Bon ben voila le début. L'ambiance guerre civile/ science/ amélioration génétique n'est pas encore très présente mais elle devrait venir par la suite. Sinon, j'espère que mon correcteur d'Orthographe ne m'a pas trahi
Bonne lecture
Chapitre 1: Le refuge de l'enfer.
Je me nomme Mike Johnson, j'ai dix-neuf ans, cheveux bruns, yeux bruns, un mètre quatre-vingts, un garçons ordinaire en somme. J'ai vu le jour à Underhope. Enfin, «vu le jour» c'est une expression, je n'ai jamais aperçus le soleil. Personne ne l'a jamais vu dans cette ville d'ailleurs. Je connais pas toute l'histoire, mais il parait qu'il y a maintenant près d'un siècle le dernier espoir de l'humanité était de créer cette ville souterraine. Mais quand je regarde autour de moi, je me rend conte que le dernier espoir de l'humanité est bien mal barré. Je suis ce que les gens du Conseil appellent un «homme-rat», un habitant des bidons-villes. J'y suis né et au rythme où vont les choses, j'y crèverais probablement. Je suis orphelin, mes parents sont morts tout les deux. Ma mère en me donnant la vie, mon père lors des travaux de maintenance de la ville. Il faisait partie de l'équipe chargée d'entretenir les énorme néons qui éclaire la ville en permanence, enfin en théorie. Les éclairages des quartiers les plus mal-famés sont souvent laissé à l'abandon. Le harnais de sécurité de mon père n'a pas tenu, il a fait une chute de plusieurs centaines de mètres. La ville n'a même pas rendu la dépouille.
Je vis seul dans un des quartiers les plus dangereux de la ville, le Hell's haven. Drogue, prostitution, gangs, dure à croire que j'habite dans la même cité que les scientifiques et leurs suites de luxe. Sur les murs, les affiches de propagande à la gloire du Conseil avaient été taguées ou arrachées. Les slogans scandant les gloire de la ville étaient couverts d'inscription porteur de messages funestes. Non loin de moi, un homme s'époumonait devant quelques personnes: «Le retour à la surface est notre seul espoir! Le Conseil nous a abandonner, rebellons-nous mes frères, révolte! La ville a échoué, nous avons fuis nos problèmes et voilà notre punition, une errance éternelle dans cet enfer artificiel...» Je ne voulait pas rester pour voir la suite, je savais comment ça allait se terminer. Exécution publique de ce «messie» et sans doute l'emprisonnement pour tous les malheureux qui l'écoutaient. Lorsqu'il s'agit d'opprimer le peuple, le services de sécurité est très efficace.
Si seulement je pouvais faire quelque chose pour changer tout ça! C'est ce jour là, le jour où je me suis dit ceci que j'ai fais la connaissance d' Arthur. Je trainais dans les rues lorsque j'aperçus ce mec affalé au sol, le nez en sang, en train de se faire agresser. Alors que l'agresseur sortait un couteau de sa poche, les gens passaient comme si de rien n'était, comme si cette scène était trop banale pour mériter leur attention. La chance de changer les choses se présentait, une injustice pouvait être évitée si j'agissais...
J'ai foncé, je me suis précipité sur l'homme au couteau et lui ai assené un violent coup à l'arrière du crâne. Il a vacillé, avant d'encaisser un second coup encore plus violent entre les omoplates. Profitant de sa chance, l'homme à terre envoya son pied dans l'entrejambe de son adversaire qui se plia en deux avant de s'effondrer. Un nouveau coup de pied l'atteignit à la tempe, le plongeant définitivement dans l'inconscient.
Le mec se tourna vers moi, alors que je m'attendait à des remerciements, il s'écria:
«T'as conscience de ce que t'as fait? Ce gars faisait partie de l'Oeil!»
Aie, ça c'était mauvais pour moi. Le conseil avait vite comprit qu'il n'arriverait pas à contrôler la criminalité dans les bas-quartiers. Ils créèrent alors l'Oeil, leur mafia personnelle. Cette association disposait de tellement de moyens qu'elle se fit rapidement une place dans le milieu du crime organisé si bien que chaque crime de grande envergure ne pouvait se faire sans le soutient de l'Oeil. Certains prétendent que l'Oeil a depuis échapper au contrôle du Conseil, mais une chose est sûr, dans les bidons-villes, les ennemis de l'Oeil ne font pas long feu...
«Bordel gamin, tu t'es mis sacrément dans la merde... Bon j'peux pas te laisser dans ce foutoire après ton coup de main, suis-moi!»
Il ramassa un sac à terre et le remit sur son dos avant d'observer les environs comme s'il s'attendait à voir surgir une armée de mafieux sanguinaires. La trentaine, plutôt maigre, de long cheveux noirs crasseux, une barbe de trois jours, j'ignore pourquoi mais cet homme m'inspirait confiance. Confiance qui se dissipa quelque peu lorsqu'il souleva une plaque d'égout pour s'y glisser.
«Hé euh...»
«Arthur, Arthur Mc Holgan, mais tu peux m'appeler Arthur...»
«Euh, d'accord Arthur...Moi c'est Mike, Mike Johnson. Euh, on va où là exactement ?»
«J'te le dirais plus tard, mais rassure toi, c'est une planque sûre»
Nous avancions dans l'eau boueuse des égouts depuis bientôt 10 minutes lorsqu'on finit par arriver devant un porte. Alors qu'il était sur le point de toquer, Arthur retint son geste.
«Rassure moi, tu ne te souviens pas du chemin?»
Il n'y avait pas de risque, nous avions tourné à quasiment chaque croisement et j'étais plus occupé à surveiller les rats qui essayaient de me mordre qu'à prêter attention à notre direction.
Je fit non de la tête et mon interlocuteur parut satisfait.
Il cogna contre la porte avec un code, trois coups rapides suivis de deux coup plus forts et plus lents. La porte s'ouvrit dans un grincement.
Je permettra dans une sorte de gigantesque entrepôt où plusieurs personnes me fixaient, sur le mur en face de moi, noté en lettres rouge de près d'un mètre: «La révolution commence!» rompait avec le ton grisâtre de l'endroit.
«Je t'ai promis un planque sûre gamin, tu ne trouvera pas mieux. Bienvenus au centre de la résistance de Underhope!»