- Bon... Pour ce quatrième tour, plus communément appellé demi-finales, je vais apporter une surprise somme toute assez classique, c'est à dire le remplacement de vos armes par une arme unique, que je vais vous donner.
Quel tour de merde
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Qu'est-ce qui a un pouce et qui se balance de ce que vous racontez?
EagleDawn
Enchanté.
Tu peux abandonner s'tu veux
Merci Sag-Sag.
De rien Ten-Ten ![]()
Bon Tenji ! J'ai fini mon texte ! Encore plusieurs relectures et quelques corrections et il sera vraiment terminé.
J'attends de toi un super combat. ![]()
J'suis dans la merde moi
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Qu'est-ce qui a un pouce et qui se balance de ce que vous racontez?
EagleDawn
Enchanté.
Bon Eagle ! J'ai pas fini mon texte ! Encore plusieurs mois d'écriture et quelques inspirations et il sera vraiment terminé.
J'attends de toi un combat merdique. ![]()
J'le finirais sur les bottes de roue, mais j'espère qu'il sera à la hauteur ![]()
T'as raison Petit Picsou, j'vais perdre intentionnellement et arrêter de poster ici.
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Ça commence à devenir faible. ![]()
Moi j'veux bien qu'on ferme c'topic débile ![]()
Ah ok il vient exprès sur mon topic pour faire la pub pour le sien. ![]()
Demande de ban'. ![]()
Non, il est gentil le petit picsou à faire son topic chaque année ![]()
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH
Bon, ben on va procèder dans quelques minutes au premier combat, c'est à dire Alban, alias Albatard, contre Eagle, alias Kurst Keiger. Le premier à poster sera Eagle, et ensuite ce sera au tour d'Alban, d'ici quelques minutes.
Bon, avec un regard égal d'environ trente minutes, les textes seront postés. ![]()
Le reptile se saisit du manche de l’arme que lui tendait l’organisateur. Il grinça des dents à la lourdeur de celle-ci, pesant sur ses abdominaux meurtris par la profonde entaille creusée lors du combat précédent. Mais peu à peu la douleur s’estompa, tout comme le poids. Kurst se sentit remplir d’une jovialité qu’il ne connaissait pas. D’habitude sérieux, calme et réfléchi, son esprit semblait vouloir s’extirper de lui-même, son corps s’emballait et il dut se contrôler pour ne pas laisser cette surexcitation prendre le pas. Il voyait rouge.
Alban lui ne voyait rien. Sa mèche cachait son œil droit et sa mauvaise vision l’empêchait de distinguer clairement le monde avec son unique œil gauche. Il tenait dans sa main la longue lame… Dermot… Non pas Dermot… Où était Dermot d’ailleurs ? Ah oui c’était l’organisateur qui l’avait prise. Cela faisait deux fois maintenant, Zakoestros l’agaçait au plus haut point. Il reprendrait Dermot plus tard et pactiserait avec la nature pour défaire cette menace qu’était ce crétin d’organisateur. Mais pour l’instant il devait mettre un terme à l’ère des sauriens avec cette méprisable épée… Epée de l’esprit, quelle ineptie était-ce là encore ?
« Bonne chance à vous deux. » Conclut Zakoestros.
Kurst Keiger et Alban Jurion se tenaient face à face, se toisant du regard. L’un discernait mieux que l’autre son adversaire, mais cela n’empêcha pas le pirate de remarquer le bandage de l’Alligator entourant son ventre. Et il vit ses yeux. Ses pupilles verticales et étroites et le blanc injecté de sang. Quelle bête sanguinaire, comment pouvait-elle avoir une conscience et s’être fait appréciée de l’autre imbécile avec sa poutre métallique ? Ah oui, lui était schizophrène… Pas Alban. Albatard, le grand capitaine, n’était pas fou, lui.
Pourtant Kurst, lui, le voyait bien. L’Hylien en face était visiblement dérangé. Un regard vide, peu concerné, évasif, tous les signes de l’autisme. Mais il s’en fichait. Il tenait fermement la faux, ouvrant et resserrant les poings d’excitation en rythme l’un après l’autre. Il faisait claquer sa mâchoire, pris d’un feu intérieur qui le rongeait quand il était en inactivité.
C’est ainsi que les voiles d’ombre enveloppèrent les deux combattants et les transportèrent vers leur destinée. L’un d’entre eux allait mourir. Ils le savaient, et ils feraient tout pour que ce ne soit pas eux-mêmes.
Un puissant déchirement sonore força le pirate à se boucher les oreilles. Un éclair venait de transcender le ciel, éclairant l’horizon. Ce dernier s’étendait à l’infini de cette hauteur. D’ici il pouvait contempler tout le royaume s’étendant au pied de la montagne. Le château semblait assaillit par une pluie battante et les coups d’éclairs frappant les sommets des immenses tours de garde. Les nuages sombres semblaient s’étendre de manière discontinue jusqu’à l’intérieur des terres. L’orage se rapprochait. Un autre grondement.
Un grondement rauque provenant de la profondeur d’entrailles vivantes retentit aux oreilles de Kurst. L’alligator prit d’une rage destructrice enivrante se tourna et put voir qu’il était dans une cavité rocheuse. Deux êtres peu ragoutants se tenaient à l’entrée, masquant la pâle lumière du ciel, tenant chacun un bâton taillé au bout. L’un d’eux pointa son outil en direction de Kurst en poussant un hurlement indicible.
Ce dernier sourit alors que le deuxième fonça droit sur lui, pointe en avant. Kurst ne broncha pas, si ce n’est quelques tremblements d’excitation et le laissa s’approcher. Tenant sa faux dans la main droite, il leva son bras gauche dans les airs et attendit que son adversaire soit assez près et laissa sa main fondre sur le manche de la lance. Il l’agrippa et la planta dans le sol aussi facilement qu’on enfonce un couteau dans une motte de beurre, stoppant le monstre dans son élan qui s’empala sur l’embout de sa propre arme.
Le deuxième énergumène poussa un cri mêlant horreur, dégoût et rage. Dans un effort « surmoblin » il fit marcher ses neurones et jugea trop dangereux de s’attaquer à ce qui semblait être un Lizalfos. Il fit demi-tour et prit ses jambes à son cou, avant d’être violemment projeté puis crucifié contre une paroi à l’entrée de la caverne par des lames lancées à une vitesse fulgurante. Il se vida de son sang dans un râle pathétique, puis laissa sa tête choir dans la position la plus confortable pour le repos éternel.
Des bruits de sabots…
Alban Jurion connaissait cette sonorité. Des clapotis terrestres et des souffles bruyants.
Allongé à plat ventre au sommet d’un rocher, il contemplait le ciel orageux qui s’approchait. Un vent glacial préparait l’atmosphère et la terre à accueillir la haine du firmament. C’était comme si Terre mère se vengeait de la vie qu’on lui volerait ce soir sans son accord. Enragée par cette compétition pour la vie perdue face à l’organisateur, elle reportait sa colère sur elle-même. Etait-elle incapable de pourvoir à ses objectifs ? De donner la vie aux êtres sans qu’ils soient emportés par un mal extérieur alors qu’elle était sensée garantir sécurité et protection ? Terre mère, tu es emportée toi aussi par ce mal, cette maladie incurable qu’est ce salopard. Ne t’inquiète pas, je te vengerai une fois ceci terminé.
Un hennissement suivi de cris extirpèrent le pirate des méandres de son esprit. Il rampa jusqu’à l’extrémité du rocher et jeta un coup d’œil en contrebas.
Sales bêtes, des Lynels.
Zakoestros en avait parlé, ces maudits centaures peuplaient la montagne et les alentours du rocher du spectacle. Il en avait déjà tué quelques uns lors de son combat contre Elle, la guerrière Gerudo, ce n’était donc pas pour lui des bestioles tout à fait étrangères. Il ne leur était pas non plus étranger à eux, qui entretiennent une liste complète de ce qui est susceptible de menacer leur espèce…
Ces pourritures étaient plus futées que les autres monstres, comme ces imbéciles de Moblins incapables d’articuler deux mots ou ces lopettes de Zoras qui pratiquent la natation synchronisée.
« Hey ! »
Le pirate se releva et attira l’attention des Lynels. Il brandit l’épée orangée et pointa un des centaures, plus petit que les autres, avec une pilosité peu développée.
« Dis donc, j’te reconnais toi non ? »
Les Lynels adressèrent un regard interrogateur à leur congénère concerné. Celui-ci s’avança.
« Il ne me semble pas vous avoir rencontré auparavant jeune homme.
- Mais si ! Répondit Albatard, Tu ne serais pas l’idiot de la meute ? Non mais il y en a toujours un comme ça plus con que les autres qui fonce sans réfléchir ! Ah mais si j’te reconnais !»
L’interlocuteur fronça les sourcils et fit une grimace offusquée, puis il balança un javelot de toutes ses forces vers le misérable qui avait osé l’insulter.
Alban esquiva l’arme d’un simple pas de côté, mais le Lynel fonçait déjà vers la pente à l’arrière qui était le seul accès vers le sommet du grand rocher. Le rocher du spectacle.
Spectaculaire. C’était le seul adjectif qu’avait trouvé Kurst pour qualifier le paysage qui l’entourait sous ce ciel obscur. Quelques arbres morts, de la roche mêlant blanc éclatant et terre pleine de vie, qui tendait désormais vers l’écarlate sous le sang épais des Moblins… morts.
Lui était empli de vie et de vigueur. Une vitalité débordante qui l’empêchait de rester en place. Tenant sa faux de ses deux mains, il la faisait tournoyer dans tous les sens pour éloigner le groupe de Moblins qui avait été alerté plus tôt par les cris. Mais ceux-ci ne démordaient pas et assaillaient le reptile de toutes parts. Il manqua de se faire trancher un membre une ou deux fois mais il s’en sortait en projetant ses ennemis à quelques mètres par un simple coup avec le manche de son arme.
Les bruits de sabot se rapprochèrent et les Moblins sonnèrent finalement la retraite. Deux ou trois furent empalés par des projectiles lancés à une vitesse fulgurante.
« Sacrée précision ! » Lâcha Kurst.
Le reptile haletait, il tenta de se calmer mais l’excitation l’empêchait de garder l’esprit totalement clair. Il pensait à tout à la fois. Son combat précédent lui revenait par flashs, quelques souvenirs de sa vie passée aussi, ainsi que des événements récents. Il se retourna finalement et tomba nez à nez avec un torse velu. Du crin argenté. Une puissante odeur aussi.
En levant les yeux il trouva un torse humain, et un visage identique à celui des Hyliens, si ce n’est les yeux plus vides et les traits plus durs.
« Que fait un Lizalfos perdu dans ces montagnes ? Un migrateur égaré ?
- Je ne suis pas un vulgaire monstre, répondit l’intéressé.
- Je ne l’ai jamais insinué.
- Y a-t-il un problème ?
- C’est à vous de me le dire, il me semble qu’une troupe de ces vauriens d’Hyliens s’en prenait à vous.
- Ce n’était pas des Hyliens.
- Hyliens, Moblins, même racaille. Êtes-vous vraiment un Lizalfos pour distinguer ces créatures de la sorte ?
- Je l’ai déjà dit, je ne suis pas un Lizalfos. »
Le Lynel fit un mouvement de recul et abaissa sa lance pour la pointer sur l’Alligator. Ses compagnons l’encerclèrent et firent de même. Puis le leader reprit la parole :
« Déclinez votre identité ! Immédiatement !
- Vous ne comprendriez pas…
- Je vous ais ordonné de décliner votre identité derechef !
- Kurst Keiger, Vénomien d’origine, au service de l’Armée Cornérienne. Je viens d’une autre planète. »
Une clameur s’éleva du groupe alors que les Lynels relevèrent leurs armes. Leurs yeux semblaient s’illuminer aux paroles qu’il venait de prononcer.
« Vous… Êtes un être du firmament ? Un envoyé des Déesses ? »
Kurst fronça un sourcil, le regard interrogateur. Il se contenait pour garder son calme, ses pulsations cardiaques étaient extrêmement rapides, trop rapides. Il commença à trembler comme une feuille, et la chaleur qui l’animait s’estompait pour laisser place à quelques sueurs froides. Ses forces le quittèrent et il du lâcher son arme. La faux retomba lourdement sur le sol dans un grand fracas et embrasa quelques brindilles dans le même temps que le reptile s’évanouit.
Les Lynels se précipitèrent et l’un d’entre eux le porta sur son dos tandis qu’un autre ramassait son arme.
Désarmé. Seul, à terre, et désarmé, c’était dans cette situation que se retrouvait Albatard après qu’une troupe de Lynel l’ait assailli au sommet du rocher du Spectacle. Désarmé, il l’avait été bien des fois, et il savait que cela ne signifiait pas la fin. Non, loin de là, il retrouverait son arme, et la prestation ne ferait que commencer.
Pour le moment, il avait à faire avec un jeune centaure prêt à l’empaler. L’épée du pirate gisait à deux mètres de lui alors qu’il s’apprêtait à recevoir le coup de grâce. Dans la précipitation il se saisit d’une poignée de gravier et les balança au visage de la créature. Celle-ci lâcha son arme et Alban en profita pour la ramasser et lui trancher les deux pattes avant. La bête s’effondra de tout son poids sur le pirate en hurlant d’agonie.
« Bordel ! Ma cape ! Tu sais combien ça coûte une teinte avant de la ruiner avec ton sang dégueulasse ? »
L’Hylien s’extirpa de dessous la carcasse et alla ramasser son épée. Il fit une grimace sentant de légères courbatures lorsqu’il se pencha. Levant les yeux, il se retrouva nez à nez avec trois nouveaux Lynels. C’était les derniers survivants, les cinq autres qui les accompagnaient gisaient au sol, vides de leur vitalité.
Des rictus de rage défiguraient les visages mi-humains mi-équins des centaures. Ils tenaient fermement leurs épées, fixant le pirate avec colère.
Ce dernier se contenta de leur renvoyer un regard inexpressif. Il leva sa lame et désigna avec la créature du milieu. La cible se recula légèrement et attrapa une corne qui pendait à son flanc, et la porta à sa bouche avant de souffler dedans.
Le son grave résonna dans les airs, semblant animer toute la Montagne. Les vibrations se ressentaient dans le rocher sous leurs pieds. La corne trouva un écho dans un pic proche. Trois coups de tambours.
Le spectacle pouvait commencer.
« T’as terminé ton boulot l’intermittent, va te reposer. »
Alban prit son élan et se rua sur la créature. Evitant deux javelots au passage, il fendit sur sa cible mais buta contre sa lame.
Le Lynel déployait toute sa force à résister contre le choc brutal d’Albatard. La rage lui faisait trembler la mâchoire, mais il ne cèderait pas.
***
« Ce n’est pas encore terminé. »
Ces mots résonnèrent dans la tête du reptile. Il ouvrit les yeux, mais ne vit rien. Les membres engourdis, il ne pouvait se mouvoir que très lentement. Ses jambes ne le portaient pas.
« Tu ne sais… rien. »
Kurst ouvrit la bouche, mais aucun son ne sortit. Soudain, une lumière bleue l’aveugla. Il se sentit glisser, glisser vers cette source de lumière, sans pour autant qu’elle ne semble se rapprocher.
« Eveille ta conscience. »
Toujours incapable de bouger de lui-même, ni de s’exprimer, il dut se laisser glisser. Peu à peu le sol se déroba sous lui, et il se sentit tomber.
« Tu ne sais… rien. »
***
Un grondement sourd. Trois coups de tambour. Kurst ouvrit subitement les yeux, cette fois-ci, une pâle lumière éclairait des parois rocheuses. Son cœur palpitait encore de cette sensation de chute. A qui appartenait cette voix ?
Il se sentait perdu. Il avait oublié où il était, ce qu’il faisait, et ressentait un profond mal-être. Il se leva en se serrant l’estomac qui le faisait de nouveau souffrir. La blessure… Tout lui revint peu à peu. Il se rendit compte qu’il était à nouveau dans une cavité rocheuse, mais celle-ci était partiellement aménagée. Ou plutôt creusée artificiellement pour servir de refuge, avec quelques vivres dans des cavités et des pierres plates servant de sommiers.
Le reptile se dirigea vers la sortie.
Ses pupilles se contractèrent à la pâle lumière du jour obscurcie par les nuages menaçants.
Il s’adapta puis vit finalement des centaures enfiler ce qui semblait être un attirail de combat. A sa vue, les créatures se dirigèrent vers lui.
« Vous êtes levés sire ? Comment vous sentez-vous ?
- Sire… ? Euh, je pense que ça va.
- Vous devriez vous reposer, nous partons quelques temps porter secours à des compagnons en danger.
- Que-ce passe-t-il ? Où est mon arme ?
- Ici sire, fit une deuxième créature qui s’approchait, tenant une faux recouverte d’une peau de sanglier dans la main.
- Je vous remercie.
- Il semble qu’une créature soit venue à bout de quelques frères. Nous devons leur porter assistance, cette créature menace notre espèce. »
Une créature capable de défaire plusieurs Lynels ? Ah, le combat, cela lui revenait maintenant. Ce devait être son adversaire… Il est vrai qu’ils ne faisaient pas la distinction entre Hyliens et Moblins.
« Je vais vous accompagner, déclara Kurst.
- Comment ? Mais vous…
- Ne vous en faites pas pour moi.
- Alors faites-moi l’honneur de me laisser vous transporter à destination. »
Le reptile monta sur le dos du Lynel. Quel combat merveilleux, un transport sans risque et rapide vers sa destination, et une aide précieuse pour vaincre son adversaire.
« Ah mais c’est pas bientôt fini ? »
Le pirate commençait à perdre patience. Plusieurs de ces foutus centaures accouraient pour le tuer. Quelques uns avaient failli l’atteindre avec leurs projectiles. Et puis cette fichue lame, elle était censée avoir un pouvoir non ? Pourquoi elle ne faisait rien ? Elle se contentait de trancher… convenablement certes, mais Alban aurait voulu pouvoir s’amuser...
« Des jeux, es-tu seulement là pour jouer ? »
Le pirate sursauta. Se tenait derrière lui… Un reptile.
« Te voilà donc l’écailleux.
- Tu te méprends.
- Qu’est-ce que tu bafouilles ?
- Je ne suis pas ton adversaire.
- Et comment donc dois-je donc nommer ta face hideuse ?
- Voyons, quelles manières, je croyais que tu voulais de moi.
- Je ne veux de personne.
- Alors je ne suis personne.
- Je ne pense pas comprendre.
- Alors tu n’es point.
- Accouches bordel !
- Bon très bien, t’es difficile à contenter quand même… Voilà, je suis l’esprit qui habite cette épée.
- Je m’en doutais.
- J’en doute.
- Tu n’as pas à en douter !
- Tiens, regarde ce qui arrive au lieu de trépigner comme un gamin. »
« Plus vite !
- Comment ? Je fais de mon mieux ! »
Le reptile et la meute de Lynel arrivèrent en vue du rocher du spectacle. L’avant dernier affrontement de Kurst, mais la fin pour son adversaire.
Lancés au triple galop, les centaures armaient leurs javelots. Kurst se concentrait. Il attrapa la faux accrochée dans son dos, qui le remplit une fois de plus d’une certaine vitalité. Cette fois il avait compris que celle-ci ne faisait qu’accélérer sa dépense d’énergie, il ne devait pas s’en servir trop longtemps.
Il vit finalement le pirate triomphant au sommet d’un rebord.
« Nous y voilà.
- Nous devons contourner le rocher pour monter.
- Ce sera inutile. »
Sur ces mots, Kurst s’agenouilla sur le dos du Lynel. Il leva un pied, puis l’autre, et se mit debout dessus, maintenant son équilibre. S’accroupissant légèrement, il cala son appui puis tenant fermement son arme, s’élança directement du dos du centaure. Il fit un bond surnaturel et vint retomber lourdement au sommet du rocher, sous l’admiration des créatures et la plus grande indifférence d’Albatard.
« Oui, enfin, c’est à moi de faire le spectacle ici.
- La ferme l’écailleux, j’ai déjà un reptile dont je dois m’occuper, répliqua le pirate à l’esprit.
- Oh je t’en prie, appelle moi Tiamat. Dis tu m’avais pas prévenu que tu voulais buter un de mes congénères.
- C’est pas tout à fait ça… »
Kurst se releva et fit face à son adversaire.
« Tu parles tout seul toi aussi ? Décidément, ce tournoi est un vrai rassemblement de fêlés.
- Parle pour toi sac à main, je me porte tout à fait bien. Montre moi plutôt l’incompétence qui t’as permis d’arriver jusqu’ici. »
Alban Jurion sortit l’épée encore sanglante de son fourreau et la pointa sur son adversaire, comme il l’avait fait sur les Lynels. Signe d’autisme certainement, répéter les gestes toujours dans le même ordre. Désigner avant de tuer.
« Ne bouge pas, reste comme ça, ça va ajouter a l’effet dramatique ! S’écria Tiamat. »
Le Lizalfos imaginaire gesticula frénétiquement puis il se tourna vers la rampe donnant accès au rocher et la désigna de sa paume. Une barrière lumineuse jaillit alors d’on ne sait où, interdisant l’accès aux Lynels qui venaient de faire le détour.
Kurst se retourna, surpris, et légèrement mal à l’aise aussi. Il venait de perdre un support qui aurait pu s’avérer essentiel.
Tiamat s’agita de nouveau, faisant de grands cercles avec ses bras, puis cette fois désigna le ciel.
« Bon Dieu, on dirait une vrai majorette !
- Ferme là Alban ! Bon, maintenant, le dernier acte du spectacle peut débuter. »
L’esprit termina sa phrase par un cri. Ce cri retentit également aux oreilles de Kurst, mais il semblait provenir de la lame. Une onde de choc s’échappa, s’écartant à une vitesse phénoménale, transformant toute perception sur son chemin.
Aux yeux des combattants, le paysage devint apocalyptique. Les Lynels furent transformés en squelettes sans vie qui s’écroulèrent lourdement. La rare végétation n’était désormais que branches mortes. D’ici, le château qu’on apercevait normalement était devenue une pyramide jaunâtre. Enfin, la roche couleur terre sembla se vider de toute vitalité, tournant au gris pâle.
Le vent se leva, faisant remuer la cape aux têtes de mort du pirate. Le ciel s’emballa, foudroyant la Terre à un rythme frénétique. Une pluie battante vint fouetter leur visage.
« Tu n’es pas au bout de tes surprises ! »
Le pirate s’élança avec dextérité sur le mercenaire pris au dépourvu en train d’observer la transformation du paysage. Dans un reflexe de survie, celui-ci contra la lame avec le manche de sa faux. Il riposta avec un coup de pied circulaire dans les tibias de son assaillant pour le déstabiliser puis se recula.
« Salaud ! Tu te crois où ? Cria Kurst.
- C’est le monde des ténèbres mon petit pote. Fais-toi le malin ou subis-le.
- Tu n’auras pas à me le répéter deux fois. »
Le reptile s’élança à son tour, tenant la faux de son unique main droite pour faucher le pirate. Dans la vitesse du mouvement, quelques flammes jaillirent de l’extrémité de la lame, enflammant le sol là où elles s’abattaient. Sa cible glissa sur le sol pour éviter de finir décapité, mais se releva immédiatement pour lancer une estoque à Kurst. Le coup vint se loger à proximité de sa main, sur le manche de la faux, provoquant tout de même une douleur à cause du choc. Le reptile riposta d’une droite bien placée dans la mâchoire.
Alban tituba. Kurst fut forcé de lâcher la faux, ayant trop mal à la main, et celle-ci commençant à épuiser ses forces.
Tiamat, assis à proximité de la rampe se leva, fronçant les sourcils.
« Allez bon sang ! Fous-lui en une et on en parle plus ! »
La lame que tenait le pirate se mit à vibrer dans sa main.
De son côté Kurst souffrait. Ayant lâché son arme, la douleur de sa blessure à l’abdomen le reprit. Il du se plier en deux en se tenant le ventre.
« Merde ! Qu’est-ce que je fais ? Cette faux va me tuer ! Mais sans elle je vais crever aussi ! »
Choix cornélien. Il dut se décider dans l’instant, et se précipiter pour attraper son arme de sa main gauche libre. Il n’était pas spécialement habile de cette main, mais la force procurée lui permettrait de compenser. Il releva les yeux sur son adversaire, et se trouva nez à nez avec celui-ci qui le pointait de sa lame, toujours vibrante.
« Prends ça salopard ! »
Un rayon lumineux s’abattit sur le bras gauche de Kurst, forcé de lâcher à nouveau l’arme qui tomba sur le sol en émettant quelques braises. Albatard se rua sur le reptile mais posa le pied sur quelques tisons encore brulants, ce qui l’empêcha de terminer sa course, et il s’effondra sur le sol, le pied enflammé par la douleur.
Le mercenaire jugea trop risqué de reprendre l’arme, et se jeta éperdument sur son adversaire dans un magnifique coup de coude descendant. Le pirate cracha une gerbe de sang, la respiration coupée.
« Magnifique ! Du Catch ! S’exclama Tiamat. Ce rocher du spectacle est véritablement une bonne adresse, les combats sont parfaitement réussis ! »
Le reptile, sur le dos d’Albatard, s’afférait à l’immobiliser. Alban avait toujours son arme dans la main, et de sa position a plat ventre tenta d’asséner aveuglément un coup d’épée décisif à son adversaire.
Voyant le bras se lever, Kurst lâcha prise et se jeta sur le bras, plantant ses griffes dans la main de sa proie comme pour le crucifier au sol.
Albatard poussa un hurlement et envoya un coup de coude dans son dos pour en dégager son assaillant. Kurst sentit le coude lui rentrer dans la côte, il poussa un hurlement à son tour, sentant ses tripes remuer aux alentours de sa plaie. Le bandage était en train de se défaire, et le sang se remettait à couler. Il s’écroula sur le sol, position à plat ventre aussi, aux côtés de son adversaire, écrasant son propre bras droit dont les griffes étaient toujours plantées dans la main d’Alban.
« Crève le bordel ! Qu’on en finisse ! Cria Tiamat. »
L’épée plaquée au sol se mit à vibrer de nouveau, puis un choc sembla l’expulser de la main de son propriétaire temporaire. Elle atterrit trois mètres plus loin, au bord d’un précipice récemment formé par l’illusion. Le rocher du spectacle était désormais entouré de ténèbres.
Les deux combattants n’y prêtaient pas attention. Ils fixèrent l’épée qui claqua bruyamment sur la roche livide droit devant eux.
Les deux se regardèrent, chacun ayant la même idée. Albatard envoya un cracha bien placé sur le museau du reptile qui dut défaire son emprise pour s’essuyer. Il retira ses griffes de la main de son adversaire, et celui si se précipita pour se relever et courir vers la lame.
Malheureusement pour lui, Kurst lança son autre main pour lacérer le tibia du pirate qui s’effondra de nouveau à quelques centimètres. Il voulut ramper, mais Kurst eut le temps de se relever et lui retomba dessus comme avant. Meurtri par la douleur qui martyrisait les os de son dos, il ne put se défaire du reptile qui se relevait en prenant sadiquement appui sur lui.
Kurst alla ramasser l’épée. Celle-ci semblait peser une tonne, avec une telle fatigue il avait du mal à la soulever. Et il n’était simplement pas habitué à manier des armes lourdes, la faux lui fournissait la force nécessaire, mais pas cette épée.
Il la souleva au dessus de sa tête, se retourna, et fit face au corps du Pirate qui gisait sur la pierre morte.
« Pardonne-moi… Dermot… Je t’abandonne aux mains de ce fourbe de Linki… »
Il tenta dans un ultime effort de se relever. Sa main droite et son tibia gauche profondément entaillés par les griffes de son adversaires ne purent le supporter lui et son attirail.
Il se tenait sur les genoux, s’appuyant sur sa main gauche encore intacte. La tête baissée, il vit l’ombre de son bourreau s’approcher. Le reptile marcha volontairement sur sa main avec ses grosses Rangers en aluminium.
Le pirate poussa un nouveau hurlement en relevant la tête.
« Ton manque de respect durant ce combat ne te vaudra qu’une mort rapide sans considération. Déclara froidement le reptile.
- Scène finale ! Ajouta Tiamat. »
Kurst enfonça l’épée aux reflets orangés dans le ventre d’Albatard.
Les poumons tranchés, il ne put crier cette fois-ci. Il sentit la vie le quitter peu à peu…
Le reptile se mit à tousser violemment, en crachant du sang. L’adrénaline envolée, sa plaie béante à l’abdomen le refit affreusement souffrir. Le bandage était à moitié défait et le sang s’écoulait. Il appuya dessus pour empêcher l’hémorragie, mais ses forces le quittaient lui aussi.
Il finit par s’effondrer aux côtés du pirate que la vie avait quitté, toujours à genoux, l’épée dans le ventre.
« Et bien, chaque fois que ce reptile termine un combat je le retrouve à l’agonie. Quelqu’un pourrait m’indiquer lequel des deux est en vie ?
- Bah, c’est mon congénère qu’a troué l’Hylien.
- Tiamat, que fais-tu là ?
- C’est l’autiste qui m’a libéré de l’épée.
- Je vois. »
Zaokestros s’avança vers le pirate sans vie, posa sa main sur le manche de l’épée, et la retira avec délicatesse avant de donner un coup dans le cadavre pour qu’il s’effondre sur le sol. L’épée tout juste retirée, une nouvelle onde de choc transcenda l’air, mais celle-ci sembla imploser sur l’épée. Le ciel, la roche, les arbres, tout semblait avoir retrouvé son éclat naturel. Tout, à l’exception des squelettes de Lynels qui pourrissaient sur la rampe. Il ramassa ensuite la faux puis désigna Kurst du doigt qui fut recouvert d’une ombre.
« Tiamat, je n’ai plus besoin de toi, je te délie de cette lame. Quant à moi, je rentre, je ne suis pas encore tout à fait délié de mon destin…»
Et maintenant le texte d'Alban. ![]()