Frère Hoffenheim se dirigeait d'un pas majestueux et empreint de noblesse, le port altier. Le gigantesque trône de marbre noirs aux veines ors l'attendait, depuis toujours semblait-il. Dans la salle du trône, sa garde d'honneur, douze guerriers d'élites, capable de faire face à n'importe quelle menace. Tous étaient prêt à mourir un millier de fois pour avoir au moins la chance de servir leur maître.
Hoffenheim s'assit sur le trône. Il n'avait pas fait un geste de plus que la porte à double battant explosa violemment, projetant des échardes dans toute la pièce. Les soldats braquèrent leur bolters en direction de l'entrée, encore obscurcie de poussière. Du nuage de particule en suspension émergea un immense guerrier. Son armure rougeoyait de toute les flammes de l'Enfer. Sa taille surpassait celle de la garde du présidant. Mais ses derniers ne reculèrent pas d'un pouce. Au contraire, ils ouvrirent le feu sans sommation.
L'imposante armure ne gardait pas une trace des projectiles qui explosaient à sa surface. La cape couleur sang et rehaussée de fourrure crasseuses s'agita quand le guerrier en fit presque apparaître ses armes, deux haches dont les moteurs rugirent à l'unisson.
Hoffenheim regarda ses hommes se faire tailler en pièce, le sang et la chair volaient dans toute la pièce, rougissant les dalles autrefois immaculées. Les échos des hurlements de rages et de douleurs emplir la salle du trône en une cacophonie infernale. Puis le silence s'installa, uniquement rompu par le sang qui gouttait. Hoffenheim se leva lentement, son visage ne trahissait aucune émotion. Son épée quitte le fourreau avec un chuintement de mort. Le nouvel opposant ne pipa mot, ses mains frémirent et se crispèrent sur le manche de ses haches.
Puis sans attendre le moindre signal, les deux protagonistes se chargèrent l'un l'autre en poussant des cris de guerres millénaires. Le duel fut dantesque et dura la majeur parti du jour, puis Hoffenheim osa une botte aussi mortelle que risquée. L'autre le vit et feinta, sa hache fendit le torse d'Hoffenheim qui chuta lourdement au sol avec un râle de douleur, la hache toujours enfoncée dans sa cage thoracique.
Aleieus, c'était son nom, se pencha sur son ennemi, il lui saisit la tête et d'un seul coup puissant il la sépara du reste du corps. Sans rien dire il alla prendre place sur le trône, son trophée toujours en main. Contemplant le carnage qui encombrait la salle, il attendait déjà son prochain adversaire.