Dossier 
Il y a des films comme ça qui se prêtaient complètement à une adaptation en jeu vidéo mais qui ont lamentablement raté le coche. Enter The Matrix en est un parfait exemple et c’est donc sur le chemin de la rédemption que le grand David Perry (le président de Shiny Interactive) est venu à Paris nous présenter une version bien avancée de son Matrix : Path of Neo.
The Matrix : Path of Neo est en quelque sorte ce qu’aurait du être Enter The Matrix à sa sortie : l’adaptation jeu vidéo de la trilogie des frères Wachowski du point de vue de l’élu. Exit donc les anonymes Niobe et Ghost et place au bon vieux Neo, manteau et lunettes noires de série. Cette fois, vous êtes l’élu et vous pouvez et devez jouir de ce privilège. A vous la vue en lignes de codes pour voir les ennemis cachés derrière les mûrs, à vous le bullet time qui ralentir le temps et vous permet d’éviter les balles, à vous les acrobaties et les sauts démesurés, à vous l’arrêt des balles de la main ou plus stylé, en étant parallèle au sol tout en gardant les pieds sur terre. Enfin !
Etalé sur près d’une trentaine de niveaux, The Matrix : Path of Neo commence par un petit mode training servant à évaluer les capacités du jouer. Après avec ingéré la pilule rouge, le joueur est lancé dans un mode virtuel et doit rosser des ennemis jusqu’à plus soif. Une fois mort, vous avez – selon votre performance – accès à différents modes de difficulté. Suite à quoi on se lance dans l’aventure.
Pour faire simple, nous dirons qu’il s’agit d’un gros jeu d’action mettant en scène l’acteur Keanu Reeves et ses amis finement modélisés dans les moments clés du film : généralement des combats épiques, au flingue, à mains nues (monsieur maîtrise le Kung Fu) ou en se servant des éléments du décors (épée, barre métallique par exemple) pour faire cela. Du premier entraînement avec Morpheus au dernier combat contre l’agent Smith sous une pluie battante en passant par l’affrontement contre les centaines de Smith dans le parc ou la fameuse scène des piliers dans le hall d’un immeuble à la fin du premier opus : tout est là dans la mesure ou intervient Neo. La scène de l’autoroute de Matrix Reloaded est donc absente puisqu’à ce moment là de l’histoire Neo est ailleurs, avec le maître des clés. A noter qu’au début de l’aventure, l’action cède sa place à de l’infiltration simpliste lorsque Neo doit fuir les agents venus le chercher à son travail. Vous devez alors slalomer entre les cases en suivant les indications de Morpheus au téléphone. Les plaques sur lesquelles vous devez vous appuyer sont vert, c’est simple à trouver !
Enfin, le jeu propose quelques petits morceaux de RPG : votre élu pouvant acquérir de nouveaux pouvoirs en utilisant l’expérience récoltée en fin de niveau. Ainsi, il peut apprendre de nouveaux coups, enchaînements, ou actions (stopper les balles…). Mais attention, un niveau ne donne qu’un point d’expérience, même si on le recommence. Cela signifie qu’au cours d’une partie Neo ne peut pas acquérir tous les pouvoirs proposés. Une façon comme une autre de garantir au jeu une agréable durée de vie pour quiconque voulant tout voir, tout apprendre.
Très fidèle à la trilogie, des extraits des films sont d’ailleurs intégrés sous forme de cut-scène, Path of Neo s’offre néanmoins la liberté de proposer des scènes alternatives ainsi qu’une fin totalement inédite créée pour l’occasion. Plutôt sympa pour les fans !
Question réalisation, ce soft est le premier à proposer du normal mapping sur la PlayStation 2. Ce procédé, prétendu impossible sur la console de Sony donne une impression de relief aux décors. De même le jeu utilise le moteur physique Havok pour les scènes de destruction massive et la physiques RagDoll pour la gestion des corps qui volent à travers les pièces. Le jeu est vraiment impressionnant, il suffit de voir des centaines de M. Smith courir dans tous les sens pour s’en convaincre. Cependant l’aliasing était malheureusement très présent sur la version PlayStation 2 mise à notre disposition, la rançon de la gloire. Enfin, la maniabilité est aisée et pour aider le joueur dans ses combos, les touches adéquates apparaissent en bas de l’écran, comme dans God of War.
A PlayFrance nous avons eu l’occasion de joueur quelques bonnes minutes à une version bien avancée de The Matrix Path of Neo. La première mission sur laquelle nous avons fait nos armes était le mode entraînement, le temps d’apprendre le maniement de l’Elu tout en rossant des gardes et des flics dans le célèbre Hall de l’immeuble, les piliers explosant sous les balles, les ennemis dégageant sous nos poings. La maniabilité est bonne mais nécessite quelques secondes pour s’y faire. Le fait de pouvoir tirer sur deux ennemis à la fois est une bonne chose, seule la démarche de Neo paraissait un peu bizarre, un peu robotique.
Le second niveau, le plus impressionnant, sur lequel nous nous sommes éclaté est le final contre M. Smith sous une pluie battante. La première chose à retenir est l’abondance de Mr. Smith qui entourent la scène de combat, vous empêchant de fuir et vous remettant dans l’arène si vous chutez contre eux. Ce combat est en un contre un, violent et viril, les coups de savate projetant littéralement votre perso d’un point à l’autre de l’écran. Les enchaînements sont fluides et naturels. Bref, une bonne impression à confirmer !
Beau, impressionnant, fidèle, et maniable : tout le contraire du précédent Matrix. Ce Path of Neo s’annonce comme une bonne adaptation de la trilogie Matrix qui n’a que seul défaut de sortir un peu tardivement. Qui, en 2005, veut encore se prendre pour Néo ?
source : http://www.playfrance.com
Quelques images :
http://www.playfrance.com/galeries/zoom/892918431-6615-24-01
http://www.playfrance.com/galeries/zoom/892918431-1465-24-01
http://www.playfrance.com/galeries/zoom/892918431-8195-24-01
http://www.playfrance.com/galeries/zoom/892918431-6131-24-01
Ce jeu est un hit en puissance, que les mauvaises langues qui disaient qu´il serait comme enter the matrix se taisent 