Désolé, je ne l'avais pas lu.
Je viens de le faire, et le premier truc que je remarque, c'est qu'il n'est jamais question des immigrés des Bébés Tigres en particulier, et qu'il n'est jamais question non plus de maltraitance morale.
Mais de l'autre côté, j'ai pu voir tout ce que cet article dit. Il est clair que le Japon a une politique d'immigration très restrictive, et ne cherche à être attractif qu'au plan touristique, et non en terme d'emploi. Et ce, comme le dit l'article, concerne tous les étrangers sans exception, qu'ils soient issus des Tigres comme du Brésil (le Japon est l'un des premiers partenaires commerciaux du Brésil), comme des Etats-Unis.
Mais c'est une politique qui n'est pas nouvelle, et remonte à l'ère des Tokugawa, plus précisément en 1635 (même si la politique a bien entendu évolué depuis ce temps). C'est donc une idée bien ancrée dans la mentalité japonaise que la protection culturelle et ethnique du Japon.
Malheureusement, cela marche aussi dans l'autre sens: alors que les Japonais ont une certaine peur de l'étranger, au sens d'individu, ils en ont aussi une au sens spatial. Ce qui fait qu'un faible pourcentage seulement de jeune Japonais partent à l'étranger pour leurs études ou leur travail. Parmi ceux que j'ai rencontrés, la quasi-totalité rêvaient d'aller à l'étranger en tant que touriste, mais seulement une poignée voulait aller y travailler.
Le problème est que l'on perçoit très mal la raison de tout ça. À l'heure actuelle, la protection culturelle et ethnique paraît logique, même si elle ne justifie pas non plus la prise de risque qu'elle engendre, notamment au niveau de la population et de la main d'oeuvre, comme le dit cet article.
Cela fait partie des différents éléments qui font que le Japon est un très beau pays, particulièrement intéressant en tant que touriste ou étudiant en langue, mais qui prend un aspect tout autre dès qu'on creuse un peu sa société où que l'on essaie de s'y installer et de s'y intégrer.
Ce pays est passionnant (comme plein d'autres).