Bon sang, comment dire une telle chose d´un jeu qui enfin, envers et contre toutes les lois du marketing, vise plus haut que tous ses semblables, un jeu qui avec des mécaniques de gameplay certes simplistes nous fait vivre des moments uniques, un jeu qui, tout du long essaye de nous faire passer un message, qui, s´il se limite au monde du jeu vidéo, a tout de même le mérite d´exister et d´utiliser de nombreux procédés inventifs pour atteindre son but.
Le jeu vidéo avait de nombreuses fois tenté de se raproché du monde artistique, mais JAMAIS avant Ico et SOTC le jeu vidéo n´avait été en lui-même une oeuvre d´art (en éffet MGS par exemple est artistique uniquement de par les cinématiques dignes d´une mise en scène du 7è art, ou encore les musiques de Nobuo Uematsu qui sont tout simplement géniales, mais JAMAIS, disais-je donc ce n´a été le JEU en lui-même et dans son ensemble qui a pu prétendre à être beau et donc à se raprocher de l´art).
En bref oui SOTC est court, et oui les caméras sont parfois capricieuses, mais aucun jeu ne m´a jamais profondément touché dans son ensemble et je n´ai jamais élevé le jeu vidéo au-dessus du rang de simple loisir, grace à mr. Uemada c´est chose faite.
En un mot, jouer à SOTC revient à regarder un film de Hayao Myiazaki, c´est une oeuvre courte mais qui se doit d´être revisitée encore et encore pour en saisir toutes les nuances et les subtilités (au passage vive le chateau ambulant qui est pour moi son plus grand chef-d´oeuvre)!