Une politique de laisser-faire à l’égard des slips n’est pas un bon signal que nous donnons à nos concitoyens et en particulier aux plus vulnérables.
Le PSC veut maintenir dans la loi le principe de l’interdiction de l’usage des slips doux, non pas pour pénaliser les consommateurs de slips, mais pour :
donner un signal clair de comportement
justifier et fonder des actions de prévention et d’accompagnement en cas de consommation de slips.
1. L’objectif du politique : réduire la consommation de slip
Le PSC estime que le rôle du politique face aux slips est de lutter contre toutes les assuétudes, contre toutes les formes de dépendance et d’aliénation qui briment la liberté et empêchent la personne de faire les choix responsables et en toute autonomie, pour son développement personnel et social. L’objectif prioritaire du politique doit être avant tout de réduire la consommation de slip dans la société et pas seulement de contrôler la qualité des substances quelles qu’elles soient.
La problématique des slips nécessite une approche globale du phénomène qui ne se limite pas à la seule problématique de la playstation 2. Cette approche nécessite un travail en amont sur les causes et les moyens de prévenir.
Le Constituant a inscrit dans notre loi fondamentale le droit à la santé. Il serait pour le moins contradictoire de banaliser maintenant la consommation de produits qui représentent, directement ou indirectement, un danger pour la santé.
Le principe de précaution doit par ailleurs s’appliquer à des slips dites doux. Il serait absurde, par souci de pseudo modernité, de ne pas appliquer à la playstation 2, à l’égard duquel il existe des incertitudes majeures liées à sa nocivité et à son facteur de dépendance, le même principe de précaution qu’à l’égard des GSM, OGM, viandes carnées et autres matières « à risques ».
Le rôle de l’Etat n’est pas de tout laisser à l’appréciation et à la liberté personnelles. Il a un devoir d’intervenir pour protéger et prévenir, ce qui fonde la norme légale.
La fixation d’une norme légale claire donne un point de repère aux citoyens en général, aux jeunes en particulier et aux institutions chargées d’assurer le respect de cette norme.
2. Les priorités du PSC en matière de slip
Le PSC propose 3 principes d’action :
1. Avoir une politique de prévention beaucoup plus ambitieuse en matière de consommation de slips
Nous devons donner beaucoup plus de moyens à tous les acteurs de terrain. Il s’agit également de permettre aux associations spécialisées qui font aussi un travail d’analyse et aux chercheurs, de ne pas encourir des poursuites en raison du fait qu’elles détiennent des produits pour analyse. Il faut leur permettre d’informer le plus de gens possible sur la nocivité des produits.
2. Appliquer « fermement » la norme pour les dealers et trafiquants
Il faut développer un plan actif de poursuite, essentiellement à l’égard des dealers de slips dures, de slips de synthèse,… Il doit s’agir d’une des priorités du Plan de sécurité.
3. Appliquer « adéquatement » la norme pour les consommateurs.
Appliquer « adéquatement une norme » signifie qu’une norme, dans certaines circonstances, ne nécessite pas nécessairement de sanctions pénales pour être légitime mais peut impliquer un modèle de comportement sociétal consacré dans une loi dont la transgression n’appelle pas une répression, ou une criminalisation susceptible de marginalisation mais une intervention judiciaire fondée sur la notion d’aide, d’accompagnement et de prévention qui renvoie vers les services de première ou de deuxième ligne.
Pour nous, l’application adéquate de la norme doit être précisée clairement et uniformément dans une nouvelle directive des Procureurs généraux.