Pour ceux qui ne le conaissent pas:
6'2
218lbs
5th round (#159 overall), 2006
Comparaison: Il est comparé à un autre de nos prospect: Alexei Yemelin qui est lui même comparé à Kasparaitis
Valentenko est quand même plus proche de la NHL que Yemelin puisqu'il est déjà en Amérique et on a des chance de jamais voir Yemelin sur une patinoire nord-américaine... (Il c'est fait crosser par son agent, il est encore coincé en Russie pour une autre année)
J'ai trouvé une interview traduite de lui
"Je ne suis pas une superstar
- Après le championnat du monde junior, les Canadiens m’ont immédiatement offert un contrat de trois ans. Je n’ai pas hésité une seconde. J’ai toute ma vie rêvé de jouer dans la LNH. L’argent ce n’était pas très important. C’est vrai que je ne parlais pas anglais, et je m’attendais à passer ma première saison dans la AHL. Je ne suis pas une superstar! Mais je dois dire qu’on trouve dans la ligue américaine un excellent niveau de hockey. Petites patinoires, vitesse incroyable, du jeu physique.. c’est mon style. En Russie ce n’est pas le cas.
Comment vous a-t-on accueilli de l’autre côté de l’océan?
- Vraiment bien. Je ne m’y attendais pas. Le camp a commencé le 7 septembre à Montréal. J’ai vraiment été surpris de voir qu’on aimait autant les Russes au Canada. Pas la moindre impression de discrimination ou de rivalité entre les joueurs. Les frères Kostitsyn m’ont beaucoup aidé à m’intégrer. J’ai même pu jouer un match avec le Canadien, contre les Islanders. J’ai tout de suite compris que je n’étais pas prêt physiquement (pour la LNH). Ils patinaient tous comme des déchaînés… je me sentais un peu perdu, comme en plein milieu d’une tornade. Pendant une dizaine de minutes je ne savais pas quoi faire. On peut donc dire que j’ai raté mes débuts. Je me suis ensuite entraîné 4 semaines avec le Canadien, et une semaine avant le début de la saison j’ai été envoyé dans le club ferme : les Bulldogs de Hamilton.
Tes impressions sur le club ferme?
- Hamilton est à 40 minutes en auto de Toronto. Non loin, il y a les chutes Niagara – c’est superbe, quelque chose qu’on doit voir une fois dans sa vie. Du reste, c’est une ville normale d’un demi million d’habitants. À part le hockey, il n’y a pas de tentations. Les Bulldogs étaient les champions en titre de la AHL, tenants de la coupe Calder. L’aréna de 15 000 places est toujours plein à craquer. L’équipe est vraiment amicale! Je croyais qu’on ne voyait ça que dans les films américains. On te donne toujours des conseils, on t’aide, on prend soin de toi. À tous les jours le capitaine me demandait : comment ça va? as-tu des problèmes? je peux t’aider dans quoi que ce soit? Au début je ne comprenais pas, je croyais qu’ils se fouettaient de moi! Puis je me suis habitué. C’est dans leur culture de bien entourer les étrangers et de les aider dans toutes les situations.
Apprenez l’anglais
Qu’est-ce qui était le plus difficile au début?
- La langue, c’est certain. Plus je m’avançais dans mon apprentissage de l’anglais, plus je me sentais confortable au Canada. À la fin de la saison, je me sentais comme chez moi. Je ne voulais même pas partir en vacances. Je conseille à tout les joueurs qui ont l’intention de traverser l’océan de s’acharner à étudier l’anglais. Comme ça ils pourront éviter bien des problèmes.
Et dans la vie de tous les jours?
- Dans la AHL, tout ce qui n’est pas relié au hockey est à tes frais, mais il reste largement assez d’argent pour bien vivre. Au début je louais un appartement avec Sergei Kostitsyn, mais en décembre il a été rappelé à Montréal et je suis resté tout seul. Le matin c’est l’entraînement, après c'est le dîner, et après tu peux passer la journée couché dans le sofa. Je ne sais pas cuisiner, alors je mangeais toujours au resto.
Tu n’es pas mort d’ennui?
- Non. Les jeux vidéos et l’ordinateur m’ont sauvé. Je parlais avec mes amis sur internet. De toute façon avec le calendrier dans la AHL, on ne s’ennuie pas. C’est vrai qu’on a pas fait les séries, mais personnellement j’ai eu d’autres séries éliminatoires, celle de la LNH! Moi et deux autres joueurs, on a été rappelés à Montréal en cas de blessures. Entraiment avec les meilleurs au monde, vie à l’hôtel... et le soir on se remplissait de l’atmosphère du Centre Bell. La première série était contre Boston; 22 000 spectateurs, du hockeyincroyable, un show inoubliable ... je me sentais à Disneyland! Finalement les nôtres ont passé en deuxième ronde, mais après le dernier match les partisans ont commencé une vraie émeute. Toute la nuit, juste à côté de mon hôtel je pouvais voir des autos bruler et entendre les hélicoptères de la police dans le ciel.
Quelle est la différence entre la AHL et la RSL?
- Le calendrier dans AHL est fou. Un match à chaque deux jours, 82 matchs sur sept mois. C’est très dur. Il y a des séquences de 3 matchs en 4 soirs. Sincèrement, la première fois, après le deuxième match je commençais vraiment à me sentir mal. Mais j'ai fini par m'habituer. C’est même bien de jouer tout le temps, on s’entraîne très peu.
Les entraîneurs Canadiens ressemblent-ils aux nôtres?
- C’est le jour et la nuit. Sur la patinoire, ils sont très exigeants, mais en dehors ils sont comme des amis. Ils s’intéressaient toujours à savoir comment allaient mes proches, la vie en Russie, la nourriture, les problèmes, les succès… ils sont très gentils et nous encouragent toujours, et c’est très apprécié.
Comment s'est passée ta saison?
- Pas mal. J'ai beaucoup joué avec les meilleurs joueurs de l'équipe, j'ai reçu le titre de meilleure recrue. J'ai maintenu le meilleur coefficient +/- de l'équipe. Pour les buts, malheureusement, je n'en ai compté qu'un seul... il va falloir que je réajuste mon viseur pour l'an prochain.
En Russie les gens croient que dans la AHL on joue du hockey stupide et peu intéressant...
- C'est vrai en partie, mais en réalité ce n'est pas ça. Il y a ici, dans chaque équipe, un groupe de joueurs très créatifs qui joue avec leur tête et qui aime faire de beaux jeux, et il y a aussi un autre groupe qui joue un style plus hermétique et beaucoup plus physique, ils ferment le jeu.
Et les goons?
- On ne peut rien sans eux. Les spectateurs adorent les batailles. Mais en règle générale ils ne se battent qu'entre eux. C'est vrai qu'il m'est arrivé de laisser tomber les gants une fois ou deux. La première fois c'était pour défendre mon gardien, et la deuxième fois c'était parce qu'un joueur avait frappé un de nos joueurs et il a continué d'être arrogant... alors je l'ai remis à sa place.
Pendant ton année au Canada, tu n'as pas regretté d'être parti de Russie?
- Pas une seule fois. J'ai amélioré plusieurs aspects de mon jeu: mes jambes sont plus rapides, je pense plus vite et je prends de meilleures décisions sur la glace. Je me suis renforcé physiquement, j'ai appris l'anglais et je veux me mettre à l'apprentissage du français. En septembre prochain j'aimerais faire bonne impression au camp des Canadiens et j'espère jouer quelques dizaines de parties dans la LNH cette année. Mon succès ne dépend que de moi. J'ai encore deux ans de contrat devant moi et je suis certain que tout est encore possible pour moi et que tout va bien aller.
Est-ce qu'on t'appelle pour revenir en Russie?
- Oui, et pas seulement mon ancienne équipe (Neftekhimik). Mais j'ai pris la ferme décision que j'allais me rendre jusqu'à la LNH. De tout façon, je sais que j'ai toujours l'option de retourner à la maison plus tard...
Quel conseil donneriez-vous à celui qui voudrait aller jouer en amérique?
- Ca va être très dur moralement, surtout les premiers temps. Mais le plus important, ne pensez pas retourner en Russie, et tout va bien aller. Ah et une dernière chose, regardez partout autour de vous sur la patinoire parce que sinon vous ne sentirez plus vos os."
http://www.sovsport.ru/gazeta/article-item/296908