des mécontents qui préfèrent ne pas manifester parce qu'ils ne se sentent pas concernés ou s'en foutent ou qu'ils n'aiment pas la méthode ou parfois tout simplement parce qu'ils ont un emploi qui ne le permet pas.

"Le pouvoir est bien au peuple, et n'est pas au mains d'un petit groupe d'individus."
:d) Là je suis obligé de te dire que je dois pas vivre dans le même pays que toi. Comment je propose une loi ? Il n'y a même pas en Françe, de referundum d'initiative populaire. C'est une base dans la démocratie.
On ne vote pas les lois, on ne vote pas pour des idées, on vote pour des gens chargés à notre place de proposer les lois et les idées sans qu'ils ne soient tenus de s'y tenir.
Notre pouvoir c'est donc la rue ? Mais ca, c'est le contraire de la démocratie !
Si la révolution, la manifestation est vraiment l'arme du peuple y a maldonne quelque part.
Comme tu le dis le peuple a le pouvoir de contestation et c'est l'un de ses seuls pouvoir. La contestation par définition répond à quelque chose, et cette chose c'est le pouvoir en lui même.

"Chaque personne au pouvoir, que le peuple le ressente comme tel ou non, a des comptes à rendre au peuple"
:d) J'aimerais avoir un exemple d'un élu qui ait été sanctionné de ne pas avoir tenu ses promesses. Le seul risque est de ne pas être réélu mais ce n'est pas une sanction que de ne pas gagner un poste au pouvoir.

BusterCall
BusterCall
Niveau 11
26 mai 2012 à 22:15:14

Sexy la Grecque !
Elle pourrait win comme c'est le bordel en grèce :noel:

BusterCall
BusterCall
Niveau 11
26 mai 2012 à 22:15:46

:rire: je me suis trompé de forum je parlais de l'Eurovision.

RioNumero5
RioNumero5
Niveau 10
26 mai 2012 à 22:31:57

Tchonn :d) Non, je n'ai vu ni Borat, ni Ali G. :o)) J'espère que tu vas avoir raison pour The Dictator. :p)
Sinon, pour la deuxième partie de ton message, c'est marrant ça renvoie à un certain nombre de thèmes que j'ai rencontré dans diverses matières cette année. :o))

Bon, déjà pour bien traiter de ce sujet, il faut placer une définition sur le terme démocratie. Aujourd'hui, il est assez galvaudé par des siècles de luttes idéologiques et de changements démographiques. A la base, cela signifie le pouvoir au peuple, et c'est en observant l'exemple athénien que l'on peut comprendre au mieux la signification que les grecques donnaient à ce mot. Le problème c'est qu'à leur époque et dans leur région, chaque cité grecque était indépendante et le nombre d'habitant ne dépassait pas plusieurs milliers (voire quelques dizaines pour les plus grosses). Ceci rendant possible la démocratie "directe" contrastant avec celle que l'on connait aujourd'hui.

La question est donc de savoir si l'on peut toujours parler de démocratie à l'heure où une caste de professionnels de la politique trustent les postes de pouvoir. A l'heure où l'on se gausse à l'idée d'un Philippe Poutou président. On parle de démocratie indirecte. Le pouvoir appartiendrait toujours au peuple mais il serait exercé par un petit groupe de personnes au moyen d'une délégation. Et finalement, le peuple n'exerce jamais le pouvoir, il le délègue constamment. L'inverse serait matériellement impossible dans un pays de bientôt 70 millions d'habitants. Seulement on a gardé le terme de démocratie, sans doute parce que l'idée était plaisante au moment de la révolution de 1789. Et c'est rentré dans les moeurs, la "démocratie indirecte où le peuple exerce son pouvoir par la voix de ses représentants". Pour moi c'est une exagération et je vois plus les choses comme une oligarchie légitimée par le peuple.

Maintenant, est-ce une mauvaise chose ? La professionnalisation de la politique, la création d'une élite gérant les affaires de la nation, d'un champ politique se refermant sur lui même, etc ... sont-ils des concepts dont on devrait se méfier ? Personnellement je ne pense pas. Le peuple exerce un contrôle sur ses représentants et la responsabilité politique est beaucoup plus importante que tu ne sembles le penser Buster. Elle nous permet d'éviter que les choses partent en live. De faire en sorte que les gouvernants gouvernent toujours pour le peuple (pour reprendre la fin de la citation de Lincoln sur la démocratie). Ainsi, on évite théoriquement le risque de tyrannie, en espérant que le peuple fasse le bon choix au moment d'élire ses représentants (rien n'est moins sûr mais bon).

Une situation comme la nôtre est de loin préférable à une situation dans laquelle le peuple exercerait lui-même le pouvoir. Pour une raison toute simple : le peuple est con. C'est une vision assez cynique des choses, j'en suis conscient, mais pour l'instant, rien ne m'a jamais permis de la remettre en cause. Pas d'extrapolation cela dit, quand je dis que le peuple est con, je parle d'un ensemble indivisible. Un par un, on peut tous (avec un minimum d'éducation) prendre des décisions cohérentes, de bon sens. Mais ensemble, on cède beaucoup plus facilement à l'émotion. De la même manière que bien souvent, un "jeune de quartier" (comme on les appelle dans les journaux) n'est pas forcément dangereux, n'a pas vraiment envie de caillasser des voitures ou autre. Mais il suffit qu'il se retrouve avec ses potes pour qu'il devienne un abruti décérébré. Pour le peuple, c'est pareil. Et c'est donc une bonne chose que ceux qu'un groupe restreint d'individus ayant fait souvent de longues études, ayant du recul sur les choses, soient les seuls à pouvoir prendre les grandes décisions.

Finalement, il reste toujours le risque que le peuple mette au pouvoir un illuminé (comme Hitler par exemple, même si le NSDAP n'a jamais qu'une majorité relative au Reichstag). Pour moi le danger n'est pas qu'il y ait trop peu de démocratie. Mais au contraire, c'est qu'il y en ai plus que nécessaire. Je considère que la situation actuelle est un bon compromis, même si toujours perfectible. Et après tout, comme disait Churchill, "la démocratie est le pire des régimes, à l'exception de tous les autres déjà essayés dans le passé".

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