Un pas après l’autre, un homme avançait. La lumière du jour se rapprochait de lui, les ténèbres du couloir l’abandonnant peu à peu. Le bruit des échos de ses pas étaient de moins en moins audible, laissant entendre des hurlements de joie venant de dehors. Il progressait toujours, puis, fermant les yeux, entra dans l’arène du Sang.
La lumière jaillit de toute part, et les spectateurs étaient là, hurlant, réclamant du sang, du combat, de la haine. Il en voulait toujours plus.
Les noms de Cronos et de Sam retentissaient de toutes parts dans un vacarme assourdissant. Une atmosphère lugubre régné en ce lieu, témoin de milliers de combats. Des os et cadavres dépecés jonchaient le sol. Le sable sur lequel les guerriers s’affrontaient avait une odeur de sang.
Cronos ouvrit les yeux d’une vitesse fulgurante, des nerfs contractant son visage. Son rival, Sam, sortit lui aussi d’un couloir à l’autre bout de l’arène. Il était muni d’une énorme masse, pesant bien cinq fois son poids. Les deux adversaires s’observèrent longuement, ils savaient que l’un d’entre eux devait mourir. Le calme s’installa dans les gradins, une voix lança « Commencez ! ! », et le combat débuta.
Tandis que l’Hylien et le Goron se rapprochaient, les cris du public reprenait d’intensité. Cronos serra sa main droite sur la paume de sa cimeterre, et la sortit de son fourreau. Sam, dans un hurlement de guerre, fondit sur l’Hylien, masse en l’air. Il l’abattit sur ce dernier. Cronos esquiva, et assaillit son attaquant d’un coup latérale. Une parade, le coup s’arrêta.
Le combat continua, et les assauts répétés de Cronos enjouaient les spectateurs, espérant voir un de ces coups passé. Mais tous étaient repoussés, Sam maniant avec dextérité son imposante arme. Des bruits de métaux se choquant installa un climat pénible entre les deux concurrents, sachant que la moindre inattention pouvait leur coûtait la vie.
Sam, sur la défensive, voyait son adversaire se fatiguait. Une faille se présenta, il saisit l’occasion, et attaqua le flanc gauche de Cronos. Ce dernier se jeta par terre, évitant le coup de justesse. Il se retourna prestement, et vit la masse s’abattre avec violence sur sa jambe droite. Le choc fit céder le tibia, voyant l’os rompre. Cronos hurla de douleur, ce qui réjouissait le public. Sam esquissa un sourire en coin, la victoire lui paraissait acquise. L’Hylien reculait à tâtons, s’aidant de ses mains, sa jambe traînante. Il été toujours au sol.
Sam le Goron regarda le public, et leva les mains, hurlant avec lui.
Il se retourna, prépara sa masse, et fondit une nouvelle fois sur Cronos. Ce dernier attendit, et lorsque son assaillant fut assez près de lui, il balança sa main gauche fermé en avant, puis ouvrit ses doigts. Du sable jaillit aux yeux du Goron, qui s’écroula, perdant l’équilibre. Cronos saisit sa chance et sauta sur son dos. Sam se débattit et effectua une roulade dans le but de se défaire de Cronos. Un combat à terre s’ensuivit, l’Hylien luttant privé de sa jambe droite. Ils se mordaient, et la dignité avait disparu de leur regard, ils ne pensaient plus qu’à une chose : survivre.
Cronos sortit une dague de sa ceinture, et s’en servit pour dépecer le torse du jeune Goron. Ce dernier hurla de douleur, puis s’enfonça dans une torpeur éternelle… Cronos s’acharna sur le corps inerte du Goron, se délectant de la vue d’un homme mort. Il se releva tant bien que mal, le combat été fini.