pour préciser : Le génie est le boss du donjon du marais, donc la présence de la jarre est justifiée, et Toutou est un animal qu'on a dans le jeu pour passer la marais.
Linki
Je suis indisponible jusqu'au 25 Juillet donc pas de combat s'il te plaît. ![]()
Bon, je vais clore ici les votes, même si j'aurais du le faire avant. Goten perd donc sur le score malheureux de 4 à 3 (dommage, c'est à cause du -1
).
Passons sans plus attendre au combat suivant !
(Texte de Gba)
Hye lye! Voici mon combat entre Joël Pomme et Naüs Sotnael. S’il vous plaît, mes amis, passez d’abord lire les fiches persos! Page 31 pour Joël, page 86 pour Naüs.
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[…]
- Oooooh arrêtez de raconter des histoires monsieur Pomme! C’n’est même pas vrai ce que vous racontez! Même pas possible toutes tes histoires ; un village éternellement enneigé, et pis quoi encore? Pis elles sont où vos chaînes hein? Allez vient Zal, on va attraper des insectes pour nourrir la grosse araignée derrière la maison!
Les deux gamins quittèrent la pièce à la hâte, laissant Joël Pomme seul dans sa maison poussiéreuse… Celui-ci, repensant à Gerh, esquissa un léger sourire devant l’incrédulité des enfants. Il avait pourtant vécues toutes ces aventures et vues toutes ces merveilles... Il se souvenait à présent de ce fameux tournoi auquel il avait participé, siégeant dans une contrée verdoyante. Le nom de cet endroit était à jamais resté gravé dans sa mémoire. Le château, la plaine... Cette contrée s'appelait Hyrule!
Il eut un léger pincement au cœur, se remémorant tous les fiers guerriers qui durent mourir afin que sa vengeance soit servie contre le flibuste connu sous le nom d’Herbert l’iconoclaste, prince sans principauté qui foule de sa sandale les tombeaux des Rois. Une bonne trentaine d’hommes et femmes vaillants, mis à mort lors de ce tournoi ; est-ce que le jeu en aura valu la chandelle? Parmi ces guerriers, des personnages tordus, des âmes accablées d’une haine incommensurable, de cuistres personnages mais aussi de valeureux esprits, ne cherchant que des réponses, ou encore chassant de vils passés. Ses quatre-vingt années d’existence eurent aisément le loisir de l’accabler de cette question. Il n’y avait pourtant jamais trouvé réponse…
Un homme lui avait volé 6 ans de son existence, un homme avait tué son innocence.
Les combattants avaient longuement défilés devant lui avant qu’il n’ait la chance de livrer bataille. Deux par deux, ils se faisaient face au sommet de l’estrade devant l’esprit calculateur du grand Linki. Une incantation s’en suivait, téléportant les protagonistes vers d’inconnus lieux. À chaque fois, un silence de mort envahissait l’endroit ; tous les combattants attendaient, le souffle coupé ; toujours un seul guerrier redescendait ensuite de cette estrade de pierre.
L’instant d’un regard aux alentours, afin de constater que les guerriers présents avaient tous fait face à l’adversité sauf lui, Joël remarqua au loin une silhouette approchant.
L’ayant fixé depuis sa lointaine apparition, il put croiser son regard alors qu’il arrivait à l’estrade. Un instant fut suffisant pour ressentir la rancœur contenue dans les yeux du nouvel arrivant ; le même désir de vengeance qui l’animait.
Le mystérieux personnage, passant devant Linki, lui lança un bref regard de mépris. Ce dernier, aucunement intimidé, se leva :
- Joël Pomme contre… Naüs Sotnael. Déclara-t-il sèchement, tout en commençant l’habituelle gestuelle précédant la téléportation.
Après une brève course, quelques gouttes d’eau, résidus de la téléportation, moururent au sol. Juste au-dessus, un éclat lumineux d’une pureté absolue contrasta l’ambiance déroutante et sombre du volcan. Naüs vint ensuite doucement se déposer au centre de la pièce jusqu’alors inconnue, accompagné de l’aura chatoyante. Avant même d’avoir eut l’occasion de sonder les environs du regard, Naüs sentit son corps se resserrer sur lui-même sous l’effet de l’affligeante chaleur. Son sang semblait bouillir en lui. Des parois fissurées de l’énorme pièce émanaient de puissants jaillissements de vapeur, accouchant d’effroyables bruits ressemblant à des cris de terreur ; les murs semblaient se plaindre, eux aussi, de la douleur provoquée par la pression et la chaleur. Un rapide coup d’œil alentour lui permis de remarquer qu’il avait atterri en hauteur sur une construction entourant un puits à la profondeur vertigineuse. Une immense tour se dressait en face de lui, pourvue d’innombrables meurtrières. Au sol, d’imposants rochers sphériques roule boulaient entre une kyrielle de piliers tout droits sortis de la terre, se déployant de par et d’autres de la tour. Le volcan vomissait ses entrailles de partout dans la pièce : ici et là elles étaient crachées par des piliers tournoyants, au loin elles formaient un insurmontable mur de feu et même autour des ailes de bestioles ailées, les Saigneurs Ardents, elles étaient présentes.
Quelques pétales desséchés tombèrent doucement de sa douce chevelure pour venir s’effriter contre le sol, puis s’embraser immédiatement. Naüs, impuissant devant la scène, ressentit une profonde douleur et comprit qu’il ne sortirait pas vivant de ce tournoi sans sacrifices. Son dernier lien physique avec Sirae, une belle-de-nuit couleur orpiment qu’elle lui avait offerte, venait de partir en fumée devant ses yeux. Néanmoins, sa rage de rendre justice à l’être aimée lui secoua l’esprit; il n’était pas seul dans cette pièce, un homme cherchait lui aussi à le tuer. Joël Pomme, un inconnu à ses yeux, il l’avait à peine remarqué mais savait d’expérience qu’il ne fallait prendre aucun adversaire à la légère.
- Cling….Cling…Shhhling-Cling.
Au travers de l’inquiétante mélodie perpétrée par les jets de vapeur, Naüs tendit l’oreille vers le faible bruit métallique. Défouraillant rapidement sa rapière, il tourna brusquement la tête afin d’y apercevoir son adversaire se diriger dans la direction opposée. La chaleur brouillait sa vision à une vingtaine de mètres plus loin. L’effet de mirage dessinait une scène d’une irréalité dérangeante, le laissant incapable d’évaluer les distances. Malgré tout, serrant ses doigts contre le manche de son imposante rapière tenue parfaitement à la verticale, d’un bond il s’élança. Il allait attaquer Joël Pomme par derrière. Ayant été espion pour le roi, Naüs avait appris à faire les choses finement et sèchement. Être loyal ne lui effleurait pas l’esprit présentement; il ne pensait qu’à Sirae. Sa course vers Joël, autant effrénée qu’imperceptible à l’oreille, le rapprochait de la victoire. Arquant ses bras afin de diriger la pointe de son arme vers l’ennemi, il était prêt à lui porter l’estocade lorsqu’il l’atteindrait. Sa course fut brutalement freiné par l’élévation subite d’une maigre cloison de feu, laquelle il traversa pour aboutir de l’autre coté, soulevant le tapis cendré d’une roulade non maîtrisée, les vêtements en flammes. L’instant ne dura que peu. Prolongeant sa dérape afin d’étouffer les flammes l’assaillant, il fit face aux pieds de Joël. Celui-ci était maintenant face à lui ; il n’avait pas manqué d’attirer son attention lors de sa chute. Ce qui marqua le plus le jeune Sheikah fut certainement les deux chaînes massives traînant aux pieds de Joël ; la rouille ne semblait qu’ajouter au poids qu’elles semblaient faire. La stupéfaction ne fut que de courte durée car la situation parfaite d’il y a quelques instants était maintenant renversée.
- Alors c’est toi, Joël Pomme. Dit-il calmement, levant les yeux vers son homologue et faisant fi de sa situation peu recommandable.
Le petit homme au dos voûté continuait de le regarder de ses petits yeux brillants. Sa longue écharpe dansait de gauche à droite, suivant les courants d’airs créés par l’expulsion des flammes aux alentours.
- R… re..relèves-toi. Lui répondit maladroitement Joël, vacillant de tous les cotés.
- Ah! il m’a foutu avec un taré! C’Linki alors, pensa-t-il, laissant échapper un petit ricanement. En plus il est loyal le taré.
D’un vif mouvement Naüs saisit sa dague et tenta d’un élan de trancher les talons de Joël. Celui-ci para le coup de sa chaîne gauche, coinçant ainsi la dague dans l’un des maillons. Avec son bras libre, il asséna un agile coup sur le dos de son adversaire ; juste assez pour le déstabiliser. Profitant de cet instant, Joël, d’un mouvement brusque de l’avant bras, fit voler la chaîne emprisonnant la dague, l’arrachant ainsi des mains de Naüs et l’envoyant virevolter au loin. Bondissant en arrière, Naüs s’éjecta de l’espace d’attaque de son adversaire, atterrissant sur l’un des piliers parsemant la salle. Le Sheikah voulait en finir rapidement. Un stratagème avait depuis longtemps germé dans sa tête, afin qu’aucune échappatoire ne soit permise au petit homme à l’éternel déséquilibre. Sautant de piliers en piliers, Naüs s’assurait d’attirer Joël Pomme là où il le désirait tout en restant à couvert de ses attaques. Mais c’était sans compter la longueur de ses chaînes. Joël, frayant son chemin aux travers des flammes, le suivait avec acharnement, le menaçant de son dangereux fardeau. Le métal des maillons secoua le cuir des bottes de Naüs qui perdit l’équilibre mais se rattrapa de justesse, évitant ainsi le mur de flammes qui venait de jaillir, mais termina sa course à plat ventre, le nez dans le vide. Le profond puits s’étendait devant ses yeux ébahis par l’interminable course de quelques cailloux qu’il y avait fait basculer en chutant au sol. Naüs se ressaisit pourtant aussitôt, Joël approchait dangereusement derrière lui. D’un surprenant bond, il traversa le puits afin d’astreindre Joël à contourner celui-ci. Les deux guerriers se retrouvaient maintenant face à face, séparés d’un abîme funeste.
- Pauvre fou, tu ne peux donc pas sauter?! Lança Naüs, essoufflé.
Joël, n’y prêtant qu’une brève attention, prit un peu de recul, s’apprêtant à lancer ses chaînes une fois de plus en direction de son adversaire. Ce dernier, avec la vivacité d’une vipère, envoya son fouet claquer en direction de Joël. Malheureusement pour lui, les attaques s’emmêlèrent. Les deux chaînes de Joël et le fouet de Naüs semblaient s’être noués, se rencontrant au centre de l’abîme. Chacun des deux hommes, tenant leurs armes à bout de bras et rivalisant de force afin de garder leur position, prenaient pied à quelques centimètres de la bordure du puits. Le regard de Naüs, plongé dans les yeux de son adversaire, semblait le poignarder directement au cœur… Joël, pour sa part, se concentrait sur la bordure, approchant dangereusement sous la légère domination de Naüs. Voyant qu’il n’arriverait pas à contenir la force supérieure de Naüs, Joël, d’un second souffle, rassembla toute sa force afin d’approcher ses mains de l’une des pochettes de son pantalon. La puissance soudaine rassemblée par le petit homme surprit Naüs qui répliqua en tirant un puissant coup vers lui. Joël eu le temps de déboutonner sa pochette et d’y saisir un de ses petits contenants ficelés, remplis d’une poudre explosant à l’impact. Suivant la motion imposée par son adversaire, les bras de Joël furent tirés vers Naüs, juste au-dessus de l’abîme. Dans ce mouvement, Joël, tenant précieusement son contenant explosif dans le creux de sa main, laissa ce dernier aller virevolter en direction de Naüs en desserrant sa poigne. Le sachet de poudre atterrit directement derrière les pieds de Naüs, explosant au contact du sol. Le souffle créé par la petite explosion aux allures inoffensives fit basculer Näus, poussant ses pieds en direction de l’abîme. Ce dernier tomba sur le dos, les pieds ballottant au vide. D’un coup, Joël tira vers lui afin de faire tomber son adversaire. Näus, ayant son fouet accroché au bras, n’eut que peu de temps pour batailler son enracinement et, à court de moyens, il enfonça ses ongles dans la terre brûlante du volcan afin de retenir sa chute. C’était peine perdue. Ses ongles cassèrent sous la force exercée par Joël et il fit une chute de quelques mètres, laissant ce qui restait de ses ongles marquer le sol de sillons de désespoir.
En absorbant le poids de Naüs au terme de sa chute, Joël eut du mal à garder son enracinement, glissant jusqu’à la cessation du sol. Esquintées par la chute, les ailes du Sheikah s’étaient déployées vainement, enchevêtrées dans fouet et chaînes. Les deux hommes étaient toujours liés par les armes ; Joël prenait pied au sommet de l’abîme, alors que Naüs, ballottant dans un vide presque infini, s’accrochait à la vie de toutes ses forces. Celle-ci ne tenait que part le lien entre les deux armes…
- Petit minable. Il en faut plus pour m'effrayer.
Sur ces mots, il commença à escalader à l'aide de sa propre arme. Joël devait agir rapidement.
- Là où t…tu…tu vas, ton arrogance ne te sera d’aucune utilité. Rétorqua ce dernier.
À la suite de ces mots, Joël entreprit de balancer son adversaire afin de le fracasser contre les parois du puits. Naüs tentait toujours désespérément de se sortir de cette situation, grimpant à même le lien l’unissant à son adversaire. Le ballant, faible au départ, prit rapidement de l’ampleur et Naüs essayait tant bien que mal d’amortir les chocs contre les parois. Malgré tous ses efforts, Naüs, affaiblit par la dure lutte pour sa survie, ne pourrait bientôt plus tenir le rythme. Ses ailes, explosées en une pluie de plumes, étaient parcourues par une douleur lancinante, et la respiration du Sheikah se fit plus courte. Les coups devinrent très violents et Joël, mordillant sa lèvre inférieure, continuait de frapper Naüs contre les parois de pierre de plus en plus fort.
Le crâne de Naüs vint brutalement se heurter contre le mur, causant ainsi une large incision sur sa tête. De longs jaillissements de sang teintèrent bientôt les murs au rythme des battements de son cœur. Naüs, comprenant qu’il ne s’en sortirait pas, eut une dernière pensée pour Sirae ; il se souvenait du sourire qui lui avait donné des ailes et de son odeur de printemps, même en hiver. Naüs perdit peu après connaissance mais Joël continuait frénétiquement de molester son adversaire. Le corps inanimé de Naüs était maintenant entièrement teinté de rouge, tout comme les parois sur lesquelles le sang coulait doucement dans les profondeurs de l’abîme. De la blancheur éclatante des plumes, il ne restait rien.
Soudain, il y eut un claquement dans l’air et Linki apparut derrière Joël afin de lui signifier que le combat était terminé ; Naüs était mort. Il y eut néanmoins un léger moment avant que Linki interrompe le combattant. Linki observait la violence de la scène avec un brin d’étonnement. Lorsqu’il avisa Joël de sa victoire, ce dernier mit quelques secondes à comprendre et arrêta son mouvement de gauche à droite, laissant la carcasse inanimée de Naüs pendre au bout de ses chaînes. Le crâne de Naüs était défoncé, on ne pouvait qu’à peine y distinguer un visage. Aux articulations, on pouvait voir son ossature ayant traversé ses tissus musculaires et sa peau. Les cornes du Sheikah étaient brisés à la base et avaient dû tomber au fond du puits. De part et d’autres des parois de celui-ci, la solide pierre était légèrement renfoncée aux endroits où les multiples impacts eurent lieu…
Alors que ses chaînes grinçaient encore sous le poids de sa victime, Joël Pomme fût téléporté par Linki dans la salle de l’autel.
(Texte de Sheik)
Etouffante. C’était le terme adéquat pour définir la chaleur de cette arène.
A peine arrivé, Naüs suffoquait déjà au sein du Temple du feu. A cause de sa race, il partait d’office avec un sacré handicap, les Sheikahs étant plutôt faits pour rester dans l’ombre et non pour endurer une telle température.
Linki n’avait pas menti, la pièce était belle et bien circulaire, mais il était cependant impossible de tourner autour infiniment, un quart de la pièce étant condamné par un solide mur qui rejoignait la fameuse structure centrale. On pouvait également entendre le crépitement des flammes des statues cracheuses de feu, ainsi qu’observer les portes (vraies ou fausses), les poteaux d’acier, les feux visqueux rampant au sol et diffusant une faible lumière, puis enfin les énormes rochers dans leur trajet sans fin. Seuls les murs de feu n’étaient pas encore de la partie, empêchant cette arène de faire « la totale ». Pour le moment.
Les deux adversaires se faisaient face au niveau inférieur, juste à coté de l’extension de la structure qui constituait « les hauteurs ». Plantés là, ils s’observaient scrupuleusement comme pour déterminer chez l’autre une psychologie basée sur l’apparence physique. Naüs fut un peu déconcerté par l’apparence de son adversaire qui semblait prêt à tomber rien qu’en soufflant dessus. Joël semblait déjà fatigué par ce combat avant même de l’avoir commencé, mais ça ne l’empêchait pas de regarder fixement le Sheikah, qu’il avait l’air de déjà connaître, à en juger par son expression faciale. Peut-être avait-il combattu d’autres individus de cette rare espèce par la passé, pensa Naüs, un peu perturbé par le plus original des adversaires qu’il avait eu à combattre de son existence.
L’humain fut donc le premier à prendre la parole :
« C’quoi ton prénom déjà, Sotnael ?
- Naüs. Et je suis une Sheikah, si des fois vous ne vous en souveniez plus, cher monsieur Pomme.
- Je sais, merci, Naüs. Tu m’as fait attendre très longtemps ce combat. J’espère qu’il vaudra le coup, nous jouons nos vies ici.
- En effet, l’un de nous devra mourir afin que l’autre puisse poursuivre son chemin. Ne perdons pas plus de temps. »
Sur ces mots, le Sheikah déploya sa rapière d’un geste ample, tout en se demandant quelle arme sortirait son adversaire. Ce n’est qu’au fur et à mesure de la course qu’il entamait vers Joël que Naüs comprit le rôle des étranges poches qui recouvraient le pantalon de son ennemi ; plus exactement lorsque l’humain mis la main dans l’une d’elle pour en sortir un contenant de tissu qu’il jeta sauvagement au visage du Sheikah. En s’ouvrant, de la poudre sortie du récipient et libéra un nuage rouge qui se mit à brûler les yeux de Naüs ainsi qu’à lui provoquer une intense toux. Surpris, celui-ci s’arrêta net et commença à se frotter les yeux avec ses avant bras, sa rapière toujours en mains. Aveuglé, le Sheikah sentit tout de même une pression sur son arme tout en entendant le bruit de deux morceaux de fer qui s’entrechoquent…
Ou plutôt s’entrelacent.
Comprenant immédiatement la manœuvre, Naüs tira d’un coup sec sur le manche de son arme à l’aide de ses deux mains. Comme prévu, s’ensuivit un bruit mat de chute sur le sol. Et pour cause : Joël avait commencé à enrouler sa chaîne droite autour de la lame de son adversaire aveuglé afin de le neutraliser aisément. Le geste de son ennemi avait logiquement déséquilibré l’humain qui fini par tomber, ne pouvant résister à la force d’attraction.
Un peu sonné, Joël observa son adversaire toujours en train de se débattre en vain contre la mystérieuse poudre. Il devait faire quelque chose avant la dissipation du nuage pour prendre le dessus sur le Sheikah, et il le savait. Heureusement pour lui, ce dernier, pris d’une quinte de toux accentuée par la chaleur suffocante, lâcha maladroitement son arme et se mit à se frotter les yeux sans relâche. Toujours étendu sur l’espèce de terre battue qui servait de sol, Joël tendit son bras gauche en avant afin de se saisir de la rapière via ses maillons, et lança celle-ci à travers l’arène ; déclenchant au passage un mur de feu ébouillantant la longue lame.
C’est alors que le « bracelet » droit de l’humain se mit à le brûler horriblement. Tournant rapidement la tête de ce coté-ci, il compris l’origine de son mal : un feu visqueux était en train de se rapprocher de lui lentement mais sûrement, couché sur sa chaîne qui conduisait la chaleur jusqu’au poignet incandescent. Hurlant de douleur, il se roula sur le coté gauche, activant un nouveau mur de feu, puis observa son avant bras pour remarquer que la chaîne avait fondu, ne laissant que le bracelet bouillonnant faire corps avec sa peau.
Au même moment, le nuage rouge commença à disparaître, laissant Naüs reprendre une respiration haletante mais saine. Ne saisissant pas pourquoi son adversaire n’avait pas sauté sur l’occasion pour l’achever, le Sheikah ouvrit enfin les yeux sans gêne, pour pouvoir constater que l’humain était toujours allongé, scrutant dents serrées son poignet droit ardent. Relevant alors la tête, Joël conclut que l’effet de la poudre était arrivé à son terme. Se dévisageant comme pour savoir qui allait dégainer le premier, les deux ennemis placèrent en même temps leur main gauche derrière eux, l’un pour sortir sa dague, l’autre pour attraper un nouveau contenant. Mais l’humain fut le plus chanceux d’avoir une arme à « distance », pouvant à une seconde reprise lancer sa poudre sur Naüs. Récipient qui cette fois-ci explosa à l’impact, propulsant le Sheikah, qui lâcha Inu devant lui, quelques mètres en arrière, à moitié conscient seulement.
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Tournoi 4ème génération.
1er tour.
Limite Kokiri.
Faisant demi-tour, Kashidalva lança à Naüs :
"Alors, on joue à cache-cache ?"
Avant de tenter un saut gigantesque, lame en avant, pour pourfendre ce dernier. Tandis que son ennemi était suspendu dans les airs, le Sheikah, alors sous forme d’ange, en profita pour lancer un bout de rapière cassé sur le sol. Quand celui-ci heurta le fossé, il toucha une mine qui explosa tandis que les deux combattants étaient en l´air, presque cote à cote.
S´écrasant violemment au sol, l´être cornu était inconscient…
Ou pas.
Poussant un véritable rugissement à travers l’immense fossé, ce qui avait pris possession du corps de Naüs Sotnael battit violemment des ailes. Incapable d’utiliser ses jambes blessées dans la déflagration, il se mit à léviter légèrement au-dessus du sol tout en reniflant. Bloquant soudainement sa tête inclinée sur la droite tout en continuant d’agiter ses narines, le monstre fixa en un éclair de ses yeux blancs vitreux ce qui semblait être une ombre sous ce soleil de plomb. De quelques puissants battements d’ailes, il se propulsa sur ce qui était en réalité Kashidalva, ou plutôt ce qui en restait : la détonation l’avait en effet amputé des membres inférieurs. Agonisant, celui-ci ne trouvait même pas les mots pour supplier son bourreau de l’achever rapidement, cela étant probablement dû au fait qu’il lui manquait la mâchoire inférieure. En guise de réponse à la non-question, la bête poussa un long grognement et sentit le reste du corps de l’hylien… avant de commencer à le dévorer vivant. Elle saisit ensuite la lame toujours dans la main crispée de sa proie, et au lieu d’abréger ses souffrances, elle alterna entre des phases de découpe et de dégustation.
Quand la carcasse du pauvre Kashidalva fut presque toute rongée, l’anthropophage saisit fermement Inu et fit une grande entaille dans le torse de sa victime. Fouillant à deux mains dans les entrailles du malheureux, la créature semblait mécontente jusqu’à ce qu’elle stoppe brusquement son expédition, un rictus venant de se dessiner sur son visage. Elle retira alors délicatement ses pattes, tenant dans sa main droite le précieux trophée qu’elle venait juste d’extraire…
Le cœur.
~~~~~~~~~~~~~~
« Impossible ! »
Dans un sursaut qui lui coupa le souffle, le Sheikah repris totalement conscience. Devant lui se tenait toujours son adversaire, qui était à deux doigts de s’approprier Inu. Naüs tendit brusquement le bras gauche, laissant sortir son fouet de sa manche. A son tour au sol, il déploya son arme en direction de Joël, lui faisant claquer la lanière une première fois sur la joue, qui arrêta le mouvement du voleur ; puis une seconde sur le poignet droit, augmentant la douleur de sa brûlure. Titubant, sans un mot, l’humain se tint l’avant-bras droit puis fit demi-tour, tentant visiblement sa chance dans le labyrinthe des divers poteaux d’acier et murs de feu.
Le réveille soudain du Sheikah semblait l’avoir perturbé au point de changer de stratégie.
Seul dans sa partie de l’arène, Naüs se releva, fit quelques pas et ramassa Inu. La scrutant, il compris alors que les actions combinées de l’explosion et de la vision de la lame dans un état second lui avaient permis de se souvenir. A cette pensée, le Sheikah faillit vomir de justesse. Il ne croyait toujours pas à ce qu’il savait pourtant être la vérité.
« Je dois faire tout mon possible pour laisser cette abomination en moi… » Se promit-il.
Perturbé, regardant une dernière fois la dague avant de la ranger dans son fourreau, Naüs se dit qu’il devrait repenser à tout cela plus tard, même si c’était effrayant.
Mais pour le moment, il avait un combat à remporter.
Son fouet toujours en main, il se décida donc à suivre les traces de pas laissées par son ennemi dans la terre battue. Evitant une statue cracheuse de feu puis quelques rochers roulant, le Sheikah se trouva aux prises avec un dilemme : lui ayant visiblement tendu un piège, les traces au sol de son opposant bifurquaient dans deux directions différentes. Dubitatif, Naüs choisit de prendre le chemin qui semblait aller vers la droite, visiblement le plus court vers la structure centrale et donc sa probable entrée. C’est juste avant d’arriver devant une porte, éveillant sur son passage des murs de feux formants un véritable couloir, que le Sheikah fut interpellé par une voix en hauteur. Ayant trouvé la bonne ouverture, Joël trônait sur les fameuses hauteurs dont Linki avait fait référence.
« Arrête là et abandonne! Tu n’y arriveras pas N… Na… Nael !
- Naüs Sotnael ! T’es idiot ou tu l’fais exprès l’esclave ?
- Toujours moins esclave qu’un peuple qui vit pour protéger une famille, celle-la même qui laisse faire des choses intolérables sans lever le petit doigt pour les gens du « bas peuple ». »
Le Sheikah laissa régner le silence, puis eut un léger sourire en coin. En plus d’être tout à fait juste, cette remarque transpirait l’intelligence et le vécu. Mais aussi l’énervement de manière bien plus marquée. L’humain rompit de nouveau le silence :
« Tu sais Sheikah, je suis peut-être un peu différent de toi, mais… mais je… mais je n’ai rien contre toi de particulier, je veux juste suivre ma voie et accomplir ce que j’ai à faire. Tu devrais juste… ne pas rester là et me donner la chance… me laisser faire somme toute.
- Hum… Tu… me fais penser à quelqu’un… »
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« Tu… ne penses pas que c’est trop tôt pour le faire ?
- Allez, tout va bien se passer, ne t’en fais pas !
- Mais… comment dire… je ne sais pas si je suis… prêt.
- Je t’aiderai, ne te fais pas de soucis. Si besoin, je te dirai même ce qu’il faut faire si tu as des difficultés ou que tu n’y arrives pas.
- Hum… D’accord… Au fait, j’voulais encore te remercier pour tout… je ne sais pas ce que je serais devenu sans toi, Sirae.
- Raaah, allez, arrête avec ça ! Tu ne vas pas passer ta vie à me remercier, ça fait déjà 3 semaines que tu es sorti du coma, faut tourner la page ! Et puis j’te rassure, s’occuper de la troupe de théâtre des enfants du village et des environs, c’est pas toujours une partie de plaisir.
- Surtout que je suis un inconnu pour la plupart.
- Naüs, arrêtes avec ça. Tout le monde t’adore au village, ça sera pareil pour les enfants, tu verras. »
Sur les planches, après avoir présenté Naüs aux enfants comme étant son aide éducateur et avoir rougi lorsque certains lui demandèrent si c’était son amoureux ( :cœur: ), Sirae fit deux groupes fille/garçon pour travailler l’esprit d’équipe.
Mais tandis que le Sheikah, avait le dos tourné (à observer le groupe d’à coté
), plusieurs garçons se jetèrent sur un de leur camarade pour le rosser. Une fois les bambins séparés, les insultes fusèrent :
« Sale poisson !
- Retourne dans ta grotte !
- Face d’écaille ! »
Intrigué, le Sheikah demanda à Sirae la raison de ces brimades. En réalité, Menti était un enfant mi-hylien mi-zora, et grandissait plus vite à cause de ce métissage.
En fin de journée, Menti alla voir Naüs :
« Hey, toi qui t’y connais… j’ai 12 ans, j’suis presque un homme… j’voudrais que tu m’apprennes à me battre… avec l’épée qu’t’as.
- Pour trancher tes camarades ? Hors de question !
- Non, j’te jure qu’c’est pas pour ça! Si tu veux, j’le dirais à personne même! »
~~~~~~~~~~~~~~
« Alors, ma proposition t’intéresse ? »
Sortant de ses pensées, le Sheikah répondit par un simple signe de la tête négatif avant de se diriger tout droit vers la porte.
« On s’rejoint tout de suite, cher monsieur Pomme. »
Fit Naüs à son adversaire avec un sourire narquois. Mais au moment de saisir la poignée, la porte gesticula. Restant interdit, l’homme au fouet ne vit pas venir le haut de la porte qui se courba pour le frapper à la tête et le mettre au sol.
« C’est douloureux ? Je t’avais prévenu, Sheikah. »
Cette phrase terminée, Joël saisit l’un de ses contenants en tissu et profita du fait que son ennemi soit mis à mal ainsi que de son avantage conféré par la hauteur pour le lancer stratégiquement sur Naüs. Ce dernier, un peu sonné, ne vit l’action en cour que trop tard. Touchant le sol entre la porte et le Sheikah, la poudre explosa à l’impact encore une fois, détruisant la première et soufflant le second contre un mur de feu. Criant à son tour de douleur, Naüs enleva le plus vite possible son bras droit qui venait d’effleurer de trop près le brasier. Faisant une grimace il se redressa difficilement, avant de lâcher à l’homme perché :
« Eh bien, on dirait qu’on a tous les deux le bras droit hors service.
- Mais moi j’ai l’emplacement… rêvé!
- Pour combien de temps ? »
Interloqué, l’humain observa étrangement son opposant qui répondit à sa mimique faciale par une autre, à savoir un sourire, qui accentua le regard. Profitant de ce temps de latence, le Sheikah étira en un instant sont long fouet en direction de son antagoniste, afin de l’enrouler autour de la cheville de ce dernier. D’un coup sec, il tira sur son fouet, faisant tomber Joël de son pied d’estal, direction la terre battue, au début du labyrinthe, entre un feu visqueux et une statue cracheuse de flamme.
Se relevant de sa dure chute, l’humain s’aperçu qu’il n’avait pas tout perdu : trop lourd pour le seul bras de son adversaire, ce dernier avait du lâcher son fouet toujours enroulé, sans compter les multiples murs de feux activés au passage, fragilisant la grande lanière. L’enlevant d’autour de sa jambe, Joël jeta le fouet pour que la statue le consume. Malheureusement pour lui, l’arme tomba au sol dans le même état, passant dans l’intervalle de temps parfait pour échapper aux deux flammes tournoyantes. En se dirigeant vers celles-ci pour en finir avec cette malchance, l’humain ressentit une douleur vive au membre inférieur gauche. Faisant volte-face, il comprit alors qu’il avait mis trop de temps à s’occuper de son lien à la cheville, intervalle durant lequel le feu visqueux avait littéralement fondu sur lui. Dégageant rapidement son pied et s’écartant du monstre gélatineux, Joël s’arma d’un récipient et le déversa.
« J’crois pas que tu tousses ni que tu t’aveugles, mais bon… »
La substance contenue dans la poudre devint alors incandescente au contact du feu visqueux, qui se recroquevilla et se mit sur le dos, devenant gris cendre et perdant ses flammes. Le combattant n’eut plus dès lors qu’à faire tournoyer sa chaîne au-dessus de sa tête avant de l’abattre sur la créature afin de la couper en deux.
C’est alors que le Sheikah arriva, sorti d’une partie de l’enfer, le labyrinthe, pour pénétrer dans une autre, l’entrée de la pièce. En voyant arriver son ennemi, l’humain se dirigea vers la seconde série de poteau, encore inexplorée. Naüs, voyant cela, analysa la situation. Il aurait pu mettre un terme à la partie de cache-cache, mais l’attaque directe n’était pas une franche réussite depuis le début du duel. Il choisit alors de récupérer son fouet dans le but d’avoir une arme supplémentaire qui pourrait se révéler décisive en fin de combat.
Mais scrutant cela, Joël fit demi-tour tout en sortant d’une de ses poches un énième contenant, de plus en plus difficile à trouver dans le pantalon. Si le Sheikah croyait qu’il s’était de nouveau enfui, il serait moins sur ses gardes au moment de récupérer son arme.
Dégainant sa dague, Naüs avançait prudemment vers la statue. Le timing devait être exact sous peine de se faire rôtir comme un poulet. (ou un canard
) Au moment où il allait bondir, instant de vulnérabilité par excellence, l’humain lança son arme, qui alla exploser… sur la statue, tandis que le Sheikah fit un bond en arrière. Le mécanisme endommagé par l’explosion, l’homme à la courte lame rangea cette dernière et s’empressa de récupérer son fouet pour ne pas risquer une quelconque amélioration des cracheuses de feu ; tout cela sous le regarde ébahit de son antagoniste. Se retournant vers ce dernier, finalement immobile, Naüs expliqua :
« Ce n’est pas la peine de faire cette tête-là. Ton plan était un peu traître mais rusé. Seulement, je le suis aussi. Pour couvrir mes arrières, j’ai utilisé Inu comme miroir. Et maintenant, non seulement j’ai le fouet en main, mais je t’ai aussi à ma portée. Inutile de fuir, je serais sur toi avant que tu ne te sois retourné. »
Joël était coincé entre un mur de pierre et juste à coté de lui un poteau de fer qui propageait de chaque coté deux murs de feu parallèles à celui de l’arène. Bloqué, il réessaya de dégainer le plus vite, comme cela lui avait réussi tout à l’heure. Mais cette fois-ci, le Sheikah fut plus rapide et mieux équipé. Tandis que l’humain se tenait le bras en l’air, prêt à lancer l’une de ses dernières poudres, son ennemi déploya sur lui sa liane, qui vint s’enrouler à son poignet gauche armé, mais également autour du poteau de fer, liant ainsi les deux. Ne parvenant pas à libérer son bras, Joël lâcha le récipient de tissu qui finit consommé par l’un des murs de feu actionné par le mouvement.
« Fort bien Sheikah! Et maintenant, on fait quoi ? On attend que l’incandescence du poteau réduise à néant ton fouet déjà bien… en piteux état ?
- Ca n’aura pas le temps d’arriver, sois-en sur. »
Lâchant la lanière, Naüs saisit encore sa dague de son dernier bras totalement valide, et la jeta en direction de son adversaire… mais la lame finit plantée dans le poteau de fer, bien ancrée dans un renfoncement créé à cet effet pour l’assemblage de ces piliers.
« On dirait bien que c’est… raté… elle ne pouvait même pas bouger et tu as pourtant raté ma main…
- Mais pas ta chaîne. »
Etonné, l’humain observa avec attention sa posture, pour constater qu’Inu avait bel et bien scellé un maillon de sa chaîne avec le poteau ! Le fouet pouvait bien fondre, la dague était solidement enfoncée, impossible de la retirer seul, surtout avec un bras fébrile.
« En suivant tes traces tout à l’heure, j’ai pu observer le temps qui s’écoulait entre deux de ces gros rochers, tout comme leur trajet. Tu es actuellement coincé entre deux sortes de murs, pile sur la trajectoire du rocher qui devrait arriver dans ton dos d’ici environ une minute, si j’ai bien calculé. C’est le temps qu’il te reste pour me convaincre de t’aider si déjà tu décides d’abandonner ce combat. »
60 secondes.
« Que veux tu de moi ?
- As-tu des informations sur l’organisateur du tournoi ?
- J’en sais autant que toi.
- Sais-tu quelque chose sur quelqu’un qui serait capable de ramener les morts à la vie ?
- J’ai beaucoup… voyagé, vu des choses étranges, merveilleuses… affreuses… mais cette légende semble… très intéressante…
- Ce n’est pas une légende ! Ca existe, le Roi…
- Le Roi est un imbécile. Tout ce qui se perd… ça s’retrouve toujours. Arrête de chercher. »
40 secondes.
« Tu sais, Sheikah, j’ai toujours eu l’impression de te connaître…
- J’ai remarqué ça au début du duel, oui…
- Et j’sais pourquoi… c’est parce que tu as le même… regard que moi, tu sais, celui qui crie « vengeance ». Change d’objectif, tu cours… à ta perte... à la mort… ta mort…
- La mort… »
20 secondes.
~~~~~~~~~~~~~~
« Super travail Menti ! Pour t’encourager, j’ai un cadeau pour toi… Fit Naüs en plantant sa longue lame dans le sol après un entraînement supplémentaire avec son jeune apprenti.
- Une arme ?
- Et pas n’importe laquelle… Voici la dague que m’a légué mon père, Nav Fanel, que je n’ai pas connu, et dont je n’ai aucun souvenir. Tu as fait d’énormes progrès, tu feras un grand escrimeur plus tard, j’en suis certain. Cette lame sera donc ta première vraie arme, avant que tu ne puisses acquérir une rapière, par exemple.
- Exemple au hasard, c’est ça ?
- Bien sur, comme toujours ! Allez, rentre chez toi, il se fait tard…
- D’accord, si t’insistes… A demain, Naüs ! »
Ouvrant lentement la porte de la petite demeure de Sirae, le maître d’arme fut surpris de ne trouver personne à l’intérieur. Mais au bout de 10 minutes, la porte se rouvrit brusquement, laissant la jeune femme apparaître. Visiblement essoufflée, elle demanda sans plus attendre à son hôte :
« Tu as vu Menti ce soir ?
- Euh… pourquoi une telle question ?
- Il n’est pas rentré chez sa famille d’accueil ce soir, ses tuteurs se font du souci… et puis, il y a autre chose…
- Quoi donc ?
- Menti a été adopté alors qu’il était tout jeune. Ses parents furent assassinés par le Moblin et le Bokoblin qui faisaient régner la terreur dans les bois il y a une dizaine d’années. Au cours d’une ballade dans la forêt, les monstres attaquèrent la famille pour les dépouiller, mais il n’en restèrent pas là. Il semble que la mère de Menti ai juste eu le temps de le mettre à l’abri avant de perdre la vie elle aussi.
Depuis quelques semaines, des bruits circulent selon lesquels ces meurtriers rôdent de nouveaux dans la forêt en lisière de notre village. Et ce soir, un bûcheron dit les avoir aperçus tout près d’ici. Menti aurait entendu cela, mais je ne crois pas qu’il fasse de bêtises. Il est intelligent, il doit savoir qu’il n’a aucune chance contre ces monstres. »
A la dernière phrase, le Sheikah resta pantois. Il venait de comprendre la raison de tous ces entraînements secrets. Il mit la main à son arme… pour s’apercevoir qu’il l’avait tout à l’heure laissée enfoncée dans le sol.
~~~~~~~~~~~~~~
« Tu m’as convaincu Joël, je dois vite t’aider, le temps presse. »
Naüs s’approchant progressivement de lui, l’humain lança :
« Recule Sheikah ! Il est trop tard !
- Il faut que je te sauve.
- Ce duel était passionnant, mais… dernière… dernier point… n’oublie pas que la vengeance te mènera, comme moi, à ta perte. »
10 secondes.
« Tu ne dois pas mourir.
- Il me tuera quand même »
8 secondes.
« Tais-toi !
- Il risque de te tuer. »
6 secondes.
« Je dois…
- Il nous tuera tous deux. Arrière ! »
4 secondes.
« … te sauver.
- Adieu… Naüs ! »
Le fouet fondant, Joël pu, même s’il était toujours lié par sa chaîne au poteau, saisir dans une poche secrète de son pantalon son dernier explosif. Tenant fermement son projectile, il donna le plus d’impulsion possible à son bras gauche captif pour jeter le contenant aux pieds du Sheikah qui se dirigeait toujours vers lui. Au contact du sol, l’explosion propulsa une fois encore Naüs quelques mètres en arrière, hors de porté du rocher roulant.
Face à son destin, l’humain devait choisir sa mort en une fraction de seconde. Sans plus hésiter, il sauta dans le mur de flamme où il finit carbonisé. Nul doute qu’il avait senti l’Enfer l’appeler.
Regardant l’atroce spectacle les larmes aux yeux, le survivant se mit à genoux pour frapper le sol de ses poings.
« Noon… C’est pas possible… j’ai encore… échoué. »
~~~~~~~~~~~~~~
Courant à travers la forêt, Inu en avant, le Sheikah ne cessait de se remémorer la scène de la rapière. Comment avait-il pu être aussi inattentif, au point d’en oublier son arme ?
Mais un bruit de respiration saccadé l’interpella soudainement. Se dirigeant vers cette direction, Naüs découvrit dans une petite clairière la boucherie : le Moblin et le Bokoblin étaient hors d’état de nuire, et avaient visiblement rendu leur dernier souffle. Entre les deux corps était allongé Menti, à coté de la rapière, souffrant apparemment horriblement.
Le Sheikah s’agenouilla près de lui :
« Tu es un petit idiot !
- Mais… un idiot qui a réussi, Naüs…
- Tu es seulement arrivé à t’amocher oui !
- Et j’ai vengé mes parents… regarde ma main, Naüs… j’ai ta dague… elle m’a aidé à achever le gros…
- Hum… allez, j’te ramène. »
A ces mots, Menti écarquilla les yeux. Il poussa alors le Sheikah, qui ne comprit pas le but de cette action… avant de voir le Moblin sauter sur l’hybride. Visiblement seulement inconscient, le monstre traversa de sa lame le jeune garçon, qui d’un reflex l’empala sur la dague de la famille Fanel. Ils avaient été liés dans la vie, ils finirent ensemble dans la mort.
Consolant la marchande de fleur à l’annonce de la nouvelle, Naüs lui susurra à l’oreille : « Je te le promets… je n’utiliserai plus jamais ces armes... »
~~~~~~~~~~~~~~
« Désolé Sirae, je n’ai pas pu tenir parole… »
C’est le moment que choisit l’organisateur du tournoi pour apparaître, venant chercher le vainqueur.
« Alors Naüs Sotnael, tu ne me sautes pas dessus immédiatement pour assouvir ta soif de vengeance ? Tu attends de l’expérimenter sur les autres participants peut-être ? »
Le Sheikah se releva lentement avant de fixer son interlocuteur droit dans les yeux, lançant d’un ton monocorde :
« Je ne suis plus en colère contre tout le mode. Dorénavant toi seul m’inspire de la haine, Linki. Et c’est pourquoi je te tuerai en dernier. »
Voilà, vous avez jusque lundi 21h pour voter. ![]()
Originalité : Les deux textes ont voulu en quelque sorte raconté une histoire en parallèle, malheureusement, l'histoire de Sheik m'a profondément ennuyé au point que j'ai zappé chaque partie s'y reportant. Gba a su rester sobre et court, et on comprend tout, mis à part une phrase qu'on se demande ce qu'elle fait là.
Neutre
-Arène la mieux exploitée :
Les deux participants ont utilisé l'arène pour "finir" leur adversaire. Mais Sheik nous met mieux dans l'ambiance avec certains petits monstres qui influent sur le combat, sans que ce soit le schéma classique du combat intermédiaire.
SHEIK
-Personnages les plus vivants :
Sheik part avec un gros handicap : Je n'ai pas lu la moitié de son texte. On se doit de noter un combat, c'est un tournoi, pas l'histoire personnelle de chaque participant. Après j'me doute bien que son histoire doit avoir un rapport avec le combat actuel, mais ça m'a pas donné envie de le suivre, et j'ai très bien compris le texte quand même. C'était donc pas si indispensable. En revanche, Gba s'est contenté de faire vivre son personnage, mais l'a très bien fait. La mort violente et gore m'a beaucoup plu, en plus du fait que Joel ne s'en rend même pas compte.
GBAKOOL
-Action :
Texte plus long de Sheik, texte court de GBA, ma préférence va comme toujours au texte le plus court, à action égale.
GBAKOOL
-Descriptions :
On se sent mieux dans l'arène du côté de Sheik. Surement ces petits monstres qui apparaissent ici et là sans qu'on s'y attende, comme c'est souvent arrivé a tous en jouant à Zelda :P Sinon, côté déscription pure, j'ai sauté plus de passage du coté de Sheik, point pour lui.
SHEIK
Qualité de l'expression :
Rien à signaler, des petites fautes ici et là dans les deux textes, mais sans conséquences : les deux textes sont très fluide et plaisant à lire.
Neutre
Préférence :
Sans trop d'hésitation pour cette rubrique. Je suis déçu du texte de Sheik, je m'attendais à quelque chose de plus grandiose, surtout après qu'il m'ait parlé de rapprochements avec Lost..;) Mais en plus du passage concernant Sirae qui m'a bien gonflé, ya plusieurs p'tites choses qui m'ont embêter : La tentative d'humour avec le smiley à la mode, ça passe pas. Dans un texte comme celui d'Hylia, aucun problème, mais dans un texte supposé épique, c'est pas trop ça.
Concernant GBA, je regrette énormément de ne pas avoir eu un paragraphe de plus sur ce qui se passe dans ce fameux bar, pendant que Joel nous raconte son combat "en se souvenant". On aurai aimé voir les enfants réapparaitre et admirer Joël. Mais hormis ça, j'ai vraiment aimé la fin du texte de Gba, et la rivalité tout au long du texte. Dans celui de Sheik, on sait plus très bien s'ils sont gentils/méchants/neutre l'un envers l'autre, on s'y perd un peu.
GBAKOOL
3-2 pour Gba
Aaaah enfin notre combat!!! J'vais lire ça ce soir! =)
Originalité :
Deux textes de très bon niveau des deux côtés. Une mort très originale dans le texte de Gba, l'utilsiation de flash backs très bien illustrés dans le texte de Sheik. Ma préférence va à Sheik, surtout lors de la dernière conversation entre Joel et Naüs.
Point pour Sheik.
Arène la mieux exploitée :
Gba a fait une bonne description de l'arène, mais une fois le combat lancé, seuls les murs de feu et le puits sans fond ressortent. Dans le texte de Sheik on a vraiment eu droit à une visite guidée de la pièce.
Point pour Sheik.
Personnage les plus vivants :
Les deux combattants on su utiliser le personage de son opposant d'une manière irréprochable. Les flash-backs de Naüs rajouttent un plus, mais ... Quand j'ai commencé à lire le texte de gba, j'étais persuadé lire le texte de Sheik. C'est à la mort de Naüs que j'ai capté que c'était le texte de Gba. Pour moi, ca suffit à donner le point à Gba qui a su retranscrire els sentiments qu'a Naüs pour Sirae.
Point pour Gba.
Action :
De l'action des deux côtés, mais le combat m'a pas mal ennuyé chez Sheik. j'i trouvé plus captivant, la lutte autour du gouffre entre Joel et Naüs.
Point pour Gba.
Description :
Je trouve que les deux textes sont assez proches l'un de l'autre. La mort de Naüs était vraiment bien décrite mais c'est peut-être tout. Sheik a fait pas mal de descrptions plutôt bonnes, mais parfois confuses.
J'accorde quand même le point à Sheik.
Qualité de l'orthographe :
Je peux pas trancher, j'ai relevé aucune faute (en même temps je les ai pas cherchée). Le vocabulaire était maitrisé des deux côtés.
Neutre.
Préférence :
Que dire ? Le texte de Gba est super, celui de Sheik aussi. J'ai pris énormément de plaisir à lire vos deux textes, mais je vais voter neutre, parce que je ne saurais me prononcer sur un si beau combat que vous nous avez offert.
Neutre.
Au final, 3-2 pour Sheik.
J'avoue ne pas comprendre pourquoi Nael (
) dit que seul Linki lui inspire de la haine et que malgré ça il veuille buter tous les autres avant ^^
Sinon Sheik, vive les effets comiques non-dissimulé hein ^.^ ( " Le timing devait être exact sous peine de se faire rôtir comme un poulet. (ou un canard
) ")
Place au vote.
__
Originalité : SHEIK
Le côté appuyé sur la vie de Naüs arrive parfaitement à s'introduire dans ton histoire. Et même si au final ça rallonge beaucoup (trop) le texte, je dois avouer que c'était des petits passages rafraichissants.
Arène la mieux exploitée : NEUTRE
Ici, les deux ont bien utilisé l'arène. Pas de puit chez Sheik, pas de monstre lave chez Gba. Les deux fins utilisent l'arène de manière impeccable pour la mort de l'adversaire. Je ne peux départager sur ce point.
Personnages les plus vivants : SHEIK
Evidemment, chez gba les persos sont aussi très vivants. Mais le côté flashback de Naüs, et le texte de Sheik de manière général, notamment les nombreux dialogues, nous font bien rentrer dans la psychologie du combat.
Action : GBAKOOL
De l'action, y en a dans les deux textes. Evidemment plus dans celui de Sheik au vu de la longueur, mais je la trouve mieux mené dans le texte de Gba. Dans le texte de Sheik, j'étais obligé de relire certains passages que je trouvais fouillis.
Descriptions : GBAKOOL
Là, question de qualité, question de préférence : j'ai nettement plus savouré celles de gba. Des passages comme "Des parois fissurées de l’énorme pièce émanaient de puissants jaillissements de vapeur, accouchant d’effroyables bruits ressemblant à des cris de terreur ; les murs semblaient se plaindre, eux aussi, de la douleur provoquée par la pression et la chaleur." c'est juste divin
Qualité de l'expression : GBAKOOL
Niveau fautes, j'ai rien de trouvé de choquant chez aucun des deux. En revanche, j'ai trouvé chez gba plus de vocabulaires, et des phrases mieux tournés. Le point lui revient donc
Préférence : GBAKOOL
Un texte sans doute trop long pour pas grand-chose chez Sheik. Et je dois bien avouer que par passage je m'y suis ennuyé. Sinon, les deux fins sont vraiments bien, mais étant donné que dans le corps, j'ai vraiment bien accroché à l'action de gba, je vais lui donner le point.
Gba : 4
Sheik : 2
Neutre : 1
VICTOIRE DE... *suspense* GBAKOOL.
SWITCH ! ![]()
Je tiens à préciser que les textes genre Linki-Dark-Sheik, j'adhère pas. Précision faite au cas où l'on me dise que je donne plus de points à Gba parce que j'aime pas Sheik. ![]()
Voici mon vote :
Originalité : Naus original mon cul! J't'ai bien mâché le travail avec Orcus, Sheik! V.V Les bouts de texte qui ne font pas partie du combat, soit, mais ça devient lourd! J'adhère pas non plus à "je vais te sauver toi mon adversaire en fait! Oh non! Tu te sacrifies pour moi! Oh bin je pleure! Putain j'suis trop beau! Et mes cheveux aussi!" Pas très original tout ça
Du côté de Gba, un combat largement plus simple, avec plus de charme et une fin géniale.
Point pour GBA donc!
Persos les plus vivants : Alors! Chez Gba, Naus est à l'honneur et l'on ressent bien le côté déséquilibré de Joël. Mis à part ça, les persos sont bien exploités mais pas particulièrment mis en avant. Chez Sheik, les flash-backs pénibles permettent de davantage fouiller Naus mais... Et Joel...??? Heureusement que y avait certaines précisions dans les dialogues, sans quoi je n'arrivais pas à distinguer qui disait quoi (vers la fin, heureusement, ça s'arrange!) Alors vi, Naus pleure à la fin, ce grand sensible *lève les yeux au ciel*. Donc, j'ai du mal à adhérer à la personnalité donnée aux deux persos dans le texte de Sheik, mais faut avouer qu'ils sont bien exploités tout de même.
Point pour SHEIK!
Arène la plus mieux : Définitivement Sheik qui fait carrément le tour de la salle en embrochant tous les monstres possibles et inimaginables!
Point pour SHEIK
Action : Y a quand même plus d'action du côté de Sheik (oui bah forcément le texte est plus long!) Relativement fluides des deux côtés, cependant, mise à part certaines tournures de phrases pas top, les actions de Sheik m'ont plus frappées.
Aïe! Point pour SHEIK
Descriptions : Même passage que Tenji (parmi d'autres) j'adore! La façon de décrire de Gba est imagée et tout simplement génial! Sa façon d'écrire n'est pas creuse (dans le sens où il ne fait pas de jolies phrases sans rien derrière). Chez Sheik, un bon niveau tout de même au niveau des descriptions, mais je préfère largement celles de Gba! =)
GBA
Qualité de l'expression : J'ai vu quelques fautes ici et là, des coquilles du genre "la passé" chez Sheik, un vocabulaire relativement riche des deux côtés, c'est fluide... Mais tellement mieux tourné chez Gba! Autant Sheik écrit bien, autant j'ai du mal avec des p'tites expressions du genre "Ou pas" ou des smileys qui cassent complètement le texte...
GBAAAA!!!
Préférence : Alors, je l'ai dit, les textes longs, j'ai du mal ^^ J'ai trouvé le texte de Gba plus simple, plus poétique et moins cliché que celui de Sheik, qui, malgré sa phase émotion, a eu plus de mal à me convaincre. Les flash-backs m'ont saoulé, j'avais seulement hâte de voir comment finissait Joël Pomme!! Trop de longueurs, tuent les longueurs! ![]()
GBA
4 pour Gba et 3 pour Sheik
Zut alors! C'est quoi ce bug de jv.com ?
Mon vote à 21h36 alors qu'il est à peine 20h, rah la la!! ![]()
C'est clair qu'un moment y a un "Ou pas" qui a tout cassé dans ma jolie p'tite tête ![]()
Okok.
T'as raison Linki !
Ah ok les justifications d'Hylia. ![]()