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De Chair et de Sang.

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Niveau 10
20 juillet 2008 à 21:04:06

Un Hylien… Tssk… Un Hylien ! Je ne savais même pas ce qu’était cette race… Et apparemment, je devais me battre contre l’un d’eux. Hon’Liu…

Nous étions séparés l’un de l’autre par quelques combattants. Mais nous étions aussi tous entourés par une foule d’homme, de femme, tous venus de différentes contrées, de différents mondes. Des armes plus diverses les unes que les autres resplendissaient à la lumière de la lune. Et tous ce monde s’agitait, parlait.

Moi, j’attendais, rageux. J’étais vraiment, vraiment contrarié. En effet, mon dernier adversaire était mort bêtement dans les estomacs du poisson géant. Moi qui m’étais attendu à ce combat physiquement, comme mentalement, toute la journée… Voilà que je devais en refaire un, à cause de la maladresse de ce… Grim Tok… Ce nain…

Linki était en train de décrire mon arène. Le lieu où nous devions combattre était un manoir. Un manoir pris dans la glace. Il paraissait qu’un Yéti vivait à l’intèrieur.

Je n’essayais pas plus de me représenter mon arène, car je savais qu’on allait bientôt être téléporté.

A peine eus-je pensé cela, qu’un tiraillement se fit sentir sur mon crane. Comme si une main invisible m’écartelait. Mes pieds restaient sur terre, mais j’avais l’impression que mon corps s’allongeait.

Puis soudain, ce fut le noir. Je ne voyais plus rien. Je flottais un peu moins d’une seconde dans un néant complet avant d’atterir sur une surface plane.

Mes genoux plièrent sous le poid de mon corps. En effet, j’étais apparu à un mètre au dessus du sol.

Je clignais des yeux plusieurs fois, essayant d’oublier le troublant spectacle du vide. J’avais été un peu étourdis par cette téléportation. Je me passai la main sur le visage et secouai la tête une bonne fois pour toute.

J’allais enfin pouvoir voir où je me trouvais. Sans perdre plus de temps, je considérai les lieux.

Autant le dire, c’était chaleureux. Mais étrangement chaleureux. La pièce dans laquelle je me trouvais tombait en effet en ruine. Et ce qui était bizarre c’est que son état ne laissait tranparaître aucun bout du dehors. Ce que je veux dire c’est qu’elle était complètement close. Et pourtant, des pierres jonchaient le sol de part ét d’autres, des trous irréguliers criblaient les murs.

Ce qui donnait l’aspect accueillant à la pièce était d’une simplicité étonnante. Il y avait quelques torches disséminées un peu partout dans la salle et portées par des piliers en fer, mais aussi un grand chandelier tout au milieu. Tout cela dégageait une lueur orangée, qui contrastait avec la lumière du dehors. Deux petite fenêtre la laissait passer, à ma gauche.

Juste en dessous du chandelier, un tapis moelleux, mais miteux, recouvrait le plancher délatté.

Au fond de la salle, un feu brûlait dans une cheminée en marbre usée par le temps. L’âtre était recouvert par la suie. Mais son état n’avait pas trop d’importance. On se sentait content d’être réchauffé ici plutôt que de glacer dehors. Un étonnant contraste.

D’ailleurs, je ne voyais de l’extèrieur, que des flocons de neiges venant fouetter les deux petites vitres.

Je ne mis pas longtemps avant de me rendre compte d’une présence. Non… Et même de deux… Au milieu de la pièce, juste en dessous du chandelier, et juste au dessus du tapis, deux êtres discutaient ardemment. L’un avait la voix forte et grave, et l’autre semblait plutôt être une voix de femme.

Je n’eux pas le temps de plus détailler la chose car une troisième présence se fit sentir, juste à ma droite.

Je m’empressai de tourner la tête.

Hon’Liu…

Il était là, à côté de moi. Il venait de s’être téléporté à son tour. Il atterit, comme moi, à genoux, surpris de ce qu’était la téléportation. Je pus remarquer qu’il se trouvait juste en dessous d’une sorte de pentacle.

Intrigué, je jetai aussi un œil sous mes pieds. Le même dessin concentrique s’y trouvait.

Je vois… Linki avait donc fait exprès de nous envoyer dans la même pièce…

Hon’Liu ne tarda pas à me remarquer lui aussi. Il m’adressa un bref regard. Il sembla ensuite regarder les deux autres choses qui discutaient.

Je fis de même. Tel des animaux, les inconnus arboraient une imposante fourrure blanche. Ils faisaient de grands gestes tout en semblant vouloir expliquer réciproquement quelques chose à l’autre.

C’était surement les Yétis dont Linki avait parlé.

Par réflexe, j’invoquai mon support à tampon. Si ces créatures étaient dangereuse, autant prévoir une défense éventuelle. Un seule geste agressif envers ma personne et je n’hésiterai pas à me munir d’un tampon et à imprimer des signes sur ma feuille magique. Je créerai ainsi une combinaison qui formerait le pouvoir que je voudrai utiliser, et jetterai ma feuille pour le voir se réaliser.

De toute façon, je ne ressentirais rien quant à tuer quelqu’un de lâche qui m’attaquerait sans prévenir.

Je fus le premier entre Hon’Liu et moi à prendre l’initiative. Je ne voulais pas trainer ici trop longtemps. Je me serais bien débarassé d’Hon’Liu ici, mais le Yéti, paraissait-il, avait une politique de paix et d’amour dans sa demeure. Si on enfreignait ces règles, il prenait peur pour son épouse et attaquait celui qui abusait de violence.

Et autant éviter toutes choses qui me mettraient en danger avant la confrontation avec mon véritable adversaire.

Je m’avançai donc, d’un pas décidé, vers les deux créatures blanches qui débattaient avec toujours autant d’ardeur.

-Et moi je te dis qu’ils arrivent à 9 h 00 ! Je sais ce que je dis quand même !

-Mais là n’est pas le problème, mon chéri ! Ce qu’il y a c’est qu’il faudrait leur préparer un bon repas avant qu’ils ne s’entretuent…

Aux mots qu’elle prononça, la femme du Yéti gémit, et repris :

-Oh mon dieu, que je n’aime pas ça qu’ils fassent ça chez nous…

-Mais voyons… C’est bien, de temps en temps, d’être en accord avec le monde extèrieur, fit le Yéti, plus rassurant.

-Oui, mais ne pouvait-on pas l’être d’une autre façon ? Par exemple accueuillir une exposition de peinture, ou je ne sais quoi !

-Ecoute… Ce Linki m’a promis beaucoup d’argent si j’acceptais de faire passer cette épreuve dans mon manoir à ces deux jeunes gens. Et, crois moi, on en a besoin.

-Pff…

-Allez… Ca va aller…

L’imposant homme des neiges pris sa femme dans ses bras. Il lui murmura à l’oreille :

-Il n’y a plus qu’à attendre 9h00 et nous les accueuillerons comme il le faut.

-8h00… protesta-t-elle.

-Mais ! Non, 9h00 ! Ils arrivent à 9h00 ! Tu voies bien qu’ils ne sont pas encore là, non ?! Et il est 8 h 30 !

Ce fut là que je choisis d’interrompre leur discussion. D’un raclement de gorge, je pris l’attention des Yétis. Pas besoin d’autre chose, apparemment, pour leur faire comprendre.

Ils tournèrent les yeux vers nous. Aussitôt un large sourire fendit le visage de la femme-Yéti.

-Ohhhh ! Mais vous voilà mes combattants préférés !

Je clignai des yeux.

-Chéri, prépare leur ta bonne soupe ! Je vais dresser la table ! Allez allez ! Ca se fête un évènement pareil !

De tout évidence, elle essayait d’oublier le fait qu’il y allait avoir un mort chez elle. Elle courut ridiculement jusqu’à la pièce d’à côté, la toge dont elle était vêtue rebondissant sur son large derrière. Aussitôt que le porte menant à la cuisine fut fermée, le Yéti mâle prit la parôle :

-Ne faites pas attention à elle. Hu hu hu ! Bon, et bien il semblerait que ce soit l’heure de votre combat à tous les deux, mes bouts de choux. J’espère que vous êtes prêt. Je vais vous emmener loin dans le manoir pour que vous puissiez combattre tranquillement.

Hon’Liu, qui jusque là s’était tut, s’exclama :

-Et on pourrait pas combattre ici ?

Le Yéti le considéra d’un air neutre. Il sembla réfléchir un moment à la chose, puis lâcha soudainement :

-Mon épouse est sensible. Je ne veux pas que vous la touchiez d’un seul cheveu… C’est compris ?

Le général fit la moue.

-Je ne vois pas en quoi le fait qu’elle s’évanouisse ira nous déranger dans notre combat, Yéti.

-Ouh ! Crois-moi, moi je vois ce qui risque de vous déranger, répondit l’homme des neiges en serrant le poing.

Hon’Liu comprit de suite que la créature le menaçait.

-Ca m’étonnerait fort que vous me battiez. Vous n’êtes qu’une boule de poil blanche et bête, si je puis me permettre.

-ROAAR !

Le Yéti serra son autre poing et se mit à sauter sur place. J’entendis un craquement venant du plus profond des fondations de la bâtisse. La créature, rageait toute seule. On voyait qu’elle essayait de contenir sa colère. Plus l’homme des neiges sautait, plus la maison semblait trembler, crisser, sous e courroux du monstre blanc. Je me surpris à avoir peut qu’elle s’écroule.

Les cris du monstre m’atteignaient en plein tympans, sa puissance m’aveuglait. On aurait dit une bête enragée. J’étais complètement dominé. Je tachais de contrôler mes émotions et de me calmer. Il ne me ferait rien… C’était juste une vulgaire créature en colère.

Je sentis une secousse venant du plafond. Par réflexe, je levai les yeux. Le lustre. Il était en train de faiblir. La chaine qui le soutenait allait rompre d’une seconde à l’autre, je le sentais. Mais ce ne fut pas ce qui arriva.

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Niveau 10
20 juillet 2008 à 21:04:41

Non, car quelques chose devança la chaîne. Ce fut le plafond lui-même qui se brisa. Pas tout le plafond, bien sûr, seulement le lieu où la chaine était accrochée. Le bois fléchit sous le poid du lustre, ce qui forma une sorte de demi-sphère. Puis, l’objet s’affaissa complètement.

Tous cela c’était passé trop vite, je n’avais pas eu le temps de penser que le Yéti était en dessous. Celui-ci était toujours en train de gronder et de sautiller sur place, quand le chandelier s’écrasa sur lui.

La poussière de la pièce voleta un moment dans les airs, comme si elle se réjouissait du fait que c’était enfin fini. Un silence de mort régna. Je me demandais si le Yéti était mort, écrasé. Avait-il été assez puissant pour résister au poid d’un tel objet ? Je haussai les épaules. De toutes façons, peu m’importait. S’il était mort, je ferais avec. J’étais assez intelligent pour me repérer dans le manoir. Et puis si il avait survécu, tant mieux, je n’aurais pas à me casser la tête.

Je jetais un coup d’œil vers mon adversaire. Il semblait se réjouir de ce qui était arrivé. Un rictus s’était formé sur ses lèvres. Décidemment, un rien le rendait heureux.

Petit à petit les résidus retombèrent. Je pouvais maintenant voir la véritable scène.

Le Yéti était bel et bien écrasé sous l’énorme objet. Il semblait néammoins encore respirer. Il était allongé sur le dos, et sa lourde poitrine se soulevait avec difficulté.

Je ne pris pas la peine de l’aider. Si il était trop faible pour survivre à sa propre bêtise, c’était son problème et pas le mien.

Tout à coup, les bras de la créature bougèrent. Une main blanche saisit un des rebords du lustre. Puis le chandelier commença à se soulever lentement. Dans un fracas de plâtre et de débris en tout genre, le Yéti se releva. D’une main puissante, il était en train de se dégager. Pour finir, il reposa calmement le lustre à terre. Il s’épousseta sa fourrure en s’éclaircissant la voix.

-Hum ! Je disais donc…

Le général sourit encore plus. On voyait qu’il essayait de se retenir de rire.

-Je vais vous emmener sur les lieux de votre combat. Et je vous ai préparé 2 ou 3 petites épreuves, messieurs.

-Des épreuves ? Fit Hon’Liu.

-Hum, oui… Laissez-moi vous expliquer. Avant d’aller dans la salle où se déroulera votre combat, je vais exiger de vous quelque chose.

Tout en parlant, le Yéti agitait les bras, ce qui soulevait de la poussière. La salle était dans un sale état. Un trou était désormais sur le plafond, en plein milieu de la pièce, et des morceaux, de platre, de poussières se mélangaient avec le grand tapis. Quand au lustre, il gisait quelques mètres plus loin, près du Yéti.

-Ce n’était pas dans ce qu’a dit l’organisateur, ça, dit le général, ce qui me sortit de mon examen de la pièce.

-Ouh Ouh ! Non, effectivemment. Alors écoutez…

-Avez-vous le droit d’improviser ainsi ?

L’homme des neiges le regarda droit dans les yeux et souffla. Puis il reprit tout à fait normalement :

-Ecoutez… Vous allez devoir aller me chercher quelque chose dans le manoir.

Hein ? Ne devait-il pas nous faire visiter ? Je ne comprenais pas. Le général se chargea de poser la question. Il était apparemment si sceptique que moi.

-Vous ne deviez pas nous le montrer avant tous ?

-Oh ! Mais si ! Justement, fit l’autre avec un sourire dévoilant des dents jaunes et usées. C’est ça le but de cette épreuve, mes amis ! Vous allez pouvoir visiter le manoir sous forme de jeu !

Je restai toujours aussi impassible, mais je roulai des yeux intèrieurement. Il nous prenait vraiment pour des gamins ou quoi ? Finalement il aurait mieux fait de crever ce Yéti.

-Et que doit-on chercher, qu’on en finisse ? Fit à nouveau Hon’Liu.

-Voyez –vous ma bien aimée a vraiment très froid en ce moment. La tempèrature a beaucoup baissé dernièrement. Alors j’aimerais que vous trouviez cet oiseau…

Je suis sûr qu’à ce moment là, Hon’Liu et moi pensions la même chose. Tôt ou tard, nous devrions éliminer cette créature génante.

-En effet, messieur, ses plumes peuvent créer un châle des plus chauds. C’est vraiment l’oiseau le plus recherché pour faire des pulls ou ce genre de chose. Le problème c’est qu’il n’en existe que 4 chez moi, et j’aimerais que vous en récupériez deux chacun.

Il y eut un long silence.

-C’est bon ! Vous pouvez partir maintenant, mes chéris !

Il fit quelque pas, ce qui fit une nouvelle fois apparaître de la poussière. Puis il pointa du doigt deux portes opposées. L’une menait à la cuisine, là où la femme-Yéti venait d’entrer, et l’autre menait on se savait où, derrière moi.

-Chacun de vous emprunterez un chemin différentpour obtenir ce splendide oiseau. C’est compris mes amours ? Alors, toi, là bas.

Il me pointait du doigt.

-Toi tu passes par la cuisine.

Il se tourna vers le général.

-Et l’autre là, il va à l’arrière, c’est compris ?

Nous nous dirigâmes donc vers nos direction respectives, non sans une pointe de lassitude. Je fus à deux mètres de la porte, quand la voix de l’homme de neiges retentit à nouveau.

-Euh… Attendez ! J’ai oublié de vous dire quelque chose. Euh… Les oiseaux, sont en feu. Soyez prudent !

Sur ce, il nous gratifia d’un de ses sourires dégoutants.

-Amusez-vous bien !

J’ouvrai aussitôt la porte, ne supportant pas de rester une seconde de plus en sa compagnie.

***

Un air moite m’assailla dès que j’entrai dans la cuisine. Elle était toute petite, toute mignonne cette cuisine. Enfin c’est surement ce que dirait un autre que moi. Les murs étaient blanc, le sol était recouvert de latte, comme la pièce d’à côté. Mais on voyait qu’elle avait été faire de façon artisanale. De nombreuses bosses, se remarquaient sur les murs. Une petite fournaise avait été construite et un feu y brûlait en ce moment même.

La Yéti me passa devant les yeux avec une casserole dans la main. Elle se dirigeait à pas saccadé vers un placard fixé sur le mur.

-J’vais bien les accueillir, moi, ces petits bouts. J’espère juste qu’il y a encore des poireaux.

Elle me tournait désormais le dos, et se munissait d’un hachoir pour couper je ne savais quoi. J’aurais pu la tuer, là, maintenant. Mais je ne voulais pas. Mon sens de l’honneur m’en empêchait. Je fis donc exprès de claquer la porte derrière moi. La femme Yéti se retourna en sursautant. Elle était rapide. Elle me regarda un moment avant de sourire.

-Ohhhhh ! Mais que viens-tu faire ici petit ?

J’invoquai mon support à tampon. Celle en face de moi sembla déboussolée. J’étais sûr qu’elle avait capté mon aura combative. Je me munis du premier tampon.

-Qu… Que faites-vous ?

Si elle voulait vivre maintenant, elle n’avait qu’à le mériter. Je ne savais pas pourquoi je voulais la tuer, mais mon désir était vraiment fort. Comme si quelque chose me contrôlait. Je ne pouvais pas m’empêcher d’avoir des envies de meurtre envers elle. J’étais comme… possédé. Ma main bougeait toute seule. Elle imprimait des signes, les uns après les autres, sur la feuille magique. Comme si le simple fait d’avoir une personne vulnérable en face de moi me transformait en monstr incontrôlable.

Je me souvenais avoir vécu une telle chose, il y a extrêmement longtemps. C’était l’été où ma famille avait été décimée. J’avais 12 ans tout au plus. Je me rappelle avoir marché longtemps, très longtemps, dans une sorte de désert. Je garde des souvenirs très précis de ce moment là. J’avais avançé pendant 3 jours, sans relâche, sans m’arrêter, ni même boire. Comme si une force autre que la mienne désirait prendre possession de mon corps.

Là je ressentais la même chose, face à cette Yéti. A chaque fois que je la fixai du regard, une montée d’adrénaline arrivait en moi. Je voulais la tuer, la tuer, LA TUER. Mes mains se mirent à bouger de plus en plus vite, imprimant les signes les uns après les autres. Je voulais invoquer une boule d’énergie. Je devenais fou, il fallait que je la tue. J’allais perdre la raison sinon. Mon envie était trop grande, tant pis si j’en subissais des conséquences. Vite, plus vite.

Ma feuille était prête. Je n’avais plus qu’à la lancer pour que la Yéti meure. Oui… Qu’elle meure… Sans plus attendre, le souffle saccadé, je lui balançai la feuille dessus. Elle poussa un cri. Un dernier cri. Un cri qui me fit regretter mon acte dès la seconde qui suivit. Non… Comment avais-je pu faire ça ? Je m’étais promis de ne jamais attaquer quelqu’un sans défense…

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Niveau 10
20 juillet 2008 à 21:05:33

La feuille magique disparut. Dans une volute de fumée, elle laissa place à la boule d’énergie. Celle-ci fendit directement l’air en direction de… ma victime.

Je détournais les yeux. J’entendis un léger bruit, puis plus rien. Fermant les paupières, j’attendis que ma conscience se calme. Elle… Elle était morte… Morte… Et j’en étais le responsable. Je pensai déjà à son cadavre, la tête à moitié disloquée par la puissance de ma boule d’énergie, le sang couvrant son corps. Je me pris la tête entre les mains.

Du calme… Il fallait que je me calme… Ce n’était qu’un mort parmis tant d’autre sur cette terre, et puis ce n’était qu’une créature, et même pas un être humain. Pourquoi je me faisais tant de peine pour une si misérable existence ?

Oui, en fait c’était autre chose qui m’avait choqué. C’était mon envie de meurtre, ma soif de sang. Elle m’avait littéralement chamboulée. C’était une facette chez moi que je ne connnaissais pas. D’ordinaire, je m’efforçai sans cesse d’être calme et distant. Mais là… Là c’était comme si un déclic avait déclenché cette rage en moi. Et quelqu’un en était à l’origine, j’en étais sûr.

Et… « Il » m’effrayait. Plus que tout au monde.

***

J’étais enfin calmé. J’avais du rester là 20 bonnes minutes à essayer de calmer ma respiration et les battements de mon cœur. Ma tranquillité habituelle m’envahit petit à petit. Je serrais les poings et osai enfin tourner ma tête vers le cadavre. Rien que d’y penser, ça me faisait frissoner. Savoir qu’une telle colère était à l’origine de cette mort…

C’est bon, je pouvais la voir. Pour être morte, elle était morte, c’était sûr. Sa tête reposait contre le mur et le reste de son corps était allongé par terre. Elle avait une expression paisible dans ses yeux. Mais bon… Ce qui était fait était fait. Tous le monde mourrait un jour.

Ses habits étaient couverts de sang. Je voyais que son cou était à moitié tordu. Comme je l’avais prédit, par la force de mon attaque.

Un sentiment de honte m’envahit une fraction de seconde, mais je le chassai aussitôt. Je ne m’étais pas inscrit à ce tournoi pour pleurer sur les morts que j’avais fait. Maintenant il fallait que j’aille de l’avant.

Un sourire se dessina sur mon visage.

Voilà, c’était comme ça qu’il fallait que je pense, pas du point de vu d’une jeune personne sensible.

Je serrai les poings. Allez, plus de sentiments. Maintenant il fallait que je trouve où aller pour cherche ses oiseaux au Yéti. Qui d’ailleurs ne serviraient plus à rien.

Mais il fallait que je me fixe un objectif. Que je chasse l’idée de la mort de la Yéti de ma tête.

Je balayai donc la pièce du regard, en l’espoir de trouver une porte qui me mènerait vers ces volatiles de malheur.

Rien.

La cuisine n’était pas une pièce de passage. Il y avait seulement la porte qui menait à la salle principale, et puis c’était tout. Je fronçai les sourcils.

Comment voulait-il que je trouve quelque chose alors que la pièce ne menait nulle part ?

Je réfléchis un moment en répertoriant toutes les solutions possibles. Soit les oiseaux étaient dans la pièce, soit un passage secret menait autre part.

J’optai tout de même pour la 2eme solution. Un oiseau ne pouvait rester immobile dans une pièce pendant autant de temps.

Le Yéti pouvait s’être trompé, mais j’en doutais fort. Même si il était assez peu intelligent, il savait quand même raisonner.

Je me mis donc à la recherche d’une chose, d’un objet qui pourrait cacher un passage. Ou bien un interrupteur.

Je fis la liste des éléments les plus susceptibles de contenir un passage secret. Il y avait la fournaise, bien sûr, avec un conduit.

Je me dirigeai vers ceci et jetai un œil à l’intèrieur par le trou. C’était noir de suie là dedans. Je ne pouvais rien en tirer. Une poussière vint me chatouiller la pupille.

Je retirai aussitôt ma tête, dans un nuage de cendre. Celle-ci m’arracha un toussotement. Non, on ne pouvait pas cacher un couloir ou je ne sais quoi dans un objet aussi sale. Je toussai à nouveau et m’enlevai la suie qui me recouvrait le visage. Je devais avoir mauvaise mine.

Bon… Quoi d’autre ? Je voyais bien autre chose, mais c’était tout. La pièce était vraiment petite. Mon regard se dirigea vers le placard. En général, c’était toujours derrière ce genre de truc que l’on cahcait un conduit.

J’observai un peu à quoi j’avais à faire, puis, après un haussement d’épaule, je poussai de toutes mes forces l’armoire. C’était du solide. Très dur à pousser. Au bout de quelques minutes, je parvins quand même à la pousser assez pour voir s’il y avait un conduit. Et apparemment, je m’étais bien trompé. Derrière cette putain d’armoire, il y avait juste un mur. Le même mur bosselé que partout dans la pièce. Je soufflai, desespéré.

Je commençai déjà à me demander quoi d’autre pourrait abriter un secret, quand un détail retint mon attention. En effet, là, dans la fournaise dans laquelle j’avais tout à l’heure fourré ma tête, brillait une étrange lueur dorée.

Intrigué, je m’approchai. Devais-je encore regarder à l’intèrieur ? Cette idée ne me plaisait pas trop, mais je m’y résoud.

J’écarcillai les yeux, impressioné. L’intèrieur était désormais on ne pouvait plus propre. Je pouvais parfaitement voir un minuscule conduit de 5 cm sur 5 à peu près qui partait vers le haut pour évacuer l’éventuelle fumée. C’était d’un blanc rayonnant.

Et, au milieu de la fournaise, je pouvais voir un objet. C’était de ça qu’émanait la lumière d’or. En plissant les yeux pour mieux voir, je m’aperçus que c’était un levier. Un levier tout simple, comme on en voit souvent dans les théatre. Je souris. J’avais l’impression que j’avais enfin touché le jackpot.

Sans plus attendre, j’actionnai le mécanisme.

Un grondement se fit alors entendre du tube qui était censé faire en sorte que la salle ne s’enfumait pas. Ca semblait provenir d’en haut. Et ça se rapprochait, ça tombait, guidé par le conduit.

Enfin ça ne tombait pas. C’était de l’eau. Oui, j’en étais presque certains.

J’enlevai de suite mon crâne de cette fournaise infernale.

Sans même que je puisse penser à ce qui arrivait une seule seconde, je pus apercevoir que la porte menant vers la salle principale venait de se faire condamner par une grille. En bref, j’étais enfermé dans cette cuisine. Pourquoi voulait-on faire ça ?

J’eus la réponse à ma question. L’eau affluait maintenant, et débordait de la fournière. Le sol commençait à s’humidifier. Une fiche couche de liquide recouvrait le plancher.

On voulait me noyer ! Mon premier réflexe fut d’invoquer mon support à tampon. Mais que pouvais-je faire pour éviter ça avec ma magie ? Rien ! Il fallait que je sois extrèmement puissant pour faire sécher autant d’eau. Idem pour pouvoir me faire respirer sous l’eau.

J’étais encore trop jeune pour avoir assimilé toutes ces techniques !

Je m’approchai de la porte désormais doublée d’une grille en métal. Jamais je ne pourrais casser cela. A part évidemment avec un sort extrèmement puissant. Ce qui était loin de me convenir.

L’eau m’arrivait maintenant aux genoux. Comment pouvais-je faire pour m’en sortir ?

J’essayai de tambouriner à la porte, ou plutôt, aux barreaux. Rien n’y fit. Personne ne semblait m’entendre. Mon cœur tambourinait à toutes vitesses dans ma poitrine. J’allais mourir ici, dans une simple cuisine, isolé dans la montagne. Ahhh ! Et je ne pouvais rien y faire. Mes sorts étaient inutiles. Je m’étais pourtant entrainé si longtemps… Ca n’avait servi à rien.

L’eau me chatouilla le menton. Oh Non ! La salle se remplissait à une vitesse hallucinante. La panique pris possession de moi. Mon souffle se fit saccadé.Je voyai déjà Hon’Liu, le poing brandissant, le sourire de la victoire à la bouche. Et il n’aurait rien fait pour me battre. J’aurais provoqué ma propre perte.

J’avais désormais du mal à respirer. L’eau m’arrivait aux narines. Et ma frayeur ne faisait que diminuer le temps qu’il me restait à vivre. Si je me calmais, je pourrais retenir ma respiration. Mais c’était trop tard. Oui, trop tard. Mon corps fut entièrement submergé.

Le souffle coupé, je portai les mains à ma gorge. J’étais pathétique, je le savais bien. Les joues gonflées, les narines dilatées, je tournai la tête en quète d’oxygène. Mes poumons fonctionnaient à toute allure.

L’eau était maintenant presque arrivée au…

Je lâchai une floppée de bulle.

Mais oui !

Le plafond ! Il n’y avait pas de plafond ! L’eau ne pouvait que m’emmener autre part, sur un étage supèrieur !

J’étais sauvé. Dans un dernier effort, je nageais vers la surface. Surface qui évoluait sans cesse vers le haut. J’étais sur le point de m’évanouir quand j’atteins enfin l’air libre. J’aspirai une grande goulée. Je sentais la panique refluer en moi, comme l’air qui envahissait mes poumons. Je fermai les yeux de soulagement. Je n’avais plus qu’à attendre que l’eau me transporte dans une salle au dessus de la cuisine. Encore soulagé d’avoir de l’air, je ne pouvais que me dire à quel point j’étais chanceux.

Je levai la tête, pour voir combien de distance il resterait à l’eau à parcourir pour enfin arriver à destination. Le plafond était à une dizaine de mètre au dessus de moi. Je pouvais aussi voir une surface plane juste avant. J’avais bien raisonné. La cuisine était en fait le fond d’un gigantesque trou.

J’aspirai une dernière fois une bonne bouchée d’air. Qu’est ce que ça faisait du bien d’être à l’air libre. Mon corps trempait encore dans l’eau, mais ce n’était qu’une question de temps.

L’eau s’arrêta, comme par hasard, pile là où je voulais aller. C'est-à-dire à l’étage supèrieur à la cuisine. J’aurais plongé jusque tout en bas, j’aurais à nouveau fait coucou au cadavre ce cette Yéti.

Je me hissai sur le sol sec avec difficulté.

N’ayant plus de force, je m’affalai sur le sol, les vêtements trempés. Une flaque se dessina au dessous de moi.

Mes pieds mijotaient encore dans l’immense bassin, mais je m’en fichai. Il fallait que je me repose.

Soudain, j’écarcillai les yeux.

Non !

Pourquoi me laissai-je abattre ? Je ne m’étais jamais laissé tomber de fatigue ! Et ce n’était pas demain la veille !

Je fis comme je faisais d’habitude dans ces situations. Je me levai. J’aspirai, et j’expirai lentement. Le calme revenait en moi. Ce calme si familier, qui m’avait déjà sorti de tant de situation. Mes forces revinrent.

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Niveau 10
20 juillet 2008 à 21:06:13

***

Mais le temps me manqua pour me délecter de mon énergie. J’avais à peine fait 3 pas qu’un homme blanc vint me boucher la route. Au début je pensai au Yéti, mais l’analogie était complètement fausse. La créature était entièrement constituée de glace. Et elle semblait bel et bien décidée à en découdre avec moi.

J’analysai le plus vite possible toutes les situations. Je ne pouvais pas fuir – d’ailleurs, il en était hors de question – car l’étage dans lequel je me trouvais formait un espèce de couloir. Derrière moi, il y avait l’eau. Par delà l’eau, il y avait un mur. La seule solution qui s’offrait à moi était donc d’avançer.

Et si je décidai d’avançer, il me fallait affronter ce monstre.

A droite de moi, un pan du mur était complètement en ruine. D’ailleurs il laissait passer du blizarre, et je pouvais voir l’étrange lueur d’une tempète de neige. J’étais déjà mouillé, mon corps ne tarda pas à se recouvrir de frisson.

Mais j’avais plus important. Le monstre se tenait toujours en face de moi. Il brendit une sorte de lance constituée de glace.

Mon support à tampon.

Dans une rafale de combinaison et de signe, je me battis une barrière protectrice. Le monstre de givre ne sembla pas très bien comprendre et lança quand même son arme gelée.

Celle-ci percuta ma protection de plein fouet et se brisa en deux. Mon sort s’effondra. Mais il avait rempli son office.

Je regardai la créature droit dans les yeux. J’essayai d’étudier son comportement, sa façon de combattre.

Mais tout en faisant cela, je remarquai une chose étrange chez elle. Elle avait en effet, une sorte de ficelle attachée au poignet. Enfin si on pouvait appeler ça un poignet.

Un fil en partait pour s’en aller vers le trou formé dans le mur. Je ne pouvais pas voir ce qui y était attaché. Mais en tout cas ça bougeait. C’était surement un animal ! Mais un animal volant, si j’en croyais le lieu où il se trouvait ( à plus de 20 mètre au dessus du sol ) .

L’oiseau !

Je m’apprêtai à pousser un cri de triomphe, mais mon ennemi profita de cette seconde d’inattention.

Il m’abattit son poing de glace de toutes ses forces sur ma tête. Une douleur fulgurante m’assailla. J’eus l’impression que mon crâne se brisait.

Puis ce fut le noir complet.

***

Un rêve… Oui… C’était un rêve…

Le noir de ma torpeur forcée s’estompa pour laisser place à une petite lueur dorée.

-Papa ! Papa !

- Qu’y a-t-il encore ?

Une pièce se dessina. Elle était chaleureuse, ornée de tapisserie représentant des tableaux anciens. On aurait pu croire à une grotte. En effet, la salle était ronde et petite. Un feu brûlait dans une cheminée de fortune, au fond de la pièce. Il se reflétait sur les vieux tissus et les coins d’ombres vacillaient sous son influence. Devant l’âtre, un fauteuil reposait. Quelqu’un semblait assis dedans. Je ne pouvais pas apercevoir son visage, mais je savais que c’était mon père. Mon père…

-Je voudrais savoir, est ce que tu veux jouer avec moi ?

- Attends Zassu, je travaille là…

- S’il te plait, papa…

- Demande à ta mère, je suis occupé.

Mon moi petit fit la moue.

-Alleeeez ?

- Rôôô…

Mon père me prit par le bras et me posa sur ses genoux.

-Si tu veux tu peux me regarder travailler, m’accorda-t-il en un sourire.

- Ouaiiis !

Je restais un moment sur ses genoux, à ne rien dire. Trop longtemps au goût de mon moi. Mes yeux se fermèrent petit, et la fatigue n’allait pas tarder à me rattraper. J’allais m’endormir dans mon propre rêve, quand une main ferme se posa sur mon épaule. C’était mon père. J’avais les yeux à demi-fermés. Celui-ci me sussura quelque chose à l’oreille :

-Zassu… Zassu… Ne t’endors pas…

Sa voix était étrange. Plus aigüe, plus menaçante.

-Zassu… J’ai quelque chose à te dire…

J’aurais aimé m’enfuir. Mais on ne se contrôle pas dans un rêve. Celui qui me parlait ne ressemblait pas à mon père. Plus du tout. Il dégageait une impression meurtrière, horrifiante. Sa main se resserra sur mon épaule.

-Tu me cherches ? Tu veux me trouver ? Pas vrai ?

Je hochai la tête, sans pour autant ouvrir les yeux. J’avais trop peur de découvrir quelque chose d’horrible.

-Ecoute Zassu… Écoute-moi bien… Ce tournoi est la clef… Pour… « Me » trouver…

Je fronçai les sourcils.

-Je suis encore en vie Zassu… Trouve-moi… Trouve-moi… Il y a quelqu’un… Quelque chose qui t’aidera…

Il y eut un moment de silence, puis :

-Je t’attends Zassu… Je t’attends… Viens à moi…

***

J’ouvris les yeux tous doucement. Mon cœur battait la chamade. Comment… Qui était-ce ? Je n’avais jamais fait de rêve aussi réaliste. J’étais encore sous le choc. Mon père que si longtemps j’avais cherché … Il venait de communiquer avec moi… Non… Ce n’était pas lui, c’était un autre homme. Pouvais-je lui faire confiance ? Il avait vraiment l’air terrifiant dans mon rêve.

De toute façon, il me mènerait sur sa piste. Même si c’était un piège orchestré par cet être, je devais suivre ses conseils. Ils me mèneraient à mon père.

Je tâchai de calmer ma respiration. Allons… Je réfléchissais trop vite… Etait-ce vraiment une communication, ou juste un rêve ? Je n’avais aucun moyen de le certifier. Que devais-je croire ?

La scène dans mon salon s’était réellement passée. Mais je me souvenais que mon père avait fini par céder et avait joué avec moi. Le fait qu’il me prenne avec lui ne m’était jamais réellement arrivé à ce moment. Devrais-je en conclure que le début était un rêve et puis qu’ensuite on l’aurait modifié volontairement pour me parler ? Peut être…

Mais maintenant il ne me fallait plus penser à ça. Si je voulais sauver mon père, il me fallait survivre, et par conséquent gagner ce tournoi.

Je pris soudainement conscience de ma situation. J’étais allongé, transit par le froid, mouillé jusqu’à la moelle. Je n’étais pas mort.

Comment cela se faisait-il ? Après tout, le monstre aurait pu me tuer. J’observais le plafond au dessus de moi, à semi détruit. Il n’avait pas été comme ça quand j’avais « affronté » le monstre.

Il s’était passé quelque chose pendant que je m’étais évanoui, j’en étais sûr. La douleur me reprit tout à coup au crâne. Je serrais les dents à en saigner. C’était horrible. Il avait frappé bien fort, le salaud.

Je me ressaisis et me relevai soudain. Il fallait que je regarde ce qu’il s’était passé ici. La première chose que je vis fut un oiseau mort. Il se trouvait à mes pieds, en sang. Ses plumes blanches étaient éparpillées un peu partout dans la pièce.

Ce spectacle était effrayant. Pas effrayant dans le sens où c’était horrible, mais plutôt dans le sens où je n’avais aucune idée de qui avait bien pu faire cela.

Mais au fond de moi je le savais qui c’était. Je repoussai cette idée, mais je le savais. Le même qui m’avait parlé dans mon rêve. Le même qui m’avait poussé à tuer la Yéti. Et il m’effrayait. Se peur de lui me prenait aux tripes, traversait la moindre parcelle de ma conscience. Je ne savais pas qui c’était, mais c’était comme si je l’avais toujours connu. Et il me faisait peur… Si peur…

Mais cette idée était profondément scellée dans le fond de mon esprit. Je n’osai pas y penser. Pas à Lui.

Je remarquai qu’il y avait un mot sur l’oiseau. Ecrit sur un parchemin tout simple. Je m’en saisis avec angoisse. Je lus :

« Tu es si faible, Zassu… Si faible… »

Il n’y avait aucune signature, rien qui puisse m’indiquer qui aurait pu m’adresser ce message.

Je me saisis de l’oiseau.

Je fis une tentative pour sourire. Je voulais me faire croire que je n’avais pas peur.

De toute évidence, cet inconnu avait tous fait pour moi, tandis que je me reposai tranquillement, évanouis. J’avais honte. Mais c’était trop tard pour reculer. Aller de l’avant, toujours, encore.

Je fis un pas. Puis un autre. Un frisson me pris. Encore un autre. Je remarquai que je ne sentais même plus mes pieds tant ils étaient froids. Un autre pas. Mes mains étaient bleues. Encore. Mes dents claquaient toutes seules.

C’était horrible. Je n’avais jamais eu aussi froid de ma vie. Je m’enlassai moi-même, espérant recouvrer un peu de chaleur. J’étais ridicule, mais je m’en fichai. Il fallait que je me réchauffe.

Encore un pas.

Je glissai.

Sur quoi ? Comment ? Il n’y avait pas de glace ici ?

Je remarquai au dernier instant que si. Le couloir s’arrêtait là, comme si quelqu’un avait voulu le casser ici. Du coup du givre avait recouvert le sol à cause du froid ambiant. C’est sur ça que j’avais glissé. Mais ma malchance ne s’arrêta pas là. Ca aurait été trop beau.

La glace qui recouvrait le couloir, formait une sorte de tobogan jusqu’au sol. Etrange formation naturelle, mais qui apparemment avait rempli son office. Mais ce sol sur lequel la glace conduisait était le vrai. Celui qui était recouvert de neige. Glacial. Je glissai donc, incapable de m’arrêter, pour me retrouver les 4 fers en l’air à cet endroit, 5 mètres plus bas.

Je me trouvais dans une sorte de prison neigeuse. En face de moi, la face de la montagne sur lequel était construit le manoir. A droite de moi, l’espèce de tobogan qui m’avait emmené ici. Et sur les deux autres côtés il y avait les murs du manoir. Et j’étais dans la neige. Frigorifié. Je ne pouvais plus faire un seul geste. Je tenais l’oiseau dans mes mains. Je ne pouvais plus le lâcher, plus le bouger. Le froid avait pris le dessus. Mon esprit même était congelé.

Je pus quand même apercevoir quelque chose. Le Yéti. Il se trouvait là, au milieu de cette prison glaciale. Il s’avança vers moi, la démarche toujours autant ridicule. Mais je ne me fis pas la réflexion. Ce qui occupait plus mon attention qu’autre chose, c’était son expression qui respirait littéralement la rage. Il grondait, agitait les poings, tandis que sa silhouette s’approchait. Il était en colère contre moi, c’était sûr.

-Toi ! Fit-il. C’est toi ! C’est toi qui l’a tuée ! COMMENT AS-TU OSE ?!!!

Je ne répondis pas. J’en étais bien incapable. Ormis le froid, le Yéti me dominait complètement. Je devinais bien de quoi il parlait.

-MA CHOUPINETTE !!! MA CHOUPINETTE QUE J’AIMAIS TANT !

Il était maintenant tout prêt de moi. Il s’agenouilla.

-TU …. AS …. TUE … MA… FEMME !! JE VAIS TE PULVERISER !!!

Il brandit son poing. Je ne pus pas ressentir de l’horreur, de la peur, ou quoi que ce soit. Non… Toutes émotions étaient comme le reste de mon corps. Immobilisées par le froid.

Et il frappa. Et fort.

J’eus l’impression que mon estomac était écrasé sur le coup. Mes yeux s’écarquillèrent. Malgrès le fait que la douleur ait été lointaine, je ressentis quand même le coup. Et je ne fis pas que le ressentir.

Je crachai du sang en toussant. Il allait me trucider s’il continuait comme ça.

Il se prépara pour un nouveau coup. Je savais que je n’avais plus longtemps à vivre.

Mais le destin en décida autrement.

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Niveau 10
20 juillet 2008 à 21:06:37

C’est ce moment là que choisit Hon’Liu pour immerger dans la scène. Il venait du côté de la montagne. En fait il glissait. Et il hurlait aussi, tout en se laissant entrainé par la pente. Il était sur les fesses, les yeux écarcillés, et nous regardait d’en haut. J’entendai la glace qui craquait sous son poid.

Le problème, c’est que celle-ci formait devant lui un tremplin. Il eut l’effet désiré. Hon’Liu s’envola dans les airs…

… pour retomber sur le Yéti.

Celui-ci ne fut en aucun cas affecté par cet évènement innatendu. Il lâcha un cague cri quand le général arriva en plein sur son dos, mais sinon rien.

Au contraire, il semblait bien décidé à en finir avec moi.

J’attendai donc le moment où il allait se décider à abattre son poing une nouvelle fois pour m’achever. Mon ventre, je ne le sentais déjà plus. Il était recouvert de givre. Et pourtant, des remontés de sang me parvenaient toutes les secondes.

Vite, qu’il m’achève. J’étais faible de toute façon. Je ne méritais pas de vivre.

Mais encore une fois, la suite fut à mon avantage.

Le général se releva difficilement de sa longue glissade sur la montagne. Mais le Yéti ne le vit pas.

Hon’Liu dégaina sa hallebarde. L’homme des neiges fixait toujours son regard plein de rage sur moi.

Et enfin, mon adversaire planta son arme dans le cœur de la créature qui lui tournait le dos. Celle-ci s’effondra à ses pieds.

Le général se redressa de toute sa hauteur et jeta un regard au Yéti. Pour finir, il lui coupa la tête. Enfin, il déclara en un souffle :

-Je l’ai jamais blairé celui-là.

Puis son attention se porta sur moi. Il me fit un grand sourire. Immobilisé et blessé comme j’étais, il n’aurait aucun mal à me tuer. Mais quel lâche… Quel lâche…

Hon’Liu sortit des gants. Etrange… Tout en les enfilant, il me parla :

-Tu sais, Zassu… Je n’ai jamais aimé ta façon d’être renfermé ainsi et de haïr les autres. J’aime pas les gars comme toi.

Je gémis en guise de réponse. J’étais tellement pitoyable. Il fallait qu’il me tue pour que ce supplice prenne fin.

-Alors moi, je vais prendre ton visage avec ces gants spéciaux, là, tu vois. En fait il donne une

décharge électrique aux personnes que je touche.

Il me gratifia d’un autre sourire. Cet être était vraiment d’un sadisme sans pareil.

-Regarde, on va tester tous ensemble.

Sur ce, il me mit la main sur mon visage.

Une douleur lointaine me parcouru tous l’arrière du crâne, me remonta tous le lond de la colonne vertébrale. Je fis la grimace. Je n’aurais pas été à moitié évanoui, je l’aurais senti passer dans tous mon corps. Là, tous me paraissait à demi dans le réel.

-Tu aimes ? Fit le général avec un autre sourire.

Il me posa à nouveau la main dessus. Une autre décharge me fit plisser les yeux, mais rien de plus. Plus le temps passait, plus je sentais mes forces s’évanouir.

-Si tu veux que j’arrête, tu le dis, hein. Je vais pas le faire si tu n’aime pas, mon gars.

Il s’apprêta à à nouveau me faire souffrir quand il poussa un cri.

Je n’y fis pas attention. Mon esprit s’était égaré trop loin pour que je puisse prêter oreille à quoi que ce soit. Je fermai les yeux.

J’entendis d’autres choses. Le général parlait. Il semblait paniqué. Quelqu’un d’autre venait d’arriver sur le lieu du combat.

-Qui… qui êtes vous ?

Pour toutes réponses, un sifflement rauque fut émis. L’inconnu effectua surement une action particulière, car le général paniqua.

-N… non… A… Arrêtez ! Non !

Un craquement retentit comme écho dans les montagnes. Il se répercuta sur les murs du manoir et parvint à mes oreilles avec une netteté effrayante. C’était le bruit d’un os cassé. Je le savais.

-AHHHHHH !!!! MON BRAS ! Hurla Hon’Liu d’une voix puissante et tellement terrifié.

Le même bruit se fit entendre. Tout aussi dégoutant. Répercutant la même perversité que l’autre fois. Mon adversaire émit seulement un petit bruit cette fois. Un bruit qui sonna sa mort.

-Ah…

Puis son corps s’effondra, du moins c’est ce qu’il me sembla.

Ce fut le silence pendant deux ou trois minutes. Mes douleurs reprirent le dessus à la stupeur. Mon ventre me travaillait même si la douleur était toujours aussi lontaine, la fatigue commençait à affluer de plus belle. Je crachai du sang, encore et encore. La clarté dont j’avais fait preuve pour essayer de comprendre la scène commença à s’estomper. Je retrouvais le même brouillard, la même mer d’incertitude qu’un instant auparavant. J’aurais bien voulu penser à ce qui venait d’arriver, mais je ne le pouvais plus.

Soudain, j’entendis des pas se diriger vers moi. Ils appartenaient, je le savais, à celui qui venait de tuer Hon’Liu. Le frottement de ses pieds s’arrêta juste à coté de mes oreilles. Je ne pouvais rien faire à part subir les actions. Il se baissa. Je sentis un souffle chaud près de mon oreille. Il était puant, putride. L’inconnu se mit à me parler :

-Tu es faible… si faible… Tu n’as même pas réussi à vaincre cet individu… Tu crois pouvoir sauver ton père comme ça ?

Dans ma démence, mon cœur fit un bond. Il avait parlé de mon père.

-Ecoute-moi bien, petit… Je t’ai aidé pour cette fois. Tu ne méritais vraiment pas de perdre contre ce gars là. Mais je ne t’aiderais plus, c’est compris ? Tu es vraiment faible, répéta-t-il.

Mes lèvres émirent un bruit informe, mais qui portait plus sur le ton d’une question. L’homme interpréta ça à sa façon.

-Ton adversaire ? Il est mort… Oui, bel et bien mort… J’ai commencé par lui briser le bras… Dieu sait que j’aime ça… Et dans sa douleur, je lui ai brisé la nuque. Ah ah ! Ce que c’était bon !

Je le sentis se lever.

-Je te laisse à ton agonie. L’organisateur viendra surement te chercher dans très peu de temps. Tu as gagné Zassu… Tu as gagné…

Il me laissa là. J’étais à l’agonie, baignant dans une mer de mon propre sang, ne ressentant même plus la douleur. Un Yéti mort reposait près de moi, ainsi que Hon’Liu avec un membre et la nuque cassée. Tout aussi vivant que l’homme des neiges.

J’étais dans un sale état, mais j’avais gagné…

J’avais gagné…

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Niveau 10
20 juillet 2008 à 21:07:19

(Texte de Hache-Viande)

De nombreux combats avaient eut lieu avant le sien, mais Hon'liu ne parvenait qu'à se souvenir des quatre premiers. Tout le reste semblait s'être évanoui. Et maintenant ce mal de tête depuis quelques minutes. Il avait juste eu le temps d'apercevoir son adversaire caché dans sa brume et un instant plus tard il atterrissait sur un chemin couvert de neige et battu par des vents violents. Devant lui deux portes qui lui désignait la voie vers son adversaire, et surtout vers le deuxième tour de ce championnat, car il n'était pas question qu'il se fasse tuer. Il avança d'un pas sûr et s'appuyant sur les deux vantaux, pénétra dans le manoir.

La chaleur rassurante de l'entrée soignait ses joues agressées par le froid. Dans ce premier couloir, de fières armures trônaient de part et d'autre du chemin, parfaitement alignées et brillantes comme au premier jour. Plus loin, un magnifique lustre surplombait la pièce d'acceuil ainsi que l'accès à l'étage. Tous ceci lui rappelait les prestigieuses cours royales qu'il avait cotoyé auparavant. Mais bien vite le charme se brisa. Pour arriver à l'étage, il n'y avait qu'un seul moyen, un double escalier de chaque coté de la pièce se rejoignant au centre par un long palier. L'escalier de droite était en partie effondré tandis que celui de gauche était réduit en pièces. Pire, des javelines de glace en gardaient l'unique accès. Certes ces ennemis ne semblaient pas très coriaces, mais chaque risque supplémentaire qu'il prendrait devenait potentiellement un avantage à son adversaire, lequel, bien que nettement inférieur, ne devait pas être pris à la légère.

«Aaaaaaa….tchaaaaaaa!
C'est incroyable que je m'enrhume aussi vite même dans ces contrées gelées»
Le corps à moitié coincé dans la neige, Zassu tentait de s'en extirper aussi rapidement que possible, à plus forte raison qu'un hurlement de loup retentissait au loin.
L'homme venait d'être parachuté quelques minutes auparavant en haut d'un muret. Mais à cet endroit, d'un côté comme de l'autre des statues de glace soufflant un froid intense lui impéchaient toute progression. La seule possibilité restante était de sauter sur le sol quelques mètres plus bas. Un mauvais calcul et la maladresse aidant, il s'était retrouvé enfoncé jusqu'à la taille.
Maintenant libéré, le paysage qui de dressait devant lui était pour moitié féérique avec ses fortifications étincelantes, les hautes tours et la couche de poudreuse qui bordait le moindre rebord de mur et chaque ardoise de la toiture tels que ceux repésentés dans les contes et pour moitié effrayant par la présence d'inquiétantes créatures qui avaient franchi l'enceinte du manoir et qui guettaient maintenant leur prochaine victime. Et à nouveau cet hurlement de loup dans le dos, mais cette fois nettement plus près, et surtout d'autres hurlements reprirent en cœur le premier.
Zassu se retourna pour faire face à la meute, et leurs fourrures fondues dans le blanc de la neige, leurs gueules semblaient flotter dans le décor. Sereinement, il fit apparaître un feuille devant lui.
«Quel tampon pour ces loups du froid? Mhhh… Le feu me semble tout à fait approprié.»
Un premier tampon apparu, de celui ci vint un autre puis un autre et en quelques instants, une dizaines d'entre eux avaient défilés dans sa main pour finalement choisir une attaque tourbillonnante dont les flammes réduirent en cendres les assaillants qui l'avaient encerclé.
Satisfait du résultat, son matériel disparut et il repris sa route avec toute l'assurance du gagnant.

Préférant laisser la visite des étages pour plus tard, Hon'liu entra dans la salle suivante. Une créature emmitouflée sous plusieurs épaisseurs de couvertures grelottait près du feu de cheminée. En s'approchant, il remarqua qu'il s'agissait d'une femme Yéti. Bien que plus imposante que le générale, elle semblait totalement inoffensive et la gentillesse qui en émanait aurait presque pu attendrir le vieux soldat.
Mon mari a fini de préparer le soupe pour me soigner, pouvez vous aller me la chercher brave soldat? lança t elle de sa douce voix.
Hon'liu acquiesca d'un signe de tête et la femme ravie de sa coopération lui indiqua une porte toute proche. Il n'avait pas accepté par pure bonté mais les nouvelles données ne cessaient de ses succéder, et il valait mieux connaître le maître des lieux avant de partir en guerre. La rencontre fût un choc. Le mâle était au moins deux fois plus grand que sa femme. Avec prudence il s'en approcha sans faire de bruit . Le Yéti terminait de mélanger les ingrédient de son potage. Une odeur agréable mélant les arômes de potiron, fromage et autres légumes qui normalement ne poussent jamais au pic des neiges emplissait la petite cuisine. Sentant finalement la présence d'un intrus, le Yéti se retourna et vit le petit être dans son vieil uniforme usé par le temps.
Mais qu'est ce qui me vaut la venue d'un visiteur aussi loin de toute terre humaine? tonna le Yéti avecun grand sourire aussi amical qu'il puisse être.
Cette fois Hon'liu ne se sentait pas l'envie de l'affronter. Mieux valait jouer l'hypocrisie.
Je suis en chasse d'un homme dangereux, il est apparu sur votre domaine il n'y a pas une heure.
De nombreuses créatures se sont emparées de notre refuge. Temps que ma femme ne se sera pas remise de sa fièvre, je ne peux malheureusement pas les chasser. Au fait, je viens de finir ce qui pourrait la soigner. Peux tu lui apporter cette bouteille remplie de ma spécialité? Cette soupe peut soigner tous les maux.
Hon'liu empoigna la bouteille des mains du Yéti et avec un léger sourire lâcha un rapide «OK»

Après avoir tenté plusieurs chemins qui le renvoyaient systématiquement dans la cour centrale, Zassu ne put que conclure qu'il tournait en rond. Son génial sens de l'orientation lui faisait toujours défaut et les dernières issues qu'il avait choisi de ne pas essayer étaient gardées par d'immenses hydres de glace. Sa magie bien que puissante, ne l'assurait pas de venir à bout de ces monstres du premier coup. C'est alors qu'en levant les yeux, il découvrit une corniche suspendue à plusieurs mètres. Par un nouvel emploi de ses tampons, il créa d'abord deux longues barres d'acier sortant de terre. Par la terre, il en extrait la pousse d'un lierre et par le vent, il l'emporta jusqu'à la hauteur de la corniche. Le mot ainsi formé lui traçait un chemin vers son perchoir d'où il aurait une vue imprenable sur la cour et le laisserait à l'abri le temps de préparer une embuscade.

Hon'liu n'accorda même pas un regard vers la malade et s'assura que la bouteille était solidement attachée à sa ceinture. Il traversa la pièce et continua son chemin à travers le manoir. Dans le nouveau couloir, il n'y avait aucune porte, aucune ouverture donnant vers la cour intérieure. Pourtant il devait probablement y retrouver son adversaire s'il avait été logiquement téléporté à l'autre extrémité du bâtiment. Mais près tout, avec ce démoniaque Linki, on pouvait s'attendre à une avalanche de mauvais tours. Un grattement dans le sol le sortit de ses pensées et l'hallebarde tenue à deux mains, il avança vers le bruit suspect.
Un lobos blanc apparut surpris de voir un homme l'attendre de l'autre côté du mur. Il grogna, se pencha sur ses pattes avant et d'un bond s'élança vers la gorge du général… Il s'arréta en plein vol, transpercé par la pique et retomba lourdement sur la neige qui l'ensevelit presque aussitôt.

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Niveau 10
20 juillet 2008 à 21:08:01

«Dents de loup avec la fourrure et la férocité d'un agneau»
Après ce court affrontement, il observa le petit trou laissé par la bête dans le sol.
«Passer par cette ouverture, en rampant tel un ver, ce serait indigne de la part du gagnant de ce tournoi, mais par prudence, mieux vaut laisser quelque barbelés. Si l'ennemi tente sa chance par là, il aura vite une mauvaise surprise.»
Après s'être effectué, il traversa les pièces qu'il avait visité quelques minutes plus tôt, évitant tout contact avec la femme Yéti et revint face aux escaliers doubles de l'entrée.

Le visage en sueur, la bave aux lèvres, Zassu été enfin parvenu après de longs et pénibles efforts à monter jusqu'en haut de son échelle végétale.
«De deux choses l'une, soit je fait un peu de muscu en vue du prochain combat, soit si la situation se représente, je réfléchis un peu plus et je crée de véritables barreaux en acier, pas ces branchages malordonnés, même si vu de loin, ca fait carrément plus classe.»
Zassu souffla quelques instants pour récupérer ses poumons et il en profita pour admirer le panorama. Le décor n'avait pas changé: divers êtres de glace se promenaient sur ces terres immaculées, la neige tombait toujours par petits flocons épars, et au loin, très loin, les sommets des plus hauts pics de la montagne. Derrière lui, un petit chemin taillé dans la pierre le conduisait vers un chemin de garde. Que fallait il faire? Attendre Hon'liu du haut de sa cachette en espérant prendre un avantage, ou poursuivre sa route maintenant qu'il avait découvert ce passage? Il opta pour la seconde option, mais pour ne laisser aucune chance à son adversaire, il utilisa une nouvelle fois ses tampons, cette fois pour brûler le lierre. De toute façon, même si par malchance il devait revenir dans la cour centrale, il n'était plus question de regrimper lelong de cette échelle de fortune.

Du rez-de-chaussé, il avait obtenu un item fort appréciable, mais aussi la déception de tomber sur des cul-de-sacs. Qu'importe, l'étage lui offrirait sûrement une voie royale pour tuer son ennemi. Après tout, ce manoir devait tenir sur plusieurs étages, et pour avoir un avantage, les hauteurs sont toujours un bon point stratégiques. Hon'liu monta quelques marches et déjà l'escalier de bois moisi s'arrêtait à mi hauteur. Seule la fin de l'escalier tenait encore au palier supérieur, et il fallut un bond énergique pour l'atteindre. Cette épreuve réussie, il franchit la porte qui se trouvait face à lui. La nouvelle pièce dans laquelle il se trouvait devait servir de lieu de stockage pour les hivers rigoureux. Ca et là, divers tonneaux et caisses de nourriture couverts de givre s'empilaient au sol, tandis qu'aux poutres de la charpente étaient suspendus des étoffes de fourrures et d'épais vêtements de laine brodés. Pourtant il n'y avait pas un seul mouton dans la froide contrée.
« Ce doit être amusant la tonte du Yéti. Un jour je reviendrai pour cette occasion, mais avec ma lame, il ne faudra pas s'étonner si leurs lourdes têtes venaient aussi à tomber»
Mais actuellement, la chasse qu'il menait n'offrait pas le gibier espéré. Plus le temps passait et plus son ennemi risquait de le prendre de vitesse. Il le savait, et accélérant le pas, il avança vers l'accès encadrée par la solide pierre, preuve que le mur d'enceinte est proche, et les tours de garde aussi. L'air de refroidissait à mesure de sa progression dans l'escalier circulaire. Quelques minutes plus tard il arriva comme prévu au sommet de la tour Sud-Est du Manoir. De sa position, il dominait une bonne moitié du terrain, mais toujours aucune trace de Zassu. Il attendit un peu scrutant chaque parcelle visible à la recherche du moindre indice, mais la situation n'évoluant pas, il reposa son arme sur l'épaule pour repartir quand dans son dos, il remarqua un vieil objet qui lui rappela instantannément des souvenirs de sa jeunesse guerrière.

Zassu progressait prudemment le long du chemin de ronde. Certes, il était visible sur une grande partie de la distance, mais par ce moyen, il pouvait rejoindre pratiquement tous les lieux intéressants du manoir. Le mur d'enceinte longeait le chemin et offrait un appui fiable tout au long de la progression. Progression d'autant plus scabreuse que la pierre était extrémement glissante par endroit. Arrivé à mi parcours, un énorme coup de tonnerre fit trembler le mur qui un instant plus tard explosa en morceaux, un pas devant lui. Abassourdi pour la violence du choc, il sauta au dessus du tas de gravats et ce faisant vit un immense trou dans la paroi. Il chercha dans la précipitation d'où était venue l'attaque. Sur un mur adjacent, de la fumée s'échappait encore d'un canon, et il aperçut le général s'affairer à recharger l'artillerie pour une nouvelle salve. Préparer un sort avec une telle distance lui ferait perdre un temps précieux, et plutôt que la magie, il préféra reprendre sa course pour se réfugier dans l'aile Ouest du manoir.

Un second coup de tonnerre retentit. La cible était manquée. Et maintenant il était hors de portée. Mais cette première attaque avait sûrement eut son petit effet sur l'ennemi, tant de bruit et de puissance avait peut être effrayé Zassu, mais il ne faisait aucun doute que tout ceci avait décuplé l'excitation du général qui retrouvait l'atmosphère euphorisante des champs de batailles. De plus, l'étau se resserait sur son adversaire qui avait dû fuir dans une zone facile d'accès pour celui qui oserait passer par la cour centrale. Il tenait à garder l'initiative. Dans ce but, il sauta par dessus l'acrotère, se réceptionna sur le toit de l'étage inférieur, sans perdre de temps courut en direction du bastion ennemi et sauta par dessus la rembarde de la terrasse.

Enfin était arrivé le moment crucial du combat: l'affrontement entre les deux prétendants au second tour. La petite pièce dans laquelle il était entré, donnait sur une imposante salle de réception. Au centre, Zassu attendait son vis à vis, une feuille flottant dans les airs devant lui. Hon'liu hésita un instant à avancer, mais dans le doute, son instinct reprit le dessus et il décida de charger, la pique en avant. Zassu qui attendait ce signal déclencha un sort de feu qui envahit toute la pièce. Hon'liu qui s'arrêta net, se protégea de son mieux derrière ses bras et son imposante arme. Son uniforme était en partie consummé, mais à part quelques brulures superficielles sur la peau des mains, il ressortait étonnement indemne de cette attaque. Toute la glace avait fondu et la salle était saturée de vapeur d'eau. Un épais brouillard rendait la visibilité quasiment nulle à plus de deux pas. Un instant plus tard, une fine lame traversa l'épaule du général, puis une autre surgit dans son dos, et à chaque seconde plusieurs assauts venant de tous les côtés forçaient Hon'liu à parer au plus urgent, négligeant les attaques les moins dangeureuses.
Alors que penses tu de mon attaque illusion? demanda Zassu à la fin de son attaque. Aucune technique martiale ne peut surpasser la mienne.
Je suis très déçu, non pas par la technique en elle même, mais par celui qui l'utilise en ce moment même. Tu viens de gâcher une magnifique occasion par ton manque de précision, de hargne et de puissance. Mais venant d'un adversaire aussi chétif, il ne fallait pas s'attendre à un miracle…
Ris tant que tu peux, général décadent. Ton heure est venue. D'ailleurs, il est tout à fait logique que tu repartes dans le monde des morts d'où Linki n'aurait jamais dû t'en sortir.
Pour la première fois, Hon'liu était à la fois surpris, inquiet, et ces dernières paroles le perturbèrent tant qu'il ne trouva rien à répondre. Mais le combat importait plus. Le brouillard commençait à disparaître, formant de larges flaques d'eau sur le sol et il constata de nombreuses blessures sur l'ensemble de son corps. Rien de très grave, mais Zassu en avait profité pour regagner le coin opposé de la salle, préparant un nouveau sort. Cette fois, on ne lui ferait pas le même coup. Même s'il devait être défiguré à vie, il poursuivrait sa charge jusqu'à l'empallement de son adversaire bien tenace. Hon'liu courut aussi vite que possible mais chaque pas dans l'eau devenait plus lourd. A tel point qu'il lui semblait courir dans un liquide épais, poisseux et gluant, jusqu'à ce qu'à un pas de Zassu il était totalement cloué au sol.
«Prison aquatique, expliqua rapidement le mage. Et maintenant, le coup final: tampon de l'air, ce qui vole, en combinant avec la prison aquatique, tampon de pesanteur altérée: le sarcophage aquatique.»
A ces mots, l'eau qui retenait les pieds du soldat remontèrent le long de ses jambes, de son corps tout entier jusqu'au visage. Bientôt il sera mort asphyxié. Dans un ultime élan de lucidité, il tenta sa dernière manœuvre.

«Moi aussi je suis capable de magie»

Un éclair jaillit du bras d'Hon'liu, se répendit dans tout son corps avant de s'étendre à toute l'eau qui l'étreignait, répandant le courant telle une trainée de poudre à travaers l'eau qui se trouvait dans dans la salle jusqu'à Zassu lui-même. Ce dernier lâcha aussitôt son tampon et incapable de tenir le sort le feuille disparu en même temps que le liquide retomba sur la pierre. Les deux hommes étaient au sol. L'un deux tenta de se relever tandis que l'autre porta sa main meurtie à sa ceinture et en sorti la bouteille contenant la soupe du Yéti. Quelques gorgées plus tard, Hon'liu se releva. Toutes ses douleurs et ses blessures venaient d'être soignées, il était au moins aussi en forme qu'à son arrivée devant le grand portail du manoir. Zassu sentant la situation lui échapper préféra fuir par une petite porte. Il fut rejoint quelques secondes plus tard.

Cette dernière pièce, presque aussi grande que la précédente n'avait aucune autre issue. Il s'agissait d'une petite chapelle avec son autel, ses longs bancs austères et son chemin central. La mauvaise nouvelle, c'était la présence d'une douzaine de javelines de glace qui furent surpris par l'irruption des deux combattants. Des pics de glace vinrent se ficher au sol autour des deux adversaires. Honliu brisa en morceau la créature qui se trouvait juste à sa droite tandis que Zassu qui manquait de temps pour lancer un sort trancha les membres d'un autre avec ses lames ensanglantées. Les deux hommes se faisaient dos menant chacun leur combat avec une efficacité éblouissante. Deux autres javelines venaient de voler en éclats sous les jets des huit créatures survivantes.
«Rien ne sert de tous les tuer. Un seul mort me suffit pour quitter ce lieu»
Hon'liu en profita pour saisir une lance en vol et la renvoyer vers Zassu trop affairé par deux adversaires pour y prendre garde. Le javelot l'atteint au niveau du rein gauche. Un puissant cri de douleur résonna dans la chapelle. Le mage qui avait compris son erreur en perdant de vue l'objectif premier du combat se tourna vers le général, qui à son tour parait les attaques des créatures de glace, les deux lames en l'air pour abréger la confrontation. Mais les autres javelines lancèrent leurs armes vers son dos sans défense. Deux nouveaux pieux s'étaient plantés sur le corps du malheureux Zassu qui s'écroula quelques pas plus loin.

Une lumière étincellante protégea à ce moment Hon'liu des agresseurs restants. Il jeta un dernier regard vers le cadavre, ses mots intrigant résonnaient encore dans sa tête. Il semblait donc que même l'enfer ne voulait pas de ce général déchu. A moins que l'enfer était ici et que Linki, le diable en personne, ne l'ait rappelé uniquement pour se divertir.

Superglover
Superglover
Niveau 10
20 juillet 2008 à 21:27:13

Texte de 4 posts :ok:

gbakool
gbakool
Niveau 10
20 juillet 2008 à 22:16:59
  1. [-Linki-] Voir le profil de [-Linki-]
  2. Posté le 20 juillet 2008 à 19:11:13 Avertir un modérateur
  3. J'avais bien compris ! Je n'ai pas dit que c'était vaniteux d'utiliser cette idée, j'ai dit qu'en elle-même elle était vaniteuse. C'est différent. :p)

Charmante façon de qualifier mon vote, "tous les goûts sont dans la nature".

Ne t'inquiètes pas, je ne porte ni atteinte a ton vote, ni au texte de Sheik. J'dis ça simplement car tu mets l'emphase sur mon action que tu juges plutôt inexistante et caricaturale... On remarque bien que les votants sont partagés, certains aimant particulièrement un style, d'autres non. Enfin, c'était rien de méchant comme commentaire, je le rappelais simplement! =)

Je me suis mal exprimé.

Gouloudrioul
Gouloudrioul
Niveau 10
20 juillet 2008 à 22:59:27

WAH BORDEL TOUS CE QU'IL PREND COMME PLACE MON TEXTE !
Excusez moi tous le monde, j'pensais qu'il allait prendre deux posts, pas plus :ange: .
J'suis vraiment désolé :rouge: .

[-Linki-]
[-Linki-]
Niveau 10
20 juillet 2008 à 23:18:08

C'est rien Gba, j'l'ai pas mal pris. Merci quand même. :p)

Hylia
Hylia
Niveau 10
20 juillet 2008 à 23:19:07

Hahahaha!! ^____________^

La vache! C'est clair qu'il est énorme ton texte Goulou!! Oo
Y a intérêt qu'il soit bien! :diable:

Sinon, vu comme c'est parti, TeaTom ne risque pas de combattre avant décembre, m'alors j'peux partir tranquille! ^.^

[-Linki-]
[-Linki-]
Niveau 10
20 juillet 2008 à 23:19:20

Bon allez allez, bougez-vous là, c'est le dernier combat du premier round, je veux tous vos votes d'ici 2 heures sinon j'vous élimine tous. :noel:
Non, sérieusement, finissons-en avec ça.

gbakool
gbakool
Niveau 10
20 juillet 2008 à 23:24:06

Non mais t'as vu la longueur! J'veux deux mois supplémentaires pour voter.

[-Linki-]
[-Linki-]
Niveau 10
20 juillet 2008 à 23:25:43

J'avoue ! Mais j'ai bien réussi à le lire moi, donc vous pouvez le faire aussi. :o))

sagara--sano
sagara--sano
Niveau 14
20 juillet 2008 à 23:52:45

Originalité :

Rien de très original chez hache ... Le coup du Canon m'a fait sourire et était extrêmement bien imaginé. Mais dans l'absolu, le texte de Goulou était nettement plus original : L'utilisation des yétis, le rêve de Zassu, etc ...
Point pour Goulou.

Arène la mieux exploitée :

On a droit à un beau tour des lieux du côté de Hache. L'utilisation du Canon a été un petit coup de coeur pour moi ^^. Les lobos et les hommes de glaces étaient au rendez vous et étaient maitrisé à la perfection.
Goulou, on a pas eu droit à une vraie visite, et l'arène n'était qu'un décor, aucune interaction avec ce dernier et c'était dommage.
Point pour Hache.

Personnages les plus vivants :

Bien que Goulou utilise son personnage à la perfection, je trouve que l'utilisation du personnage d'Hon Liu était très maladroite. Ayant lu le texte de Kurst contre Hon'Liu, le général était pluis calme, moins tête brûlé et son langage était un peu plus soutenu. Dans ton texte Goulou, c'est tout le contraire, et le sadisme de ce dernier était très étonnant.
J'ai adoré la manière dont Hache utilisait le personnage de Zassu, notamment lorsqu'il lancait ses sorts avec ses tampons.
Point pour Hache.

Action :

Pas mal d'actions de deux côtés. Chez Goulou, je trouvait certains passages vraiment lourds. Chez Hache, je me perdais à plusieurs reprises.
Aucun point pour ce critère.

Descriptions :

Bon bah là c'est clair ! Bien que Hache faisait des bonnes descriptions, le texte de Goulou en est parsemé à chaque passage. Pour moi c'est une raison suffisante pour lui accordé le point.
Point pour Goulou.

Qualité de l´expression (orthographe, vocabulaire) :

Vocabulaire maitrisé des deux côtés ... Voyons pour les fautes.
Bon ... Quelques fautes chez Hache ... Beacoup de fautes chez Goulou ! Des fautes d'inattention et d'autres parfois assez énormes comme "poids" sans "s" par exemple...
Point pour Hache.

Préférence :

Alala Goulou ! Tu sais ce que je pense de toi ! T'as vraiment un talent ! Mais ton texte était vraiment ... Mais vraiment décevant ! yavait des bonnes idées, mais la plupart du temps on s'ennui... Le passage avec les yéti, celui dans l'eau ... Bref ! Ce texte n'était pas à la hauteur de tes capacités ! Et je pense que tu aurais du faire un texte plus compact, mais mieux maitisé !
Hache, j'ai trouvé ton texte beaucoup plus intéressant que celui contre Kurst. T'as vraiment bien maitrisé les personnages et l'arène, et j'ai bien accroché à ton texte dans l'ensemble. Mais comme lors du premier texte, je me perdais à certain moments, et je n'arrivais plus à suivre, surtout quand Zassu évolu dans le manoir. Mais bon, c'est un détail, et je t'accorde donc mon vote !
Point pour Hache.

4-2 pour Hache

[-Linki-]
[-Linki-]
Niveau 10
20 juillet 2008 à 23:58:11

Originalité :
Pas d'originalité dans l'action... Autrement dit, aucun des deux combats ne m'a paru réellement original. En revanche, Gouloudrioul a utilisé d'une façon plus originale les Yétis, surtout au début, d'une façon très amusante. La fin du texte est également originale, même si je ne l'ai pas aimée.
Point pour Goulou.

Arène la mieux exploitée :
Que pourrais-je dire là-dessus ? Les deux ont utilisé correctement l'arène, la glace, les Yétis... Le passage qui s'inonde du texte de Goulou était un élément original, mais incohérent avec l'ensemble. De même, les statues crachant de la glace était un élément sympa à retrouver dans le texte de HV.
Je reste neutre sur ce point.

Personnages les plus vivants :
Chacun des deux utilise bien son propre personnage, Gouloudrioul à travers une personnalité très fouillée et un point de vue qui laisse beaucoup de place aux sentiments de Zassu, et Hache-Viande par certains dialogues appréciables laissant transparaître la personnalité piquante de son personnage. Le personnage adverse est asssez bien utilisé dans les deux textes, dans celui de Gouloudrioul, Hon'Liu s'illustre par son sadisme et sa détermination, et dans le texte d'Hache-Viande Zassu a un comportement qui est le reflet de la personnalité.
Je reste neutre une fois de plus.

Action :
Il est clair que le rythme du texte de Goulou ainsi que ses actions ne m'ont guêre enchanté, c'était plus une sucessions de diverses descriptions que des actions véritables. Pas de combat véritable, et un combat qui traîne en longueur assez inutilement. Même si le texte de Hache-Viande n'est pas forcément excellent, son texte est illustré par plusieurs bonnes idées, telles que l'utilisation du canon, les javelines de glace plus réalistes, la soupe du yéti... Bon c'est sûr, j'aurai pu parler de cette soupe dans l'originalité, mais ce n'est pas vraiment ce qui m'a le plus marqué, et c'est plus dans le combat qu'elle trouve son utilité, donc...
Point pour Hache-Viande.

Descriptions :
Fiouuu... Ganon ne serait jamais allé jusqu'au bout du texte de Goulou, il est rempli, littéralement, de descriptions fouillies d'absolument tout, des pensées et des sentiments de Zassu aux diverses salles... Le texte d'Hache-Viande comportait bien moins de descriptions, qui n'étaient pourtant pas mauvaises.
Point pour Gouloudrioul.

Qualité de l'expression :
Ici, ce n'est pas le vocabulaire ou le style dont je vais parler. A ce propos, le style de Goulou gagnait en fluidité, malgré la longueur bien trop importante du texte. Mais, le point le plus important à ce propos est, une fois n'est pas coutume, l'orthographe ! Goulou, tu as fait énormément de fautes qui me semblent des fautes d'inattention, et elles viennent à maintes reprises gêner la lecture de ton texte déjà trop long. Sache, au passage, que "poids" s'écrit avec un s.
Point pour Hache-Viande.

Préférence :
Ce point sera une fois de plus déterminant...
Goulou, tu m'as grandement déçu. Ton texte est trop long, se concentre sur l'histoire de ton personnage qui n'a pas vraiment réussi à me passionner. Les fautes d'orthographe m'ont pesé, et la scène de la cuisine se remplit d'eau est définitivement une idée des plus nulles. Surtout la façon dont elle est mise en scène, avec le plafond qui apparait soudainement comme étant bien plus haut, alors que ça devrait être la première chose à remarquer. C'est un effet totalement raté pour moi. La fin ne m'enchante guère. Les descriptions étaient bien faites, mais il y en avait vraiment trop à mon sens. Le seul vrai point positif que je retire de ton texte, c'est l'utilisation que tu as faites des Yétis au début, et du personnage adverse qui était correcte. Cela laissait présager un bien meilleur texte.
Hache-Viande, j'ai eu la même difficulté qu'à ton texte précédent, c'est à dire que les repaires spaciaux n'étaient vraiment pas assez mis en évidence. Par conséquent, je me suis perdu sans arrêt (surtout concernant la position de Zassu) presque jusqu'à la confrontation des deux adversaires. Pas grand chose à dire pour le reste, une utilisation classique des Yétis mais sympa de la soupe, quoiqu'un peu aisée. Le combat est correct, même si la fin est quelque peu baclé. Je pense préferer le texte de ton affrontement contre Eagle, assez nettement. Et pour cause, moins d'éléments originaux sont venus égayer ma lecture. Fais attention dorénavant à ce que je ne me perde plus dans ton texte, c'est assez pénible. Néanmoins, ton texte a ma préférence.
Point pour Hache-Viande.

3-2 pour Hache-Viande.

Gouloudrioul
Gouloudrioul
Niveau 10
21 juillet 2008 à 00:04:51

Je précise encore une fois que j'ai dû pratiquement tout écrire en quelques heures :-d .
C'tait au cas où :o)) .
Bon sinon, ces votes étaient assez prévisibles xD . J'vous l'avais dit :-p .

Hache_Viande
Hache_Viande
Niveau 10
21 juillet 2008 à 13:47:42

Linki, je comprends pas pourquoi tous les - dans les dialogues ont disparus.
Ca fait fouilli, alors que dans le texte que je t'ai envoyé ils y sont.

Enfin c'est pas grave, pour le moment personne ne s'en est plaind

[Meloman]
[Meloman]
Niveau 11
21 juillet 2008 à 14:02:30

Ouais, c'est une question de puces ajoutées par le traitement de texte ça :-p

Quand tu commences un dialogue avec un tiret, puis que tu reviens à la ligne, ils te foutent une puce qui ne reste pas au copier/coller :o)) (enfin, pour sur les forums du moins)

La vidéo du moment