Beaucoup d´ entres vous attendent des infos sur ce jeu qui s´ annonce plus que réussi!Des screens sont présents sur le site.
Tiré de overgame.com
Soul Reaver 2 : impressions démo
30/08/2001 19:04:00
Une démo jouable dénichée dans un DVD américain nous a permis de parcourir en avant première une petite partie de la suite du brillant Soul Reaver sur PS2. Premiers contacts et images inédites !
Par : Matoo
Editeur : Eidos
Développeur : Crystal Dynamics
Distributeur : Eidos
Plateforme : PS2
Genre : Action / Aventure
Initialement prévu pour sortir sur PSone, Dreamcast et PC, Legacy of Kain : Soul Reaver 2 ne verra le jour finalement que sur PlayStation 2, après déjà un an de retard par rapport aux premières estimations de sortie. Les joueurs qui ont terminé le premier Soul Reaver sur les trois consoles précédemment citées devront donc obligatoirement posséder la dernière console de Sony pour connaître la suite du scénario et le fin mot de cette grande épopée. A un mois de la sortie du jeu, voici nos impressions après quelques dizaines de minutes de jeu sur une démo présente dans le DVD Jampack Summer 2001 (disponible aux USA). Celle-ci est celle du dernier E3, mais nous avons ici eu l’occasion de nous y attarder davantage…
Du côté de Nosgoth
L’histoire de Soul Reaver 2 reprend là où le premier volet s’était arrêté, de manière assez abrupte, rappelez-vous. Ainsi, Raziel continue à pourchasser Kain, à travers les différentes époques du royaume de Nosgoth. Il a acquis de nombreux pouvoirs durant sa première quête et pourra encore s’en servir ici, en attendant d’en récupérer d’autres. Il devra faire face à de nombreux événements inattendus dans ce monde où les vampires sentent la pourriture et où la race humaine est réduit à l’état d’insectes larvaires. La loi du plus fort s’appliquera plus que jamais entre Raziel et Kain !
Balade en terrain connu
La démo jouable ne semble pas être le début du jeu fini, mais elle ne doit pas non plus présenter une séance très éloignée du commencement. Raziel se tient seul dans une pièce, avec ses mouvements habituels comme gage de survie. Il peut toujours sauter (deux niveaux de sauts), planer, frapper à griffes nues ou avec des armes ramassées ici ou là, grimper à la verticale sur certains murs, parer les attaques, "locker" ses adversaires, aspirer les âmes de ses victimes et bien sûr regarder tout autour de lui. Peu de changements dans les commandes donc, si ce n’est une petit nouveauté : en appuyant deux fois sur le bouton rond (qui sert à aspirer les âmes), son épée d’énergie baptisée Soul Reaver sort de son bras décharné. Raziel possède en effet directement tous les attributs qu’il a auparavant acquis, dont la possibilité de tirer des projectiles d’énergie à tout moment avec un curseur de visée bien pratique. Le système des deux mondes (spectral et vivant) est toujours d’actualité et notre héros passe de l’un à l’autre de la même manière, selon la quantité d’énergie vitale qu’il possède.
Visite d’un monde refait à neuf
Du côté de la technique, Soul Reaver 2 n’est pas très surprenant, mais ne déçoit pas non plus. On retrouve tous les environnements gothiques caractéristiques de la série avec un souci du détail toujours aussi appuyé, mais ici soutenu par un moteur 3D digne de la PlayStation 2. Les décors sont riches en texture et l’animation plutôt fluide, les teintes de couleurs sont sombres, mais suffisamment nuancés pour rendre l’ensemble cohérent. Raziel en lui-même n’a pas beaucoup évolué, et paraît ainsi très proche de sa modélisation du premier volet sur Dreamcast. On remarquera surtout qu’il oriente désormais la tête s’il aperçoit un ennemi ou un élément particulier du décor. Les petits effets de lumière sont convaincants et quelques détails, comme des rats qui galopent sur le sol, rendent davantage vivant cet univers froid et glauque. Les combats se déroulent toujours de la même manière, avec la possibilité de cibler ses ennemis (de nouveaux ont fait leur apparition) et de les tuer de divers façons, dont l’une des plus appréciée : l’empalement à la hallebarde. On notera simplement que ces affrontements auraient gagner à être plus souple que précédemment, ils restent encore un peu confus par moment, et la gestion des collisions n’est pas toujours parfaite.
Sauter partout et se casser la tête
Le principe de Soul Reaver 2 restera bien entendu basé sur deux axes distincts : la partie action avec les combats et les plates-formes à sauter, ainsi que la partie réflexion avec des casses têtes toujours aussi tordus et bien pensés. Dans la démo, l’accent a été particulièrement porté sur l’utilisation de l’épée Soul Reaver. Outre le fait d’ouvrir certaines portes scellées par la magie, cette arme peut ici prendre deux apparences différentes, selon qu’on l’a trempe dans une source lumineuse ou démoniaque. La Light Reaver ou la Dark Reaver ainsi obtenue sert alors à actionner des mécanismes, comme un pont suspendu dans les airs. Dans la démo, une pièce renferme un puzzle qu’il faut résoudre en utilisant ces deux formes d’épées, un mécanisme qui laisse échapper un courant d’air permettant à Raziel de planer, une porte à ouvrir et un œil espion fixé au mur qu’il faut neutraliser avec un tir bien placé, au risque de se faire renvoyer dans le monde des morts. Cette énigme est plutôt simple (encore faut-il penser à tout ce dont est capable de faire Raziel…), mais donne une bonne idée du nouveau type de puzzles bien compliqués que le jeu va proposer. Encore une fois, Soul Reaver 2 a des chances de nous proposer un gameplay vraiment varié, faisant appel aussi bien aux réflexes qu’aux neurones !
Une aventure dotée d’un vrai scénario et qui s’annonce encore une fois palpitante
La démo se termine après cette énigme par l’utilisation annexe de la Light Reaver : l’éclairage des pièces plongées dans l’obscurité. Après avoir ramassé une pierre précieuse dissimulé dans le crâne d’une statue appartenant à un culte étrange, Raziel va la placer sur le corps décharné d’une créature humanoïde offerte en sacrifice sur un hôtel, disposé devant l’effigie d’une tête énorme par sa taille et monstrueuse par son apparence. La bouche entrouverte, le monstre de pierre tente alors d’aspirer Raziel dans ses entrailles, ce dernier arrivant à s’agripper et à s’échapper. La suite, ce sera dans le vrai jeu, qui ne sera sans doute pas inédit dans son apparence, mais certainement dans ses nouvelles idées. Rendez-vous le 28 septembre pour ce règlement de compte à Nosgoth, capitale des vampires et de la souffrance éternelle…
Mathieu Micout