Oh, Anonymoes. 
Tu m'aides à trouver des sujets de conversation tordus ?
Nephel ==> Here goes nothing.
"
Donc, il y a bientôt deux ans, je me rendais pour la première fois au Lycée Loritz. 
J'y allais en bus, en utilisant la ligne n°130. 
Après plusieurs semaines, je décidai de me mener à bon port en employant la 171ème Ligne, passant par le Tram. 
C'est alors que j'ai fait la découverte de cette charmante jeune fille. 
Bien sûr, je ne l'ai pas remarquée au début. Après tout, il y avait pas mal de monde dans les transports en commun. 
Mais au fur et à mesure que le temps, tel un ruisseau après un orage démoniaque, s'écoulait, je me rendais compte de sa présence. 
Malgré les réticences primaires que mon cerveau me fournissait quant à la vision qu'elle m'offrait, je finis par la trouver plutôt jolie. 
[Damned, Mille Tonnerres, Damnation, Hell, By Jove, The Devil, How, je n'ai plus de smileys de secours.]
L'année de seconde se termina sans que je n'y prête réellement attention. Mais c'était pour mieux se déclencher par la suite, en Première.
J'avais eu plusieurs aventures au niveau psychologique durant l'été. C'était assez dur à tenir, et je commençais sérieusement à tous Les haïr.
Ces déficiences mentales qu'avaient entraînées ces - comment avais-je dit ? - aventures psychologiques me prédisposaient à une exubérance encore jamais atteinte par moi-même, et je laissais allègrement vagabonder mes pensées partout et ailleurs.
Le premier jour, ou du moins, dans les premiers jours, je la revis. Son image étant profondément ancrée dans mon esprit - je la trouvais fort jolie, cette jeune fille-là -, je me remémorais son existence et l'observais quelques instants avant de replonger dans l'abîme de mes pensées tordues.
Il était clair, cependant, alors que je baissais les yeux, qu'elle m'avait, moi aussi, reconnu, si l'on puit dire ; ses yeux me fixèrent un court instant, sans vraiment de raison - ou alors, je l'ignorais.
Mais les jours passant, et sachant son existence toujours présente, je ne manquais jamais une occasion de l'observer, de la contempler, son visage étrangement délicieux empreint dans ma mémoire kamikaze et dérangée.
L'année s'écoulant, toujours de façon aussi brusque, nos échanges de regard finirent par devenir horriblement fréquents, et plus seulement dans les transports - les couloirs de l'établissement faisaient désormais parti de ce petit jeu mirobolant pour mes iris.
Comme tu l'as sans doute compris, nous n'avons jamais échangé une seule parole. Juste des regards lourds de vérité absurde, ou de haine atroce, en tout cas pour ma part. Cela déboucha sur une sorte de cauchemar.
Une nuit fort agitée, je rêvais d'elle. Elle était vraisemblablement en train de tenter un arrachage forcé de la langue - de ma langue - avec ses dents nacrées, tout cela dans une posture très proche de ma personne.
S'adonnant à ce manège assez confortant, même pour une chimère psychédélique, elle me dit d'une voix étrange (je ne puis point me souvenir du timbre) qu'elle se nommait "Marilyne Mazenod".
Réveillé après coup, j'entreprenais de graver consciencieusement ces paroles dans mon esprit. De plus, ce nom était plutôt agréable à l'écoute ; je ne me privais donc pas de le décorer astucieusement de ramifications métalliques que seule une personne comme moi aurait pu prétendre admirer. Mais c'était Marilyne Mazenod, à présent. Plus la "fille du bus et au regard étrange".
Depuis ce jour, je me focalise sur son corps et son regard perdu. Depuis plusieurs semaines, je m'arrange pour être au Tram le plus vite possible, afin de ne pas en louper une miette. Il serait en effet fort dommage, pour ne pas dire désagréable, que je manquasse un angle de vue de Mazenod.
Voilà l'histoire, en très simplifiée. Je ne doute pas que mon écrit sur le sujet dépasse les deux cent quatorze lignes. Voire même mots. Hee... Hee... Hee...
[Attention les enfants. Si je vous dis que mademoiselle Marilyne Mazenod est en Arts Appliqués à Loritz, peut-être comprendrez-vous le jeu de mot (si l'on peut appeler cela ainsi) qui se planque dans son nom.]
Ici, il y a un panneau. It reads :
"Si vous me cherchez, je suis déjà dehors."
Mais l'absence cutanée de possibilité iconoclaste de planter un panneau supplémentaire dans ce déballage d'ignominies chafouines a à jamais fait disparaître sa présence. Si vous voyez ce que je veux dire.
Hee... Hee... Hee...
"