MGS 2 était sans nul doute le jeu le plus attendu depuis la sortie de la PS2, tellement attendu et encensé par la presse spécialisée avant même sa sortie qu’il leur était impossible de faire machine arrière sous peine de passer pour ridicule vis à vis de leur lectorat. C’est vrai que MGS2 regorge de nombreuses qualités, des graphismes à tomber par terre, une IA relevée et un scénario digne d’une super production hollywoodienne. Mais c’est justement sur ce dernier point que le jeu pêche. Mr Kojima a à mon goût trop développé le scénario de son projet . Si bien que lorsque que l’on a la manette en main, on a plus l’impression d’assister à un film interactif entrecoupé de quelques scènes jouables que de jouer à un jeu vidéo tant les cinématiques sont nombreuses et longues. En fait les phases clefs du jeu sont en cinématique et notre rôle de joueur ne se résume qu’à quelques brèves phases de shoot ou d’infiltration. Dommage. En terme d’intensité, je trouve le premier MGS beaucoup plus prenant, avec ses séquences d’anthologie. Rappelez vous de la scène finale, la poursuite en jeep entre Solid et Liquid, ça c’est une scène mémorable. Je m’attendais à retrouver des scènes du même acabit dans ce 2ème volet… malheureusement non.
Pour résumer Mr Kojima a tellement voulu bien faire qu’il en a oublié le but premier d’un jeu, à savoir JOUER (je sais que c’est con à dire mais c’est parfois utile de le rappeler). Un jeu trop scénarisé où le game play en pâti sérieusement.
Cependant, on peut penser que MGS 2 n’est qu’une première ébauche d’un nouveau style de jeu qui devrait qui devrait s’améliorer avec les prochains volets.
Et pour finir je regrette le manque d’objectivité de la presse spécialisée qui s’est laissé entraîner dans une spirale infernale où tout le monde annonçait MGS2 comme le jeu de la décennie bien avant sa sortie. Comme je le dis plus haut, il est ensuite délicat de revenir sur sa parole. Dans l’euphorie générale on se laisse parfois entraîner à dire ou faire des choses que l’on regrette par la suite ! Enfin ça passe pour cette fois, tout le monde est tombé dans le panneau.
Don’t forget keep your mind open
Mad Professor