J'aurais bien aimé mettre mon commentaire parmi les tests des autres joueurs, mais c'était trop long. J'ai donc pris l'initiative de le poster ici.
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J'ai beaucoup hésité à mettre à ce jeu la note ultime, mais ma passion l'emporte sur tout. Portal 2 est LE jeu par excellence, doté d'un gameplay remanié et d'une originalité presque jamais vue, d'une ambiance somptueuse, d'une bande-son épique, d'une mise en scène grandiose, de personnages charismatiques, d'un humour omniprésent (où figurent des répliques cultes pour ma part), d'une durée de vie doublée, triplée, quadruplée, quintuplée par rapport au premier...je pourrais aller plus loin.
Vous incarnez donc Chell, qui dans l'épisode précédent avait détruit GLaDOS, une intelligence artificielle redoutable. Le jeu commence dans une sorte de chambre où vous semblez vivre depuis des semaines ; un annonceur vous fait faire une série de courts exercices. Puis un étrange visiteur frappe à votre porte. Vous lui ouvrez. Et là vous apercevez une sorte de robot rond rallié à un rail de guidage, Wheatley, qui sera le coeur de ce Portal 2. Je ne vous en dis pas plus : ce serait vous gâcher le plaisir immense qui m'a réchauffé tout au long du jeu.
Le principe est toujours de créer des portails bleu et orange, dans une logique qui vous permettra d'atteindre la sortie de ces fameuses salles de test. De nombreux autres éléments viennent s'ajouter au fil de votre progression : des lasers, des ponts de lumière, trois sortes de gels...Sur le papier c'est simple mais les différentes énigmes auront le don de vous creuser la tête (sauf si vous avez l'esprit d'une logique implacable), en particulier certaines qui vous feront inventer des systèmes plus compliqués encore que ce qui était demandé. Seul votre cerveau décidera du temps qu'il vous faudra dans chaque salle, c'est particulier à chaque joueur. Autant dans une salle vous pourrez rester bloqué pendant qu'un autre passera sans problème, et vice-versa. Portal 2, ce n'est pas foncer dans le tas avec pour objectif de terminer le plus vite possible, non, c'est être inventif et faire travailler ses neurones. Pendant les cinq premières minutes, scrutez l'environnement qui se présente à vous et fixez-vous votre objectif à atteindre, et par quels moyens ; ensuite, à vous de voir le comment.
Là où vous serez sans doute le plus enthousiasmé pour poursuivre le jeu, c'est pour le scénario. Les dialogues sont savoureux, non plus grâce à GLaDOS, mais surtout grâce à Wheatley. Il s'agit du personnage le plus attachant : il parvient non seulement à nous faire rire avec ses délires, mais aussi à nous faire monter les larmes aux yeux lorsque la situation accompagnée de la musique sont à un sommet culminant. Je ne sais pas si c'est moi qui suis trop sensible, mais devoir le quitter à la toute fin a été comme un déchirement, et aussitôt pour noyer mon chagrin une seule solution s'est offerte à moi : recommencer le jeu de bout en bout afin de se noyer de nouveau dans l'océan de plaisir. GLaDOS vous en veut de l'avoir détruite : "Je vous hais cordialement" et ne manquera pas de vous traiter de déchet.
Les salles de test propres font place, au chapitre 6, à de gigantesques lieux lugubres et qui s'étendent à perte de vue. Au chapitre 5, on a droit à ce que j'appelle du "mouvement" ; on est dans les entrailles d'Aperture Science, où l'on voit l'usine de tourelles avec grande satisfaction, car à ce moment-là l'univers s'offre plus que jamais à nous. La fin est juste sublime et vous fera presque regretter d'en être arrivé là car on aimerait bien rester encore un peu avec cette drogue (oui, c'en est une je vous l'affirme, heureusement légale). Dans tout ce que vous pourrez vivre, il y a beaucoup de retournements de situation, ce qui fait que jamais vous trouverez le temps long et le jeu répétitif.
Ensuite, le mode Coopération. Une merveille d'ingéniosité de la part de Valve. Vous incarnez un des deux robots jouables : P-Body et Atlas (dans le mode solo, vous saurez pourquoi ils sont là). Le principe est le même, sauf que cette fois-ci tout dépendra de votre communication avec votre partenaire. Pas besoin de micro ; un système extrêmement bien pensé vient s'ajouter aux trouvailles de Valve : de simples gestes ou indications vous faisant comprendre ce qu'attend l'autre de vous. Par exemple, prenons une situation : il faut que vous actionniez un levier en même temps. Evidemment, sans micro, ce n'est pas forcément un jeu d'enfants. Seulement, vous pouvez décider d'exécuter une sorte d'horloge à l'écran au décompte "3, 2, 1" : grâce à cela, vous pouvez y arriver. Il vaut mieux que vous le voyiez de vos propres yeux. Mais au choix, arrangez-vous pour y jouer avec un ami : la satisfaction en sera plus grande.
Qu'est-ce que je peux dire d'autre...les chargements sont réguliers certes, mais au bout d'un certain temps vous vous y habituerez au point que cela ne vous dérangera pour le moins du monde. Le boss final assez simple, mais qui était censé être bien plus ardu à battre à l'origine (cf. les commentaires des développeurs). Ce sont les seuls points négatifs que j'ai pu relever, car pour le reste Portal 2 est une tuerie. Achetez-le. Du moins si vous aimez les jeux qui testent vos capacités intellectuelles (à ne pas confondre avec intelligence). Croyez-moi, vous ne pourrez en être déçu que si vous faites partie de ceux qui ont l'esprit vif, ce que je ne vous souhaite pas. Un mythe qu'il faut absolument vous approprier si vous ne voulez pas vous faire passer pour un inculte du monde videoludique.
Par ces différents points et le choc émotionnel qu'a engendré Portal 2 dans ma tête, j'attribue un 20/20 clair et retentissant. Qui m'approuve me suive.