voila pour ceux qui critiquent encore gt3.........lisez ca.....
La version japonaise de Gran Turismo 3 A-spec tourne non stop pour Overgame depuis vendredi soir. 24H de jeu effectives plus tard pour seulement 12\% du mode Gran Turismo accompli, une chose est déjà sûre : ce jeu est absolument MONSTRUEUX (24 heures = 1500 minutes ! Sur un week-end de deux jours cela laisse tout juste le temps de dormir… !). Dès l´introduction sensuelle et organique en images de synthèse, Gran Turismo 3 vous happe sans retour possible dans un monde virtuel peuplé des plus belles créatures… d´acier. Le fétichisme et la collectionnite aiguë déjà générés par Gran Turismo 1 et 2 sur Playstation trouvent ici leur aboutissement. Depuis les premiers extraits en mars 2000 de ce Gran Turimo 2000, devenu par la force des choses et du temps qui passe un Gran Turismo 3, Polyphony Digital a lustré et lustré son jeu jusqu´à la dernière minute. Le résultat est presque aussi brillant qu´on l´espérait. Et ce que les graphismes ne donnent pas tout à fait, la technique le rend au centuple.
La lucidité du devoir critique…
Disons le tout net, les graphismes de GT3 ne sont toujours pas les images de synthèse annoncées en mars 99 par Sony Computer pour la Playstation 2. Les fameux jaggies de la Playstation 2 sont souvent visibles, des effets de scintillement se remarquent sans chercher dans les décors. La mémoire graphique de la Playstation 2 est encore mise à l´épreuve et malgré tous les efforts de Polyphony Digital, l´image n´est pas totalement lisse. Voilà, il fallait le dire avant de passer à la suite, c´est à dire au choc frontal. Des Replays aux courses elles-mêmes, Gran Turismo 3 est une véritable claque dans la figure.
L´emballement du joueur critique…
Si l´on fait abstraction des imperfections observées plus haut et si l´on ne cherche pas une image parfaite à 100\%, Gran Turismo 3 est absolument monstrueux, à tous les niveaux. Il suffit de dire que les courses proprement dites sont pratiquement aussi belles que les replays pour comprendre ! C´est époustouflant. La plupart des circuits de GT1 et GT2 font leur retour mais ils sont méconnaissables tant ils ont été retravaillés. Le circuit orangé de Seattle est, par exemple, incroyable avec son downtown en 3D aussi impressionnant à l´horizon que de près. Le nouveau circuit bleuté de Tokyo est aussi beau que sur les images fixes, et les mouvements de caméra ne se privent pas pour montrer les environnements copieux. Et GT3 soignent aussi les circuits dans la nature. Les effets de lumières vertical à travers les arbres, le soleil qui percent le feuillage, le travail sur les décors ne se contentent pas d´être fidèles à la réalité, les éclairages recherchés et les détails atmosphériques taquinent l´esthétisme. Nous sommes dorénavant bien loin des pixels du ciel des versions Playstation. Même si la plupart des décors sont en 2D (arbres et feuillages, public, panneaux) Polyphony trichent exactement comme il faut et l´on jurerait que tout est en 3D à moins de s´arrêter et de mettre pied à terre (c´est une image, bien sûr…). Toutes les ressources techniques des premiers GT 32 bits étaient allouées aux voitures, cette fois les voitures de Gran Turismo évoluent dans de vrais décors avec un vrai horizon, ), de véritables perspectives (ah quand la caméra s´élève et qu´elle montre un monde au-delà des circuits, quel régal d´y croire). Cela change tout.
Un son énooOÔOooorme
Et puis il n´y pas que les visuels qui font le jeu, il faut aussi compter sur le son. Là, le bond technique avec la Playstation 1 est moins flagrant, notamment sur un télévision standard. Un test sur une chaîne Hi-Fi de bon niveau et c´est à nouveau la claque, cette fois dans les oreilles. Désolé de le dire, ceux qui ne pourront faire mieux que les hauts parleurs de leur télévision rateront certainement le meilleur des effets sonores. Le souci du détail des japonais de Polyphony va très loin. Depuis le début de la série les sons des moteurs sont scrupuleusement ceux des vraies voitures, cette fois-ci l´impact est décuplé. Sans doute grâce aux capacités de la PS2, mais aussi grâce à un travail de plus en plus fin des développeurs. Incroyablement réalistes dans leur puissance comme dans leur subtilité, les sons des moteurs et de tous ses régimes ne sont pas reproduits comme si le spectateur était dans un studio avec son aseptisé, oh non ! Sans même parler des sons hyperréalistes des graviers dans les courses de rallye ou sur les sols mouillés par la pluie de la Route 5 nocturne, c´encore l´air transparent qui fait en rajoute un maximum. Les voitures sont dehors, foncent contre l´air qui devient une matière, un obstacle, c´est pourquoi nous entendons l´air qui frotte contre la carrosserie avec une force tangible. Selon les vues externes ou internes, le son du vent comme du moteur varient en qualité, et comme on entend aussi le moteur des voitures proches qui s´approchent ou s´éloignent, autant vous dire que tous les sens y participent. Surtout que la manette vibre alors que votre main ne doit pas trembler…
Le grand vertige de la vitesse
Mais au fond ce qui compte vraiment derrière tout ça c´est la maniabilité. GT3 retrouve cet équilibre miraculeux de la véracité de conduite et de l´accessibilité. Contrairement au F355 Challenge sans concession de la Dreamcast, GT3 ne livre pas clés en mains des voitures incontrôlables sans des heures d´apprentissage. Assez vite n´importe qui peut se prendre pour un pilote de course dans GT3, dans le mode Arcade qui offre la main sur des voitures de haut niveau, même aussi avec les voitures du bas de l´échelle au début du Mode Gran Turismo. Toutes les catégories de voitures sont représentées (nous y reviendrons) et s´il n´est pas facile du tout de contrôler un prototype de course comme la Toyota GT-One TS020, il est toujours possible de se rabattre sur une Peugeot 206, ou la nostalgique New Beetle de Volkswagen. En sachant que l´intelligente structure des courses de GT3 ne permet pas de mélanger des voitures qui n´ont rien à faire ensemble en terme de puissance. En prévision du futur volant à retour de force de Polyphony, la vue subjective du jeu semble privilégiée pour la conduite. La vue externe fonctionne parfaitement, mais c´est en vue interne que l´on prend la mesure du niveau de simulation. Le mot n´est pas trop fort cette fois-ci, c´est absolument HALLUCINANT. Et c´est rien de le dire…
Omissions volontaires
Curieusement, et sûrement pour de bonnes raisons techniques, les voitures ne laissent aucune trace de pneus, ni sur l´asphalte, ni sur l´herbe ou dans le sable. Cela manque au début mais la qualité des bouffées de fumées que dégagent les roues compensent encore une fois largement cette omission. Il n´y a que deux vues disponibles (modulables en pleine course), une subjective sans cockpit mais avec les compteurs de vitesse et une vue rétroviseur au grand angle (curieux), une externe avec tout le véhicule visible (pas de vue cockpit encore). Disparu le réglage de distance de cette dernière vue disponible dans GT2, cette fois Polyphony a décidé pour nous. Les vitres des voitures sont fumées et… transparentes (souvenir pour remettre les choses à plat : les vitres des voitures étaient mats et noires dans les " fantastiques " cinématiques d´alors de Gran Turismo 1 !) et l´absence de pilote derrière le volant transforme les véhicules si réalistes en voiture fantôme (nous avons posé la question à Kazunori Yamauchi à Londres en septembre 2000, le créateur de GT avait alors expliqué que, pour des raisons techniques, il préférait pour l´instant se préoccuper des voitures…).
Un dernier mot à vif. La modélisation des voitures est ultime, et même si l´on aperçoit encore des petites raideurs dans les lignes de la carrosserie autour des roues, les voitures visibles dans toute leur splendeur dans les menus sont parfaitement lisses (l´anti-aliasing fonctionne enfin) et brillent de toute leur arrogance.
Tous comptes faits, 24 heures de jeux ne font qu´amplifier ce que l´on pressent déjà en 15 minutes : Gran Turismo 3 est LA killer app qu´attendait la Playstation 2. Un point c´est tout.
c´etait l´avis de ovegame sur gt3........