C'est un mardi matin normal, mon cadran sonne je me lève pour l'éteindre et je m'habille, je commence par enfiler un sous vêtement propre ensuite je met un pantalon et le polo bourgogne affreux qu'on nous impose à l'école, franchement, c'est une torture. Je descend les escalier ma mère prépare le déjeuner, je lui dis:
- Qu'est-ce qu'on mange ?
Elle ne me réponds pas, alors j'insiste:
-Maman ? On mange quoi ?
Tout d'un coup elle se retourne vers moi la poêle à la main ses yeux sont blancs comme la neige en hiver. Mes poils se hérissent partout sur mon corps, je commence à avoir des sueurs froides tellement j'ai peur, elle ne daigne même pas me regarder elle retourne à ses petites affaires. Je m'élance vers elle et je la fixe dans les yeux ils sont redevenus normaux, elle me dit:
- Mais qu'est-ce qui te prends ? T'es malade ?
- Mais...euh...je... non rien ça va.
Je dois être fatigué, oui c'est surement ça dernièrement on a recommencé l'école et pendant les vacances d'été je me réveillais vers onze heures du matin, donc le fait de me lever à sept heure et demi a du totalement me bouleverser. Je décide donc d'aller allumer la télévision. Rien de bon, comme d'habitude. Je la regarde quand même pendant quelques minutes, mais ma mère entre en trombe dans le salon et ferme le téléviseur en me regardant à nouveau comme un mort vivant qui n'avait pas prit son nescafé. Je me fige alors sur ma chaise je ne sais pas quoi faire elle continue à me regarder sans esquisser un seul mouvement. Ma mère est vraiment bizarre ce matin. Ou est-ce moi qui devient fou ? Peu importe mon sang se glace encore dans mes veines, je ne peut plus bouger, comme si ce regard glacial me fige sur place et tente d'entrer dans ma tête pour découvrir jusqu'à mes plus sombres pensées. Nous continuons à nous fixer comme ça pendant plusieurs minutes, mais le réveil de ma soeur se fait entendre je décide donc d'aller la voir pour lui faire par de la situation de notre mère. Je cours vers sa chambre je défonce la porte d'un coup de pied elle me regarde le regard blanc. Je fonce vers ma chambre je place mon sac en bandoulière sur mon dos et je sors de cette maison de cinglés. Je cours jusqu'à mon arrêt d'autobus en espérant que mes amis soient normaux. J'arrive plus tôt que prévu, comme d'habitude personne ne prend l'autobus à cet endroit, il se passe plusieurs dizaines de minutes avant que l'autobus fasse son apparition, mais à 8:31 précisément j'entend son moteur gronder et je le vois à l'autre bout de la rue mon coeur bat à la chamade je croise les doigts pour que ce mal n'ai pas non plus affecté mes camarades. Mon moyen de transport s'arrête devant moi et la porte s'ouvre le chauffeur me regarde ses yeux son normaux je prend mon temps pour entrer, arrivé dans l'allée tout le monde parle normalement personne ne semble avoir vécu une expérience comme la mienne. Je prends le sixième banc à droit je salue mes amis tentant tant bien que mal de cacher mes émotions. Je sors mon lecteur audio de ma poche et je commence à écouter de la musique le temps file et je ne m'en rends pas compte.
La journée passe sans rien de spécial j'oublie carrément cette histoire et le soir le temps de prendre l'autobus je fais la même chose qu'au matin: Je commence à écouter de la musique et une demi-heure plus tard j'arrive chez moi et un camion étrange est garé devant chez moi. Je tourne la poignée et j'entre deux hommes se jettent sur moi et m'immobilise par terre, l'adrénaline monte en moi je casse la nez d'un de mes agresseurs d'un simple coup de coude et je donne un coup de pied dans l'entrejambe du deuxième, mais le premier sors son fusil électrique et m'attaque avec une charge de je ne sais trop combien de volts. Le sommeil prend le dessus sur moi et je tombe dans les pommes.
Le réveil est dur, car je suis dans une mauvaise de position. C'est surement à cause de cette camisole de force. Quoi qu'il en soit je me rend compte que je suis dans une pièce mal éclairée ressemblant à une cellule de fou comme on en voit dans les films. Je rampe comme un asticot vers la porte et je me rend compte qu'il n'y a ni poignée et il y a une grille à la fenêtre. Je dois me rendre à l'évidence: je suis bien dans un asile de fous. Un garde ouvre ma porte m'enlève la camisole et me passe les menotes sans poser de questions je le suis il m'emmène dans une salle vitrée où les prisonniers communique avec leurs proches. J’aperçois ma mère on me force à m'assir devant elle ses yeux sont blancs.
FIN