Ah, bon sang que ça fait du bien !
En fait, il y a pas mal de sujets auxquels je n'ajouterai rien, tels la poésie, les nouilles où les smileys.
Deux secondes, je te relis...
<<Mon subtil et pompeux message, aussi racontar eusse-t-il passé, n’avez nullement pour mire, de poser sur cette glorieuse table, ma rougeoyante supériorité, point n’aurais-je cependant à t’occire, ce matin je suis calme je n’ai pas pété un câble, je suis en train de subir un massage !
L’invitation du Châtelain, n’avait nul autre but que d’a notre table te convier, afin de partager notre pitance composée de mets raffinés, contre quelques ridicules picaillons, synonymes de droit d’entrer, aurait-tu eu le droit à la consommation, et ce à volonté selon ton gré, voici pourquoi vers toi je tends la main.>>
Eh bien, heureusement que j'ai compris par moi-même avant de lire ça !
<<J’aime les dérapages, surtout ceux comiques sur les peaux de bananes, car oui, j’aime la profondeur (je m’attend au pire, pas vrai David ?), j’aime la richesse de rixes verbales/écrites en chaines ou artisanale, j’aime les joutes de mots l’hier, car je les apprécient mieux avec du recul, mais j’aime aussi la légèreté, j’apprécie de me poser tranquillement, sans me poser de questions, peut-être que ces voix viennent de mon imagination ?>>
Je remarque dans tes messages un amour plus prononcé des phrases allongées et rythmées de nombreuses virgules. Que signifie cela ? Un style volontairement pompeux en phase avec le rôle de châtelain et la référence à Jean-Baptiste Poquelin ?
<<Il est rare que l’inspiration me manque, tout comme le chat qui expire !>>
Je ne l'ai pas comprise à la première lecture
De ton petit coup de coeur sur les restos du même nom : l'idée est louable mais...
<<l’Abbé Pierre est quitté ce monde [...] S’était indéniablement un homme [...] Un jour j’amènerais [...] je lui dirais>>
Disons que c'est la faute à l'émotion
<< Toutefois, pour moi, cet objet d'"attirance macabre" revient au "thème" scénaristique. [...]
"Il peut également s’appliquer au thème scénaristique, mais également s’impliquer dans tous éléments du jeu !">>
Ce n'était pas l'idée de la phrase. Le but était de montrer que la force de Bioshock est entièrement imputable à son contexte narratif, puisque le reste du jeu est une conséquence de ce contexte. C'est pourquoi le même design et les mêmes processus de jeu à Columbia n'auraient absolument pas eu la force mélodramatique de Rapture.
Je n'argumenterai pas sur les séquences émotions (miennes et tiennes) qui, par leur absence de modération raisonnée, impliquent de les appréhender sans esprit polémique.
<<Je pense même que c'est la jouissance que l'on tire du gameplay, contrastant avec la gravité du contexte narratif, qui nous provoque la sensation du "beau", et non de la profonde tristesse.
"Oui, tout à fait d’accord, mais je ne vais point revenir une énième fois sur ce constat.">>
Il me semble que tu repousses un peu vite les discussions de perception émotionnelle, croyant qu'elles sont toutes similaires. Il s'agissait ici d'un constat nouveau : on avait parlé de l'intérêt du gameplay comme défouloir contrasté faisant ressembler le jeu à un carrousel cassé. Certes. Mais l'idée de cette phrase est ici plus forte.
J'expose que ce ressenti de Jeu est un moteur émotionnel au même titre que l'histoire, chacun tirant le joueur dans un sens opposé à l'autre. Ce qui amène la perception finale à la magnificence sans la tristesse ni la déception. Avec un sujet pourtant assez grave pour susciter plus que de la mélancolie. Je sous-entends donc qu'avec un gameplay réaliste, le jeu aurait été beaucoup plus triste.
<<Jouissance que l’on tire du gameplay certes, mais également, et ce du moins pour ma part, de l’ambiance si particulière émanant de Rapture tel un fumet divin de barbecue.>>
Voilà le lien entre les deux notions, à ne pas confondre : le design nous immerge dans un manège cassé, le gameplay nous y fait jouer, alors que le contexte est là pour tirer le tout vers la gravité.
Je vais donc un peu plus loin que le simple constat :
<<Car même en décrépitude, Rapture est belle à se damner, elle ne charme pas, pire, ou mieux (c’est selon, tout est relatif), elle est telle une sirène, elle envoute et attire les âmes qui se perdent dans ses filets, puis ne les lâchent plus jamais !>>
L'intérêt est de comprendre ici ce qui provoque ce ressenti.
Ce qui est maintenant, selon moi, fait.
<<Note bien dans tes appréciations que je n’ai aucunement déclaré que Bioshock faisait à lui seul perdurer la notion que le jeu-vidéo est bien un art.
Je reste réaliste et critique, l’esprit scientifique, je suis objectif.
Je n’accorderais pas à Bioshock le fait d’être le seul représentant dans ce domaine, disons plutôt qu’il se pose comme un Outsider, sans vraiment en être un à 100%>>
Là je te retrouves. Toutefois, l'"esprit scientifique" me titille. Que fais-tu dans la vie pour pratiquer cet esprit de méthode et de rigueur ?
<<Singularity > j’y ai joué, contrairement au test de JVC, j’ai bien aimé, et il se rapproche en certains points de notre bienaimé Bioshock, mais en aucun cas il ne peut rentrer dans la catégorie des jeux ayant des prédispositions si profondes et inébranlables qu’ils passent au Panthéon de la distinction de leur domaine de prédilections.>>
Je n'y ai pas joué, certes, mais je peux presque ressentir ce qui le différencie de Bioshock : son réalisme. On retombe exactement sur le même constat : il n'a pas le côté plaisant qui rend Bioshock si particulier et sujet d'admiration.
Après, pour les désaccords, je jure que je vais l'essayer.
<<Je répugne à dire "news", la langue française est assez bien faite pour qu'on ne la fusille pas au prix de l'idiome de la langue molle.
"Ce n’est aucunement un idiome que de parler en utilisant des mots issus de langues étrangères.
Dans notre langage du quotidien, nous utilisons bien des termes étrangers, et l’inverse de veut.
Comme par exemple « rendez-vous » aux Etats-Unis !
M’enfin, la n’est pas le sujet, c’est ton choix après tout, sache juste que je ne suis pas spécialement d’accord avec ton avis, et que ce n’est aucunement un non-respect de notre langue que d’utiliser des termes venant d’ailleurs.
Tout comme je conçois le fait que notre langue est bien riche, mais c’est le cas de toutes les langues, qu’on les aime ou non">>
Ah, encore une tentative d'humour tombée à l'eau. Bien, dans ce cas j'explicite :
Je trouve un peu absurde d'employer communément des termes d'autres langues qui ont exactement le même sens que leurs équivalents français. Il n'est pas question de répudier les autres langues, mais de savoir déjà bien employer la nôtre.
Si le mot "rendez-vous" est utilisé aux EUA, c'est parce qu'il revêt un sens émotionnel que "meeting" ne possède pas, alors que nous avons dans notre cas "rendez-vous", "rencontre" et "entretient". Il s'agit d'une simple question de diversité.
Par exemple, utiliser "week end" au lieu de "fin de semaine" est pour moi une autre absurdité. Insignifiante certes, mais remarquable.
C'est plus un effet de mode qui consiste à trouver les mots anglais plus "beaux" que les mots français. Ce qui n'est pas faux en soi, puisque les sons sont beaucoup plus coulants et musicaux. C'est ainsi que l'anglais est de loin la langue qui se chante le mieux. (mis à part certaines langues africaines peu connues)
Néanmoins le français a des atouts de sens que l'anglais ne possède pas (demandez aux québécois, fervents défenseurs de notre langue, qui la trouvent très "poétique"). Et il est donc dommage de remplacer des mots au profit d'autres.
L'utilité doit pour moi se résumer à emprunter des mots au sens nouveau.
Après, il s'agit d'un débat sur la globalisation culturelle qui n'a pas ici lieu d'être.
Je pourrais vous faire un cours sur toutes les grossières erreurs de langage et de prononciation usées quotidiennement dans notre propre langue, mais ce n'aurait ici non plus pas lieu d'être.
<<Ah, au fait, tu sais que le nombre de caractère pour le titre d’un topic est limité ?
Par conséquent, fait toi-même la déduction du pourquoi du comment on préfère utiliser le terme « news » (qui te rebute autant et tellement que je suis étonné de voir un manque d’ouverture d’esprit chez toi), au terme nouveautés ?>>
Ça c'est un argument recevable. Mais je pense que l'usage de "news" vient aussi en particulier de sa consonance plus agréable que "nouveauté".
Enfin tu as compris qu'il ne s'agit pas de manque d'ouverture d'esprit : j'utilise moi-même couramment des mots anglais comme "design", où "aspect" ne revêt pas les mêmes sens, ou "gameplay", qui n'a absolument aucun équivalent français.
En fait, vocalement, le français demande beaucoup plus d'effort qui l'anglais. Et c'est une sorte de transhumance culturelle naturelle que d'adopter des mots plus faciles et agréables à prononcer.
Le problème est que perte de complexité va de pair avec perte de richesse culturelle. C'est donc une forme de cloisonnement d'intellect que de fusionner des langues entre elles (bien que ce soit très peu prononcé). Cela traduit même l'inaptitude des français à user de leur propre langue.
C'est un peu comme si dans un débat chaque exposant abandonnait ses idées au profit de celles des autres. Soit une généralisation d'opinion, et une entente globale pacifiée, mais pauvre d'intérêt.
Cela m'étonne que toi Ganondorfzl qui lit du Molière (ou tout autre grand écrivain français des siècles passés), aux locutions bien plus recherchées que les nôtres, n'en soit pas arrivé aux même conclusions.
C'est toujours un plaisir.
Non je ne signerai pas, na!