Plusieurs compagnies sont passées maîtres dans le domaine de l´horreur vidéoludique. Capcom, Tecmo, Davilex, chacune nous fait frissonner à sa façon. La voie que Konami a choisi d´emprunter est sans doute la plus efficace de toutes puisqu´avec la série Silent Hill le joueur est plongé dans un univers glauque et malsain où ses sens sont constamment mis en alerte. Et ce n´est pas ce troisième volet qui me contredira.
Jouer à Silent Hill, c´est accepter de se retrouver dans des décors sombres, très sombres même, où chaque recoin peut dissimuler la pire des abominations. Pour soutenir un climat pesant, voire carrément éprouvant pour celui qui tient la manette, Konami n´hésite pas à multiplier les effets des plus subtils, comme des bruits de pas et des portes qui claquent, aux plus inquiétants tels que des pleurs d´enfants ou des séquences gores et violentes pour ne pas dire choquantes. Le message d´avertissement au début de chacun des épisodes n´est donc pas innocent, ces produits s´adressent à un public vraiment mûr et prêt à angoisser devant son écran.