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Liste des sujets

De Chair et de Sang.

Microsam
Microsam
Niveau 9
28 mai 2008 à 13:19:58

Maintenant que j'ai loupé un NEW PAGE, TrunHan me manque :snif:

Tenji_Gasuke
Tenji_Gasuke
Niveau 10
28 mai 2008 à 13:44:44

Tu parles de corruption MI ! :ouch2:
Sachant que ça ne peut pas venir de moi, ça vient forcément de Linki ! Linki... Tu devrais avoir honte !

Baby-Link
Baby-Link
Niveau 10
28 mai 2008 à 13:48:14

C'est court, c'est mal écrit mais voila ma fiche :o))

Nom: Fly
Age: 15 ans
Sexe: M
Race: Humain

Armes :
1) Deux poignards ressemblant des Kirpans que Fly garde caché sous sa tunique. Il est capable de les sortir avec une rapidité incroyable et ce sont les armes parfaites pour ouvrir vite fait la gorge d’un ennemi et en cas de besoin, ces poignards peuvent aussi être utile pour grimper des arbres ou des murs.

2) Plusieurs fioles chacune remplis d’un liquide acide capable de brûler la peau et d’atteindre la chair d’un ennemi très rapidement.

Description physique: Taille moyenne, maigre, des cheveux blonds recouvrant plusieurs cicatrices qu’il a reçues dans les rues. On remarque facilement sa jeunesse en voyant son visage ; ses yeux émettent de l’innocence. Malgré son air chétif, Fly est plus que capable de se battre agilement et efficacement. Il porte des habits sales et usés.

Description morale: À cause de son enfance seule et vagabonde, Fly a du mal à socialiser. Il n’a fait confiance qu’a plusieurs personnes dans sa vie et chacune d’elle l’ont quitté d’une façon ou d’une autre. Fly a fini par perdre presque toutes traces d’émotion et d’humanité.

Histoire: Un soir d’été, des flammes émanait d’une grande maison. Les villageois accoururent dehors et regardèrent tous le feu... Mais, à la place des pleurs et des cris qu’on penserait entendre, un grondement de rires et d’applaudissements sorti de la foule. Une famille riche résidait dans cette maison avant l’incendie, une famille qui contrôlait tout les aspects du village. Seul leur fils Fly n’était pas avare et malhonnête. Au moment de l’incendie, Fly était dans le jardin. Il dut regarder ses parents mourir et supporter les rires de la foule. N’étant pas sure si l’incendie était réellement un accident, il décida de s’enfuir. Il avait onze ans.
Après plusieurs jours de marche, Fly finit par trouver une ville. Pendant ses premiers mois de vie seul, il resta caché derrière des restaurants et il mangea les restes qu’il put trouver dans les poubelles. Grâces aux multiples agressions dont il était victime chaque jour, Fly apprit à se défendre. Il ramassa des armes et appris à les manier, malheureusement, manquant d’autorité parentale, il commença à utiliser son talent pour voler et tuer.

Raison d’Inscription : Fly n’a aucune motivation particulière pour s’être inscrit au tournoi. Sa vie l’ennuyait et il prend plaisir à tuer.

Tenji_Gasuke
Tenji_Gasuke
Niveau 10
28 mai 2008 à 13:51:42

Linki t'es là ? Si jamais on a tous les deux finis nos textes, donc je suis pas contre les poster plus tôt... Viens sur msn, sinon envoie moi un mail.

[Meloman]
[Meloman]
Niveau 11
28 mai 2008 à 15:19:56
  1. Tenji_Gasuke Voir le profil de Tenji_Gasuke
  2. Posté le 28 mai 2008 à 13:44:44 Avertir un modérateur
  3. Tu parles de corruption MI ! :ouch2:

Sachant que ça ne peut pas venir de moi, ça vient forcément de Linki ! Linki... Tu devrais avoir honte !

Bien vu Tenji. Linki m'a proposé un lot de canard en plastique en échange d'un petit 7-0 pour lui :-(

Hache_Viande
Hache_Viande
Niveau 10
28 mai 2008 à 16:24:28

Bien, encore un nouveau combattant !
Bientot le cap des 32 participants atteint.

Jojodrago
Jojodrago
Niveau 10
28 mai 2008 à 18:37:50

Et beh,sa va être long x)

Microsam
Microsam
Niveau 9
28 mai 2008 à 18:45:01

En même temps, Linki est un spécialiste de la supplication, et ça marche, suffit d'voir le retour des anciens, mais t'inquiètes pas Tenji, je ne me laisserai pas corrompre !

[-Linki-]
[-Linki-]
Niveau 10
28 mai 2008 à 19:35:56

J'suis là Tenji, prêt à poster. :p)

Hache_Viande
Hache_Viande
Niveau 10
28 mai 2008 à 19:38:58

Encore un combat à l'avance !! tant mieux ca laisse bien le temps de lire et de voter !!!

Elle parait loin l'époque où on postait avec au moins une heure de retard parce qu'on avait pas fini les textes :-)

[-Linki-]
[-Linki-]
Niveau 10
28 mai 2008 à 19:41:17

Bon Tenji je posterai à 20h comme convenu puisque t'es plus là...

FoxFeather
FoxFeather
Niveau 6
28 mai 2008 à 19:48:01

Vivement 21H. :o))

Ou pas. J'ai peur qu'il me foute un terrain à la con. :noel:

[-Linki-]
[-Linki-]
Niveau 10
28 mai 2008 à 20:03:26

Bon... J'attend encore...

Tenji_Gasuke
Tenji_Gasuke
Niveau 10
28 mai 2008 à 20:03:45

COMBAT ! (Avec du sang, des surprises, et un mort)

:d) Satic
(Linki) : page 8
VS
:d) Herbert l'Iconoclaste, Prince sans Principauté qui foule de sa sandale les tombeaux des Rois
(Tenji) : page 6

Notes : - Si jamais, armez-vous de http://fr.wiktionary.org/wiki/Wiktionnaire:Page_d%27accueil ou d'un dictionnaire, car deux ou trois mots sont volontairement alambiqués :-p
Quand vous allez tomber sur le passage avec pleins de références à ce forum, essayez de bien comprendre les mots, sinon c'est pas drôle :o))
- Bon, en relisant, j'ai dénombré à peu près une dizaine de mots peu usités, vous devriez être content d'apprendre de nouveaux mots, j'espère que ca ne va pas me porter préjudice :-p
- ndlr signifie "Note de la rédaction", c'est ce que marque souvent les magazines quand ils ont expliqués quelque chose en y mettant une Astérix. Je l'utilise une fois, parce que je trouve ridicule ce principe : ils prennent les lecteurs pour des cons à foutre des explications partout :-p

Voilà, vous êtes fin prêt ! Bonne lecture ! :-)

§

C'était une de ces soirées chaudes et paisibles à mi-chemin entre le printemps et l'été, une de ces soirées qui prêtent à la poésie et à la rêverie champêtre.

Le bosquet sacré, lieu-dit situé au plus profond des Bois Perdus, forêt architecturalement sibylline, enchevêtrée ; était plongé dans le noir opaque propre aux endroits retirés du soleil. Bien que baigné d'une aura quelque peu fantomatique, le bosquet possédait ce charme romantique des paradis perdus.
Tout ici n'étaient que labyrinthes et boyaux tortueux. De la poussière dorée flottait, comme figé par le temps. Des herbes folles formaient un tapis de verdure, tapis que souillaient une kyrielle de vils monstres abêtis par des années d'errance à protéger ce lieu pour une raison que le temps avait perdu depuis fort longtemps.
Investis d'une mission sacrée, ces cyclopes, loups, pestes mojo et autres animaux sauvages se montraient hostiles à tout étranger.

Une parcelle d'air scintilla d'un éclat argenté. Un claquement retentit dans l'air, et un Hylien tomba à la renverse sur ce sol détrempé de haine et perlé de gouttes d'une rosée qui jamais ne cessait. Herbert l'Iconoclaste, Prince sans Principauté qui foule de sa sandale les tombeaux des Rois, se redressa d'un bond. Ce pirate sournois d'un quart de siècle avait les cheveux blancs, dont plusieurs mèches huileuses balayaient son front. Des yeux cyan, un sourire charmeur, il ne s'embarrassait pas d'une morale qui aurait pu le contraindre dans ses actions. Il avait sa propre morale, sujette à controverse, certes, mais qui lui convenait très bien. Il était égoïste, bien qu'il ne considérait pas cela comme un défaut, car pour lui, la loi du plus fort était évidemment celle de mise en tout lieu que ce soit, et son opinion de ceux prônant la bonté entre chacun est qu'il s'agissait d'êtres prosaïques, sans aucun intérêt. Sa chemise blanche, ouverte au niveau du torse, et déchiré à l'épaule gauche, était imbibée de sa sueur et de sa joie de vivre.
"C'est une de ces soirées chaudes et paisibles à mi-chemin entre le printemps et l'été, une de ces soirées qui prêtent à la poésie et à la rêverie champêtre." pensa t'il.

Du haut de son mètre quatre-vingt, il toisait le cyclope devant lui. Ce dernier, lui présentant le dos, semblait patrouiller dans ce couloir sans prêter attention à son ouïe, car Herbert avait sans nul doute émis quelques bruits dans sa chute. Le pirate sortit son pistolet à silex de son fourreau, sortit un sac de poudre noir, et versa une petite quantité dans le canon et l'auget. Il utilisa ensuite sa bourre pour tasser la poudre au fond du canon. Il y glissa une balle de plomb et utilisa sa bourre de nouveau. Il tira le chien vers lui. [HS : Cette opération sera par la suite vulgairement appelée "charger son pistolet" pour éviter une répétition inutile et peu intéressante pour nos lecteurs, ndlr]. Il tendit son bras droit, bandant ainsi ses muscles, et ferma son oeil gauche. Herbert pressa la détente.

À quelques couloirs de là, le Mojo se redressa. Petit être râblé en quête de vengeance, Satic était drapé d'une cape marron décatie, et d'un vêtement léger vert brunâtre. Il était droit et plein de morgue. Il épousseta son habit d'un revers de main. Ses yeux orangés se posèrent sur une lance. Il poussa son regard plus loin, et remarqua qu'un cyclope pantelant fondait sur lui, un léger filet de bave à la commissure des lèvres. D'un geste dont la vivacité le surpris lui-même, Satic sortit sa sarbacane et l'arma d'une de ses graines mojo fermentées qui remplissaient une bourse de cuir suspendue à sa taille. Il porta son tube à la bouche, et émit un souffle puissant. Le projectile atterrit sur la lippe du monstre qui, surpris par la douleur d'une brûlure aiguë, perdit l'équilibre et chuta. La lance se planta profondément dans le sol, et le cyclope se heurta violemment à la hampe de bois. Étendu par terre, il avait perdu connaissance.

Herbert plissa les yeux, dans cette atmosphère fuligineuse, il ne voyait pas loin. Sa balle semblait s'être logé dans la tête du cyclope, ce qui le satisfit. Il observa attentivement le couloir dans lequel il se trouvait. Il remarqua que les murs, faits de lianes et de fougères, n'étaient pas très élevés. Il agrippa une racine, et entrepris l'ascension, ses mains fouillant ce bourbier végétal afin d'y trouver des prises. Arrivé au sommet, il constata que le labyrinthe n'était pas si grand qu'il l'aurait pensé, et continua sa route, en prenant soin de ne pas choir de son perchoir.
Un bruit sourd se fit entendre. Un bruit de bois cassé. Herbert bondit dans la direction du son.

A deux ou trois mètres en dessous de lui se trouvait Satic, en prise avec une peste mojo. Cette dernière, transpercée par l'épée du guerrier, gisait, inerte.

"Te voilà donc, cacochyme Mojo ! héla Herbert. Je suis bien aise que tu sois encore en vie." ajouta t'il avec condescendance.
Herbert chargea son pistolet.
"Cauteleux pirate ! vociféra Satic. Tu n'as donc aucun honneur ? Descends te battre, à armes égales !"
Herbert entendit un léger craquement de bois mort. Il jeta son regard torve derrière le Mojo, et vit un lobos décharné qui s'avançait à pas feutrés. Le pirate eut un rictus, et attendit.
"Je vais y réfléchir barbon décrépit ! lança t’il. Laisse-moi donc quelques instants..."

L'arrogance d'Herbert laissa Satic de marbre. Ce dernier était bien trop sage pour se laisser impressionner par le discours d'un jeune prétentieux plein de verve.
Soudain, il sentit une présence. Un grognement se fit ouïr. Le Mojo se retourna, et arma sa sarbacane rapidement. Le lobos étique s'élança, la gueule écumante, griffes en avant. Ses yeux étaient injectés de sang et son haleine putride déversait en ce lieu déjà trois fois maudit un flot de haine et d'animosité. La graine le frappa de plein fouet à la gorge. La bête tomba lourdement sur le sol.
Herbert visa, et tira. La balle, venant se loger dans l'épaule droite de Satic, propulsa ce dernier à terre, à quelques centimètres du lobos blessé, si proche que son souffle de mort faisait vibrer la cape du Mojo.

Le lobos se releva tant bien que mal, de légers filets de sang s'échappant de sa gorge. Satic donna un ample coup d'épée, qui sectionna le tendon de sa patte la plus proche. La balle en acier l'avait traversé, mais il n'était que superficiellement touché. Il acheva la bête d'un puissant coup d'épée qui transperça la boîte crânienne de l'animal.
Il se releva, et détacha sa cape, qui virevolta quelques instants avant de se poser sur le sol.

"Lâche ! hurla Satic
- Morne incipit !
- Cesse ta poésie, et prend plutôt garde au cyclope que tu as dans ton dos ! "

Herbert se retourna vivement, pointant son pistolet déjà préparé dans le vide. Le vide. Satic avait menti, et quand Herbert le compris, le Mojo s'était déjà enfui.

Tenji_Gasuke
Tenji_Gasuke
Niveau 10
28 mai 2008 à 20:04:15

§

Herbert se laissa tomber, et effectua une roulade pour amortir sa chute. Debout, il se mit à courir dans la direction qu'il supposait avoir été emprunté par le Mojo.
Satic et ses petites jambes furent bien vite rattrapés. Les deux adversaires se faisaient face. Satic était appuyé contre un mur constitué d'épais lierres. C'était un cul-de-sac. Herbert, un sourire narquois aux lèvres, leva son pistolet comme pour une exécution en bonne et due forme. Mais c'était sans compter sur le cyclope qui le chargeait dans son dos.
La pointe en fer arracha superficiellement un peu de chair de la côte droite du pirate, et la course effrénée du gardien continua jusqu'à percuter le mur rustique. Dans un brouhaha incroyable, le trio cosmopolite déchira la barrière forestière et ils s'affalèrent de tout leur long.
Des mains se saisirent du pistolet à silex, de la sarbacane, et des deux lames. Satic, coincé sous le bras droit du cyclope, se dégagea cahin-caha, et quand il fut sur ses deux babouches, il vit qu'une dizaine de masques l'observait.

" Ô, un étranger, venu d'ailleurs ! Bienvenue dans notre sérail, Ô étrangers venus de loin. Je suis Cielin, le chef des enfants perdus ! On nous appelle Skullkid, mais nous, on veut juste jouer ! Et ça, c'est notre village ! On l'a caché parce que, et ben, les gens ils aiment bien détruire et nous on veut être tranquille ! Ces gentils hommes-a-un-oeil sont nos amis, ils nous protègent, ne leur en voulez pas ! Allez homme-a-un-oeil, repart d'où tu viens, sois gentil."

Le village Skullkid, nommé "sérail aux mille et un badinages" par ses habitants, était un lieu d'amusements et de flâneries. Les Skullkids, anciens kokiris, avait pour philosophie de vie de s'amuser le plus possible, et d'améliorer chaque jour leurs arts, qui étaient la poésie, la musique, et la littérature. Dans l'impressionnante maison du plus sage des Skullkid, le collectionneur Ksidûr ( :coeur: Linki), on pouvait trouver des grimoires vieux et uniques. De légendaires traités comme "L'art de juguler l'esprit philistin", tomes un et deux, "Truismes et autres oiseuses réflexions", "L'émule de Link : Syd le sombre, toute une légende", "Ancillaires manières que celles d'Hylia la débauchée"...
Ksidûr était très fier de toutes ces monographies, et il les mettaient à la libre disposition des Skullkids. Bow était le musicien, l'artiste le plus versatile des enfants. Gab la plus enjouée.
Tout ce joli monde vivait au rythme de leur fée, caché derrière un rideau de lierre, au plus profond du bosquet sacré, dans une ambiance enfantine et joyeuse.
Féerie faite chair.

Ligotés dos-à-dos par une corde faite de bouts d'écorce humides entrelacés, Herbert et Satic sentaient leurs membres compressés. Leurs armes, posées pêle-mêle contre le mur d'une maison, à quelques mètres d'eux, semblaient attendre, patiemment, que le combat reprenne.
Les torches disposés ça et là craquaient en des gerbes d'étincelles semblant danser sur le visage des Skullkids qui les entouraient, dans une atmosphère fantasmagorique.

"Vous savez, repris Cielin, les hommes-a-un-oeil ne sont pas si bêtes ! Les grognements, c’est pour effrayer les touristes ! Les lobos et les pestes mojos, je ne dis pas mais... Tout ce qu'on veut, c'est être en harmonie avec la forêt ! Et vous, vous venez ici tout casser et faire du bruit ! Alors vous comprenez qu'on ne puisse pas vous laisser partir..."

Une théorie d'enfants, intriguée, venait former un cercle autour des deux étrangers.

Ceci disant, Bitonio, Skullkid gourmand et lunatique, vint se mêler à la conversation qui se tenait au centre du sérail. Une pomme dans une main, et une lanterne dans l'autre, il s'assit dans l'herbe, tout à fait en face de Satic. Il le fixa droit dans les yeux, d'un regard vide, plein d'une innocente curiosité, posant sa lanterne à ses pieds. À un endroit que le Mojo ne pouvait pas atteindre, trente centimètres à peine d'écart...
Deux cyclopes passèrent tout prêt, avançant mollement, lances pointés en l'air, sans toutefois s'arrêter. Ils palabraient, et l'un d'eux avait la parole :
"... et cela nous ramène à la question de l'absurdité de notre éphémère séjour terrestre. J'éprouve le "devoir être", c'est que je suis appelé à prendre mes distances vis-à-vis de ce qui est puisque ce qui doit être est la négation de ce qui est..."

Herbert, incrédule, les regarda s'éloigner. Satic, dans un extrême effort, avança ses hanches avec célérité, et frappa de la pointe de son pied droit la lampe qui déversa son huile et ses flammes dévorantes sur la tunique du simplet Bitonio. Ce dernier poussa un cri de douleur, et se leva, courant dans tous les sens. Il heurta deux Skullkids, qui prirent feu à leur tour.
Le tumulte s'amplifia, et bien vite, les maisons alentour furent un foyer incandescent.

Cielin ne savait plus où donner de la tête. La panique était générale. Il vit les deux intrus en train de s'enfuir, leurs armes récupérées. Il en vit un faire un croche-pied à l'autre. Il vit l'autre faire un long discours sur l'utilité de s'aider dans des moments difficiles sans fourberie aucune, et il revit l'autre lui faire un second croche-pied.

Herbert et Satic sortirent à toute hâte du sérail aux mille et un badinages, en proie aux flammes. Le Mojo, derrière l'Hylien, bondit sur ce dernier, et les deux combattants tombèrent dans l'herbe du bosquet enfin retrouvé. Herbert se retourna, et tenta un coup de sabre, que para habilement le Mojo avec sa lame. Satic prenait le dessus sur le combat au sol, quand il reçut un coup violent à la tête, victime d'une noix mojo projetée par une peste tapie dans l'ombre.
Satic bascula en arrière. Herbert en profita pour se relever, puis saisir son sabre et son pistolet.
La peste, au fond du couloir, semblait apprécier d'un malin plaisir sa position de force. Elle projeta une autre noix que le pirate reçut violemment dans le ventre, coupant sa respiration pour l'espace de quelques secondes. Il se releva tant bien que mal et chargea rapidement son pistolet à silex. La peste jeta une troisième noix, que le pirate évita. Il tendit son bras, et au moment précis où il allait tirer, au moment précis où un rictus de victoire anticipé se dessina sur son visage chafouin, Satic souffla dans sa sarbacane, visant la main droite du fourbe flibustier.
Sous la surprise d'une douleur inattendue, Herbert lâcha son arme, et reçut une noix dans l'épaule gauche, qui émit un léger craquement.

Satic bondit par la suite sur le mur auquel il tournait le dos, et grimpa avec vélocité les quelques mètres qui lui permettait de trouver un abri sûr. Herbert ramassa son pistolet, toujours chargé, et le pointa rapidement en direction de Satic. Il tira et l'atteignit une nouvelle fois à l'épaule droite, qui cette fois-ci céda réellement. Le Mojo hurla de douleur, et, lâchant sa sarbacane, courut sur les murs de labyrinthe son glaive à la main gauche pour tenter de trouver un refuge. L'Hylien, ignorant la peste qui visait de plus en plus mal, escalada à son tour le mur de lierres, tandis que quelques Skullkids sortaient dans le labyrinthe, affolés de ne réussir à éteindre l'incendie qui animait leur précieux sérail.

Le pirate vit au loin son adversaire s'engouffrer dans un trou, un lieu qu'on aurait dit accessible depuis les toits uniquement. Herbert suivit cette piste, jusqu'à arriver audit trou. Il observa longuement, sans ciller. Il y faisait noir, très noir, d'un noir tellement opaque qu'on aurait dit une mélasse de couleur jais. Il y plongea.

§

Ô douce accalmie... Moment béni que celui où le calme et la volupté pénètrent l'homme au plus profond de son être, dans chacune de ses veines, dans les recoins tortueux les plus reculés de son âme... Dans un rayon de lumière aveuglante de couleur arc-en-ciel, Herbert flotta quelques instants en l'air, avant de se poser très doucement sur un socle. Socle sur lequel le rayon de lumière trouvait sa fin.
Il se trouvait dans un curieux endroit.
Une musique envoûtante et mélodieuse planait en arrière-fond, et il vit qu'il s'agissait d'une grotte. Un petit couloir, suivi d'une grande pièce circulaire, au milieu de laquelle trônait une grande fontaine, peuplée de centaines de petites lucioles.
Herbert avança de quelques pas, et remarqua Satic au milieu de la fontaine, entouré d'une multitude de ces petites lucioles, qui tournoyaient autour de lui en un scintillement magique.
"Hu hu ! Mon épaule est guérie, et voilà enfin venu le moment de ta fin... Ma vengeance... Je vais enfin franchir un pas supplémentaire dans ce dessein qui est le mien, et qui me hante depuis des centaines d'années... Un pas de plus vers le Salut de mon âme, un pas de plus... vers la mort de cet être infâme ! Tu vas mourir Herbert, foi de Mojo des forêts. Le lieu est idéal... ce combat pourrait durer mille ans, je finirais par l'emporter !"
Herbert, qui avait chargé son pistolet depuis longtemps, tira dans la tête de l'orateur, qui tomba à plat ventre dans l'eau cristalline du lieu. Les fées, respectant leur devoir sacré, s'agitèrent autour du Mojo, mais Herbert s'avança rapidement en donnant de grands moulinets de sabre. Les fées s'écartèrent quand elles virent qu'une dizaine de leurs semblables venaient de périr, tranchés en deux. Ce coup de Jarnac devait marquer la fin de ce duel qui n'avait que trop duré.

Herbert empoigna Satic par le bras droit, et le tira hors de la fontaine, le conduisant dans le couloir, à l'abri des fées dont il avait compris le pouvoir guérisseur. Il retourna le Mojo d'un coup de pied.
La joue transpercée, le visage ruisselant, Satic respirait de façon saccadée, le voile de la mort le recouvrant un peu plus à chaque seconde. Le condamné déglutit difficilement.
"Linki! lâcha t'il. Tue-le... pour moi. Il est cru.. cruel. Il, a, tué... mon village... J... t'en prie... Fais-le pour les dizaines, d’innocents qu’il a... sauvagement, assassiné...
- Non, répondit simplement Herbert.
- Pour...quoi... ?
- Parce que je suis méchant."

Après avoir achevé le petit homme, le pirate soupira, et se demanda s'il existait un endroit après la mort. Un lieu où l'on se reposait, à l'abri du temps et des vicissitudes de ce monde. Il regarda son sabre taché de sang, et conclut, avec un sourire en coin :

"Les flammes de la terre valent bien les parfums célestes."

Tenji_Gasuke
Tenji_Gasuke
Niveau 10
28 mai 2008 à 20:04:49

Voila. Moi je dois partir tout de suite, a demain !

[-Linki-]
[-Linki-]
Niveau 10
28 mai 2008 à 20:05:39

La première chose que vit Satic... fut l'un de ces minuscules êtres lumineux, flottant comme par enchantement, sans nul besoin d'être porté par le vent...
Vous savez bien, ces petites boules de lumière bleue, blanche, ou même parfois orangée, propres à la forêt d'Hyrule, auxquelles les Kokiris ont donné le doux nom de "lucielles".
Qui ne s'est jamais surpris à admirer leur course sans souffler un seul mot, attendant patiemment qu'elles s'assemblent entre elles pour former un splendide serpentin scintillant ? Ces formes zigzaguant, surnommées "papillons de lumière", et qui n'ont pourtant rien de commun avec les papillons, sinon au moins autant de grâce.

Cette vision poétique, qui rappela le temps d'un instant au Mojo son enfance lointaine, n'avait pourtant rien de commun avec la raison qui l'avait amené en ces lieux. Se reprenant, et serrant la garde de son glaive, il observa alors un instant l'endroit où il se trouvait, et comprit bien vite, connaissant sommairement la disposition du Bosquet, qu'il n'avait pas été envoyé directement au coeur du labyrinthe.
Adossé contre une souche d'arbre, il se retourna et fit face à un étrange spectacle : devant lui, à l'autre extrémité de la clairière et malgré l'apparente tranquillité de celle-ci, un groupe de Moblins dévoraient quelque intrus autour d'un immense brasier. Heureusement pour l'être d'écorce, ils ne l'avaient pas vus, bien trop occupés à engloutir tels de véritables chiens leur repas... Les monstres ne parlaient même pas, émettant seulement des grognements sourds pour communiquer, à la limite du râlement. Un frisson parcourut l'échine de Satic, tandis qu'il apercevait, au centre du feu, un grand bûcher sur lequel étaient attachés des corps... Des corps de petite taille aux vêtements calcinés... Vêtements qu'il devinait verts. Les Kokiris disparus ne rentreraient plus jamais chez eux...
Pourtant, malgré l'aspect totalement corrompu de la forêt, les lucielles continuaient de vaquer ici et là, donnant à ce lieu en apparence effrayant une allure mystérieuse. C'est comme si la forêt elle-même tenait à garder sa nature gracieuse et magique, même sous le joug des monstres. "Comme si elle semblait promettre un avenir meilleur..." songea Satic.

Détournant son regard de cette étrange scène, le guerrier Mojo trouva enfin le repère dont il avait besoin, car quelques mètres au dessus de sa tête reposait l'entrée d'un temple depuis longtemps reclus et servant sans doute de tanière aux Moblins... le temple de la forêt.
Satic n'eût pas à se poser davantage de questions, car d'après ce qu'il savait sur cet endroit, il se trouvait au Nord du Bosquet, à son extrémité. "Et en toute logique, l'autre imbécile de pirate doit avoir été transporté au Sud" raisonna t-il à voix haute, comme pour se conforter dans son opinion. Déterminé, il entreprit de quitter la clairière pour partir en chasse de son adversaire, et descendit les quelques marches le menant dans le passage conduisant au coeur du Bosquet, couloir dont les murs de pierre couverts de végétation ne furent visibles que dans les premiers instants. Car bien vite, ce que leur avait dit Linki, son maître, se réalisa.
- Une légère brume, disait-il ?" Bougonna le Mojo en avançant dans le brouillard, qui ne le gênait en fait principalement que parce qu'il se trouvait dans un endroit découvert. Si Herbert l'attendait de l'autre côté, il aurait un avantage certain et serait en mesure de venir rapidement à bout de lui. Mais en tout les cas, ne pouvant rien faire pour mieux y voir, l'être d'écorce se contenta d'avancer prudemment, glaive en main et paré à toute éventualité. Ecoutant le plus attentivement possible, il n'entendit pendant un moment que les battements de son propre coeur. Pas après pas, longeant avec précaution le mur de droite, il pensait ne plus être qu'à quelques mètres de l'autre bout du couloir, lorsqu'il entendit un bruit rauque.
Un grognement. Qui se répéta plusieurs fois. Ce râle, il l'avait déjà entendu un peu plus tôt. Pas de doute possible, c'était bien un Moblin qui ne devait pas se trouver bien loin... Mais le bruit émis par la bête semblait toutefois différent, et le Mojo envisagea de se cacher dans le premier passage adjacent qu'il trouverait, celui-ci bien trop à découvert et surtout sans échappatoire. Bravant le brouillard, il s'engagea au dehors du couloir où aucun pirate bien heureusement ne l'attendait, et ne tarda pas à trouver un renfoncement dans le mur d'en face. D'un bond il s'y réfugia, plaquant son dos du côté d'où il pensait venir le Moblin, qui ne tarda pas à passer à quelques pas de lui sans le voir. C'est alors qu'il comprit pourquoi le râle lui semblait si différent.
Le monstre, blessé, avançait en boitant, et possédait plusieurs blessures superficielles sur l'ensemble de son corps massif et à la peau pourtant solide et rugueuse. De plus, son ventre saignait abondamment, alors que la plaie semblait de petite taille. Satic n'eût aucun mal à deviner que le Moblin s'était enfui, suite à une rude confrontation avec Herbert.
Il pensa un instant à l'achever, mais sachant qu'il n'en tirerait ni gloire ni profit, il le laissa passer son chemin et eût une bien meilleure idée... Celle de suivre la piste de sang que lui avait tracé sans s'en rendre compte le monstre à tête de chien, qui le mènerait inévitablement au pirate... qui devait avec un peu de chance lui aussi suivre cette piste.
Satisfait de sa propre astuce, le Mojo s'engagea sur sa gauche et, tout en longeant les murs par souci d'orientation, s'efforçait de pister les traces de sang sur le sol, tout en gardant un oeil devant lui, guettant une éventuelle arrivée impromptue de son adversaire. Prenant le plus de soin possible à rester silencieux, Satic ayant compris que seule l'ouïe était de mise dans cette purée de pois pour le moment, il suivit le chemin cerné de pierre, et bifurqua donc deux fois sur la gauche, à une intervalle assez courte. Il se rendit alors compte qu'il risquait de tourner en rond assez facilement s'il n'y prenait pas garde, et que suivre la piste de sang n'était peut-être pas la meilleure alternative possible.
"Je devrais plutôt lui tendre une embuscade..." Conclut Satic.

Trop tard.
Car au même instant, dans un bruit retentissant, une balle, qui lui sembla frôler sa tête, l'atteignit dans le creux de l'épaule gauche. La vive douleur lui arracha un cri à moitié étouffé, et sans avoir le temps de réagir, et incapable de distinguer ne serait-ce que la silhouette d'Herbert dans la brume, le Mojo entendit une deuxième détonation, tandis qu'une seconde balle lui rasait le bras droit. Ne comprenant même pas comment Herbert parvenait à le viser, l'être d'écorce, paniqué, jura et s'élança dans un passage sur sa droite, ignorant le brouillard et sa douleur. Fuir, il haïssait ça. Se sentant humilié, il continuait pourtant de courir à perdre haleine car sans autre alternative, percevant la voix du pirate au loin derrière lui.
- Ahah, alors p'tit Mojo, j'crois bien t'avoir touché ne serait-ce qu'une fois, non ?"
Satic ne répondit pas, il cherchait une solution, et surtout, à comprendre comment il avait pu être repéré si facilement... Au bout de quelques minutes, s'arrêtant quelques instants pour souffler, il entendit les bruits de pas d'Herbert sur ses talons, et qui, lui, ne prenait pas garde au bruit qu'il faisait. Complètement désorienté par la brume, Satic fut alors contraint de fuir de nouveau, comme si la Mort en personne était à ses trousses. Ce qui n'était pas complètement différent...
En vérité, le pirate s'amusait beaucoup de ce petit jeu, et terroriser le Mojo qu'il savait victime de sa propre nature sans qu'il ne puisse rien faire pour prendre l'avantage était pour lui une sorte de petit plaisir avant un réel combat, qu'il ne pensait sûrement pas avoir à mener contre cette si chétive créature. Son pistolet à silex suffirait à lui seul à venir à bout de cet être de bois, dont la solide carapace naturelle ne pourrait néanmoins pas résister à l'acier des balles.
Sa proie arrivait quand à elle à un embranchement. Trois possibilités s'offraient à Satic, deux passages à gauche et en face, et un renfoncement jonché d'herbe sur sa droite. Supposant que son adversaire n'était pas encore arrivé à sa hauteur, il tenta le tout pour le tout et se cacha du mieux qu'il put dans les hautes herbes de droite. La petite taille du Mojo aidant, Herbert, qui passa une dizaine de secondes plus tard, ne s'en rendit pas compte et prit à la volée la voie de gauche. Une fois les bruits de pas suffisamment éloignés, le guerrier d'écorce sortit de sa cachette, soupirant. Sa ruse ne lui apporterait qu'un instant de répit, il le savait.
Cherchant désespérément un moyen de vaincre, il entendit alors un bruit familier, tandis que dans l'herbe devant lui, une Peste Dingo sortait de son trou, réveillée par l'agitation environnante. Satic la regarda un instant, avant d'enfin comprendre ce qui lui avait fait défaut.
- Si mon instructeur voyait ça, il nierait le fait de m'avoir connu..."

Herbert l'Iconoclaste, jeune homme très orgueilleux et un tantinet enjoué, constatait avec plaisir qu'il parvenait sans trop de mal à battre un Mojo sur son propre terrain, que lui-même ne connaissait pas. Cela ne pouvait signifier pour lui que deux choses, soit qu'il était très hardi, soit que son adversaire était particulièrement stupide.
"Les deux, sans nul doute !" Conclut-il.
Il lui suffisait d'une balle de pistolet bien placée, une seule, et c'en serait fini de son ennemi à la tête de bois. C'était si facile, puisque sans même le savoir, le Mojo portait constamment sur lui deux gigantesques panneaux indicateurs de l'endroit où viser. Ses deux gros yeux orangés lui étaient une cible parfaite, visibles même dans la brume !
Néanmoins, le pirate chevronné, lui qui naviguait beaucoup et connaissait bien le brouillard, se rendit compte après un instant qu'il ne distinguait plus les bruits de pas de son adversaire qui lui permettaient de s'orienter. Stoppant sa course, il écouta avec grande attention les bruits environnants, mais rien de ce qu'il percevait de son ouïe fine ne le satisfaisait. Son ennemi l'avait donc semé, d'une manière où d'une autre. Que dirait Marvin, son capitaine, s'il le voyait aussi facilement abusé ? Et d'autant plus, par un adversaire aussi ridicule... Cette idée fit naître en lui une légère rancoeur à l'égard du Mojo, et une envie soudaine d'en finir avec cette partie de cache-cache le plus rapidement possible.
- Hé l'Mojo ! Quoi qu'tu fasses, tu sais que tu n'pourras pas m'battre ! Et tu pourras pas non plus t'cacher à jamais ! Allez viens t'battre, maudit bout de bois !" S'écria le pirate sans obtenir de réponse.
Se trouvant alors dans un nouveau couloir qui débouchait sur un croisement, Herbert rechargea son pistolet à silex tout en marchant silencieusement. Il s'apprêtait à s'armer de nouveau, lorsqu'il vit à l'extrémité du passage où il se trouvait deux grands yeux oranges passer. Seulement, il était assez près pour distinguer qu'il ne s'agissait pas du Mojo qu'il traquait, celui-ci ornant un feuillage rouge imposant autour de sa tête. Mais ceci ne dura que l'espace d'un instant, car bien vite la créature s'engouffra dans un passage en face, sans laisser le temps au brigand de le dégommer d'une seule balle.
- C't'une peste mojo ça, rien à voir... Linki en avait parlé." Fit-il pour lui-même.
Il comprit alors la supposée stratégie de son adversaire, qui avait sans doute envoyé cette peste pour le tromper, afin qu'il la prenne pour son ennemi, la suive, et laisser ainsi l'opportunité à Satic de l'attaquer par derrière.
"C'est qu'il serait rusé ce p'tit chenapan de bois !" Songea Herbert, pensant retourner la situation à son avantage en confrontant le Mojo de face, créant ainsi un effet de surprise en sa faveur.

C'est alors avec une précaution qu'il ne se connaissait pas que le jeune pirate longea le mur sur sa droite, guettant du mieux qu'il pouvait toute éventuelle débouchée de son ennemi en face, à travers la brume, qui ne le gênait au fond que peu. Celle-ci était en effet bien moins épaisse que celle qu'il avait coutume de côtoyer, aussi bien en mer qu'au port où il errait parfois, en quête d'un larcin ou d'une belle compagnie. L'atmosphère lui semblait pourtant plus lourde depuis qu'il avait perdu la piste du Mojo, et, alors qu'il arrivait enfin à l'embranchement au bout du passage, il se surprit de sa propre nervosité naissante.
"Pff, c'que j'suis bête, c'est pas comme si cet arbuste allait m'avoir... J'ai simplement baissé ma garde un peu tôt, voilà tout." Raisonna-t-il en prenant la direction d'où était venue la peste mojo. Personne... Cependant, flairant la ruse comme son capitaine flairait l'or, Herbert poursuivit son chemin, tous les sens aux aguets, et surtout, prêt à tirer au moindre signe de vie de son adversaire. Après avoir suivi le passage sur la droite, il lui sembla qu'il avait déjà traversé ce passage précédemment. Pourtant, tout à l'intérieur du Bosquet Sacré se ressemblait, et d'autant plus par temps de brouillard. Mais le brigand auquel était coutumière la naviguation possèdait un sens de l'orientation à toute épreuve... Il avait tourné en rond, il le savait.
Quelques mètres devant lui cependant, il distinguait deux passages à gauche et à droite. Longeant le mur de gauche, il avança à pas de loup, tout en mettant en joue la voie à la quelle il faisait face. Au bout d'une dizaine de secondes, le pirate travesti en chasseur arriva enfin à la vue du passage d'en face, ne découvrant dans le passage de droite que des hautes herbes précédant un nouveau croisement. Lui restait encore le passage de gauche, au bord duquel il se trouvait. Décidant de conserver l'initiative de l'effet de surprise, le pirate ne prit qu'un instant de répit avant de sauter directement dans l'embouchure, son doigt sur la gâchette, prêt à tirer. Son sang ne fit qu'un tour.

Trop vite.
Le Mojo ne put rien faire pour esquiver la balle d'Herbert qui alla se figer entre ses deux yeux, dans un bruit de détonation qui résonna à travers la forêt dans toute son immensité.
Oui, cette silhouette, cette capuche couvrant la tête de l'être des bois... Le pirate n'avait pas hésité un seul instant avant de tirer, il l'avait reconnu en un quart de seconde, et sa dextérité avait fait le reste. Son ennemi s'était laissé entraîner par le coup sans avoir eu le temps ne serait-ce que d'esquisser le moindre mouvement, et son petit corps rugueux à la peau d'écorce était désormais complètement avachi sur le sol, au milieu des herbes hautes.
Herbert, contemplant son oeuvre et pleinement satisfait, se mit à rire... Un rire, à la fois méprisant et tendu, comme si il était enfin soulagé d'en avoir fini, même si il tentait de le cacher. A qui ? Il l'ignorait, c'était plus un réflexe tendant à dissimuler ses véritables émotions. Faisant volte-face et attendant qu'on vienne le chercher, un bruit suspect attira alors son attention.

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Niveau 10
28 mai 2008 à 20:06:14

Mais il était déjà trop tard, car la graine mojo alla se briser contre sa main droite, armée du pistolet à silex. Tandis que le léger flash l'éblouissait sans mal dans cette pénombre, la douleur brûlante lui fit lâcher prise, et son arme échoua sur le sol dans un bruissement d'herbe. Satic ne perdit pas un seul instant, et, sortant des hautes herbes en face d'Herbert au même moment, il récupéra le pistolet d'une main, tandis que de l'autre il rangeait sa sarbacane, ravivant sa douleur à l'épaule dont l'hémorragie semblait pourtant se stabiliser.
Le pirate, pris de vitesse, réalisa ce qui se passait lorsque le Mojo le pointa de sa propre artillerie. Il avait pourtant presque peine à le reconnaître, maintenant que celui-ci avait ôté sa cape à capuchon, arborant fièrement son feuillage d'un bleu violacé. Il comprit alors instantanément le piège grossier que lui avait tendu Satic. Il n'avait tiré que sur une Peste Dingo habillée de son vêtement, sûrement déjà morte... Sa propre astuce l'avait perdu.
- Ahah, je l'avoue, Mojo ! Tu m'as bien eu ! Mais cette arme n'est pas pour toi voyons, tu ferais mieux d'me la rendre..." Tenta le pirate effronté qui était pourtant bien loin d'être en position de force.
- Stupide Hylien... Tu crois que tu peux venir facilement à bout de moi ? Tout ce que tu possèdes, c'est de l'orgueil et du mépris... Jamais je ne mourrai de la main d'un être tel que toi." Vociféra Satic, prêt à en finir.
- Allez, n'fais pas l'idiot, l'arbuste, rend moi mon arme... C'n'est pas un jouet, tu sais..." Susurra l'intéressé sans le prendre au sérieux.
Le guerrier d'écorce jugea alors que c'en était assez, et, sans plus attendre, appuya sur la gâchette. Et une fois de plus, le bandeau rouge à pois blancs suspendu au bras gauche d'Herbert sembla lui porter chance.

Tic. Tic.
Ce fut le bruit du pistolet, qui n'était malheureusement pas armé. Et le Mojo réalisa bien vite qu'il ignorait tout du fonctionnement d'un tel mécanisme... Révélant son impuissance face à un adversaire qui commençait à arborer un large sourire, Satic ne prit pas le temps de réfléchir à comment agir dans une telle situation. Il jeta l'arme derrière lui le plus loin qu'il put, au milieu des hautes herbes, et dégaina son glaive. Herbert, qui continuait de sourire, sortit quand à lui son sabre d'abordage et se prépara à une nouvelle phase de combat.
- Tu me plais bien, Mojo ! Ça va enfin peut-être devenir un combat intéressant !" Ricana le brigand devant ce qu'il trouvait de plus comique dans sa situation : le fait de se battre à l'épée contre un arbre.
- Profites-en bien, surtout... C'est ton dernier, après tout." Répondit son adversaire sur le même ton enjoué.
Cette réponse cinglante sembla remettre d'aplomb Herbert, qui prit sans attendre l'initiative en effectuant un large coup horizontal vers le Mojo. Celui-ci, surpris par la rapidité de son vis-à-vis, tendit son glaive dans une parade brusque et maladroite, et ne put ainsi contenir la violence du choc. L'arme lui échappa alors et vola à une dizaine de mètres sur sa droite. Le jeune pirate ne put s'empêcher de s'esclaffer devant une scène aussi pathétique.
- Ahahah, mais ma parole, tu n'es donc pas même capable de te servir correctement de tes propres armes ? Mojo idiot..."
Saisissant l'occasion, le guerrier désarmé et humilié se mit alors à détaler, tentant de récupérer son glaive avant que son adversaire n'ait le temps de réagir. Celui-ci, reprenant son sérieux, considéra la tentative désespérée de Satic comme une occasion de mettre la main sur l'arme qu'il chérissait tant, son pistolet à silex, plutôt que d'une de tenter vainement de rattraper à la course le Mojo et de prendre le risque d'être confronté à un nouveau duel. Il était si facile pour lui de venir à bout de ce stupide buisson sur pattes d'une balle bien placée, et surtout, bien plus amusant. Cependant, l'être d'écorce avait prévu la réaction du pirate, et ne revînt pas sur ses pas une fois son glaive en main, mais continua sa course dans le dédale du bosquet à travers le brouillard qui semblait moins épais depuis peu, poursuivi un instant plus tard par son adversaire et son arme mortelle.

La chasse venait de reprendre de plus belle.
Mais pour bien moins longtemps cependant qu'auparavant...
Après une minute de course effrénée toujours à l'aveuglette, durant laquelle le pirate attendait patiemment le moment propice pour achever d'une dernière balle la triste vie du Mojo, ce dernier, s'engageant au hasard des passages, déboucha par mégarde sur une impasse ponctuée d'un point d'eau rectangulaire, creusé artificiellement dans la roche, qui n'offrait aucune échappatoire. Pris au piège, il voulut faire demi-tour, mais déjà son ennemi l'avait rejoint, et après avoir saisi le problème d'un bref regard vers l'avant, le pirate afficha un large sourire triomphant, dévoilant ses dents jaunies par l'usage.
- Alors, maudit bout d'bois...? M'dis pas qu't'as pas appris à nager à l'école ?! ..."
Pendant qu'Herbert, profitant de la situation et de sa victoire imminente, continuait de se moquer de lui à tout va et de lui parler de sa vie de pirate - lui contant de quelle façon lui et son compagnon Ksidûr (Tenji :coeur: ) avaient l'habitude d'humilier les êtres si méprisables de son espèce - afin de lui faire regretter avec un sadisme certain le fait même d'exister, Satic, qui ne l'écoutait pas, sentait son esprit s'échauffer. Il regardait l'eau derrière lui avec une certaine appréhension, hésitant dans la tactique qu'il s'apprêtait à mettre en oeuvre dans un instant. Mais aucun autre choix ne se présentait ni ne se présenterai à lui. C'était sa seule chance, et il n'aurait pas de second essai.
Il détermina alors son destin d'un geste de la main pour se saisir de sa sarbacane, ce que ne manqua bien évidemment pas de remarquer le pirate, qui s'interrompit alors dans ses délires jubilatoires, et arma son pistolet, visant la tête du Mojo, prêt à l'envoyer en Enfer une fois pour toutes avant que celui-ci ne puisse se sortir d'une ruse de cette impasse.
- Bien, tu l'auras voulu... Ciao l'arbuste."
Une éternité sembla alors s'écouler pour les deux adversaires, tous deux plongés l'un dans le regard de l'autre, lorsque Herbert appuya sur la gâchette, scellant leur destin à tous les deux.

Tic. Tic.
Ce fut le bruit qu'espérait Satic, qui s'arma alors de tout son courage, avant de sauter pour retomber de tout son poids au fond du point d'eau, devant l'incompréhension d'Herbert, qui appuya une ultime fois sur la gâchette, désemparé.

L'eau couvrit en grande partie le bruit de la détonation provoquée par l'explosion du pistolet à silex pour le Mojo, tandis qu'il tentait à grand mal de remonter à la surface tout en retenant sa respiration, ce qui était une tâche ardue, en vertu de son poids et de sa taille. Luttant contre lui-même et contre sa peur, ce fut au prix d'un effort terrible que l'être d'écorce parvint à regagner la terre ferme sain et sauf.
- J'espère ne plus jamais avoir à faire ça..." Souffla le guerrier d'écorce semi-épuisé.
Levant les yeux devant lui, il constata que son plan s'était déroulé à la perfection. Le gaz contenu dans les graines mojo fermentées avait fait son office comme il le pensait, et il savait que son adversaire était bien trop étourdi pour remarquer qu'il en avait glissé quelques-unes dans le canon de l'arme avant de la lui laisser, tel un appât cachant le fatal hameçon.
Il contempla alors l'état pitoyable d'Herbert, dont le bras droit avait été emporté dans la puissante explosion du pistolet dont il ne restait plus rien. Allongé, amputé et grièvement brûlé, celui-ci semblait avoir enfin cessé ses pitreries. Il ne comprenait toujours pas ce qui avait pu se passer, à la fois pétrifié d'horreur et agonisant de douleur face à son absence de bras droit toute récente... Le Mojo le regarda, presque apitoyé par tant de candeur. Le jeune pirate n'avait certainement jamais connu la douloureuse mais néanmoins enrichissante expérience d'avoir à résister à une telle souffrance, lui qui préférait habituellement ruser ou battre en retraite lorsque le risque lui semblait trop important. Satic s'avança alors vers lui, lui ôtant son sabre d'abordage avant de l'envoyer sombrer dans le point d'eau.
- De toutes façons, tu n'en auras plus grand usage... !" Ricana le guerrier.
Contrairement à ce qu'on aurait pu croire, Herbert ne le regardait pas avec haine, même après un tel retournement de situation... même en étant si proche de la mort. Il éprouvait plutôt de la curiosité face à cet être qu'il avait combattu et duquel il n'attendait rien de la sorte.
Sans y porter réellement attention, le Mojo sortit machinalement son glaive des forêts, et perfora d'un coup puissant la rotule gauche du pirate, de sorte à ce que son genou sous son pantalon de toile grise soit changé en écorce morte en l'instant. Il serait désormais impossible pour Herbert non seulement de se défendre, mais aussi bien de se relever, ce qu'il devina sans pourtant connaître le pouvoir réel de l'arme.
- Eh bien, voyez-vous cela... Que dirait Ksidûr s'il me voyait malmené par un Mojo de cette façon-là ? Et que dirait Marvin ? Enfin, t'es quand même bien le Mojo qui sait l'mieux se battre de tous ceux qu'il m'est arrivé de croiser... Je n'ai donc pas de honte à perdre contre toi. " Suffoqua le pirate de sa voix agonisante, affichant une expression pourtant presque aussi enjouée qu'au début de leur confrontation.
Satic, surpris, le regarda alors de façon quelque peu mélancolique, avant de songer à achever cet adversaire, qui malgré toutes les humiliations qu'il lui avait fait subir, et qu'il aurait dû faire payer comme tous les autres pour cela, ce Hylien prétentieux qui l'avait méprisé et rabaissé sans arrêt était maintenant devenu semi-admiratif devant la prestation du Mojo, ce qui fit de lui pour Satic et malgré tout le reste un adversaire pour le moins honorable. Jusque dans la mort, qui semblait devoir le prendre en cet ultime instant...

Trop tôt.
Car un événement inopiné survint lorsque ceux qui avaient été oubliés revinrent enfin venger leurs siens... Car au-dessus d'eux, alors que le guerrier d'écorce s'apprêtait à mettre un terme à la vie de son adversaire abattu, au sommet des remparts de ce labyrinthe brumeux, elles l'avaient enfin retrouvé. En une seconde, elles arrivèrent. Les Pestes Dingo entouraient un Satic surpris qui pensait enfin pouvoir en finir avec ce combat.
- C'est bien lui, c'est lui qui a tué notre soeur, je le reconnais, je l'ai vu !"
- Si tu es sûr, il n'y a pas à hésiter ! Tuez cet enfoiré !"
Le guerrier Mojo, glaive en main, comprit alors qu'une Peste avait certainement été le témoin de sa stratégie contre Herbert, et dut se confronter à six d'entre elles à la fois. Le pirate qui sombrait peu à peu dans l'inconscience sous le coup de ses blessures ne comprenait alors pas tout ce qu'il se passait, mais devina que la peste qu'il avait croisé était certainement l'une d'entre elles.
Il n'avait pas tort. Les Pestes Dingo se ruèrent alors en une seconde et toutes à la fois sur leur lointain cousin, cognant, crachant des noix mojo qui tantôt aveuglaient le guerrier, tantôt le bousculaient de tous côtés. Incapable dans cette bataille chaotique de porter un coup un tant soit peu précis, il fut bien plus vite surpassé par leur nombre qu'il ne l'aurait cru face à des monstres si faibles, et malgré sa résistance, désarmé et prêt à être lynché à même le sol. Le pirate, qui n'était pourtant plus vraiment valide, était devenu en quelques instants celui des deux le plus apte à se battre, tant le Mojo forestier était violemment assailli, avec une rage sans pareille et par des êtres pourtant physiquement si proches.
Etourdi par son état et ne sachant comment considérer les événements, il pensait peut-être finalement gagner ce combat. Mais cette idée ne le réjouissait guère, étant donné la gravité de ses blessures... Néanmoins, bien vite des idées naquirent dans son esprit. Peut-être que l'organisateur aurait l'intention de remettre en état tous les combattants victorieux... Peut-être qu'il allait pouvoir lui rendre son bras, oui, après tout, ces pouvoirs étaient bien assez grands, il le savait... Oui, c'était sûr, ça se passerait comme ça... Il allait gagner et on l'acclamerait en héros... Il serait celui qui a tué cet ignoble Mojo... Oui, il serait cela, bientôt. Très bientôt. Tout lui semblait à présent parfaitement logique...

Mais un bruit sourd suivi d'un léger tremblement vint perturber les certitudes du pirate, un bruit que les pestes ne manquèrent pas de remarquer et même semblèrent reconnaître, ce qui les fit en quelques instants paniquer et déguerpir, laissant un Satic roué de coups et recroquevillé sur le sol, tel une fleur fanée. Cependant, le bruit sourd se répétait à intervalles réguliers, de plus en plus proche, tandis que, dans le brouillard environnant, une ombre gigantesque se dessina à l'autre bout du couloir où ils se trouvaient. Le sol tremblait un peu plus à chaque pas de la créature massive qui se rapprochait implacablement. Le Mojo comprit alors de quoi il s'agissait, malgré un esprit aussi embrumé que celui de son adversaire. Lui aussi, en laissant le Moblin blessé poursuivre sa route et rejoindre leur tanière afin de prévenir les siens, avait commis une fatale erreur qui allait sans doute finalement le sauver... Herbert sembla finir par comprendre en regardant Satic sourire légèrement.
L'ironie du sort était telle qu'en s'attaquant à un Moblin dans la première minute suivant sa venue dans le Bosquet, le pirate avait sans le savoir scellé son destin, les monstres ayant envoyé directement leur chef afin d'éliminer l'intrus qui s'en était pris à l'un de leur tribu.
Ainsi, c'est dans un grognement rauque et inhumain que le Grand Moblin s'avança, masse à la main, prêt à écraser Herbert incapable de se relever et impuissant face à son destin, qu'il maudissait. A présent il maudissait l'organisateur, dont il avait sous-estimé les avertissements, il maudissait son adversaire, il maudissait cet endroit, il maudissait sa vie... Lorsque la mort, qu'il n'avait eu de cesse de fuir durant toute sa vie faite de frivolité et de plaisir se présentait enfin devant lui, dans toute sa morbide splendeur et sans qu'il n'y ait rien d'humain à son châtiment, il ne pouvait que maudire tout ce qu'il avait eu et qui n'avait finalement été que pour le mener inextricablement à cette mort.
Tandis qu'il échangeait un dernier regard complice avec celui qui avait été son digne adversaire, incapable tant de bouger que de parler, ce dernier, devenu trop faible, perdit conscience, offrant une infime lueur d'espoir au pirate de survivre à cet instant. Le Hylien leva alors la tête, priant de toute son âme d'être sauvé.
A ses prières ne répondit que la vue de la masse soulevée au-dessus de sa tête et prête à tout instant à s'abattre sur lui. Pendant cet instant qui sembla durer une éternité à Herbert, celui-ci repensa à sa vie de pirate, sa vie de plaisir, tout ce qu'il avait aimé... pour finalement revenir à ce tournoi dans lequel il n'avait pas de place, et à cet instant. Et à sa mort.

La dernière chose que vit Herbert... fut un papillon de lumière, zigzaguant dans l'air comme par enchantement, sans nul besoin d'être porté par le vent... Un florilège de lumière qui s'était formé en l'absence de mouvement brusque, frêle et fragile, dont l'existence, à l'image de la vie d'Herbert, ne tenait jamais plus qu'à un fil... Et dont la vie s'acheva au même instant que la sienne, lors du mouvement de la masse retombant pour écraser le crâne du pirate...
Et le jour se leva.

[-Linki-]
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Niveau 10
28 mai 2008 à 20:17:10

(Les votes sont ouverts :-p )

Microsam
Microsam
Niveau 9
28 mai 2008 à 20:32:59

J'vote pour Linki :noel: (bon bon j'vais lire :d)

La vidéo du moment