Pour les fénéants !!!!!!
TETS ICO (overgame.com)
Note général : 9,5 / 10
Si vous cherchez encore une définition au terme œuvre d’art pour un jeu vidéo, il suffit de lancer ICO. Tout en gardant son essence de jeu vidéo, et donc d’amusement interactif, cette aventure pleine d’action et de sentiments subtils donne ses lettres de noblesses au médium le plus sous-estimé de la planète. Un voyage initiatique pour tous les âges à vivre absolument.
Maniabilité 9 / 10
Le contrôle analogique du petit bonhomme est aussi souple que lui à l’écran. La responsabilité du personnage féminin qu’Ico tient par la main renouvelle la dynamique des déplacements. Avec une femme dans les bras, le héros ne peut plus courir comme un inconscient. Une redécouverte.
Technique : 9 / 10
En adéquation parfaite avec le jeu. Sauvegardes illimitées à des points précis, pas de temps de chargement entre les lieux. La musique accompagne éventuellement les fondus au noir nécessaires, c’est de la belle ouvrage, rien à dire.
Durée de Vie : 8 / 10
Pour garder leur force et une certaine cohérence, les jeux d’aventure se jouent dorénavant en 10 heures maximum. C’est peu pour un jeu vidéo, mais c’est la tendance. En revanche c’est beaucoup pour réussir à tenir une belle histoire, une très belle histoire.
Graphismes : 9 / 10
L’effet vitreux de toute la surface de l’image surprend, puis cela devient un style. Pas de jaggies, une vue illimitée vers l’horizon au-dessus des forêts ou de l’océan, le tout sans aucun pop up. Les textures des différentes roches sont une merveille, la gamme de couleurs sobres aussi. Les animations de ICO, Yorda et des esprits sont aussi miraculeuses les unes que les autres.
Originalité : 9 / 10
Sony Japon nous confirme qu’il suffit parfois de faire simple pour trouver l’essentiel. Il faut remonter à Prince of Persia pour retrouver une telle précision, et à Another World pour revivre l’émotion devant l’inconnu et le partage de l’aventure à deux.
Sons, Musiques : 10 / 10
Le summum de l’immersion. Les bruitages prolongent le mystère embrassé par le regard. Le vent a bien des visages et les sandales de ICO témoignent de sols métalliques, herbeux, rocailleux et boisés. Quand ICO et Yorda se parlent par soupirs interposés, le joueur retient son souffle.