La forêt a été pétrifiée mais je ne peux rien dire de plus pour l´instant, vous en saurez plus en temps voulu
Chapitre 15 : Le début de l’aventure
Zelda marchait maintenant depuis plusieurs heures, elle savait où elle devait aller mais n’avait aucune idée sur la façon d’y arriver. La montagne des faux-espoirs méritait bien son nom, ce n’était pas l’endroit rêvé pour passer des vacances, on l’a nommait ainsi car une légende disait que cette montagne était très riche en métaux rares et précieux ainsi qu’en différentes roches tout aussi précieuses.
Ça c’était ce que l’on racontait dans les tavernes, ce qui était sûr par contre c’était que cette montagne était aussi riche en bestioles hideuses et dangereuses, on parlait même de l’existence d’un dragon.
Les hyliens courageux furent nombreux à explorer cette montagne mais très peu en revinrent vivants, et parmi ceux qui avaient échappé aux créatures aucun n’avait vu les richesses dont parlaient les légendes.
C’est donc avec toutes ces choses à l’esprit que Zelda se dirigeait vers le Nord, elle était certes anxieuse mais n’en était pas moins résolue pour autant, elle était la seule capable d’arrêter Dévilinos. Elle s’était souvent demandé comment Link ressentait l’idée d’être le dernier espoir d’Hyrule, elle ne pensait pas se retrouver un jour à sa place.
Le fait de penser à Link la remplit de tristesse, elle aurait bien besoin de lui à ses côtés dans les moments qui allaient venir, c’était aussi pour lui qu’elle allait devoir se battre contre le prince des Ténèbres.
Vers le début de la soirée elle arriva près d’un village, elle préféra passer la nuit à quelques distances de l’agglomération car si les villageois la voyaient ils pourraient penser qu’une terrible menace avait forcé la princesse d’Hyrule à voyager seule sans escorte. Hélas c’était le cas et Zelda ne voulait pas inquiéter les habitants du village, de plus elle ne tenait pas à laisser des traces de son passage à Dévilinos.
C’est donc dans une vielle cabane délabrée que Zelda passa la nuit, elle eut du mal à s’endormir, elle n’arrêtait pas de penser à Link qui avait tant besoin de son aide. Elle pensait aussi au prince Rohyam, aux six sages et au peuple hylien tout entier, tant d’espoir qui reposait sur elle, cela la mettait mal à l’aise.
Lorsqu’elle se réveilla le lendemain matin elle eut une agréable surprise, une bouteille de lait et un panier de provisions étaient posés près d’elle. Mais soudain elle réalisa que cela voulait dire que quelqu’un savait qu’elle était là, c’était peut-être la même personne qui lui avait offert des fruits dans la grotte le jour d’avant. Si c’était le cas cela voulait dire qu’on la suivait mais dans quel but ?
Zelda prit le panier et la bouteille et s’éloigna rapidement de la cabane. Le panier était bien rempli mais elle décida de se rationner car la route était encore longue, elle ne mangea donc que lorsqu’elle trouvait cela nécessaire. Tout en marchant elle n’arrêtait pas de se retourner, elle avait la désagréable impression d’être suivie ou observée.
Il faisait déjà nuit lorsqu’elle arriva au pied de la montagne, l’ascension n’allait pas être facile et trouver la grotte serait probablement difficile mais Zelda était pas du genre à reculer devant l’adversité.
Soudain une voix l’interpella, un grand montagnard qui devait mesurer dans les deux mètres l’avait aperçu.
Montagnard : Nom d’un gobelin écrabouillé, la princesse Zelda ! Mais que faites-vous par ici ?
Zelda eut un mouvement de recul en voyant l’homme massif approcher, elle ne savait pas si elle pouvait lui faire confiance, il était peut-être du côté de Dévilinos.
Montagnard : Nom d’un pic rouillé, ne vous effrayez pas ! Je ne vais pas vous manger, j’ai déjà avalé deux ou trois sangliers des montagnes.
N’étant plus qu’à deux mètres du montagnard, Zelda se décida à parler.
Zelda : Pardonne-moi, mais ma venue dans ces montagnes est due à une sombre malédiction qui est tombée sur mes amis.
Montagnard : Je m’appelle Monti, que puis-je faire pour vous aider ?
Zelda : Je crains que tu ne puisses rien faire.
Monti : Mais si ! Je peux vous conduire où vous voulez dans ces montagnes.
Zelda : Je cherche une grotte de la montagne des faux-espoirs.
Le montagnard se raidit.
Monti : La montagne des faux-espoirs ? Cette montagne n’a pas volé son nom, vous savez. Si je peux me vanter d’être le plus vieux montagnard d’Hyrule c’est bien parce que je ne suis jamais allé sur cette montagne.
Zelda : Je dois absolument trouver cette grotte, le salut d’Hyrule en dépend.
Monti eut comme une sensation de gêne, Zelda pouvait voir l’hésitation sur son visage.
Monti : Je peux vous donner du matériel et vous conseiller un passage pour les quelques premiers kilomètres mais je ne crois pas pouvoir faire quelque chose de plus…
Zelda : Toute aide est la bienvenue.
Monti : Alors venez dans ma cabane.
Monti conduisit la princesse vers une petite cabane à cent mètres de là. Une fois à l’intérieur il lui servit un bon repas et lui donna sa chambre, il alla dormir dans son fauteuil.
La nuit se passa sans histoire, au lever du jour Monti servit un solide petit déjeuner à la princesse, après cela il lui donna une tenue de montagnard ainsi qu’un pic et un sac à dos.
Monti : Avec tout ça, pas de risque qu’on vous reconnaisse !
Nos deux amis s’en allèrent vers le pied de la montagne des faux-espoirs, quand ils furent arrivés Monti donna de précieux conseils à Zelda pour son ascension, puis vint le moment des adieux.
Zelda : Merci beaucoup pour ta générosité, mon ami.
Monti : Je ne sais pas si je devrais vous laisser partir… s’il vous arrivait quelque chose, je m’en sentirai responsable.
Zelda : Les déesses veillent sur moi, ne te fais pas de soucis pour moi.
Monti : Je regrette de ne pas pouvoir vous accompagner, il y a des choses dans ces montagnes qui me dépassent…
Zelda : Tu as déjà fait beaucoup pour moi.
Les deux hyliens se dirent adieu et chacun partit vers sa destiné, Monti vers ses montagnes, Zelda à la recherche de la grotte.
Après deux heures de marche sur un chemin tranquille Zelda rencontra enfin le premier obstacle, il n’y avait plus de chemin, il allait falloir escalader le reste de la montagne. Elle fit une petite pause avant de commencer à grimper.
Soudain elle vit un gobelin surgir de derrière un rocher, il bondit vers elle, elle n’avait pas le temps de réagir, elle ferma les yeux.
Une seconde ne s’était pas écoulée lorsque Zelda entendit un sifflement, elle ouvrit les yeux et vit le gobelin mort à ses pieds, une flèche lui avait transpercé la nuque.
Intriguée par cet événement, elle attendit que son sauveur vienne se montrer mais comme personne ne venait elle reprit son ascension, avec des doutes de plus en plus forts. Il n’y avait plus aucun doute possible, quelqu’un la suivait…
Commentaires 