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Liste des sujets

question seigneur des anneaux

Leroidangmar
Leroidangmar
Niveau 10
18 janvier 2005 à 20:28:18

Salut, salut !
Est-ce que ça interesserais quelqu´un que je poste ici quelques fanfic sur le seigneur des anneaux ? ???? Je préfère vous de demander avant parce qu´ici, on parle plutôt de jeux vidéos !

goku200
goku200
Niveau 4
18 janvier 2005 à 20:34:45

oui moi

Leroidangmar
Leroidangmar
Niveau 10
19 janvier 2005 à 12:29:49

Ok goku200 ! !!! Je vais en poster un chapitre pour le moment ! Venez nombreux !
Bon alors quant à la fic elle même, désolé, mais la fin du chapitre reprend le film du SDA et l´histoire et les périples de la Communauté ! J´ai pas beaucoup, beaucoup d´imagination !        
Ditez moi si vous aimez ! J´en ai encore plusieurs de prête (        Les Champs du Pelennor, le siège de Minas Tirith ou encore la Porte Noire du Mordor) !        
Ce chapitre correspond au voyage d´Aragorn, Legolas et Gimli vers la ville de Pelargir afin de s´emparer de la flotte des Corsaires et ainsi, de remonter le fleuve vers la Cité de Minas Tirith pour la délivrer su siège.

Le Passage de la Compagnie Grise

L’herbe verte des belles plaines du Lebennin défilait sous les pieds de la Compagnie Grise.
Celle-ci avançait à une allure rapide, courant à larges enjambée, sautant par dessus maints ruisseaux. Et derrière eux, porteurs de peur et de mort, à peine visibles, foulant le sol de leurs pieds putréfiés, galopait l’Armée des Ombres. La peur les précédait et dans chaque village traversé, les habitants s’enfermaient à double tour en hurlant. En vérité, il y avait peu de villages encore intacts. Ils brûlaient tous, des centaines de corps calcinés étendus dans les décombres. Les cadavres noircis et poussiéreux s’effritaient au gré du vent. Les champs étaient défrichés et brûlés par les Orques afin que les gens ne puissent s’alimenter et que la famine ravage le Gondor. Les granges, les fermes et les chaumières étaient incendiées et, de temps à autre, les gens de Sauron épargnaient de leurs lames courbes quelques “bougres de gueux” afin de les expédier en Mordor où ils se tueraient à la tâche.
Sauron avait bien assez d’Orques pour faire le travail mais il était friand d’esclaves humains. Il faisait même payer un tribut en vies humaines à ses vassaux des terres de l’extrême Est. Le Sans Nom avait beaucoup de seigneurs et de vassaux à ses ordres. Il suffisait pour les convaincre de se rallier à lui, de... commettre quelques exemple nécessaires. A vrai dire, si le Mordor rassemblait toutes ses forces, toutes ses armées venant de chaque contrée de la Terre du Milieu, il aurait .        .. disons .        ... près de deux millions d’hommes d’armes.
Le Lebennin était à feu et à sang. La hâte n’en n’était que plus nécessaire. Et fréquemment, la Compagnie Grise devait s’arrêter pour livrer bataille ici et là. Les serviteurs du Mordor, des Orques et des Haradrims principalement, fuyaient devant Anduril et la colère d’Aragorn mais ce qui causait leur plus grand désarroi et leur plus grande crainte, n’était autre que ces pâles ombres macabres. Il en était tel que, certains ennemis, figés sur place par la terreur, mouraient de peur. D’autres se tuaient pour échapper à la haine et la furie de l’Armée des Morts.
Aragorn courait en tête, précédé par Legolas puis Gimli. Le Nain était toujours aussi terrifié mais le fait de ne plus être à six pieds sous terre le rassurait un peu. Leurs manteaux gris les dissimulaient aisément dans les terres infinies du Lebennin et les mettaient à l’abri d’yeux hostiles. Leur course à travers l’Anfalas, le Belfalas et le Lebennin dura maints jours et maintes nuits. Et au clair de lune, les rares voyageurs ou éclaireurs perdus dans les terres sauvages qui les voyaient, ne pensaient qu’à se cacher, de s’écarter de la route de cette étrange et sinistre compagnie. Il en était de même pour les gens de Mordor.
Ils devaient faire preuve de rapidité. Si les dires d’Elrond étaient vrais, une flotte Corsaire était appareillée au port de Pelargir et devait assaillir la Cité Blanche d’ici .        .. sept jours !        
Legolas semblait un peu raide et amer. Il savait que là où il allait, à Pelargir, il verrait la Mer. La Mer !         Elle si redoutée des Elfes mais en même tant si attirante !         Et chaque jour, il sentait l’envie de la voir, de naviguer et de s’en aller au loin sur les Terres Immortelles. Mais il savait également que dès qu’il l’aurait vu, il ne serait plus jamais en paix en Terre du Milieu, il ne serait à l’aise dans plus aucune forêt. Il ne vivrait plus alors que dans l’attente de s’en aller vers son peuple et de quitter les tourments de cette terre.
Pour Aragorn, tout ce qu’il devait faire devenait de plus en plus précis en lui. Mener la Compagnie Grise jusqu’à Pelargir, s’emparer de la flotte d’Umbar et de remonter l’Anduin sur quarante et une lieues jusqu’à Minas Tirith !         Ah, Minas Tirith, joyau des Hommes, perle de beauté sur cette Terre du Milieu maintenant en grand péril !         Et longeant les Montagnes Blanches de l’Anorien, voyant défiler sous ses yeux toute cette beauté troublée, Aragorn sut qu’il devait faire son devoir, gagner cette guerre et mener les Peuples Libres à la victoire.
Au fil des jours, le quatrième précisément depuis leur victoire des Chemins des Morts, suivis de près par les innombrables rangs des Morts, les compagnons discernèrent dans l’air une odeur âcre. La Mer !         Le vent était doux et frais mais titillant, empreint de sel. Le voyage allait bientôt s’achever ou en tout cas prendre sens. Ils allaient arriver à la bataille. Mais sera t-il trop tard ?         Les voiles noires d’Umbar seront-elles déjà parties pour Minas Tirith, massacrant sur leur route les villages des berges de l’Anduin ?        
Aragorn ne le savait pas mais son cœur était incertain. Il devait se concentrer sur sa route. Si tout ce passait bien, ce serait le dernier jour en Lebennin.
La Compagnie Grise redoubla de rapidité pour un dernier effort. Aragorn sentait à tout moment son cœur battre et rebondir dans sa poitrine, il se sentait mal, incertain, inquiet. Il avait seulement .        .. peur de ce qui allait arriver. Même si ils parvenaient à s’emparer des navires Corsaires, gagneraient-ils Minas Tirith à temps ?         Parviendraient-ils à effacer et balayer les immondices de Sauron, le mage noir ?        
La nuit commençait à tomber. Le pays se faisait désert et vallonné. Seulement quelques arbres parsemaient cette mer verte qui semblait ne pas avoir de fin. Belfalas !         Anfalas !         Lebennin !         Pelargir !         Tous ces noms revenaient si souvent dans les chants Elfiques. Ceux-ci décrivaient le Sud du Gondor comme une région magnifique à la belle herbe verte !         Mais maintenant, sous l’ombre de Mordor, sous l’ombre de Sauron, cette herbe paraissait grise et terne sous un ciel sombre et tourmenté.
Ils coururent durant encore nombre d’heures, à bouts de forces, tantôt marchant, tantôt trottinant. A maintes reprises, Gimli demanda à s’arrêter :
-Nous devons garder des forces pour demain si jamais nous tombons sur ces pirates !         Arrêtons nous et reposons nous ne serait-ce qu’une heure !        
-Non, Gimli. Nous ne devons pas perdre un instant. Les Corsaire peuvent-être déjà partis. Lui répondit Aragorn.
-Maître Nain, si il ne vous sied guère de courir, arrêtez vous donc. Intervint Legolas d’un ton sévère.
Son visage crispé se fit moins raide et un sourire apparut.
-Allons donc, Gimli, fils de Gloin, un Nain ne résisterait-il pas à la course ?         Mon bon ami vous représentez les gens d’Erebor alors continuez !         Prouvez donc que vous puissiez égaler les Elfes !         S’écria Legolas en repartant, tout de suite imité par Aragorn.
-Ah sacripant, espèce de petit insolent !         Grogna Gimli. Vous ne l’emporterez pas aussi facilement !        
Les trois compagnons, se serrant les coudes, repartirent dans une obscurité grandissante. Dans la plaine grise ne se voyait rien. Pas un ennemi, pas un ami, pas un pauvre homme égaré. Aragorn fixait toujours l’horizon, les yeux rivés droit devant lui. Ils étaient tout proches.
-Gimli, vous allez être contents. Souffla Aragorn, le dos courbé, les mains reposant sur ses genoux fléchis. L’obscurité ne nous permet plus d’aller bien loin. Nous risquerions de nous éloigner sans le vouloir de notre but et nous pourrions nous retrouver à vingt milles de Pelargir. L’erreur en serait fatale. Nous allons nous arrêter et dormir ici cette nuit, à l’abri de cet amas de rochers.
-Ah !         Bonne nouvelle !         S’écria Gimli, se laissant tomber dans les herbes hautes.
Il était près de huit heures du soir et la nuit avait engloutie le monde. Et les ténèbres se confondaient aux ténèbres.
Aragorn se retourna alors et scruta les ombres dansantes et vacillantes qui l’entouraient. Les Morts étaient là, réunis en cercle. La lune pour une fois visible, faisait briller chaque épée et chaque lance. Leurs faces morbides et pourries restaient impassibles.
-La route reprendra demain, allez vous reposer !         S’écria Aragorn.
-Je doute qu’ils ‘aient besoin de sommeil, l’ami. Rumina Gimli.
Quoiqu’il en fut, les ombres grises disparurent dans la nuit et les trois compagnons sombrèrent dans un sommeil agité, moite et intimidant. Leurs rêves étaient peuplés d’ombres dansantes et vacillantes qui disparaissaient et reparaissaient en riant et se jouant d’eux. Ils étaient pris de sueurs froides. Étrangement, tous trois firent le même rêve mais aucun d’eux n’en toucha mot.

L’aurore venait. Le ciel palissait et quelques rayons de soleil perçaient la voûte nuageuse. Il faisait assez froid. Legolas se tenait debout aux côtés d’Aragorn alors que Gimli remballait avec peine sa couverture, la pliait et la fourrait dans son paquetage.
-Ça me réchauffe le cœur de voir ça, mes amis !         S’écria t-il une fois sa tâche terminée. Le soleil !         J’ai crut qu’il ne se lèverait plus depuis cette journée sans aube.
Legolas, sa tunique verte-grise se confondant avec l’herbe de la vallée, se pencha et s’agenouilla. Nul d’entre eux n’avait prêté attention à ce détail auparavant, mais il s’avérait que la plaine était envahie de milliers de petites fleurs. Elles étaient en forme de clochette et leur couleur blanche avait tendance à tirer au doré. Il y en avait partout et en abondance, parsemant les champs de tâches blanches, d’élégantes et fines tâches blanches.
Legolas, les admirant de ses yeux bruns brillants de nostalgie, en cueillit une du bout des doigts. Elle lui rappelait les Niphredils de Lorien sous l’ombrage doré de la forêt, encore enveloppée de son manteau d’hiver. Elles étaient fragiles, frêles sur leur petite tige verte couronnée de feuilles rondes, mais d’aspect fier et vivace. Elles avaient résisté à la sécheresse de l’été, à l’humidité de l’automne, aux gelées de novembre, aux froides nuits de décembre, aux neiges de janvier, au givre de février, et aux pluies torrentielles de mars. L’espoir.
Legolas se redressa, la fleur en main, et approcha son nez des petits pétales recroquevillés sur eux mêmes. La fleur sentait bon, une odeur boisée.
-Une Alfirin de Lebennin. Déclara Aragorn, cueillant lui même une des petites fleurs blanches.
Alors Legolas se mit à chanter doucement,un chant mélancolique presque aussi imperceptible que le vent :

D’argent coulent les rivières de Celos et Erui
Dans les chants verts de Lebennin !        
Haute y pousse l’herbe. Au vent de la Mer
se balancent les blancs Lis ;        
et du Mallos et de l’Alfirin sont secoués les clochettes d’or
dans les champs verts de Lebennin,
Au vent de la Mer.

Il y eut un long moment de silence. Enfin, Legolas laissa tomber la fleur à ses pieds, le visage crispé.
-Allons bon, Gimli, je ne pense pas que nous ayons du soleil aujourd’hui. Déclara Legolas d’un ton lointain, humant l’air. Aragorn, quelque chose m’inquiete. Je sens quelque chose : le feu et le sang.
-Partons avant qu’il ne soit trop tard !   Répondit Aragorn. Suivez nous !   S’écria t-il, se retournant vers les ténèbres.
Alors des milliers d’ombres, cachées dans l’obscurité, surgirent et s’élancèrent en avant. Les cinquante lieues parcourues depuis le début du voyage ne semblaient nullement les avoir fatigué. Alors que Gimli geignait et se plaignait :
-Je ne crois pas pouvoir tenir un mille de plus dans ce trou perdu !   Rugit-il. J’ai une pointe de côté !   Elle ne me lâche pas depuis six jours !        
Mais il tenait quant même, encouragé par Legolas, motivé par la volonté de fer d’Aragorn.
La Grande Course de la Compagnie Grise reprit, franchissant mille après mille. Ils ne croisèrent aucun villageois, aucune bande d’Orques, aucun village. Le silence régnait en maître.
La matinée sembla ne pas avoir de fin mais pourtant elle en eut une. Le soleil avait de nouveau disparut comme l’avait prédit Legolas et tout était gris. Aragorn, l’estomac noué par l’appréhension, creusait un chemin dans les herbes, les fauchant sur son passage. Maintenant, les Montagnes Blanches avec leurs sommets enneigés, disparaissaient peu à peu. Elles n’étaient plus qu’une ligne blanche indistincte dans le lointain.
L’après-midi passa elle aussi et les compagnons furent désormais certains d’être aux environs de Pelargir.

Voilà, c´est la fin de la première partie !      

oyoman33
oyoman33
Niveau 10
19 janvier 2005 à 12:58:42

Ouais c´est sympatoche :)

Leroidangmar
Leroidangmar
Niveau 10
20 janvier 2005 à 12:15:46

Ok je posterais la suite plus tard

Leroidangmar
Leroidangmar
Niveau 10
26 janvier 2005 à 18:24:52

Désolé de ne pas avoir posté la suite plus tôt, c´était la semaine du brevet blanc donc . ....

La suite :

En effet, ils l’atteignirent vers seize heures. Ce fut Aragorn, qui en tête, découvrit cette désolation. Legolas le suivait de peu et lorsque Gimli arriva, ils étaient déjà figés par la stupeur. Mais ils ne regardaient pas dans la même direction : Legolas regardait droit devant lui alors qu’Aragorn fixait un point en contrebas. Les compagnons étaient arrivés en haut d’une colline cerclée de grands rochers aussi gris que le reste du pays, plantés dans le sol tels des Menhirs. Elles étaient hautes, inclinées vers l’Anduin. Certaines étaient gravées de runes, celles-ci presque effacées. Mais ce n’étaient pas de Menhirs, de telles oeuvres n’ayant jamais existées en Terre du Milieu.
C’était alors le cinquième jour depuis leur départ des Chemins des Morts, le sixième depuis Dunharrow. La possibilité d’arriver à Minas Tirith avant son siège était définitivement écartée.
Le port de Pelargir était bien là devant eux et la Mer aussi. Celle-ci était agitée et grise sous le ciel noir, allant entrechoquer les rivages de sable blanc. Ceux-ci étaient bordés de dunes recouvertes d’herbes hautes. La Grande Mer, la Mer la Belle ! Le vent se faisait aigre. Les vagues clapotaient tristement, comme avec mélancolie. Et aussi loin que pouvait en porter le regard, s’étalait cette étendue grise.
-Macabre. Déclara Gimli.
-Magnifique. Poursuivit Legolas, la main au dessus des yeux, fixant l’immensité des lieux.
L’Elfe était paralysé, les yeux brillants de joie et de mélancolie. Il n’avait d’yeux que pour la Mer. Gimli, lui ne voyait là rien de plus qu’une “grande flaque verdâtre et puante”. Mais il n’était pas totalement insensible au charme nostalgique, agité, inquiet, intimidant, tout ce que vous voulez de la Mer. Lui aussi avait un cœur. Il pensa à son père, seul et vieux dans une antichambre de la Montagne Erebor, celle-ci sûrement assiégée à l’heure qu’il était.
Des mouettes, goélands et autres planaient bas au dessus des flots, piaillant et pleurant. Certains plongeaient dans l’eau avec la rapidité d’une flèche et en ressortait plusieurs secondes plus tard, un poisson coincé dans le bec. Des rochers noirs aux formes acérées s’élevaient des vagues, comme des îles secrètes et inconnues. Les flots s’écrasaient contre eux avec force en un monstrueux rugissement. De l’eau, des éclaboussures, des jets, jaillissaient en tout sens. La Mer était décidément très agitée. L’écume blanche s’amassait sur le sable parmi les coquillages blancs et les algues. Une tempête venait, il n’y en avait pas l’ombre d’un doute.
A cet endroit de l’estuaire, l’Anduin, très large, était profondément enfoncé dans un ravin, dans une entaille fendant les fondations de la Terre. Ses eaux tourbillonnantes et bruyantes se déversaient dans la Mer.
L’Anduin était donc situé en contrebas de la colline où se tenaient les trois amis, coulant dans le fond de la falaise. Et c’est au fond de cette falaise que se trouvait le Port de Pelargir avec ses quais, ses navires, sa ville, ses habitants. C’était un port très vivant et dynamique, lieu de commerce et d’échanges, habité en permanence par des milliers de personnes. Des centaines d’autres étaient en passage, en voyage -quoique personne ne voyagea plus depuis le retour de l’ombre- ou bien vivaient dans les environs, petits pêcheurs ou marins avec leur famille. Chaque semaine avait lieu un gigantesque marché qui s’étendait dans les rues de la ville ou dans les plaines et les champs qui l’entouraient. Car il y avaient maints agriculteurs et cultivateurs. Une ville indépendante et débrouillarde, gérant sa propre économie, sa propre défense-si faible soit-elle-et ses affaires. Elle était en grande relation avec l’Île de Cair Andros, plus loin, à trente lieues de là, au cœur de l’Anduin. Cair Andros était une grande ville elle aussi, protégée de remparts et de bastions, défendue par des milliers d’hommes en armes. Mais l’île était tombée. L’Ennemi l’avait prit. Les habitants avaient fui en désordre ou avaient été tués. Des rescapés étaient arrivés ici, à Pelargir. Mais le Seigneur de Cair Andros, Imrahil de Dol Amroth, était dit-on parvenu à Minas Tirith avec un ou deux milliers des siens.
Pelargir était le port principal du Gondor et ce jour là, au fond de sa crevasse, encerclé par la Mer, il semblait en grande effervescence. Mais ce n’était pas le jour de marché. Des cris et des pleurs retentissaient plus bas, dans la ville. Sur les quais, il n’y avait plus aucun navire quelqu’il soit : de pêche, de transport, de guerre.
Aragorn se raidit et eut un cri nerveux quant il constata le désastre et la menace qui pesait lourd au dessus de Pelargir : La ville, du côté de la rive la plus orientée vers le Mordor, flambait. Tout les champs étaient détruits. Et des milliers de petits points noirs parsemaient la berge, remontant vers les palissades de bois de Pelargir. Cette rive était perdue. Les Corsaires et des Orques, venus de l’Est, la pillaient et la sacageaient déjà. Tous devaient être morts à l’intérieur.
Et des dizaines de navires, chargés d’hommes à bloc, faisaient voile vers l’autre rive, celle-ci presque intacte. Elle avait aparement déjà essuyée une attaque car sa palissade avait été abattu et quelques maisons brûlaient. Les gens fuyaient en désordre malgré les conseils des hommes d’armes.
-Descendons la falaise et vite ! Suggéra Gimli. Le brouillard tombe et les Corsaires sont encore loin de la rive ! Nous avons une chance de sauver cette partie de la ville !
Alors, tout trois du même avis, ils dévalèrent la Colline aux Rocs et se dirigèrent prestement vers Pelargir. Aragorn se retourna machinalement, afin de voir si les Morts les suivaient. Il ne voyait rien mais ne s’en inquiéta pas. Comme tous les jours précédents, ils restaient cachés dans l’ombre et apparaissaient et disparaissaient comme bon leur semblait. Legolas s’arrêta à ses côtés et balaya les environs du regard.
-Ils nous suivent. Dit-il.
Grand-Pas fit volte-face et se remit à courir. Ils descendirent le sentier principal, large chemin de terre battue, puis biffurquèrent vers l’Ouest sur un demi-mille.
Après avoir fait une petite course en pente raide, après avoir légèrement changés de direction, après avoir dévalés un immense éboulis de rochers, après avoir parcourus quelques mètres dans une brouisaille grise luxuriante, ils arrivèrent juste à la gauche des murs de bois de Pelargir.
Des cris retentissaient de l’intérieur de la ville et des gens fuyaient sur la plage, plage de gros sable blanc.
Aragorn et ses deux compagnons les contournèrent et se dirigèrent vers les quais et les jetées du port. Des centaines de personnes partaient vers le Nord, voulant échapper aux Pirates. Des corps gisant dans des flaques de sang, des carcasses humaines grillées et noires de cendre reposaient dans les décombres et les vestiges de la Cité.
La Compagnie Grise poursuivit sa route en hâte, allant dans le sens inverse de la marée humaine en émoi qui se déversait de Pelargir. Aucun ne voyait les Morts mais, les transperçant sans le savoir, certains s’arrêtaient soudainement, frissonnant et tremblant. Puis ils repartaient en hurlant, sans savoir ce qui leur était arrivé.
Aragorn ne prêtait pas attention à la populace, trop occupé à courir vers le port et à fixer les voiles noires qui apparaissaient maintenant au dessus des flots, non loin de la rive.

La suite si vous aimez . ..

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