J´ai quelques heures dessus (je le joue en parallèle avec FF12). Mais même à ce stade, le 39/40 de Famitsu ne me semble vraiment pas avoir été volé.
Je sais bien que les mots perdent leur sens et leur force de nos jours, mais je ne vois pas d´autre chose à dire que "énorme" ou encore "époustouflant". Une des plus grosses claques sur PS2 aux côtés de Silent Hill 2, MGS2, Ico ou encore Shadow of The Colossus. Capcom au sommet de son art, la symbiose parfaite de la technique et de l´artistique, avec une jouabilité souple et intuitive dans un univers envoutant et fascinant. Il faut l´avouer, la PS2 n´a jamais été aussi méconnaissable qu´avec cet Okami.
Concernant le jeu lui-même, il fait évidemment penser à de l´aventure typée Zelda. On gagne des nouveaux pouvoirs au fur et à mesure, on ramasse des pièces en cassant des pots, on récupère des items spéciaux dans des coffres, etc. Visuellement ce n´est pas le cell shading de Wind Waker, ni le cartoon de Viewtiful Joe. C´est encore autre chose, au moins aussi bien réussi que les 2 exemples précédents. Car Capcom maitrise diablement son affaire. L´animation est soignée, ultra fluide, avec une finition globale digne d´un Zelda de Nintendo (autant dire que les bugs se font rares).
Au delà de l´ambiance et de l´univers visuel complètement original et "peinturluré" dans un mélange réussi de toiles japonaises anciennes et de styles graphiques plus modernes, il faut évidemment s´attarder sur l´utilisation de ce fameux pinceau. Car, assez tôt dans l´aventure, notre loup bénéficie d´une épée "virtuelle" qui lui permet de découper certains objets... ou ses adversaires. Comment ? En gardant pressé la gachette R1. A partir de là l´écran se fige, en noir et blanc et filtre encre de chine. L´image apparait ainsi sur une page, dominée par notre pinceau. Il suffit alors de presser le bouton "carré" pour poser le pinceau sur la feuille et le diriger où l´on veut avec l´analogique gauche. Une fois le geste executé, il ne reste plus qu´à relacher R1 pour observer le résultat dans la réalité du monde d´Okami.
Par exemple pour trancher un ennemi avec notre épée, il suffit de tracer un trait droit qui coupe l´adversaire. Pour prolonger un rivage d´eau "magique", et ainsi regagner la terre ferme de l´autre côté, il conviendra de barbouiller une étendue d´encre devant soi. Pour résoudre l´énigme d´une statue cassée, on peut se mettre à dessiner la partie manquante, pour ainsi la faire se matérialiser. Ou encore pour débloquer une nouvelle capacité, il suffit de lever les yeux à un ciel nocture, y découvrir une constellation et dessiner son étoile manquante. L´entité de la constellation pourra prendre forme et nous récompenser pour notre bonté divine... Avec une interface aussi virtuellement tactile, évidemment la sensation de jouer à une Nintendo DS est bien présente. Mais cela ne dérange pas l´expérience ni ne perturbe la jouabilité qui ne souffre d´aucun problème. Enfin un petit mot sur les musiques qui sont du même niveau que le reste de cette production : majestueuses. Je veux l´OST à ma maison !
Bref je ne vous en dévoile pas plus, d´autant qu´il me reste à découvrir des tonnes de trucs. Toujours est-il que le jeu est particulièrement bavard (plus qu´un FF12, un comble !) .
Ne le ratez sous aucun prétexte, car comme tous les jeux d´exceptions il ne peut pas se raconter...
Il faut le vivre !