Carrément dude, bouge toi ou go uninstall ton appartement ![]()
Non mais tu comprends dude, cet épilogue est tellement over BG qu'il risque de te faire imploser la cervelle. ![]()
Permets moi d'en douter my dear ![]()
Ah ouais vraiment ?
Qu'est-ce que tu sous-entends ? ![]()
Moi aussi j'ai des idées de génie. ![]()
Tout le monde n'attend que ça !...
... depuis deux ans
![]()
Fake, deux personnes et trois pingouins attendent ça, approximativement. ![]()
Et puis moi j'attend toujours ton vote au T4G. ![]()
Je suis pas un pingouin ![]()
Ah désolé.
Deux personnes, trois pingouins et un écureuil. ![]()
Retraite moi d'écureuil et je te croise dans la rue déchiquetée ![]()
T4G
Le tournoi juste un cran au-dessus de "la plume dort"
:monstertroll:
Un déclic résonna. La case de la tour venait d’être activée. Le pirate à la mine si réjouie d’avoir récupéré son amie, afficha un visage horrifié remarquant alors la case sur laquelle il se trouvait. L’homme n’eut pas le temps de faire un pas qu’il fut instantanément pris dans une colonne de flammes qui s’élevait vers le ciel. Son corps se transforma en véritable torche humaine. Lâchant son sabre au sol, il se mit à courir dans tous les sens en hurlant de terreur, son cri suraigu perçant les tympans du vagabond qui observait la scène d’un air apeuré. Sheitan, spectatrice de ce spectacle, affichait une mine satisfaite, son sourire malsain ornant son doux visage. Le corps du pirate s’écroula à terre, sa chair se détachant de son corps pour se répandre sur le sol telle une pâte visqueuse. Le jeune homme s’approcha du cadavre enflammé, tirant de sa poche une cigarette qu’il contempla.
"Echec et Mat"
Se baissant difficilement, le nomade approcha le bâton de nicotine vers le brasier. Portant la cigarette à ses lèvres, il fit rougir les braises, inspirant la fumée qui manqua de l’étouffer. Toussotant légèrement, il ferma les yeux, laissant quelques larmes perler sur ses joues. Le plafond s’arrêta, entamant une ascension pour le ramener à sa position initiale. Le combat était enfin terminé.
***
Un esprit flottant, ou plutôt sombrant dans les méandres d'une mer sans fond... La mer de ténèbres, le Styx... Où rien n'est ressenti, et où plus rien ne vit, car la vie est restée en surface...
Et puis soudain, la brusque poussée. La remontée, le retour, l'asphyxie passagère. La mort toute entière devient insupportable plutôt que consolatrice et ankylosante. On la confond alors avec le sommeil, bien que celui-ci soit sans fond et sans fin, tandis que le corps reprend forme soigneusement... Les sensations, pourtant famillières autrefois, paraissent alors bien étranges, presque expérimentales. Probablement car c'est contraire à l'ordre des choses...
Ainsi, alors que le temps perd toute mesure possible pour l'esprit embué par cette expérimentation nouvelle et unique, finalement, une paupière parvient à se soulever. Le premier nouveau contact avec la réalité. La paupière conquérante dévoile l'oeil hagard de l'homme désorienté. L'obscurité opaque s'oppose ici à toute question et à toute réponse pour cet oeil fatigué qui a encore un peu de mal à communiquer avec son cerveau. Profitant de l'opportunité du confort rétinien offert par les ténèbres environnantes, la deuxième paupière se soulève, sans pour autant fournir de nouvelles informations. Ainsi, peu à peu, le reste des sens s'éveille, chacun à leur tour, sans que le cerveau ne puisse identifier correctement quoique ce soit. La mémoire est encore somnolente...
Brusquement, dans un bruit grinçant venant dérouiller quelque peu l'ouïe, un mouvement est perçu dans l'ombre entourant le corps. Une.. porte ? Oui, une porte s'ouvre dans la remise, laissant entrer une lumière alors aveuglante pour les paupières qui se referment avec célérité, afin de protéger les deux sensibles iris de couleur brune. Des bruits de pas résonnent en faisant craquer un plancher sec, sale et vieilli. Alors que les paupières tentent, muées par l'instinct de survie inébranlable, de s'ouvrir afin de pouvoir identifier la source des sons perçus, une voix connue s'élève, mettant fin aux interrogations du cerveau et de la mémoire.
- Ah, je vois que vous êtes réveillé. Vous avez pris votre temps, monsieur Jurion !"
Cette voix... Ce nom... Tel un électrochoc, la phrase réveille la mémoire du pirate en un instant. Papa et Maman, leur assassinat, la P'tite Annick, la survie, l'attaque de la jeune fille, la cape aux têtes de morts, Dermot, Cixen, le nouveau tournoi, l'organisation secrète, Kashidalva, Ephraïm le schyzophrène, Zakoestros... Zakoestros ?
- Je.. Je connais cette voix... " s'exprime difficilement le pirate, faisant le réapprentissage de la parole elle-même, comme du reste de ses facultés . "Vous êtes cet enfoiré de Zakoestros... Qu'est-ce que vous m'avez fait ?"
- Oh mais je ne vous ai rien fait, monsieur Jurion ! Je vous ai seulement ramené à la vie, et je n'attend même pas de remerciement de votre part !" répondit malicieusement ledit Zakoestros.
Une nouvelle fois, le ton de l'organisateur était insupportable pour le pirate, qui, dans un effort remarquable, commença alors à se relever du banc où son corps reposait allongé. Dans un réflexe de combattant de longue date, le pirate mis sa main à la garde et chercha à l'aveuglette sa fidèle épée rangée, en vain.
- C'est cela que vous cherchez, monsieur Jurion ?" reprit alors Linki, tendant vers lui Dermot.
- RENDEZ-LA MOI, ENFOIRE !!!" s'écria alors Albatard dans un soubresaut qui lui avait permis de retrouver tout à fait conscience ainsi que la pleine possession de ses moyens.
- Du calme, Monsieur Jurion, ne vous énervez pas... Vous devriez vous estimer heureux que je sois allé chercher votre chère lame là où vous l'aviez laissée..."
Et là, à cet instant précis, Albatard pris conscience de la situation dans laquelle il se trouvait. Il eût le terrible et désagréable souvenir de sa propre mort, ressurgissant aussi soudainement que douloureusement dans sa mémoire... Il se souvînt qu'il avait perdu... Une colonne de flammes l'avait brûlé vif... Cette sensation horrible... Il avait l'impression que ces évènements remontaient à une éternité, comme si plusieurs années s'étaient écoulées entre-temps... Il ne devrait plus être de ce monde.
- Mais... Je ne suis pas... mort ?"
- Ah, je vois que la mémoire vous est à présent complètement revenue... Si, vous l'étiez, bien évidemment. Ephraïm vous a vaincu, non sans mal, mais bel et bien. J'ai donc pris soin de vous ramener immédiatement à la vie, comme je vous l'ai dit, car je trouvais cela dommage de mourir après être arrivé aussi loin ! Cela fait environ deux jours que vous avez été tué, vous avez pris votre temps, je vous le répête. Parfois ça ne prend pas plus d'une heure à ramener une âme... Mais peut-être étiez vous mieux ainsi ?"
Albatard peinait à y croire. Seulement deux jours s'étaient écoulés ? C'était proprement incroyable. Mais bien vite, le soulagement d'être revenu sur Terre suite à un tel prodige fit place à la suspicion.
- Mais dites-moi une chose, pour quelle raison vous m'avez ramené ? Le tournoi est fini maintenant, vous n'avez plus besoin de nouveaux opposants.. Si vous attendez quelque chose de moi en retour, laissez moi vous dire tout de suite que je préfère crever à nouveau !"
- C'est plus compliqué que cela, monsieur Jurion. Mais dois-je vous rappeller que nous avons toujours des intérêts communs, et que vous n'avez pas encore eu l'occasion d'achever votre vengeance ?"
Et c'était vrai. Le pirate se souvînt à cet instant de l'organisation secrète dont il avait été confronté à un simple sbire, Kashidalva. Herbert l'iconoclaste lui avait même confié, lors d'un bref repas entre pirates, qu'il avait eu l'occasion de rencontrer le chef de tous les mercenaires venus interrompre le tournoi, qui s'était enfui à la vue de l'organisateur. Albatard cependant ne répondit pas. Il comprit que le mystique aux cheveux violacés avait déjà tout planifié, et se contenta d'hocher la tête. Il resterait à ses côtés, pour le moment du moins, le temps d'arriver à leur objectif commun. Et ensuite, il disparaîtrait, et écraserait l'Hylien si il se mettait en travers de sa route. Il était alors très loin d'imaginer où cette aventure le mènerait...
- Bien, si nous sommes d'accord, suivez-moi dehors. Monsieur Harada nous attend... Et n'oubliez pas votre si précieuse lame, vous en aurez besoin..." conclut l'organisateur sur un ton des plus énigmatiques. Pour Albatard, il allait de soi qu'il s'agissait d'une mention à une dernière lutte contre l'organisation secrète.
Suivant l'organisateur à l'extérieur de la remise, Alban se rendit compte qu'il s'agissait d'une des quelques constructions laissées à l'abandon derrière l'ancienne estrade du vendeur de masques, là où tout avait commencé, pas seulement pour ce tournoi, mais aussi pour celui s'étant déroulé dans la contrée de Termina...
En un éclair, une pensée subite s'imposa alors à l'esprit du pirate. Dans ce précédent tournoi, il avait déjà trouvé la mort une fois, lors d'un combat contre Orcus, un ange démoniaque des plus effrayants... Et pourtant, il avait été, à l'époque, semble-t-il, sauvé. Mais il n'avait jamais, de mémoire, vécu précédemment d'expérience de retour à la vie telle que celle qu'il venait d'endurer. Alors, pourquoi et comment avait-il été alors retrouvé dans un coin perdu du pays ? Le mystère s'épaississait.
- Je vois que vous aussi, cet endroit vous rappelle des souvenirs..." murmura Linki, interrompant le fil de ces pensées. "Bien. Monsieur Harada, en avez-vous trouvé ?"
La voix du nomade s'éleva alors depuis la ruelle d'en face, répondant par l'affirmative, tandis que celui-ci s'avançait, sortant de l'ombre, en direction de l'estrade, tirant derrière lui par leurs brides trois chevaux. Un étalon noir et deux persans bruns, sellés et prêts à être montés. Malgré le fait qu'Ephraïm semblait en connaître un peu plus long sur les intentions à court terme de Zakoestros, il sembla surpris et troublé à la vue du pirate revenu d'entre les morts, qu'il avait tué lui-même. Albatard le dévisagea sans sciller, avant de détourner son regard sur les montures. Il se fichait du schyzophrène. Puisque ses questions intérieures demeuraient sans réponse, seuls les actes compteraient à ses yeux, désormais.
Et la vengeance.
- Mais non je n'ai pas peur ! Laisse moi tranquille !" répondit alors le nomade au vide à sa gauche. Après un bref soupir, le Hylien à la chevelure violette sauta en bas de l'estrade.
- A présent, nous devons faire route sans perdre davantage de temps. Ce qui vous attend... Enfin, ceux qui Nous attendent... Ne les faisons pas trop attendre. Albatard, venez, nous partons."
Le pirate, après une très brève hésitation, rejoignit les deux hommes.
Quelques instants plus tard, ils étaient partis, laissant la petite place déserte, comme si personne n'y avait mis les pieds depuis des années...
Et nul doute que personne n'y retournerait avant longtemps...
Super que tu aies posté l'épilogue !
Je te dis ce que j'en pense dans... 2 ans ? Ok ? ![]()
Mec qui a pas lu spotted.
Quand tu verras la taille totale de l'épilogue, tu comprendras pourquoi j'ai mis deux ans avant d'envisager réellement de l'écrire. ![]()
[-Linki-] Voir le profil de [-Linki-]
Posté le 13 mai 2008 à 21:21:09
-[Linki]- Voir le profil de -[Linki]-
Posté le 13 juin 2012 à 21:10:04
TROLOLOLOLOLOLOLOLOL
Sinon BG le passage sur mon personnage ![]()
Zut, j'me suis trompé d'un mois. ![]()
Bon ok en fait j'le savais. ![]()
***
Tandis que, devant l'horizon, un soleil paresseux s'étendait longuement, mettant un terme à la chaude journée de printemps qui venait de s'écouler, trois montures surgirent dans l'air chaud de la célèbre plaine d'Hyrule, galopant avec célérité vers une destination incertaine. Baignés de la douce lumière orangée qui réchauffait leurs corps restés trop longtemps dans l'ombre des rues du bourg, les cavaliers firent halte à la vue du premier panneau directionnel. S'ensuivit un bref échange entre deux d'entre eux, avant qu'ils ne reprennent la route. Le troisième, quand à lui, semblait perdu dans ses pensées, regardant avec nostalgie l'étendue qui les entourait, si belle en ces instants... Cela lui rappelait certainement quelque précédent voyage.
Légèrement à l'écart de ses deux compagnons de circonstance, Sheitan suspendue à sa taille, le nomade se demandait quels étaient les plans de Zakoestros. Pourquoi les emmenait-il au Ranch Lon Lon ? Qu'y avait-il là-bas qui puisse leur être d'une quelconque utilité ? Pourrait-il, maintenant qu'il avait finalement remporté le tournoi, réellement revoir un jour Marisa ? Les mots de l'organisateur lui revinrent alors en tête, depuis la salle piégée du château d'Hyrule : "Ne vous inquiètez pas Ephraïm, même si j'ai encore besoin de vous, vous ne risquez plus rien désormais. Et ne croyez pas que votre victoire est insignifiante parce que je suis capable de faire revenir à la vie les perdants... Quand tout sera terminé, je vous assure que vous serez un homme comblé. Et il est plus prudent pour vous de rester sous ma protection pour le moment, de toutes façons...". Ces paroles mystérieuses, qui suscitaient à la fois sa méfiance et sa curiosité, tournaient en boucle dans la tête du nomade, qui tentait de comprendre la signification des derniers mots, en vain.
- Moi, j'ai l'impression que notre cher Zaky s'apprête à faire quelque chose de très dangereux..." l'interrompit Sheitan.
Ephraïm ne répondit pas. Il n'avait pas envie d'entamer une dispute tout aussi vaine que ses efforts. Il y avait plus important à réfléchir pour le moment.
- Mais si, observe-le mieux, je ne l'ai jamais vu comme ça !" insista sa deuxième personnalité, servant probablement d'intermédiaire à son inconscient.
Le jeune homme regarda alors discrètement sur sa droite, où chevauchait Linki à quelques mètres. Sortant de ses pensées, il se rendit alors compte que celui-ci était en pleine discussion avec Albatard, qui se trouvait plus loin et dont il ne pouvait entendre la voix. Insatiablement curieux, le nomade s'évertua alors à écouter, et peinait à comprendre le sujet de la conversation.
- Oui, évidemment que c'est déjà fait. C'est précisément la raison qui m'a empêché de vous expliquer de vive voix les termes du combat final."
...
- Je n'ai pas pu faire grand chose à son sujet, dès qu'il a vu que la bataille tournait largement en ma faveur, il a pris la fuite avec quelques-uns des vieux débris qui se tenaient à l'écart... Mais ça ne change rien : tout est fini pour eux."
Au-delà de l'opacité du dialogue, ce qu'Ephraïm remarqua clairement, c'était que pour une fois, Sheitan avait raison. L'expression sur le visage de Zakoestros, le ton de sa voix... Tout avait changé, depuis deux jours. Il lui avait suffit d'y porter attention un instant pour que cela devienne évident. L'Hylien, d'habitude très sûr de lui, semblait inhabituellement crispé.
- Ahlàlà, tu es vraiment désépérant, mon pauvre Ephraïm ! Tu vois bien que tu devrais m'écouter plus souvent !" reprit Sheitan, faisant grimacer son alter-égo qui préfera à nouveau ne rien répondre. D'autant plus que la situation devenait de plus en plus inquiétante. Si un puissant mystique comme l'organisateur de cet immense tournoi semblait mal à l'aise, c'est ce que quelque chose ne tournait vraiment pas rond. Les paroles de celui-ci lui revinrent alors en tête, comme un refrain. Ils courraient peut-être tous un grand danger. Mais quel danger, et pourquoi maintenant ? Jetant un oeil à la plaine les entourant avec un nouveau regard angoissé, Ephraïm guettait à présent tout élément suspect.
- Oh, tu ne vas pas me dire que tu as peur maintenant, quand même, gros bêta ? Trouillard, trouillard, trouillard ! Vas-y, enfuis-toi comme le lâche que tu es, tire-toi à l'anglaise, sacre ton camp ! Pleutre ! Poltron ! Couard ! Dégonflé !" s'esclaffa Sheitan à qui rien n'échappait des sentiments du vagabond.
- Ferme-la, idiote ! Je t'ai déjà dit que je n'avais pas peur !" lâcha Ephraïm, en tentant de faire tomber d'un coup de poing son invisible partenaire de la selle, sans succès.
- Calmez-vous un peu je vous prie, monsieur Harada. Nous sommes arrivés." l'interrompit alors Linki.
C'était vrai.
Grâce à leurs montures, le trajet avait été parcouru plus vite que prévu. Après une très courte, mais pourtant inhabituelle hésitation, Linki mena le petit groupe entre les murs de pierre entourant le Ranch Lon Lon.
Soudain, alors qu'ils s'avançaient sur le chemin menant à l'intérieur du Ranch, ils virent qu'une imposante grille se trouvait sur leur chemin, condamnant tout accès. L'Hylien à la chevelure violette ne sembla pas décontenancé pour autant, et, descendant de sa monture en faisant signe à ses compagnons d'en faire autant, il s'approcha de la grille avant de donner quelques petits coups sur celle-ci. Une vingtaine de secondes plus tard, un petit homme qui semblait être l'actuel propriétaire du Ranch sortit et s'entretint quelques instants à voix basse avec Zakoestros. Ni le pirate ni le nomade ne saisirent un traitre mot de ce qui fut dit, exception faite des derniers, sur lesquels avait bien appuyé l'organisateur. Des mots qui n'étaient pas pour les rassurer.
"...Et surtout, quoi que vous entendiez, ne sortez pas. Restez bien à l'intérieur."
Après ça, l'Hylien sortit de sa poche une grosse bourse remplie à ras bord de rubis de toutes sortes, qu'il confia au petit homme en gage de compréhension et de discrétion. Ce dernier, ébloui par la somme ainsi gagnée sans rien faire, préféra ravaler ses derniers soupçons. Un instant plus tard, il leur ouvrit la grille en grand et la referma aussitôt derrière eux, conformément aux souhaits de l'organisateur, avant de regagner sa maison en sifflotant. Comme si il ne s'était rien passé. Pratiquement.
Les trois hommes se rendirent alors devant l'entrée de l'enclos du Ranch, tandis qu'un hurlement de Lobos, dans le lointain, signalait que la nuit venait officiellement de tomber dans le Royaume d'Hyrule. Linki s'y arrêta alors soudainement, à l'étonnement des deux autres.
- C'est ici que vous vouliez que nous venions ?" se permit alors Ephraïm, intrigué.
- Tout à fait."
- Et alors ? C'est tout ? On fait quoi maintenant, du camping sauvage ? Fallait le dire, j'aurais acheté des merguez au marché !" renchérit Albatard, passablement énervé et quelque peu éreinté.
A la grande surprise du pirate, Linki se mit alors à éclater de rire.
- Mais non monsieur Jurion... Encore un peu de patience, messieurs. Je vous ai dit un peu plus tôt que nous étions attendus. En fait, j'ai rendez-vous avec une personne de grande importance. Une fois que tout sera entendu avec cette personne, vous saurez tout."
Devant les mines déconfites de ses comparses d'infortune, l'organisateur se hâta d'ajouter : "D'ailleurs, ils ne devraient plus tarder maintenant.".
C'était vrai.
Quelques minutes d'attente plus tard, Linki sentit l'approche de plusieurs présences, dont une qui lui était particulièrement famillière. Se levant, il invita d'un geste les deux jeunes hommes qui l'accompagnaient d'en faire autant. Après quoi, ils furent les témoins d'un étrange spectacle.
Devant eux, dans la périphérie de l'enclos du Ranch où ils se trouvaient, se dessina dans le sol une forme carrée, qui en quelques secondes se souleva, telle une trappe. Trois individus de noir drapés en sortirent dans les instants suivants, avant que le sol ne se referme de lui-même, comme par magie, ne laissant aucune trace de cet artifice. Parmi les trois individus, le plus avancé et le plus petit de stature se dévoila alors en premier, en approchant à grands pas de l'organisateur. Ils le reconnurent alors tous immédiatement : il s'agissait du Mojo qui avait servi d'assistant à Zakoestros dans l'organisation du tournoi à ses débuts.
- Satic... Tu es en retard, comme d'habitude."
- Désolé, Maître... J'ai pourtant fait mon possible."
- Bon bon, peu importe. L'important est que notre homme soit là. C'est bien lui, n'est-ce pas ?"
- Bien entendu, Maître. Tout s'est passé comme vous l'aviez prévu."
Derrière le Mojo, la plus grande des trois silhouettes s'avança à son tour, avant de retirer son voile noir. Sous ce dernier se trouvait une personne qu'aucun des participants n'avait encore vu, pas même Zakoestros. C'était un homme de grande taille, décharné et vêtu sobrement d'une tunique usée. De longues mèches de ses cheveux gris tombaient pèle-mêle sur son visage, dont les yeux noirs semblaient pourtant scintiller dans l'obscurité, lui conférant un regard qu'on aurait dit perçant. Un regard capable de lire dans les âmes... A la fois imberbe et dépourvu de sourcils, le visage ridé par l'usure du temps semblait impassible, et le vieil homme ne souffla pas un traître mot. Après l'avoir quelque peu dévisagé, un étrange rictus se dessina sur les lèvres de l'organisateur.
- Bien le bonsoir... Dites-moi, à qui ai-je l'honneur, exactement ?"
Après être resté quelques secondes sans répondre, une voix à la fois rauque et lourde se fit entendre.
- Tu n'as aucun besoin de connaître mon véritable nom... Mais, comme tu le sais déjà, on me nomme « La Mort »."
Alors que cette réponse glaça un instant le sang des deux jeunes hommes se trouvant derrière Linki, celui-ci ne put, à l'inverse, réprimer un petit rire.
- Oui, mais nous savons tous deux très bien que ce n'est qu'un surnom... Je ne préfère d'ailleurs pas l'employer, même quand il s'agit de son propre nom à Elle. Je ne peux donc pas m'adresser à vous ainsi..."
Ce fut au tour de l'inconnu de sourire légèrement.
- Très bien... Appelle-moi selon ton désir, dans ce cas. Peu m'importe."
Bien que le guerrier des ténèbres reconnaissait peu à peu la présence de la troisième silhouette tandis qu'ils parlaient, il fut intrigué par le fait que celle-ci persiste à rester à l'écart, et voilée. Quelque chose lui disait que tout n'allait peut-être pas se passer exactement comme prévu.
- Quoi qu'il en soit... Je vous remercie d'avoir, disons... pris soin de mon assistant depuis sa malheureuse défaite."
- Ce n'est pas comme si sa mort avait été accidentelle... Je ne pouvais que le garder avec moi, ne serait-ce que pour savoir ce que tu me voulais, Linki." sussura l'inconnu avec ironie.
- Je présume donc qu'il vous a parlé de notre affaire ?"
- Bien entendu."
- Et puisque vous êtes venu, je présume que nous sommes à présent associés ?"
Un instant de silence fit place à ces paroles. Un silence pesant qui sembla flotter dans l'air un instant, alors que la lune, pleine, tardait à s'élancer sur la voûte étoilée. La voix du vieil homme alla briser cette atmosphère paisible.
- Eh bien... J'ai bien réfléchi à ce sujet... Et je me vois contraint de refuser ta proposition."
- Comment ?"
- Je pense que tu es un être égoïste et instable. Et je n'ai aucune confiance en toi. Par conséquent, j'ai décidé de t'empêcher de mener ton dangereux projet à bien. Pendant ce tournoi, tu as joué avec la vie de nombreux guerriers, mais cette fois-ci, tu vas dépasser les bornes. C'est tout Hyrule qui sera menacé, et cela, je ne peux pas le permettre."
Si Linki, et Satic encore plus, étaient choqués par la décision du vieil homme, Albatard et Ephraïm étaient quant à eux abasourdis d'apprendre que l'avenir du royaume tout entier était en jeu, et s'il ne valait pas mieux fuir à l'instant afin de sauver leurs vies.
Mais il était déjà trop tard, lorsque sur un signe du vieil homme, la troisième silhouette s'avança du nomade et du pirate.
- Tu peux y aller..." reprit celui qu'on nommait « La Mort ».
- Vieil homme... Tu ne sais pas à qui tu t'opposes... Tu risques de le regretter amèrement." s'exclama alors Linki, dégainant son épée d'ombre afin d'illustrer ses propos.
- Maître, ne vous donnez pas cette peine ! Je vais m'en charger." intervint alors Satic, en se mettant en garde devant le mystique.
- Ahah, alors, petit Mojo... C'est donc ainsi que tu veux mourir pour de bon ?" ricana le vieil homme, sortant de derrière son dos, comme de nulle part, une faux à l'aspect étrange.
- Puisqu'il le faut, je vous convaincrais par la force... En garde, sorcier !" répliqua l'assistant.
- Je compte sur toi, Satic !" s'écria Zakoestros, en reculant afin de rejoindre ses protégés, confiant en la résistance de son assistant. Se retournant, il se rendit compte qu'il était trop tard. Le troisième individu encapuchonné, après avoir mis à terre Alban d'un simple coup à main nue bien placé, faisait déjà face à un Ephraïm en garde, qui semblait avoir reconnu le style de combat de l'inconnu. Celui-ci jeta à terre alors son vêtement sombre en un instant.
- Eh bien, finalement on se retrouve, « l'ami »..."
- Kurst ? Qu'est-ce qui te prend ? Pourquoi est-ce que tu nous attaques ??" lança Ephraïm à l'adresse de l'alligator extraterrestre qui avait autrefois été son compagnon au cours du tournoi.
Celui-ci toisait à présent le nomade avec des yeux avides. Des yeux emplis de haine.
- Tu oses me le demander ?" s'écria le reptile avant de bondir sur sa proie, couteau brandi, avec une rapidité ahurissante. Le nomade eût tout juste le temps de l'éviter en plongeant sur le côté. A présent au sol, il se trouvait en position de faiblesse, et n'eût donc d'autre choix que de s'enfuir en courant, esquivant de justesse une autre violente attaque de Kurst Keiger. Se trouvant non loin de la grange, et malgré les protestations incessantes de Sheitan, Ephraïm s'engouffra dans celle-ci, suivi de près par son nouvel ennemi.
Linki, complètement pris de court par les évènements, tenta alors tant bien que mal de relever un Albatard amoché. Il fallait qu'Ephraïm tienne le coup quelques instants seulement.
- Hum... Merci... Il m'a pris de vitesse..." s'excusa le pirate.
- Inutile de vous excuser, monsieur Jurion... Pour ne rien vous cacher, ce n'est pas vraiment ce que j'avais prévu..."
- Oui, j'imagine bien..." fit le pirate tandis que de la grange éclata soudain un grand vacarme composé de bruits de bois brisé ainsi que de cris d'animaux paniqués.
Le Hylien à la chevelure violacée comprit qu'il lui fallait porter assistance immédiatement à Ephraïm. Laissant un instant Albatard récupérer des forces, sa marche rapide vers l'endroit du vacarme fut tout à coup interrompue par une voix vaguement famillière.
- Alors, je vois qu'on ne m'a pas attendu pour commencer la fête, Zakoestros ?"
Se retournant vivement, l'interpellé écarquilla les yeux en voyant l'homme qui avait su cacher sa présence jusqu'à maintenant.
- Toi ? Comment... est-ce possible ?"
GO LA SUITE BRO
SWEET
***
En se précipitant dans la grange, Ephraïm eût la surprise de constater que l'intérieur de celle-ci était éclairée par plusieurs lampes à huile suspendues aux poutres de la bâtisse. Celle-ci n'était donc pas, contrairement à ses attentes, un endroit obscur dans lequel il pourrait se cacher de la vue du reptile. Les éteindre aurait été trop contraignant, il allait être forcé de se battre.
- Mais c'est pas vrai ! Tu veux bien arrêter de nous faire honte, espèce de poule mouillée ?" s'époumona Sheitan, prête à prendre la relève.
- La ferme, Sheitan." se contenta de répondre le nomade, concentré sur le combat qu'il allait devoir mener malgré lui.
Il eût tout juste le temps de sortir ses deux kodaichis que Kurst fit irruption à l'intérieur. Le crocodile adopta sa posture de soldat, lame à l'horizontale, avant d'approcher.
- Kurst, ça suffit ! Qu'est-ce qui t'arrive ?" s'exclama Ephraïm, trouvant la situation absurde. Cet affrontement, qu'ils avaient redouté tous deux au cours du tournoi, et qui n'avait jamais eu lieu, n'avait pas plus aujourd'hui de raison d'être.
- Ferme-la, sale schyzophrène ! Je n'ai pas à me justifier de mes actes devant les traîtres..." répondit l'interpellé, furieux, avant de tenter une série de coups horizontaux. La force et la vitesse des coups de l'anthropomorphe donnaient du fil à retordre au jeune homme qui parvenait pourtant à parer les coups les uns après les autres.
- Un traître ?? Je croyais pourtant qu'on était amis, Kurst..."
- Amis ? Comment oses-tu dire ça ? Ne prononce pas ce mot devant moi !" hurla Kurst, tandis que ses coups redoublaient de violence. "Si ça continue comme ça sans que je puisse riposter, je suis fichu..." pensa Ephraïm, tout en étant forcé de reculer.
- Après ce que tu m'as fait..."
Tout en se demandant de quoi son nouvel ennemi était en train de parler, le jeune guerrier tentait de trouver du regard un élément pouvant l'aider à freiner sa frénésie. Plus haut, au niveau des poutres, il aperçut un grand nombre de cordages quelque peu emmêlés, auquels se trouvaient suspendues plusieurs poulies, ainsi que les lanternes qu'il avait vues en entrant. Cependant, il lui faudrait se servir de sa lame géante pour pouvoir trancher certains de ces cordages, et le reptile ne lui en laisserait pas le temps. Reculant toujours, il vit qu'un tonneau se trouvait derrière lui sur sa droite.
Après avoir repoussé au prix d'un effort la lame du lézard, faisant reculer celui-ci d'à peine un pas, le nomade profita de ce bref répit pour sauter derrière lui, avant d'effectuer un magnifique shoot dans le baril, qui roula vers Kurst. Ce dernier, surpris, n'eût d'autre choix que de frapper l'obstacle d'un coup de patte, qui se brisa en éclats, libérant... une cocotte.
L'animal endormi, furieux d'être réveillé aussi abruptement, se rua sur Kurst en s'envolant, pattes en avant. Saisissant l'occasion, Ephraïm se hâta de prendre en mains sa lame géante.
Un instant plus tard, l'alligator, après avoir tordu le cou du gallinacé d'un geste, fut heurté à la tête par une lourde lampe à huile, qui s'éteignit en s'échouant au sol, de même que sa victime, légèrement assomée.
Le nomade eût alors une occasion en or de prendre le dessus. Au lieu de ça, il ranga sa lame dans l'étui à son dos.
- Kurst... C'est bon. Je sais pourquoi tu cherches à te venger. Quand je t'ai vu tout à l'heure, j'ai cru que tu t'en étais sorti. C'est pour cela que je n'ai pas compris pourquoi tu m'en voulais. En fait... Maintenant, je pense que ce que m'a dit Albatard était vrai. Zakoestros t'a tué quand tu as tenté de t'enfuir... Je comprend que tu m'en veuilles de t'avoir laissé seul... Ce serait trop long de t'expliquer mes raisons...
Tâtant son crâne, l'alligator se relevait tant bien que mal, tandis qu'Ephraïm reprit.
- Mais l'important c'est que maintenant tu sois en vie, non ? Pourquoi est-ce qu'on devrait se battre maintenant que tout ça est fini ? Pardonne-moi, Kurst... Tout ça est... tellement ridicule. Je refuse de me battre contre toi. Je ne veux pas continuer. Pardonne-moi, s'il te plaît..."
Quelques larmes montaient aux yeux d'Ephraïm, qui s'en voulait à présent terriblement. Kurst, après s'être relevé, sembla hésiter un instant.
Puis bondit.
Et frappa.
- Jamais."
La lame du couteau pointée vers le coeur du nomade, prête à vaincre en un coup cet adversaire qui refusait de se battre, ne rencontra pourtant pas sa cible. A quelques centimètres de celle-ci, un kodaichi brandi au dernier instant entravait le mouvement du reptile.
- Ephraïm, tu es vraiment pathétique..." ricana le nomade, un rictus mauvais aux lèvres.
- Tu vois, c'est exactement ça ton problème. T'es complètement cinglé, mon pote." marmonna le reptile.
- C'est évident que ce n'est plus ton ami désormais... Il ne va pas changer d'avis aussi facilement, il n'est pas idiot comme toi !" reprit Sheitan, qui avait poussé le jeune homme in extremis. Celui-ci en était désormais réduit à pleurer sur son sort, tel un petit garçon.
Cependant, pour Kurst, cela changeait la donne. Alors que quelques instants auparavant son adversaire peinait à parer les coups avec ses deux kodaichis, il lui en suffisait à présent d'un seul pour repousser sa lame. Reculant de quelques pas, méfiant, il laissa à Sheitan l'opportunité de changer d'arme. Prenant ce choix pour une erreur tactique, la lame géante ne permettant pas une bonne défense, Kurst Keiger effectua un plongeon en avant suivi d'une roulade, afin de se retrouver dans le dos de son adversaire.
Mais Sheitan n'était pas seulement plus forte, elle était aussi plus rapide. Pas le moins destabilisée du monde par l'acrobatie de l'alligator, celle-ci donna un grand coup du plat de l'extrémité de la lame sur la tête de celui-ci pendant qu'il se relevait. Heureusement pour Kurst, il se trouvait trop loin pour que l'épée puisse le trancher efficacement, d'où le choix du plat de la lame qui avait agi telle une gifle géante.
L'extraterrestre se retrouva donc instantanément projeté à l'autre bout de la bâtisse, où il s'effondra en écrasant quelques caisses de bois, dans un grand vacarme. Malgré le fait que sa tête venait d'être grièvement atteinte par deux fois déjà, le reptile faisait durement travailler ses méninges, tâchant d'ignorer la douleur aigüe qui lui martelait le crâne. En quelques secondes, il comprit qu'il ne pourrait pas rivaliser avec la portée de lame géante que le schyzophrène maniait bien trop adroitement pour lui, une fois "en mode Sheitan".
Tandis que ce dernier se mit à courir vers l'alligator à terre, celui-ci, dans un ultime réflexe de survie, se saisit de la première chose qu'il vit pour ralentir le nomade enragé. Ce fut une petite porte à double battant sur sa gauche qui lui tomba sous la main, qu'il ouvrit à la volée au passage de Sheitan. Le nomade, incapable de stopper sa course à temps, fut fauché de plein fouet par la porte, et tomba à la renverse dans un magnifique salto avant sur le sol, lâchant sous le coup de la surprise sa lame géante.
Kurst en profita pour se relever, et alors qu'il allait achever son adversaire d'un coup de couteau bien placé, c'est dans un concert de hennissements que les chevaux du ranch, jusqu'alors regroupés dans la petite écurie derrière la porte à double-battant, surgirent tout à coup sur eux, effrayés par le bruit du combat. Le reptile comprit instantanément qu'il lui fallait trouver une autre arme, ainsi que de sortir de cet endroit où le nomade pourrait à nouveau lui faire tomber le ciel sur la tête.
A l'affût de n'importe quel outil lui permettant d'avoir une plus longue portée, il trouva une grande fourche, non loin de l'entrée de la grange. Son couteau ne lui serait désormais plus d'aucune utilité. "Autant qu'il me serve à quelque chose".
Ainsi, au moment où Sheitan se releva tant bien que mal, jurant de tout son saoûl d'avoir été quelque peu piétinée par ces stupides animaux, dans un bruit sec, le couteau de combat du reptile alla se planter quelque part en hauteur, après avoir tranché un noeud entier de différents cordages. Se retournant, le nomade eût la surprise d'être percuté à son tour en pleine figure par une poulie métallique, qui lui éclata le nez.
Se tenant l'appendice nasal afin de ralentir le saignement, le jeune homme eût à peine le temps de réouvrir les yeux pour apercevoir Kurst montant un des chevaux avant de sortir de la grange au galop.
Sheitan, bouillonante de colère, ramassa lentement sa lame géante échue, avant de trouver non loin une lanterne tombée en même temps que la poulie, mais pas encore éteinte. "Ca pourra toujours me servir..." pensa la jeune femme, un sourire sadique aux lèvres, avant de la suspendre à sa ceinture. Enfourchant un cheval à son tour, elle fonça à vive allure à l'extérieur, à la poursuite du reptile.
Le chasseur était devenu chassé.
S'engouffrant à la suite de Kurst dans l'enclos central du ranch, elle remarqua la présence de trois nouvelles personnes qui faisaient face à l'organisateur. Elle reconnût l'un d'eux immédiatement. "L'homme là-bas... N'était-ce pas... Signe ?"
***
- Ou plutôt devrais-je dire... Linki ? Si c'est bien ton véritable nom, cette fois..."
Le mystique n'en croyait pas ses yeux. Tarn Darkblade, l'homme auquel il s'était mis au service autrefois, pour quelques temps, l'avait suivi jusqu'ici. C'était bien la dernière personne qu'il s'attendait à revoir en un tel moment.
- Qu'est-ce que tu fais ici, Darkblade ? Tu m'as suivi ?" interrogea celui qui avait pourtant cru parvenir à cacher à ce sombre individu son véritable nom.
- Oh, on ne peut rien te cacher, Zaky !" ironisa celui-ci, "C'est fou ça, je ne sais plus comment je dois t'appeler, par ton faux nom, ou ton vrai nom ? Enfin, peu importe. Contrairement aux apparences, je ne suis pas venu pour plaisanter ou me moquer de toi - bien qu'il y aît de quoi rire. Je suis venu réclamer mon dû."
- Ton dû ?"
Offrant un ricanement au nez du Hylien pour toute réponse, le guerrier fit un signe de main à deux hommes postés derrière lui, que Linki n'avait pas encore remarqué à cause de la surprise de cette visite. Albatard, conscient qu'il lui faudrait apporter un éventuel soutien au mystique, s'approcha alors et partagea sa surprise, quant à l'identité des deux hommes en question. Derrière Tarn étaient apparus un duo de participants porté disparu... Signe, le puissant hybride, et Welth, l'ancien guerrier d'Ikana.
- Alors comme ça, c'est toi qui les as sauvés des pièges du repaire de Sakon ? Ce n'est pourtant pas ton genre de faire la charité..." railla Linki.
- En effet... Mais j'avais passé un marché avec le général avant même le début du tournoi... Et maintenant, ils me doivent tous les deux obéissance. Rira bien qui rira le dernier, guerrier des ténèbres ! Vous deux, réduisez-moi cet homme en bouillie !" répliqua Tarn.
L'ancien Mojo, qui connaissait maintenant Signe de longue date, fut vivement intrigué qu'un personnage tel que lui se résigne aussi facilement à suivre les ordres d'autrui, alors qu'il avait une sainte horreur de l'autorité habituellement.
- Euh, depuis quand suis-je censé être un de vos hommes de main ?" rétorqua Signe, sans bouger d'un poil, tandis que Welth sortait son glaive.
- Qu'entends-je ? Toi, l'hybride qui me doit la vie, tu refuses de te soumettre à mes ordres ?" aboya alors Tarn, pendant que l'organisateur ne put s'empêcher de rire, reconnaissant bien là le caractère de l'elfe noir.
- Premièrement, apprenez, monseigneur, que je ne vous dois rien du tout et que je ne vous ai rien demandé, en premier lieu. Peut-être que votre empoté de protégé n'aurait rien pu faire, mais personnellement j'aurais pu m'échapper du tournoi à n'importe quel moment. Si je ne me suis pas enfui c'est tout simplement parce que ma vie n'était pas réellement en danger. Et deuxièmement, si j'ai accepté de vous accompagner ici, c'est avant tout pour découvrir ce que manigance Linki, pas pour servir vos intérêts... Donc, allez plutôt vous faire voir chez les gerudos, vous m'en direz des nouvelles !" déclama Signe sur un ton des plus condescendants.
- Tu feras moins le malin bientôt... On va voir si mon protégé est si empoté que tu le dis... Welth, tâche de convaincre cet hybride insolent par la manière forte !" ordonna Darkblade, sans trop se laisser emporter par sa colère, tandis que Linki riait aux éclats de la réaction de Signe. Après quoi, le général fit volte-face, et toisa l'hybride d'un regard bovin, glaive en main. Ce dernier sortit d'un geste son désormais fameux bâton à double tranchant d'une main, faisant signe à son nouvel adversaire d'approcher d'un geste de l'autre.
- Eh bien Darkblade, on dirait que tu viens de perdre ton avantage numérique !" railla le Hylien à la chevelure violacée.
- Ce n'est pas grave Zaky, je n'ai besoin de personne pour te tuer."
- C'est ça, cause toujours. Monsieur Jurion, je vous rassure, je ne vais pas avoir besoin de votre aide dans ce combat, restez à l'écart et gardez vos forces pour... Monsieur Jurion ?"
Se retournant un instant afin de vérifier que le pirate se trouvait toujours derrière lui, l'organisateur réalisa qu'il n'avait pas aperçu celui-ci depuis quelques minutes déjà. Jetant un oeil aux alentours, il réalisa que celui-ci avait tout bonnement... disparu.
Oh myu god ! oh my God !!!! Ya une conclusion qui se dessine ! C'est juste génial ! J'ai pas décroché une seule fois ! C'est du grand art !
Allez ! On veut connaître la suite !