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De Chair et de Sang.

sagara--sano
sagara--sano
Niveau 14
30 janvier 2013 à 22:12:14

Accepte moi FFUUUUUUUUU

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Niveau 10
30 janvier 2013 à 22:29:34

- Nous t'attendions, tes amis et moi..." susurra-t-Elle.
Pour Linki, la pire alternative possible pouvant survenir au cours de son plan était d'être entravé par la Mort Elle-même. Manifestement, si Elle n'avait pas pour autant pénétré dans les pensées de l'ancien organisateur, Elle semblait avoir deviné ses craintes. Elle avait sans doute tout prévu depuis le début.
- Pensais-tu que j'étais stupide au point de ne rien voir à toutes tes manigances ? Au point de vous laisser partir aussi facilement après avoir tout saccagé sur votre passage ? Tu es déjà sorti une fois sans mon consentement, ce qui est un évènement presque unique à lui seul de l'Histoire. Jamais tu n'aurais dû revenir." commenta la terrifiante voix.
Scarelle se retourna vers le guerrier des ténèbres, le regard empli de désespoir.
- Mais les miracles se reproduisent malheureusement bien trop peu souvent pour vous. Bientôt, mes serviteurs auront réduit à néant tes amis de la surface, et je garderai leurs âmes à tout jamais, en compensation de cette mascarade. De même pour tes amis ici présents... Quant à toi, Linki, tu m'as posé bien trop de problèmes pour que ton âme suffise à racheter tes fautes... Je vais donc mettre fin à ton existence toute entière." conclut-Elle.
Rien ne pouvait les sauver. Linki savait qu'Elle avait raison. Les miracles ne se reproduisent pas.
La dernière fois, beaucoup avaient sacrifié leurs sorts pour l'aider à sortir.
Aujourd'hui, encore plus d'entre eux se battaient, mais Elle n'était plus dupe.
Une évasion, c'était déjà une évasion de trop.
Il resta coi. Pour une fois, il n'avait rien à objecter, ni aucun autre d'ailleurs.
"Peut-être cette fois-ci..." pensa-t-il alors, "Peut-être cette fois-ci serait-il utile.. de se sacrifier."

Pour la dernière fois, il dégaina son épée auréolée d'ombre, provoquant un ricanement de la part de la Mort.
- Qu'est-ce que tu crois pouvoir faire, petit Mojo... ?"
- Vous... Vous ne pourrez pas tous nous retenir..." balbutia-t-il.
- Eh bien, c'est d'une témérité admirable. Mais tout aussi faux. Je mettrai fin à chacune de vos existences si vous m'y forcez." objecta-t-Elle mécaniquement.
Kadzaï, Mélian et Scarelle le regardèrent avec tristesse. Savait-il réellement ce qu'il faisait ?
Non, il n'en avait en vérité pas la moindre idée.
Mais heureusement, il n'eût guère le temps de faire quoi que ce soit de stupide.
- Arrête-toi, Linki. Laisse-moi faire." intervînt une voix rauque qui ne leur était pas inconnue, derrière eux.

Tous portèrent leur regard vers celui qui avait parlé.
Une sixième personne, manifestement.
Une carrure osseuse. Une stature imposante. Une lance brillante.
- Skarnos ?!" lâcha Linki à demi-voix.
- Skarnos..." répéta-t-Elle, avec une certaine surprise.
- Oui, c'est bien moi... Plus aucun d'entre vous ne m'attendait, j'imagine." reprit le Stalfos avec malice, "Mais je suis bel et bien au rendez-vous. Et j'ai amené quelque chose qui va vous surprendre..."
Après quoi, le guerrier osseux sortit de sa cage thoracique creuse, couverte d'un maigre vêtement de tissu, ce qui semblait être une boîte rectangulaire de roche violette. Laquelle s'ouvrit, et contenait une sphère d'un splendide gris argenté.
- Voyez-vous, c'est fou tout ce qu'on apprend en officiant dans les Enfers... Je sais que tu as utilisé de l'améthyste pour conserver les âmes des guerriers à la surface, Linki... Ce que tu ignores, c'est que la Mort en utilise également pour les transporter sans que celles-ci ne soient repérables. En vous faisant croire que je vous étais entièrement dévoué, ignoble sorcière, j'ai pu préparer doucement mais sûrement ma vengeance finale..."
- Comment oses-tu me parler sur ce ton, minable stalfos ? Tu n'es qu'un ancien sbire des armées de Ganondorf, tu n'es RIEN." commença à s'élever la voix grondante et terrible de la Faucheuse, "Et de quelle vengeance parles-tu ? Je ne t'ai pas mal traité, dès l'instant où tu as fait preuve de loyauté...!"
- C'est vrai... Mais croyez-vous que je sois assez bête et si peu conscient à cause de mon manque de chair pour ne pas me rendre compte d'à quel point officier à vos ordres est une tâche aussi ingrate qu'humiliante ? Croyez-vous que cela soit agréable et plaisant d'être utilisé comme un mercenaire, de vivre et de mourir à votre guise comme à la guise de Linki ? De perdre le sens de son existence ? Je ne suis pas un crétin comme l'autre Hache-Viande... Je ne suis peut-être qu'un Stalfos, mais j'ai encore un peu d'honneur."
- Et que crois-tu pouvoir faire, exactement ?" vociféra-t-Elle à en faire trembler les murs, tandis que les autres restaient abasourdis par la situation.
- Je vous l'ai dit, infâme et répugnante patronne... Je suis venu me venger de vous. Voyez-vous, avant que je ne participe au tournoi Termina, ma vie était faite de combats, et je ne vivais que pour cela. Que cela soit au service de Ganondorf, ou depuis que ce nécromancien m'a ramené à la vie... Mais jamais je n'étais venu en Enfer jusqu'alors, et je n'en avais même jamais eu connaissance. Mais depuis, à cause de vous, mon existence est devenue une suite de confrontations impossibles dans lequel je ne suis qu'un pion, une succession de morts et de résurrections dépourvue de sens et qui a vampirisé toute la saveur de ma vie, et ce, de manière définitive... Je sais qu'il est trop tard pour revenir en arrière... Sortir d'ici en possession de mon âme ne serait que retarder mon retour... En sortir sans, c'est conserver cette existence dénuée de sens... Je n'ai jamais été davantage qu'aujourd'hui une carcasse vide, et cela, je ne peux le supporter." s'exclama Skarnos, avant d'ajouter, "Et c'est pour cela que j'ai patiemment attendu ce jour, où Linki tiendrait sa promesse et où j'aurais l'occasion de me venger, de vous humilier... Il ne me reste plus que ça à faire."

Après quoi, le guerrier Stalfos, au lieu de réintégrer son âme, prit celle-ci délicatement au creux de sa paume osseuse, et, dans un grimacement, l'écrasa, ce qui provoqua un évènement aussi inédit qu'inattendu.
Un flash d'une intense couleur argentée aveugla l'assemblée ainsi réunie.
Lorsqu'ils réouvrirent les yeux, excepté la grande Faucheuse qui n'avait rien perdu du spectacle, la sphère avait disparu. Skarnos était devenu, semble-t-il, quelque peu différent. Ses os semblaient avoir.. noirci.
Et une nouvelle aura, curieusement malsaine, émanait à présent de lui.
Sa voix, encore plus rauque qu'à l'accoutumée, reprit :
- Et maintenant, comme vous le savez, sorcière, j'ai fait l'inconcevable, j'ai commis l'Interdit. J'ai sacrifié moi-même ma propre âme, je l'ai détruite, et je suis devenu une abomination des ténèbres. Comme vous." déclama le Stalfos avant de pousser un ricanement terrifiant.
- Tu es d'une stupidité sans bornes, Skarnos..." gronda la voix de la Faucheuse, "Sache que même ainsi, tu ne peux rien pour échapper au sort que je te réserve."
- Je n'en ai pas fini..." intervînt le Stalfos, en effectuant une curieuse manoeuvre.
En effet, la lance d'argent dont il était depuis toujours armé commença à léviter dans les airs horizontalement, après que son propriétaire l'eût lâchée.
- Tu as bien choisi ton soir, Linki..." reprit-il dans un ricanement sonore.
- Que crois-tu faire avec cette lance ?"
Soudainement, une pensée agita l'esprit de Linki. Il se souvînt des évènements du tournoi Termina.
- Vous êtes prêts ?" fit Skarnos à l'adresse de ses anciens compagnons, ignorant la question de la Mort.
A cet instant, Linki comprit tout. Son esprit retrouva sa clarté habituelle.
Sans même prendre le temps de ranger sa lame, il commença à se précipiter en direction de la Faucheuse, sous les regards désemparés de ses complices. Il eût à peine le temps de s'écrier "COURREZ !", qu'immédiatement, l'inconcevable se produisit.

"Le pouvoir de la lance d'argent ne se dévoile qu'à la pleine lune."

C'est à une vitesse ahurissante que celle-ci frappa la Mort, qui s'apprêtait à intercepter Linki.

Sans qu'elle ne comprenne pourquoi, l'arme d'apparence banale lui fit ressentir quelque chose qu'elle n'avait pas connu depuis des temps immémoriaux.

La douleur.

Le cri déchira l'air. Se transmis à travers les parois.
Jusque dans les plus basses profondeurs de l'Enfer...

Incrédule, la Faucheuse releva sa tête sans visage en direction du Stalfos.
Celui-ci la fixait avec un sourire de triomphe, passablement édenté.
- Cette arme... C'est de l'argent..."

Ils étaient déjà seuls.
Elle ne comprenait pas, fit volte-face un instant.
Il ne pouvait pas la laisser faire. Plongea en avant.
Elle ne pouvait pas perdre de temps.
Mais n'avait pas d'autre choix.
Et dans un terrible mouvement, frappa de sa Faux le Stalfos devenu ténèbres.
Renvoyant son existence d'où elle était venue...
Dans les ténèbres.

Trop tard.

Déjà, les quatre fugitifs avaient traversé la grande salle de l'Underworld, vide.
Seules deux statues y trônaient, inexplicablement.

Remontent l'escalier comme un seul être, une lanterne spectrale à la main.
Traversent le court tunnel.

Une quinzaine de secondes, à peine.
Rejoignent les quelques marches de l'accès principal, ouvert.

Remontent.
Respirent.
L'air.
La nuit.
La lune.

Signe, à bout, croise le regard de Linki.
Son visage semble s'éclairer.
Son ennemi à la hache se retourne.
Linki sourit.

Ding dong, au quatrième top il sera minuit et trente minutes.

Les guerriers se battant au Ranch Lon Lon s'évanouissent.
Les guerriers tentant de fuir, bloqués par les flammes, s'évanouissent.
Daarkar le dragon noir s'évanouit.
Les fugitifs s'évanouissent.
En un même éclair.

Seul Linki est encore là, fixant Taûsyl.
- Désolé, je n'ai pas le temps pour une revanche." sont les derniers mots de Zakoestros.
Avant que son âme ne rejoigne son corps, et que dans un très bref flash, il ne retrouve sa forme de Mojo, et disparaisse à son tour.

Dans la nuit, quelque part dans la plaine d'Hyrule, le hurlement de Taûsyl.
Pour la dernière fois.

***

FIN

(DE LA DEUXIEME PARTIE)

***

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Niveau 10
30 janvier 2013 à 22:59:36

C'est dans les heures qui suivirent ces évènements, au lever du jour, une fois à l'écart de tout danger venant des profondeurs, que les différents êtres de chair et de sang se réveillèrent, aux quatre coins d'Hyrule ou de recoins d'autres mondes... Certains eurent, pour leur santé mentale personnelle, la mémoire des récents évènements effacée. Mais la plupart reprirent conscience avec l'étrange et agréable sensation de sortir d'un terrible cauchemar... Tout cela selon le bon vouloir de l'ancien organisateur, avant l'abandon de ses pouvoirs de mystique.

Ainsi, le Mojo du pseudonyme de Satic s'éveilla aux abords de la Forêt Kokiri, non loin des différents marais au delà de la frontière Hyrulienne. A ses côtés, il découvrit une lettre écrite de la main de Linki, le remerciant pour ses loyaux services depuis le début, à côté d'une bourse dont le montant aurait pu faire pâlir d'envie certains bourgeois de la place du Marché. De quoi commencer une nouvelle vie...

Scarelle, de son côté, se retrouva dans la vallée Gerudo, et c'est avec émotion qu'elle inspira pour la première fois depuis très longtemps l'air chargé de poussières de sa province natale. Mais elle n'était pas seule, et à ses côtés se trouvait téléporté Herorta, qui ne tarda pas à s'enquérir de l'identité de la belle. Après quelques échanges et quelques jours de compagnie, ils se rendirent compte que malgré leur différence d'âge, ils s'étaient déjà connus il y a bien longtemps, au sein du désert hanté, où Herorta avait protégé la toute jeune Scarelle de dangereux leevers, lors d'une escapade de celle-ci hors de la Forteresse Gerudo.
Ainsi, bien qu'Herorta, malgré ses recherches, ne retrouva jamais la trace de son ennemi juré Takeo, il abandonna progressivement sa vaine quête de vengeance pour se consacrer à la compagnie et à la protection de Scarelle, en laquelle il vit la soeur qu'il n'avait jamais eue, et une famille. Cela le poussa lentement mais sûrement à sa propre retraite des combats, au perfectionnement de son entraînement, et à l'apprentissage du combat des jeunes Gerudos, activité dans laquelle il trouva un nouvel épanouissement, un nouveau sens à sa vie.

De leur côté, c'est peut-être par une excellente intuition que Linki avait réuni une fois de plus Kadzaï et Mélian, au sommet du Mont du Péril, qui se rendirent compte au moment où leurs routes auraient dû se séparer, des sentiments qui s'étaient tissés entre eux à demi-mot, alors qu'ils étaient retenus dans la pire des prisons. Ne pouvant se décider à se détacher l'un de l'autre, ils se rendirent à l'évidence...
Un mois plus tard, jour pour jour, c'est à la chapelle du village Cocorico qu'ils se marièrent, en petit comité, dont faisaient tout de même partie Scarelle, Herorta, ou encore Naüs, invité en tant que fils de leur ami défunt Nav.

Naüs, qui, lui, s'était retrouvé après sa sortie de l'Underworld téléporté sans que cela ne tienne du hasard à l'emplacement où se trouvait anciennement le petit village où il avait vécu quelques temps déjà. Bien que les lieux avaient été calcinés et que la terre en portait la trace, les habitants effectivement revenus à la vie comme le lui avait dit Linki y séjournaient à nouveau. Curieusement, ils semblaient avoir perdu tout souvenir des évènements précédant le tournoi, et d'après eux un simple Mojo leur avait appris il y a peu qu'une incendie s'était propagée durant leur sommeil et qu'une brigade de Sheikahs les avait tous sauvés d'une mort certaine. C'est avec joie et simplicité qu'ils acceptèrent cette explication et furent ravis de ne déplorer aucun blessé. Visiblement, les Sheikahs avaient même eu la gentillesse de leur laisser des ressources leur permettant de rebâtir leur village, ce qu'ils étaient en train d'entreprendre avec entrain lorsque Naüs alla à leur rencontre. Emerveillé par le spectacle de ces êtres simples et bons comme il aurait aimé l'être lui-même, le jeune Sheikah s'empressa, le coeur battant la chamade, d'aller là où autrefois vivait son amie la vendeuse de fleurs.
En l'apercevant, gaie et radieuse comme à son habitude, devant sa nouvelle maison, il ne put s'empêcher de se précipiter pour prendre la jeune femme dans ses bras, ni de laisser s'écouler quelques flots de larmes sur ses joues rougies. Pour une fois, des larmes de joie... La jeune Sirae, qui ne pouvait pas comprendre l'emportement soudain du Sheikah, ne s'en émut pas pour autant. Néanmoins, les confessions que ne tarda pas à lui faire Naüs au sujet de ses propres sentiments ne la laissa pas insensible... Elle avait tant attendu qu'enfin il prenne cette initiative ! C'est sans délai qu'elle accepta les avances de son ancien protégé, qui fut alors au comble du bonheur, et qui jura en lui-même qu'il ne vivrait que pour la protection de sa compagne ainsi que du village, désormais, et oublierait comme il l'avait voulu déjà auparavant les affaires de tournois, ainsi que l'obscurité autour de ses origines... Il n'avait plus besoin de ces chaînes. Il avait trouvé une nouvelle famille. Une vraie.
Quelques temps plus tard, il se répandit dans le village la rumeur comme quoi Naüs et Sirae s'étaient fiancés...

Le jeune Fly, quant à lui, s'était retrouvé non loin d'un poste de gardes, et c'est en jurant de tous les noms qu'il fut bien vite identifié, arrêté et emprisonné. Néanmoins, dans les temps qui suivirent, il se rapprocha progressivement du milieu des gardes. Ceux parmi les plus aguerris et corrompus lui montrèrent qu'on pouvait très bien être un assassin tout en respectant les lois du royaume d'Hyrule, et bien vite, lorsqu'il eût payé sa dette envers la société, Fly mit ses talents de combattant au service de l'armée, pour laquelle il devînt un des meilleurs éléments. Son nom devînt rapidement synonyme à la fois d'adversaire redoutable et d'espion insoupçonnable. Grâce à son jeune âge et à sa courte taille, Fly était en effet tout indiqué pour les missions d'infiltration, de récupération d'informations ou encore d'assassinat.
C'est au cours de son service dans l'armée d'Hyrule qu'il recroisa la route de son ancien compagnon d'armes Rogg, qui après s'être retrouvé dans son village natal avec une lettre anonyme l'encourageant à trouver un sens à sa vie, s'était engagé à tout hasard dans l'infanterie. Ses retrouvailles avec Fly l'incitèrent néanmoins à renoncer à ce projet, lorsqu'il prit conscience de l'écart qu'il y avait entre leurs deux façons de percevoir le monde. Il déserta de son régiment lors d'une journée de repos, et partit alors à l'aventure, et à la découverte du monde, afin de tenter de remplir le vide de son existence. Nul ne sait en Hyrule ce qui advînt de lui par la suite.

Parmi ceux qui avaient croisé sa route, nul ne revît Masuku. Cependant, on raconte qu'un individu étrange, portant un masque similaire au sien, le masque des Titans, aurait été aperçu aux alentours du Ranch Lon Lon, qui, dit-on, aurait été le théâtre de curieux évènements. Le tueur buveur d'âmes essaierait-il de rejoindre les Enfers ? On ne peut que supposer, à son sujet...

C'est hors d'Hyrule, plus précisément aux abords de Bourg-Clocher, que celui qui figurait parmi les meilleurs combattants de son peuple se réveilla. Dans les poches de son pancho, c'est avec surprise qu'Yrion trouva un mot ainsi qu'une bourse contenant la somme prévue pour le gagnant du tournoi. Le mot, assez court, disait seulement : "Je sais que vous n'avez pas gagné, mais vous avez gagné mon estime, vous et votre race valeureuse. Considérez ceci comme la récompense de votre coopération, et croyez bien qu'on entendra parler des Garos à Hyrule dans les temps à venir." Même si le Garo peinait à imaginer de quelle façon cela pourrait se produire, considérant les derniers évènements du tournoi, il se contenta de hausser les épaules, de retourner à son poste, de donner l'argent à ses généraux, d'être traité en héros, de garder le mot en souvenir et de rehausser les épaules.

Lorsque Zack reprit conscience dans l'une des ruelles du bourg d'Hyrule, son mal de crâne du à une manchette l'empêcha de se souvenir précisément des plus récents évènements. Néanmoins, dans les minutes qui suivirent, il trouva dans sa poche une étrange lettre qui disait "La prochaine fois, moi et mon peuple tout-puissant, les GAROS, nous serons sans pitié à l'égard des peuples d'Hyrule, et mon armée démoniaque se chargera de toi... Cette fois-ci tu as gagné la bataille, Sheikah, mais ce n'est que retarder l'inévitable. Moi le GARO, je te retrouverai et me vengerai en me baignant dans ton sang !". Bien entendu, elle était signée du nom d'Yrion. Très vite, le Sheikah, au lieu de paniquer comme tout pleutre l'aurait fait, prit son courage à deux mains et commença à prendre contact avec différents groupes de Sheikahs isolés. Peu de temps après, il se trouvait à la tête de sa propre brigade et la rumeur se répandit qu'un puissant peuple du nom de "Garos" pouvait attaquer d'un jour à l'autre. Zack bâtit le respect d'autrui à son égard sur sa connaissance de cette race venant d'un monde lointain, et bien que jamais ne vinrent les Garos, on crût à force de bonne volonté que ceux-ci avaient renoncé à cause de l'excellente préparation défensive des Sheikahs. Zack contribuait néanmoins, avec son groupe, à agir au nom de la justice, et ils furent responsables de l'arrestation de plusieurs assassins réputés dangereux. Parmi ceux-ci, le seul qui réussit à échapper à chaque reprise aux pièges tendus par le Sheikah fut le dénommé Hon'Liu, qui avait, après son réveil, entamé une vie chaotique de vol et de meurtre, toujours dans l'objectif d'élever son nom au plus haut. Après un temps passé dans cette vanité, Hon'Liu finit par s'éclipser on ne sait où, mais resta longtemps dans les mémoires même après sa disparition.

La splendide Gerudo des neiges dénommée Elle, dernière représentante de sa race, ne retrouva conscience non loin de la cime d'un pic enneigé qui lui était inconnu que pour reprendre en main sa vie passée d'aventures. Les derniers évènements dont elle se souvenait avoir été témoin au Ranch Lon Lon l'avaient néanmoins marquée dans la mesure où elle avait pu apercevoir, avant de prendre la fuite, la démonstration d'un puissant guerrier Garo au combat, qui luttait avec dextérité contre les monstres qui arrivaient à son encontre. Cela lui avait rappelé les souvenirs de son ancien maître d'armes, et avait peut-être donné un nouvel objectif à sa vie quelque peu décousue : retrouver la terre de ce peuple fier. Peut-être y trouverait-Elle ce qui lui manquait d'indéfinissable...

De son côté, Isana l'Elfe noire se réveilla au creux des montagnes bordant les terres d'Hyrule. Ses souvenirs étant flous, elle savait pourtant qu'elle avait échoué dans son objectif de remporter le tournoi et de rehausser le respect des peuples à propos des Elfes noirs. Ne sachant s'il fallait rentrer chez elle ou retourner en Hyrule afin de trouver une autre solution, elle se mit à errer dans la nature, en quête de réponses aux questions qui tourmentaient son esprit...

C'est dans un coin isolé que fut téléportée Vénus, la jeune harpiste. Comme d'autres, elle n'avait que des souvenirs flous des derniers évènements s'étant produit au Ranch, mais en avait néanmoins gardé un sentiment étrange et puissant. Car jamais de sa vie passée l'Hylienne n'avait autant côtoyé la mort que dans cette âpre bataille, même si elle ne l'avait pas vécue de manière tout à fait consciente. Renforcer les morts ressuscités et apaiser en même temps les ressuscités plongeant dans la mort de sa douce musique avait été pour elle une expérience sans précédent. Et bien qu'elle répugnait donner la mort elle-même, son instrument et son âme étaient maintenant plus que jamais avides à la fois de vie et de mort. Plusieurs options s'offraient à elle pour faire vibrer à la fois les cordes de sa harpe et son corps tout entier. La première semblait s'imposer d'elle-même, de façon évidente : retrouver l'Enfer. Ou des fous essayant d'y pénétrer...

Quant à Nélia, la digne membre d'une lointaine guilde d'assassins pourtant réputée, c'est chez ses ennemis qui avaient retenu son coéquipier en otage qu'elle se retrouva. Après avoir repris ses esprits, elle se rendit compte en inspectant les lieux avec prudence que les membres du clan où sa mission avait échoué avaient tous été tués par une puissante magie. Rapidement, elle estima leur mort comme remontant à quelques heures à peine. Elle ignorait qui l'avait ainsi libérée de cette plaie, mais poursuivit alors rapidement l'investigation des lieux, jusqu'à trouver la pièce où son ami était retenu prisonnier, à l'étage. Elle s'empressa alors de défaire les liens de celui-ci, qui, très affaibli par les traitements qu'il avait subi, demeura inconscient. Peu lui importait. Il était en vie, et c'est tout ce qui comptait pour elle. Rapidement, elle retourna au rez-de-chaussée afin de lui trouver de l'eau fraîche, lorsque soudainement, la porte d'entrée s'ouvrit, en face d'elle.
Derrière le chambranle se trouvait la silhouette d'un homme d'une grande taille, à contre-jour.
Un homme qu'elle ne connaissait pas.
- Je suis désolé, mais tu n'as pas le temps d'aider ton ami... J'ai des projets pour toi, jeune Hylienne."

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Niveau 10
30 janvier 2013 à 23:12:31

Très loin de tout cela, bien à l'Ouest d'Hyrule, dans une province connue sous le nom de Terra Vetio, reprirent conscience à quelques minutes de marche l'un de l'autre simultanément Herbert l'iconoclaste et Joël Pomme, au coeur du port dont ils étaient originaires. Joël, rendu libre peu avant le début du tournoi et ayant perdu toute mémoire des récents évènements, s'acharna le plus vite qu'il pût à retrouver la trace du pirate. La réapparition soudaine de ce dernier fit grand bruit, lui laissant des pistes aisées à suivre, d'autant que Herbert avait trouvé dans sa poche une belle bourse de rubis dont il vanta sans tarder la présence en tant que récompense pour la victoire au tournoi. En revanche, avant qu'il ait la chance de verser le gain ainsi fait sur son compte en banque, il fut bien évidemment repéré par son poursuivant armé de chaînes, qui fit montre de tout le courage dont il était capable et de tout le respect qu'il éprouvait pour son ennemi en l'emprisonnant durant son sommeil. Après lui avoir volé sa bourse, Joël fit l'acquisition de son propre bateau, avant même qu'on ne se demande où avait bien pu repartir le malicieux Herbert, et s'auto-déclara capitaine. C'est sans tarder qu'Herbert récupéra donc les chaînes de Joël dans les cales du navire nouvellement acquis qui commença à effectuer des livraisons de marchandises. Et c'est également sans tarder que Herbert jura entre ses dents de faire bientôt usage de toute la perfidie dont il était capable et de se venger dans un avenir proche... Alors que ses yeux se tintèrent d'inquiétants reflets rouges...

Ce même rouge que possédaient dans leurs yeux sans pupilles les membres de la tribu des Atal'hakars. Le chaos avait certes été semé en Enfer, et avait été voulu par quelques-uns, mais leurs espoirs ne trouvèrent pas pour autant la réponse qu'ils cherchaient.
Ainsi, Arix'amal connût l'échec en tant que dirigeant des démons du niveau 3, et rêvera pendant longtemps d'une vengeance contre Linki, comme beaucoup d'autres, qui l'avait humilié publiquement. Le démon retournera progressivement à l'anonymat et à la soumission, se forçant à taire sa rage... Qui sait ce qui adviendra de cette âme tourmentée ?

Il en fut de même pour Taûsyl, qui, lui, conservera son poste au sein des guerriers de l'armée démoniaque. Suite à la trahison de Skarnos cependant, la procédure de recrutement dans cette armée fut stoppée jusqu'à nouvel ordre. Le Hache-Viande désira pendant longtemps que la trace du Mojo soit retrouvée, mais cet évènement ne vînt jamais et à l'usage, Taûsyl transforma sa frustration en force, se replia sur lui-même et devînt plus sombre que jamais.

Mais il y eût pire. Cixen, l'ancien assassin à la solde de l'organisation d'Hôgul, accepta si mal sa défaite écrasante contre Takeo, la tête tranchée diagonalement d'un unique coup de sabre, qu'il disparaîtra dans les ténèbres du premier Enfer... On raconte qu'il est devenu un être unique, une sorte de guerrier spectral n'obéissant plus à quiconque, qui hante les ténèbres et détruit ceux qu'il croise dans son errance paranormale, lorsque ceux-ci se trouvent à l'abri des regards. Le temps passant, on occulta son nom, et ceux qui ne l'oublièrent pas préférèrent ne plus en faire mention. Il fut surnommé selon ce que ceux qui l'avaient aperçu sans en être victimes le décrirent... "Le balafré".

D'une façon légèrement similaire, nul ne retrouva la trace de Van Fanel. Le Sheikah gravement blessé avait en effet demandé à son neveu de le laisser se débrouiller seul, comme il en avait toujours eu l'habitude. Cependant, de même que Linki et ses complices, les démons ne trouvèrent dans l'Underworld aucune trace du Sheikah dont ils avaient ignoré, de même que Linki d'ailleurs, jusqu'à l'intrusion.
Néanmoins, certains étranges récits d'habitants des Enfers semblèrent correspondre avec l'identité du Sheikah. Il semblerait que Van soit revenu aux origines de son peuple... Une ombre furtive, hantant les Enfers, comme en quête de quelque chose... ou de quelqu'un.

Nav Fanel, dont l'existence réduite n'était conservée que par la volonté d'Orcus, fut pour de bon jeté dans le Styx très peu de temps après les évènements de la bataille au Ranch Lon Lon...

L'une des seules personnes à ne pas perdre conscience suite à la téléportation prodiguée par l'ancien organisateur fut cet autre guerrier vivant dans les ténèbres... Tarn Darkblade ne mit pas très longtemps à comprendre que malgré la réussite de Linki, il fut totalement lésé au sujet de ses propres intérêts. Pas d'âme du gagnant, pas d'âme de Faust non plus... Le sifflet servant à appeler Daarkar, dans sa poche, était réduit à l'état de poussière... Pendant longtemps, il chercha la trace des combattants les plus proches de la victoire finale du tournoi afin de récupérer son dû, mais, curieusement, ne parvînt à en trouver aucun. De même qu'il demeura incapable de retrouver la trace de Linki, dont il ignorait la race originelle. Les seuls avec qui il parvînt à rentrer en contact furent Signe et Satic, qui n'avaient aucune information à lui donner au sujet de Linki et qui n'avaient manifestement eu aucun contact avec ce dernier. Tarn pensa à les priver de leurs âmes, mais chacun d'entre eux représentait un danger potentiel pour lui, aussi il préféra simplement retourner d'où il était venu en se jurant de ne plus jamais commettre d'erreurs semblables...

Alban Jurion, plus connu sous le nom d'Albatard, ne se réveilla qu'après plusieurs jours de convalescence, dans la cabine de sa frégate pirate, alors accostée par son équipage dans un port lointain d'Hyrule. Dans ses poches, il trouva une belle bourse de rubis ainsi qu'un mot de remerciement pour son aide. Une petite note en fin de lettre lui précisait qu'évidemment, la résurrection de ses parents décédés était à la fois impossible et vaine, et qu'il était maintenant temps pour lui d'oublier l'obscurité dans laquelle avait baigné son enfance. Le capitaine pirate, au fond de lui, avait toujours pressenti que jamais Zakoestros ne lui ramènerait ses parents, et imagina un instant à quel point cette situation aurait été absurde. A défaut de revoir le sourire de son père et de sa mère une nouvelle fois, le soulagement que lui procurait l'accomplissement de sa vengeance lui donna une nouvelle force dont il avait ignoré l'existence. Il ne put supporter bien longtemps de poursuivre cette vie d'errance et de pillages qu'avait été la sienne. A l'inverse, les récits que lui avait fait Hôgul lui revinrent souvent en mémoire, tant et si bien qu'un jour il prit sa décision d'abandonner la piraterie, son bateau et son équipage, à qui il souhaita néanmoins les meilleures augures possibles, du fond du coeur. Il revînt alors pendant quelques temps à Hyrule, où il chercha des informations sur le tournoi qui avait été promulgué par l'organisation anciennement dirigée par Hôgul, à présent dissolue. Cet ancien tournoi auquel il n'avait pas participé, pour lequel avaient été organisés des sessions de recrutement à travers les différents mondes, et les informations qu'il parvînt à récolter à ce propos, le mirent sur la piste d'un dénommé Ghen. C'est avec un effarement non dissimulé que le vieil homme le reconnût immédiatement lorsque Albatard arriva dans ses appartements, et tenta de prendre la fuite. Bien vite rattrapé par l'ancien pirate, Ghen fut soumis à l'interrogatoire de celui-ci. En quelques semaines, Alban parvînt à constituer la liste des membres encore actifs du conseil, et les convia à se réunir, de façon anonyme. Après quoi, il se présenta devant eux et leur exposa finalement son nouveau projet demeuré jusque là secret. Les anciens responsables de l'organisation étant tués, il se proposa de prendre leur place à la tête du conseil, en tant qu'héritier de l'organisation puisque fils de son fondateur originel. Tous furent surpris, mais, en connaissance des qualités en terme de puissance et de détermination du fils Jurion, après de courtes délibérations, ne rechignèrent pas à l'idée.
Ainsi, en quelques mois, un nouveau conseil régissant les accès dimensionnels se constitua, avec Albatard à sa tête, ce qui lui permit d'acquérir de nouveaux et terrifiants pouvoirs dont il n'aurait jamais soupçonné l'existence autrement...

Loin de ces ambitions, c'est dans les hauteurs aussi isolées qu'escarpées de la vallée Gerudo que l'alligator anthropomorphe du nom de Kurst Keiger reprit ses esprits. Même si il ignorait où il se trouvait, la vue d'une machine vaguement familière à une vingtaine de mètres derrière lui commença à vivement accélérer son rythme cardiaque. En s'en approchant précipitamment, il reconnût dans cette technologie de provenance lointaine un vaisseau spatial. Un Wolfen, plus précisément. Après inspection du cockpit, Kurst ne trouva nulle trace du pilote, mais à la place une note de papier sur le tableau de bord, sur laquelle était simplement inscrit "Cadeau". Cela ne faisait aucun doute, ça ne pouvait être que Linki qui avait réussi à intercepter ce Wolfen très probablement égaré, peut-être même cherchant sa trace. Néanmoins, le vaisseau, bien que très peu endommagé, ne possédait plus aucune source d'alimentation électrique. L'espoir avait cependant déjà germé dans le coeur du reptile extraterrestre, et c'est avec une vive énergie qu'il regagna le bourg et y retrouva Dekumo, à défaut d'y repérer une trace d'Ephraïm. Grâce à l'aide du Mojo, à l'écoute de rumeurs mentionnant l'existence d'artefacts qui pourraient lui permettre d'alimenter l'énergie du vaisseau, il partit en quête d'un ancien médaillon capable de générer de la foudre. Après des mois de recherches en compagnie de Dekumo, il parvînt, à l'issue d'une quête dans les tréfonds d'anciens territoires abandonnés d'Hyrule, à récupérer ledit médaillon. Après avoir effectué quelques modifications techniques sur le Wolfen resté à l'abri des regards et avoir fait ses aurevoirs à son ami Mojo, il arriva à faire fonctionner le vaisseau ennemi, et se servit des hauteurs de la vallée Gerudo comme d'une piste de décollage, grâce à laquelle il parvînt, au prix d'une grande dextérité, à finalement s'élever dans la stratosphère... Cette réussite ne manqua pas de lui arracher des larmes de soulagement et de joie. Lorsqu'il parvînt après quelques jours à retrouver ses repères dans l'espace, il regagna le système lylatien, en direction de là où il officiait habituellement : Katina. Repéré tout d'abord en tant qu'appareil ennemi, c'est un Kurst épuisé qui communiqua son identifiant et après justification, observation et délibération, fut autorisé à se poser à la surface de Katina, non loin des bâtiments de résidence de son commando. Classifié en tant que S.U (Status Unknown) depuis sa disparition dans les registres de son commando, la surprise de son retour mobilisa la présence de l'instructeur de Kurst. Ainsi, Fara Phoenix en personne l'accueillit avec un soupir de soulagement lors de sa pénible sortie du Wolfen. Avant qu'elle ne puisse lui administrer le moindre reproche, le pilote s'écroula aux pieds de l'instructeur, inconscient. Bien vite, il fut hospitalisé et les analyses montrèrent qu'il avait eu une alimentation très curieuse depuis sa disparition, et qu'il avait cumulé de nombreuses carences alimentaires, alors qu'à l'inverse il semblait avoir consommé de nombreuses boissons alcoolisées. Pendant un temps on crût que Kurst était parti s'isoler pour sombrer dans l'alcoolisme, mais la durée que nécessita son repos fit taire les mauvaises langues à son sujet. En effet, Kurst dormit pendant quatre jours suite à son arrivée, et en se réveillant crut pendant un instant que tout ce qu'il avait vécu n'avait probablement été qu'un très long rêve. L'entretien qui suivit avec son instructeur qui l'interrogea au sujet de sa consommation d'un alcool inconnu le ramena à la triste réalité. Bien vite il se souvînt de ses beuveries à la taverne où l'engageait à se rendre Dekumo le Mojo, avant qu'il ne participe au tournoi de Zakoestros. Dans les mois qui suivirent, il fut réintégré au commando et récupéra un vaisseau neuf conçu spécialement à son usage personnel. Avec ce nouveau vaisseau, il revînt une première fois sur la planète abritant Hyrule, et rendit visite à Dekumo, lui promettant d'un jour lui faire découvrir Katina. Grâce à l'ingénierie perfectionnée de son engin spatial, il n'eût que peu d'efforts à faire pour retrouver les origines de son comparse Ephraïm, à qui il rendit visite. Ces visites devinrent, bien que peu fréquentes, assez régulières pour Kurst, qui avait trouvé en cette difficile expérience de survie en milieu inconnu une valeur essentielle qui avait pourtant manqué à son éducation et à son existence passée : l'amitié.

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Niveau 10
30 janvier 2013 à 23:23:15

Concernant le nomade schyzophrène vainqueur du tournoi, celui-ci avait bien changé de vie lorsque son ami alligator le retrouva. En effet, après la bataille du Ranch Lon Lon, il s'était réveillé très loin d'Hyrule, dans sa province d'origine où avait vécu avant le tournoi Marisa... Ephraïm n'avait plus aucune raison de retourner dans le village où il avait conduit à sa mort la seule femme qu'il avait aimé, et s'apprêtait à partir, lorsqu'il trouva dans sa sacoche de nomade une bourse de rubis impressionnante ainsi qu'une lettre. Si la bourse ne l'intéressa que passablement au début puisque désormais un guérisseur s'avérerait inutile, la lettre, elle, le fit frémir d'émotion. Celle-ci, signée du nom de Linki, lui expliquait comment l'ancien organisateur avait remarqué le pouvoir de sa volonté à l'égard de Sheitan lors de sa confrontation avec Kurst au Ranch Lon Lon, en empêchant sa seconde personnalité de mettre fin à la vie du reptile. Linki lui témoignait son admiration et lui conseillait de se servir de la récompense pour la victoire du tournoi afin d'aller voir un guérisseur pour lui-même, peut-être même un guérisseur magique. L'ancien mystique lui avouait être bien impuissant dans la résolution de problèmes d'ordre psychologique. N'ayant aucune meilleure idée de but à atteindre, c'est sous les moqueries de Sheitan qui lui assurait qu'il ne pourrait jamais se séparer d'elle qu'il prit contact avec un gourou guérisseur psycho-magique. Celui-ci, du nom de Sahib al Mollande lui préleva environ 75% du contenu de sa bourse offerte par Linki, dont le montant total était en réalité le triple de la récompense promise au gagnant du tournoi. Ce prix exorbitant constituant les honoraires standard du médecin, Ephraïm se rassura sur sa condition passée en se disant qu'il n'aurait jamais pu recourir à cette solution sans le tournoi. Après une longue séance d'hypnose, Sahib al Mollande réussissait à persuader Ephraïm d'à peu près n'importe quoi. Il se servit donc du pouvoir de la volonté d'Ephraïm en lui faisant croire que Sheitan n'était pas une partie de lui-même mais un spectre ayant décidé de le hanter lui et lui seul, et qui était capable dans les moments de vulnérabilité psychologique du nomade de prendre possession de son esprit et de son corps. Ephraïm fut après cela convaincu de la véracité de ces propos, et qu'en tant que spectre, Sheitan ne possédait aucune influence réelle sur lui tant qu'il restait conscient qu'elle ne faisait en aucun cas partie de lui. Sortant de son état hypnotique, le guerrier nomade devînt progressivement beaucoup plus résistant aux invectives de Sheitan qui ne parvenait plus à le convaincre du fait qu'ils étaient la même personne bien qu'elle avait très bien compris les manigances du médecin. Bientôt, il fut même capable de la faire disparaître de sa vue au prix d'un important effort de concentration. Sheitan fût bien obligée de se soumettre à la volonté d'Ephraïm devenue plus forte que la sienne, mais ne manquait pas de le taquiner lorsqu'elle en avait l'occasion. Néanmoins, Ephraïm garda désormais le contrôle de son corps, sauf lorsqu'il désirait de lui-même laisser Sheitan "le spectre" prendre possession de son corps, dans des moments critiques en combat par exemple. Au fur et à mesure du temps qui passait, Ephraïm était si déterminé dans sa conviction comme quoi Sheitan était un spectre que celle-ci, n'étant le fruit que d'une partie de son conscient, finit par en être à son tour convaincue par son alter-égo masculin.
Cependant, bien avant qu'Ephraïm et Sheitan n'arrivent à ce stade de cohésion, le nomade trouva après sa guérison une seconde lettre dans son sac lui disant seulement "PS : Au fait, j'ai ramené Marisa à la vie et j'ai effacé de sa mémoire le souvenir de son malheureux accident ! J'espère qu'il vous restera assez de rubis pour mener une vie simple mais correcte... Bien à vous, Linki."

Ainsi s'acheva l'errance nomade d'Ephraïm Harada.

***

Mais, si vous le voulez bien, lecteur, revenons à l'auteur de cette lettre. Linki.
Celui qui était redevenu le Mojo d'antan, après avoir permis à ceux qu'il avait pu ou qu'il en avait jugés dignes de se soustraire à leurs problèmes ou de retrouver une nouvelle vie, n'était pourtant pas encore tout à fait parvenu à se pardonner. Bien sûr, sous couvert d'un sort permettant de le déguiser en Mojo standard, de même que Satic auparavant, il continua, dans un premier temps, à faire partie de la vie d'autrui.
Aussi, il alla, plusieurs fois, rendre visite à Herorta et Scarelle au désert Gerudo, qui restèrent deux de ses plus proches amis. Il fut présent lors du mariage de Kadzaï et Mélian, fit une courte visite de courtoisie à Naüs et plus tard à Ephraïm... Albatard vînt même à sa rencontre près de chez lui, apparaissant de nulle part, tel un véritable mystique. Pour la première et dernière fois, l'ancien pirate était venu remercier sincèrement l'ancien organisateur. Pour toute l'aide qu'il lui avait apportée. Le Mojo en fut surpris, et presque ému, mais ne répondit rien. En voyant les nouveaux habits de l'ancien pirate, il se demanda si cet avenir que celui-ci avait choisi était véritablement préférable à son passé...

Et puis, bien entendu, il y eût le jour où Linki partit vers les sommets des montagnes de la Mort, l'endroit convenu. Dans ce lieu reculé, c'est à la première pleine lune du mois suivant sa fuite de l'Enfer qu'il fit ses adieux à son si précieux compagnon. Le pacte scellé entre lui et Daarkar avait trouvé le terme qu'ils avaient déterminé lors de leur rencontre. En regagnant son âme propre, Linki s'était libéré de son âme de ténèbres de Zakoestros qu'il avait jadis partagée avec celle de ce dragon noir... Ainsi, le dragon l'avait aidé à retrouver son identité et sa forme véritables, et lui-même avait gagné en force, en héritant du reste de ténèbres et de pouvoirs de l'ancien guerrier mystique, et de sa lame d'ombre...
Daarkar devenu ainsi dragon mystique, c'est pour clore leurs adieux qu'il endossa la nouvelle forme qu'il pouvait à présent revêtir. Une forme humaine.
Celle de Zakoestros, l'Hylien à la chevelure violacée.
Le Mojo crut revoir un instant en cette apparence son propre reflet dans l'eau, comme jadis.
Mais heureusement, il n'en était rien, et c'est en arborant un sourire pourtant chaleureux que Daarkar ne put s'empêcher de s'effondrer en larmes. Ainsi, Zakoestros et Linki se serrèrent l'un contre l'autre une première et une dernière fois.
- Merci pour tout, Linki... Je ne t'oublierai pas. Jamais." dit Daarkar aux traits de Zakoestros.
- Merci à toi... Daarkar... Va, tu es libre, maintenant. J'espère que... tu seras.. Heureux." répondit le Mojo.
- Si je le deviens autant que j'ai pu l'être en combattant à tes côtés, je m'en contenterai." fit le dragon, avec un maigre sourire.
Linki ne répondit rien. Il eût du mal à détacher son regard de son ami.
Et puis, après avoir reculé de quelques pas, il se retourna, et fit un petit salut de la main avant de se détourner. Derrière lui, il entendait le dragon sangloter à nouveau. Et sans qu'il ne laisse son ami le voir, de ses yeux redevenus cyans s'écoulèrent alors également de chaudes et sirupeuses larmes.
Il avait toujours su qu'il faudrait lui dire adieu un jour... Qu'il serait trop dangereux après ça de le voir...
Et pourtant...

Ainsi, il retourna dans sa demeure d'antan. Son petit nid, son abri de racines entremêlées, dans la jungle vaseuse du Marais de l'Oubli... Cela faisait si longtemps qu'il n'y était pas retourné...
Chez lui. Ces mots avaient si peu de sens à présent.
Comme il l'avait prévu, la ceinture d'améthyste qu'il se mit à porter à partir de sa sortie des Enfers le rendit indétectable depuis ceux-ci. Mais ce n'était pour lui pas une protection suffisante, aussi, progressivement, il commença à rompre les différents contacts qu'il avait avec ceux qui l'avaient côtoyé dans son existence.
Pour les protéger, mais pas seulement.
Car quoi qu'il arrivait, Linki ne put jamais s'empêcher de se dire qu'il ne méritait plus d'être côtoyé. Lui qui avait provoqué tant de souffrances pour des intérêts égoïstes... Même après avoir sauvé ses compagnons de cellule, les images de tous les combattants, tous les innocents qu'il avait mené par sa seule volonté à la mort, et également à La Mort, lui revenaient en tête... Nav qu'il n'avait pu secourir... Skarnos qui s'était sacrifié à cause de lui...
De fait, l'âme du Mojo ne fut qu'une bien maigre consolation puisque son existence semblait ne plus pouvoir prendre de bon tournant. Linki se mit à réfléchir à ce qu'il pourrait faire pour aider ceux à qui il avait fait du tort. Mais il n'y avait plus rien à faire pour eux... Alors il songea à ce qu'il pourrait faire pour éviter que ses propres erreurs soient reproduites par d'autres.
Cela, il le pouvait.
Il avait trouvé l'idée qui lui permettrait de trouver le salut.
L'écriture. Ecrire un livre. Son livre.
L'histoire de sa vie, de ses doutes, de ses erreurs.
L'histoire d'un Mojo des Marais.

***

Au bout d'un mois environ, il avait fini.
Néanmoins, son oeuvre achevée, celle-ci ne se suffisait pourtant pas à elle-seule. Au cours de la rédaction, une autre idée lui vînt. Une notion inhérente à celle d'autobiographie, de monument laissé à autrui.
La notion d'héritage. Le livre était fini. Il fallait qu'il soit lu.
La personne était évidente.

Deux jours plus tard, dans la taverne d'une province voisine d'Hyrule, un homme se tient accoudé au bar, une boisson forte encore fraîche servie devant lui sur le comptoir. Un petit être s'avance de lui, s'asseoit sur le siège le plus proche. La taverne est presque vide, il n'est même pas encore onze heures du matin.
Le petit être aux yeux orangés essaye d'observer discrètement son voisin, mais ne peut s'empêcher de le dévisager. Ce dernier le remarque rapidement.
- Qu'est-ce que t'as petit, tu veux mon image ?"
- Excusez-moi, monsieur..." fait l'être à la trompe d'écorce, "Je cherche quelqu'un et je crois qu'il se pourrait que ça soit vous."
L'homme prends une large gorgée de sa boisson avant de répondre d'une voix grondante.
- Petit... ça m'étonnerait beaucoup. Personne ne me cherche. Personne ne me connaît. Je ne suis pas d'ici. Je ne suis... personne. Tu comprends ?"
- C'est fort opportun, puisque je suis justement à la recherche de quelqu'un qui n'est pas d'ici. Je ne suis pas du coin, moi non plus, pour tout vous dire... Et bien que je ne sois qu'un messager, le nom de la province d'où je viens devrait je pense vous intéresser."
- Vas-y, crache le morceau." le coupe le buveur.
- Je viens d'Hyrule, mon bon monsieur."
- C'est bien ce que je pensais, ouais... Eh ben je connais personne à Hyrule, plus personne, d'accord ? Donc maintenant tu vas sortir de cette taverne et dire à celui qui t'a envoyé que t'as pas trouvé la personne qu'il cherchait. C'est bien compris, minus ?" s'énerve l'homme au bar.
- Très bien, comme vous voudrez... A tout hasard, je vous laisse tout de même le message qu'on m'a transmis, à vous d'en faire ce que bon vous semble..." fait le petit être.
- Je t'ai dit que c'était pas moi !!" s'écrie l'intéressé en se retournant, pour ne plus découvrir qu'un siège vide à côté de lui. Le messager est déjà parti. Reste seulement la lettre, sur le comptoir.
L'homme, lentement, descend de son tabouret, fait un pas, s'empare de la lettre, la regarde un instant et la range dans sa poche. Il reste là, quelques secondes, à hésiter, sans rien faire. Et puis, il attrape sa chope, vide d'un trait le reste de sa boisson, laisse un rubis rouge sur le comptoir et sort de la taverne.
Le ciel dehors est lourd, nuageux. Le soleil se cache derrière.
L'air est doux. La brise, légère.
Il fait quelques pas, s'attarde sur les pavés de pierre, avance jusqu'à une fontaine. La place centrale du village est vide. Seule une petite vieille passe dans la périphérie, dans une rue adjaçente.

Bref, c'est le matin.
L'homme fourre la main dans sa poche, en tire la lettre. Il l'observe à nouveau, hésite. Quelles bonnes nouvelles pourraient lui venir d'Hyrule ? Rien. Rien de bon ne l'attend là-bas...
Mais il est curieux. Insatiablement curieux. Cela ne l'a jamais mené à du bon, et pourtant...
Il hésite encore, mais malgré tout, ouvre la lettre. Ce n'est pas une longue lettre, presque rien.
"Marais de l'Oubli, Sud-Sud-Est d'Hyrule, cet après-midi. Il y a une seule cabane en racines. Viens seul."
"Si il veut ce que je crois, c'est même pas la peine de me le demander..." pense l'homme.

Quatre heures plus tard, il est là-bas.
En quelques minutes supplémentaires, il repère la cabane. Il avance, anxieux. Il ne voit pas qu'il est épié.
Il s'approche de la cabane. Avant qu'il n'ait le temps de frapper à la porte, celle-ci s'ouvre.
Derrière la porte, un Mojo aux yeux orangés.
- Entrez, je vous attendais."
L'homme entre. Il n'est pas sûr de comprendre.
L'habitâcle est sommaire. Des rouleaux de parchemins abimés sont visibles sur le sol. Des brouillons.
Des feuilles un peu partout, une odeur âcre, une lumière tamisée provenant d'un trou circulaire au plafond... C'est bien l'antre d'un Mojo des Marais.
Celle de Linki.

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Niveau 10
30 janvier 2013 à 23:34:07

- Je suis content que tu sois venu..." fait le Mojo en frottant sa tempe d'écorce.
Instantanément, ses yeux reprennent leur couleur normale. Le cyan est reconnaissable pour l'interlocuteur, quelque peu troublé par cette vision qu'il a eue pourtant déjà par deux fois.
- Excuse-moi pour ce léger camouflage, Signe... Je préfère dissimuler mon identité au grand public."
- Qu'est-ce qui me doit ce privilège ?" fait Signe, cynique.
- Je voulais m'entretenir avec toi une dernière fois, voilà tout."
- Oh, excusez-moi, monsieur le Mojo veut parlementer cette fois ?! Qu'entends-je ?! Si mes souvenirs sont bons, je croyais pourtant qu'à chaque fois que tu retrouvais ta forme de bois mort, j'étais sujet à une revanche imposée contre toi, non ?"
- Eh bien, c'est à croire que les choses ont changé..." répond simplement Linki.
- C'est déjà ça... Bon, c'est tout ce que t'avais à me dire ? Je peux y aller maintenant ?"
- Non." reprend le Mojo avant de marquer une courte pause, "Tout d'abord, je voudrai m'excuser."
- A la bonne heure ! De quel méfait ?"
- Bon écoute-moi bien Signe, parce que c'est déjà assez difficile comme ça. Tu n'as plus à te comporter ainsi à mon égard. Je suis désolé, je sais que c'est de ma faute, c'est mon ivresse de vengeance qui nous a conduit à la situation dans laquelle nous sommes maintenant, et qui a détruit les vies de beaucoup d'autres gens... Je sais que c'est moi qui t'ai plongé avec moi dans ce cercle vicieux des tournois, en te faisant participer pour pouvoir me venger de toi... Mais... J'ai compris, quand je suis allé en Enfer après que tu m'aies vaincu à Termina... J'ai compris que cette vengeance ne me mènerait à rien... J'ai voulu te détruire, et finalement, je nous ai tous détruits... Pour rien..."
L'hybride ne répond rien. Son attention est acquise, à présent.
- Je sais qu'il est trop tard et qu'on ne pourra jamais revenir en arrière... Je ne peux pas changer le passé... Mon seul espoir, c'est d'aider l'avenir. C'est pour cela que je t'ai fait venir. J'ai quelque chose à te donner... Tiens, prend." reprend Linki en lui tendant deux feuilles.
- Qu'est-ce que c'est ?" fait l'hybride, sceptique.
- Là, c'est l'endroit où se cache Fausto, le bouffon tueur... Je l'ai découvert par hasard... Et ceci, c'est une lettre signée de la main de Zakoestros, le disciple du diable en personne, qui indique que sous la menace de Signe, je renonce à toutes mes activités criminelles à l'avenir."
- Et.. qu'est-ce que je suis censé faire de tout ça ?"
- Pour Fausto, le capturer... Et ensuite, l'offrir, avec la lettre, au Roi."
- C'est... ridicule... à quoi cela pourrait me servir ?"
- Tu le sais très bien. Plus que jamais, je suis devenu seul... Aussi seul que toi."
Signe ne sait pas quoi répondre. Le sentiment qu'il éprouve est très étrange, très flou.
Il a une impression pourtant absurde de se reconnaître dans le Mojo.
- Maintenant, j'ai également..." reprend Linki, "J'ai aussi un service à te demander. Voilà... Tu es bien plus jeune que moi, et tu me survivras sans aucun doute. Et tu as toujours des dons de mystique... Du tout premier tournoi, il n'y a plus que toi et moi qui ayons connu l'horreur que ceux-ci représentent. Alors j'aimerai qu'à l'avenir... Si tu trouves cette demande judicieuse... Qu'à l'avenir tu évites de participer aux prochains tournois, si il y en a. Et si possible, que tu empêches l'organisation de ceux qui viendraient à être faits..."
- Pff.. mais.. tu te rends compte de ta demande ? De son absurdité ? Des responsabilités que tu veux me mettre sur les épaules ? C'est toi qui organise des tournois, et tu me demandes de les empêcher ?"
- Je te rappelle que tu en as fait un aussi. Je n'y étais pas, mais je le sais..."
- Bon... admettons... Mais je ne suis pas responsable des autres, seulement de mes propres actes. Je n'ai aucune intention de recommencer un tournoi, c'est tout ce que je peux t'assurer."
- Je me doutais que tu dirais ça, Signe... Mais après tout, tu es libre de faire comme bon te semble. Néanmoins, je crois que je te connais un peu mieux que ce que tu penses... Je sais que, de la même façon que lorsque tu apprends qu'un tournoi s'organise, tu surveilles toujours.. ce qu'il peut se passer.. Je pense même que, si tu es comme moi, c'est ce qui te permet de.. combler un vide dans ton existence, en quelque sorte. Pour échapper à la vanité de la vie. De ta vie..."
- Tu dérailles, Mojo... Tu crois me connaître, mais tu te trompes. Personne ne me connaît. Personne ne me comprend. Même pas moi-même... Nous n'avons rien en commun excepté notre participation à ces jeux. Je ne sais pas ce qui t'a mis cette idée stupide dans ton crâne de bois, mais c'est faux."
Linki reste muet un instant. Ses yeux cherchent quelque chose d'invisible contre le mur, dans les racines. Il n'y a rien. Ce ne sont que des souvenirs. Il hésite un peu avant de répondre.
- Signe... Te souviens-tu de ce que je t'ai dit au début de notre combat à Termina ? Quand je t'ai dit que tu n'étais qu'un hybride qui ne trouverait jamais sa place... que tu étais et que tu resterais seul."
- Oui, merci de me permettre de me remémorer ces si beaux souvenirs.."
- Comment crois-tu.. que je sais si bien de quoi je parle ?"

Sur ces mots, le Mojo, sans empressement aucun et avec une gêne palpable commence à lever les bras. Après quoi, inexplicablement, il attrape le sommet tombant de son bonnet de tissu vert, et le fait glisser hors de son crâne. Face à lui, l'hybride ne comprend pas d'abord, puis écarquille les yeux.
Car sous le bonnet, il n'y a pas de feuilles.
Abimés. Assez courts. Bruns.
Des cheveux.

Signe n'aurait pas eu une réaction différente si il se fut trouvé face à un véritable extraterrestre.
Il recule d'un pas, manque de tomber à la renverse, balbutie.
- Qu'est-ce que.. ça veut dire ?"
- N'est-ce pas évident, Signe ?"
- Tu es.. un hybride, toi aussi..."

***

Un peu plus loin, dans les broussailles, il distingua soudain un mouvement venant du refuge d'écorce.
La porte s'était ouverte. Signe sortit avec le Mojo, avant qu'ils ne se serrent la main.
L'hybride avait un air étrange, qui lui était inhabituel. Mélancolique.
Dans sa main, une sorte d'ouvrage assez volumineux était remarquable. La couverture était brodée de vert et sur celle-ci, des lettres d'argent titraient le livre. "Mémoires de Linki"
Les pièces du puzzle s'emboîtaient ainsi parfaitement, telles qu'il l'avait toujours voulu.
Les deux guerriers, devant la cabane, semblèrent s'échanger quelques derniers mots, avec une curieuse sympathie. Leurs paroles étaient trop basses pour qu'il puisse les comprendre, mais ça n'avait aucune importance. Il attendit encore, et quelques instants plus tard, comme il l'avait prévu, Signe utilisa ses pouvoirs pour se téléporter loin d'ici, on ne sait où. Le Mojo traîna son regard dans le lointain.
L'aurait-il repéré ? Non.
Il retourna dans sa demeure. Referma la porte.
Alors, la tension. L'excitation.
C'était lui.

Il prit son temps. Il attendit d'avoir parfaitement planifié son action.
Deux courtes heures s'écoulèrent. Le soleil ne tarderait pas à se coucher, et la nuit à tomber.
Dans le ciel, les nuages accumulés, acculés, compacts, obstruaient la lumière, et commençaient à s'assombrir. Il n'oublierait jamais ce jour, ce temps, cette odeur planant dans l'air.
Un temps parfait pour les Mojos. Un jour parfait pour mourir.
Une dernière fois, il revêtit son déguisement, et approcha de la porte.
Retînt sa respiration. Souffla.
Frappa trois coups.

La porte s'ouvrit. Le Mojo passa la tête dans l'entrebâillement. Il n'attendait plus personne, désormais.
Derrière la porte, un autre Mojo. Et pas un inconnu, en plus. Il regarda si il n'y avait personne d'autre, puis lui ouvrit.
- Entre."
Linki recula, le laissa s'introduire dans sa propre maison. Il ne se doutait de rien. Il ne pouvait rien soupçonner. Avant de parler, il annula son sort et reprit ses couleurs habituelles.
- Tu as dû avoir fort à faire pour me trouver.. Satic."
- C'est vrai, ça n'a pas été facile. Je suppose que c'est à cause de ça." répondit l'intéressé en désignant la ceinture d'améthyste que Linki portait autour de la taille.
- Oh, ça.. Je pensais que tu ferais plutôt référence à la modification de mon apparence."
- Non... Il est facile de deviner l'utilisation d'un sortilège lorsqu'on y est soi-même coutumier."
- Que veux-tu dire ?"

La comédie prit alors fin. Une fin loin d'être drôle, pour une comédie.
Car face à Linki, le dénommé Satic décida qu'il était temps. Alors il frotta sa tempe, et immédiatement, la couleur de sa peau d'écorce, ainsi que celle de ses yeux changea.
La peau s'éclaircit. Les yeux oranges passèrent au vert.
Sa vraie nature, son véritable identité enfin dévoilées.
Linki recula de deux pas, son expression changea.
- Un irisé ? Un forestier ? Qui es-tu réellement ?"
- Je ne suis pas surpris que tu ne me reconnaisses pas... C'était il y a très longtemps. Mais peut-être que mon arme, dont je t'ai bien caché le pouvoir jusqu'à maintenant, te rendra la mémoire..." répondit l'ancien serviteur, en brandissant son glaive. Linki observa la lame du glaive à laquelle il n'avait jamais spécialement prêté attention, et remarqua les striures brunes le recouvrant.
- Le Glaive des Forêts.. C'est bien lui. Ceci explique les statues de bois mort dans l'Underworld... Cela signifie que tu es.. Non, c'est impossible..."
- Dis-le."
- Je t'ai tué.. Tu étais ce chef de garnison des forestiers que j'ai tenus pour responsables de l'attaque de mon village... Il y a des siècles..."
- Exactement. Au détail près que tu ne m'as pas tué. Grâce à mon arme, j'ai pu m'en tirer. Cela a pris beaucoup de temps, et m'a permis de voyager longtemps sur tes traces, mais je t'ai enfin retrouvé, Linki. Tu n'as aucune idée de tout ce que j'ai du endurer pour parvenir jusqu'à toi, jusqu'à cet instant. Aujourd'hui est le jour où tu vas enfin payer pour avoir détruit les dernières tribus de Mojos forestiers."
- Oh, non.. Ne me dis pas que tu es sur ma piste depuis tout ce temps..."
- Je n'aurais pas de répit tant que je ne t'aurais pas occis de mes propres mains."
Linki eût alors un regard étrange, d'une tristesse immense et contenue. Il ne put pas s'empêcher de ricaner nerveusement. Cette situation était tout à fait illustrative de ce qu'on appelait "l'ironie du sort".
- Bien. C'est pour te battre que tu es venu ? Tu as attendu, depuis des mois, en m'aidant à aller jusqu'au bout de mes projets, de tous mes plans, en m'encourageant, pour enfin m'affronter loyalement, je me trompe ?"
- C'est exact."
- Allons dehors, je ne crois pas être en position de te refuser ce duel."

Sans une parole de plus, ils sortirent dans le marais.
Dehors, l'air était encore plus lourd, comme accompagnant la scène qui allait s'ensuivre.
Des nuages noirs dans le ciel commença à tomber une fine et lourde pluie, à laquelle ils étaient coutumiers.
Scyzal s'écarta avant de se retourner, prenant son glaive en main.
Linki se saisit du sien, ainsi que de son bouclier impérial.
Il avait tant aimé combattre à l'aide de ces armes, autrefois.
- Avant que nous ne commencions, j'ai une question... Le Glaive des Forêts, comment as-tu pu vaincre l'ange avec ?" fit Linki.
- Le Glaive ne tue pas. Il détruit l'existence-même des êtres." répondit Scyzal.
Immédiatement, la perspective du combat changea pour le marécageux aux yeux cyan. Cette réponse signifiait pour lui l'impossibilité de retourner en Enfer, quelque soit l'issue du duel.
- Tu devrais retirer ta ceinture. Si tu ne laisses pas briller ton âme, tu ne pourras pas gagner..." reprit le forestier.
Les paroles de Scyzal, témoignant de son goût prononcé pour la loyauté, touchèrent son adversaire qui n'aurait jamais eu idée de la retirer. Il avait bien trop peur d'être repéré par l'Enfer pour y penser.
Néanmoins, il avait le sentiment ne pas être en droit de refuser quoi que ce soit à son ennemi.
Alors, en un instant, sans même répondre, il retira son camouflage minéral, laissant son âme briller à nouveau avec éclat, comme autrefois. Ils se mit en position de combat.
Celui-ci devrait être digne de ce nom.
Digne d'un Mojo.

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Niveau 10
30 janvier 2013 à 23:44:12

L'averse commença. Dans la pénombre, les yeux cyans et verts étincelaient, de même que les deux âmes.
Les glaives s'élevèrent. Un bruit semblable à un coup de tonnerre s'éleva dans l'air.
Droit l'un sur l'autre, ils foncèrent. Les lames ennemies, immédiatement se rencontrèrent.
Scyzal sauta, feinta, frappa. Le bouclier impérial du marécageux, sans broncher, para.
Linki fixa son adversaire sans bouger. Il attendait l'assaut.
Le forestier revînt à l'assaut, tenta par un coup horizontal de perdre le bouclier.
L'ancien organisateur esquiva d'une roulade, revînt par une estocade sautée, frappa l'abdomen.

Trop rapide.
Néanmoins, le coup n'eût pas d'effet. Car à cet endroit séjournait, la cicatrice de bois mort de Scyzal. A cet endroit où Linki l'avait déjà frappé il y a bien longtemps et où le poison aurait du le tuer, et où il s'était guéri par l'usage de son arme propre.
L'ancien assistant ricana et donna un coup vertical sur son ennemi pris au dépourvu.
Trancha l'écorce du bras gauche, qui s'entailla et libéra une sirupeuse sève verte, dans un cri étouffé.
Mais il n'en resta pas là, et après un saut mesuré, porta une estocade mortelle.
Déviée par la lame du glaive opposé.
Linki usa alors d'un stratagème nouveau, et frappa de son bouclier sur le crâne feuillu de son adversaire.
Celui-ci, surpris un court instant, ne put éviter l'estocade du marécageux, portée cette fois à sa jambe.
La lame brilla un court instant. Le poison, en faible quantité alors, infecta la plaie ainsi créée.
La douleur l'assaillit en même temps que la honte et la colère. En reculant, il mit la main dans sa tunique et en ressortit sa sarbacane mojo, avec laquelle il envoya une graine qui alla éclater aux pieds de Linki.
Ce dernier fut quelque peu brûlé par l'offensive, ce qui ne manqua pas de lui rappeler d'anciens mauvais souvenirs. Il tomba en arrière un instant et se releva très vite.

Trop lent.
Immédiatement, les yeux brillants de haine, Scyzal était sur lui, et d'un puissant coup horizontal de glaive, désarma son ancien maître de son bouclier d'acier. Celui-ci vola sur quelques mètres avant de s'écraser dans l'eau vaseuse des marécages.
L'averse tombait toujours, et c'est sans s'inquiéter de cette perte que le marécageux effectua une habile roulade entre les jambes du forestier afin de se retrouver dans son dos, avant de le taillader d'un coup de lame circulaire. L'attaque était rapide et le poison ne coula pas cette fois, mais la blessure fut critique et douloureuse, arrachant un grand cri à l'adversaire.
Scyzal se sentit vaincu. Il tomba sur ses genoux. Rien à faire, il ne semblait pas de taille pour venir à bout de son némésis. Linki resta debout, sans le regarder.
Ils restèrent ainsi, dos à dos, pendant quelques instants, sans parler.
Et puis... L'ancien organisateur se retourna. Pas pour en finir, mais pour observer.
Au même instant, l'ancien assistant se releva, et fit quelque chose d'étrange. Il attrapa sa sarbacane, et la lança dans l'eau à quelques mètres. Linki ne sut jamais s'il s'agissait d'une façon de rééquilibrer le combat ou d'une diversion, mais l'instant d'après, Scyzal revînt à l'assaut plus violemment que jamais, armé de son glaive seul.
Glaive contre Glaive, les attaques du forestier s'enchaînèrent et se déchaînèrent, horizontaux, verticaux et estocades. Rapidement, Linki fut dominé par le rythme soutenu de la bataille et fut contraint de reculer pour éviter les assauts répétés de celui qui l'avait jadis soutenu.
Avant qu'il n'ait le temps d'envisager une stratégie, Scyzal le feinta avec une estocade avant d'effectuer un rapide coup circulaire d'une force surprenante. La lame fut parée par le Glaive des Marais, mais au prix de celle-ci, qui s'échoua au sol un peu plus loin.
Il ne fallait pas la laisser échapper.
Surtout pas.

Trop tard.
Le forestier ne lui laissa pas le temps de l'esquive, de la retraite.
Son estocade frappa le bras anciennement armé, en pleine articulation. Instantanément, celle-ci se figea, devenant bois mort. En cet instant, Linki comprit qu'il ne gagnerait plus.
La douleur, le désarroi, le manque de foi, le firent faillir. Défaillir.
Le marécageux tomba en arrière, vaincu.
Les yeux verts de son adversaire s'illuminèrent d'une lueur nouvelle.
Les yeux cyans prirent une teinte différente.
- Eh bien, après tout, il faut bien s'acquitter de ses erreurs un jour..."
Au-dessus de lui, se dressait la lame du Glaive des Forêts, prête à l'emporter.
- Mais je n'aurais jamais cru pouvoir un jour... M'excuser de cette erreur-là..." reprit Linki.
- Comment ?"
- Je n'ai pas mis très longtemps à comprendre que vous n'aviez rien eu à voir avec l'attaque des Moblins... Et que je m'étais trompé sur toute la ligne. Réaliser que j'avais contribué à un massacre de ma propre race a été un des plus grands regrets de ma vie.."
- Il est trop tard, bien trop tard, pour demander grâce." répondit implacablement Scyzal.
- Je le sais bien. Ce n'est pas ce que je veux. Je veux juste dire... que je suis désolé."
Ces mots. Il y avait déjà tant songé. Au plaisir qu'il pourrait avoir à les entendre, tout comme à des supplications de Linki, celui qui avait détruit sa vie.
Mais le marécageux ne supplierait pas pour sa vie. Il ne s'effondrerait pas en sanglots.
Il n'aurait pas de prise de conscience tardive. Il était déjà résigné... Bien avant ce jour.
Un instant, l'averse sembla se suspendre.
Un instant d'hésitation.
- Qu'est-ce que tu attends, Satic ? Vas-y, fais ce que tu es venu faire."
Le coup était prêt, mais ne venait pas. Dans le crâne de Scyzal, les dernières paroles de Faust revenaient, inexplicablement. Plus difficile que la vengeance... le pardon.
- Mon nom est Scyzal, et non Satic."
A quoi bon achever Linki ? Que pourrait lui apporter de mettre fin à l'existence d'un guerrier qui n'avait plus aucune haine et seulement des regrets, et qui ne cherchait même plus à sauver sa vie ?
La vengeance n'était-elle pas vaine, dans ces circonstances ?
- Peu importe ton nom. Il est temps d'en finir."
- Pourquoi es-tu si pressé, Linki ? Ne veux-tu pas vivre ?"
- Ma vie n'est qu'une désolation de plus sur cette terre... Et vivre sans mon honneur, je ne pourrais le supporter. Tu m'as vaincu, il est temps d'accepter la victoire. Si tu me laisses ainsi, ce sera m'humilier pour le reste de mes jours..."

La colère.
Sa colère avait disparu. Celle qui l'avait animé, il y a encore quelques instants. Il n'en restait plus rien.
Il ne comprenait même plus ce qu'il faisait encore là.
Il avait découvert la même chose que Linki. La vanité de la vengeance.
Alors qu'il s'apprêtait à rengainer son glaive, quelque chose d'inédit arriva.
Sans qu'il ne comprenne pourquoi, Scyzal vit la main d'écorce de Linki approcher de la sienne, tenant le glaive. L'ancien organisateur avait compris ce qu'il se passait.
Il savait qu'il devait intervenir.

Ainsi, le bras fut saisi,
Et tiré.
Afin que dans la carapace d'écorce de Linki,
Le glaive ennemi soit enfoncé.

L'étonnement.
Les larmes.
L'abdomen.
Le bois mort.
L'incompréhension.
Les larmes.
Pourquoi ?
C'est mieux ainsi.
Pourquoi ?
La lassitude.
La perte de sensation.
Pourquoi ?
Le désespoir.
La légèreté.
La souffrance.
La mort.

Les mots des Mojos sont faibles, inaudibles, incompréhensibles.
La pluie qui a repris les couvre et les recouvre, et les lueurs de leurs yeux reflètent tant de choses.
Les paupières ne se ferment pas. Jamais. La mort se regarde en face.
Un curieux éclat cyan subsiste, persiste, derrière le bois changé à jamais.
L'éclat vert lui répond, sans trop savoir quoi dire.
Il comprend. Et lorsque tout est fini, reste à genoux au sol.
Le sol boueux, toujours plus boueux, qui emporte ses larmes.
Le sol du Marais.
Qui bientôt recouvre, engloutit, récupère en son sein, son fils.
Un Mojo des Marais.
Le Marais de l'Oubli, où certaines choses ne s'oublient plus.
Et où d'autres ont tenté de l'être.
Le Mojo des Forêts, vainqueur sans honte ni gloire, ramasse les armes du défunt.
Et bientôt dans un coffre qu'il jette à l'eau, place les glaives ennemis.
Son bien le plus précieux.
La lame de toute une vie.
Deux armes trop dangereuses.
Le bouclier, gardé.
Souvenir inutile d'un duel sans tambours ni témoins.
Un dernier regard.
Et puis, la fuite.

Pour ne jamais revenir.

sagara--sano
sagara--sano
Niveau 14
31 janvier 2013 à 09:59:32

Une page se tourne...

Quel super moment passé avec vous tous lors de ce tournoi :coeur:

Lyla
Lyla
Niveau 10
01 février 2013 à 09:48:53

Je lirai ça prochainement, j'avais déjà lu une bonne partie. :)

Sheik500
Sheik500
Niveau 15
01 février 2013 à 11:33:58

Je n'ai pas le temps aujourd'hui ni ce week-end, mais je terminerai ça la semaine prochaine, avec un mélange de hâte et de nostalgie. :bave: :-(

Yonbi64
Yonbi64
Niveau 10
01 février 2013 à 21:53:44

Octuple post d'affilée et boost des caractères par post, j'ai DDB mon chouchou.

-[Linki]-
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Niveau 10
02 février 2013 à 02:05:39

Si quoi que ce soit est supprimé ou que je suis banni, je descend jusque dans le pays basque pour te faire la peau, mec. :oui:

Sheik500
Sheik500
Niveau 15
02 février 2013 à 11:35:41

Je peux faire une farce, du genre supprimer juste un post ? :hap:

-[Linki]-
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Niveau 10
02 février 2013 à 11:45:41

Non, sinon j'viens à Grenoble et tu reverras plus jamais ta fiancée. :ok:

Sheik500
Sheik500
Niveau 15
02 février 2013 à 11:57:36

https://image.noelshack.com/fichiers/2013/02/1357600990-okay-guy-304x194.jpg

Yonbi64
Yonbi64
Niveau 10
03 février 2013 à 22:19:14

On se fait soumettre par Linki, c'est dur. :-(

Signe_of_truth
Signe_of_truth
Niveau 10
16 février 2013 à 01:37:45

d'accord, je me dois de lire tout ce que je n'ai pas lu... je commencerai ce soir, mais terminerai demain sans doute

Signe_of_truth
Signe_of_truth
Niveau 10
17 février 2013 à 04:02:10

Oh
My
God

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Niveau 10
17 février 2013 à 13:51:20

:coeur:

sagara--sano
sagara--sano
Niveau 14
20 février 2013 à 15:59:50

Pourquoi ton pseudo est banni Linki ? :question:

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