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[Fic] Renaissance

Zylvos
Zylvos
Niveau 10
04 septembre 2010 à 20:33:26

Bonjour à tous,

Je viens donc vous présenter une petite fic', dont j'espère arriver jusqu'au bout, très spéciale, puisque l'héroïne n'est d'autre que Solange. Pour ceux qui ne la connaisserait pas, elle est une eldar asservie par les impériaux pour une raison obscure, et que je pense dévoiler à la fin. Traîtrise, hérésie, au bûcher, hurlez ce que vous voulez, mais je peux vous assurer qu'une eldar chez des humains n'est pas une eldar souriante. Paranoïaque, claustrophobe, peureuse, froussarde, voilà un bref résumé de sa personnalité morale.

J'ai cependant pris la grande liberté de ne pas nommer de planète, puisque l'histoire est vécue par Solange, et surtout pour garder une bonne portée d'action.

Bien, sans attendre plus, voici le prologue et le chapitre 1, je vous souhaite une bonne lecture, et je suis ouvert à tout commentaire/juron/avis/appréciation/crachats et tout ces belles choses qui aident à progresser.

Prologue

La scène prend place dans une maison noble, richement décorée de ses ses jolies dorures, de ses meubles antiques, de ses pièces de valeur, adulée par sa réputation, bien éduquée par d'honorables parents et toujours souriante. Nous sommes de nuit, la pénombre règne en maître depuis son long et sinistre manteau, voilant toute couleur. Une ombre bouge lentement dans le grand couloir de cette maison, donnant sur la terrasse du jardin. L'ombre est fine et frêle mais silencieuse et discrète, avançant la pointe de ses pieds, tenant sa robe dans ses deux petites mains. Elle semble se baisser pour ramasser quelque chose, alors qu'elle arrive dans le coin de la pièce, quelque chose ressemblant à quelques pantoufles. Elle s'arrête alors, tend l'oreille, vérifie si personne ne l'a entendue et seul le pesant silence lui répond. Elle reprend donc sa silencieuse marche vers son objectif qui est de sortir.

Elle arrive finalement devant une porte, ne lui reste là qu'à l'ouvrir silencieusement. Soudain, une lampe se pointe vers elle et l'aveugle, elle fait tomber ses chaussons et porte ses mains à ses yeux pour se cacher.

-Où vas-tu ? demande l'individu venant de surgir.
-Me promener. Dehors, tout est si gris, si frais. J'aime me promener de nuit, cela me détend.
-Je me lève quand il est fait encore nuit, je vais à ta chambre pour voir si tu ne t'es pas découverte en dormant et te voici là.
-Je m'en vais quêter pour voir si le jardin est encore endormi, veillant à ce que je ne réveille personne. J'étais sur le point de sortir quand tu m'as surprise.
-Ne mens pas. Tu as un rendez-vous, n'est-ce pas ? Dis moi non peut être !
-Oui, j'ai un rendez vous.
-Tu as un amoureux ?
-Oui, nourrice, j'en ai un.
-Et bien, c'est du joli ! Toi, fille d'un haut noble ! Donnez vous du mal pour les élever ! Tu n'étais pourtant pas comme les autres, toi, à être toujours devant une glace, à te mettre du rouge à lèvre, à chercher à te faire remarquer. Je me suis souvent dite : "Cette petite n'est pas assez coquette, elle porte toujours la même robe et est toujours mal peignée, les garçons ne verront que sa jolie soeur et il me la laisseront de mes bras." Tu es bien comme ta sœur, ne nies pas. Qui est-ce ? Un voyou de la basse ruche ? Un garçon que tu ne pourras pas dire à te famille "Je l'aime, c'est lui que je veux épouser." C'est cela ? Réponds donc !
-Oui, nourrice.
-Ah non, non. J'ai l'ai eue toute petite, j'ai promis à sa mère d'en faire une honnête fille et voilà ! Cela ne se passera pas comme ça ! Je ne suis que ta nourrice, mais que diras ton oncle ? Il le saura, je le promets !
-Oui, nourrice, il le saura. Laisse moi s'il te plait.
-Et que dira ton fiancé ? Car tu est fiancée, ne l'oublie pas ! Que dira-t-il si il sait que celle qu'il aime sort de son lit à deux heures du matin pour courir avec un autre ? Je devrais te frapper, comme lorsque tu étais petite.
-Tu ne devrais pas t'énerver de si bon matin, nounou.
-Et que dirais ta mère si elle était là ? "Tu m'a promis d'en faire une honnête et jolie fille, et à deux heures du matin, tu dors et elle, tu la laisse filer dehors !" J'aurais honte de mourir, et si je venais à mourir, qu'aurais-je à lui répondre ?
-Ne pleure pas nounou. Quand tu iras retrouver maman, elle dira "Bonjour, nounou, merci de s'être occupé de la petite Lucie, tu as bien pris soin d'elle." Elle sait pourquoi je sors se soir.
-Tu n'as donc pas d'amoureux ?
-Non, nounou.
-Tu te moques de moi ? Je suis trop vieille, c'est cela ? Tu as toujours été ma préférée, malgré ton mauvais caractère. Même si ta sœur était plus douce, tu étais celle que je chérissais le plus. Si tu m'aimais, tu m'aurais dit la vérité ?
-Ne te lamente pas, nounou. Ne laisse pas couler de larme pour de petites bêtises, pour des plaisanteries, pour rien. Je n'ai d'autre amoureux que Jonas, je le jure. Gardes tes larmes nounou, tu en auras peut être besoin encore.

Puis elles se séparèrent. L'ombre que nous suivions depuis tout à l'heure ouvrit la porte donnant sur le jardin encore endormit, puis vint s'asseoir sur un banc. Elle laissa sa tête retomber en arrière, contemplant les étoiles lointaines. La fraicheur nocturne la faisant frisonner agréablement. Elle se sentait bien dans cet environnement, elle rêvait toujours de cet instant et à chaque fois qu'elle pouvait y assister, elle le savourait.

Elle resta dans cette extase pendant une heure tout au plus, puis décida de retourner se coucher. Elle rouvrit ainsi la porte silencieusement. Devant elle se trouvait pointer deux lampes...fixées au bout de deux fusils laser sans doute. Elle fit face ainsi à deux hommes vêtu d'une armure noir principalement et grise sur les genouillères et aux coudes. Leurs casques laissaient paraitre une visière rouge en forme de triangle dont le sommet était tourné vers le bas. Une autre bandelette rouge parcourrait leur bassin, comme une ceinture et enfin, deux pointes de la même couleur se trouvait ainsi sur leurs genouillères. On pouvait voir gravé sur leurs épaulières gauches un obélisque sur lequel se trouvait une insigne de soldat, tandis que sur la droite se trouvait une insigne triangulaire avec au centre une lance pointée vers les cieux. Dans leur dos se trouvait un sac de la même couleur que armure, à leur ceintures des grenades ou munitions : ces hommes ne semblait pas faire partie de la garde impériale, comme le montrent leurs uniformes.

Deux autres soldats de même tenue sortirent de l'angle du couloir, tenant en joug la nourrice et quatre majors d'hommes. Sortit ensuite de la chambre où notre damoiselle dormait il y a une heure un homme portant une armure bien contrastée avec celle des autres. Elle était elle pourpre, décorée de diverses gravures n'appartenant pas au culte de l'Empereur. Son heaume formait quant à lui était plus grande de hauteur, formant comme un obélisque de sommet noir, mais demeurait commun à ceux des autres. Il portait une grande cape noire elle aussi, sur laquelle se trouvait un symbole pourpre, signifiant peut être son grade, peut être qui il était.
Enfin, quatre hommes sortirent des chambres latérales, devant eux la sœur de notre héroïne et son fiancé, surpris dans leur sommeil et réveillé plutôt brutalement. Ils laissaient tous paraitre sur le visage un air étonné, cette attaque nocturne était quelque chose d'inattendue comme son toutes les attaques nocturnes, mais celle là ne semblait n'avoir aucune raison d'être. L'un des intrus s'approcha alors de l'homme à l'armure qui devait être celui qui commandait cette attaque.

-Préfet, les alarmes ont été supprimées comme les gardiens. Le personnel de la maison, ainsi que les objectifs ont été capturés.
-Bien. Brûlez tout.

Les soldats emmenèrent les nouveaux captifs dehors, puis les firent monter dans un véhicule antigrav ressemblant à un camion de prisonnier. Ils ne purent jeter leur dernier regard que pour voir la demeure s'enflammer de toute part et le "préfet" en sortir, la cape volant ainsi à une brise légère, tandis que derrières des colonnes de feu se dressaient. Tout partait en fumée, rien ne semblait pouvoir arrêter ces flammes dévastatrices qui venaient ravager leur maison, comme leur vie. Maintenant, ils avaient leur rôle dans un plan qui les dépasse et qui pourtant ne fait que commencer.

Zylvos
Zylvos
Niveau 10
04 septembre 2010 à 20:34:53

Chapitre 1 - Partie 2

L'eldar ouvrit doucement ses yeux, peinant à reprendre conscience et à réintégrer couleurs et sons. Son regard encore fatigué balaya le monde l'entourant, là où la couleur pourpre était omniprésente. Autour d'elle, tout n'était que Chaos et anarchie. D'épais nuages toxiques étaient partout partout présent, des éclairs jaillissant un peu plus bas d'elle pour s'élever plus haut qu'elle, et d'autre chutaient : tout sens de l'orientation avait disparu. Elle pouvait aussi voir dans les quelques endroits où les nuages étaient les moins épais, ou encore quand elles perçaient les nuages, ces véritables masse solide, comme arracher à même une planète, se déplacer de manière irrégulière, sur elle se dressant d'infâmes bâtiments, des cathédrales de douleur que les impies dressaient en l'honneur de leurs Dieux maudits. Des chants infernaux s'en élevaient, scandant la gloire des Dieux Noirs, et reniant l'Empereur et ses fidèles.
Sur les nuages se dessinèrent des formes humaine, s'avançant un peu, des rires s'élevèrent d'elle, des rires qui glaceraient de peur n'importe qui, puis ils disparurent aussi vite qu'ils étaient apparu.
Solange paniqua, son corps prit de tremblements, paralysée par la terreur que lui imposaient ces cris et ces chants diaboliques. Très vite, elle vit qu'elle n'était pas debout sur un sol ferme, mais qu'elle flottait. Cette découverte lui fit perdre l'équilibre, en contraste avec la peur qui l'avait paralysée, et elle cherchait une manière de retrouver une posture adéquat, mais cela semblait impossible alors qu'elle tournait sur elle même. Des rires se firent entendre quant au désarroi de l'eldar, des rires qui firent pâlir l'eldar en quelques secondes.
L'eldar sembla se stoppé net, ou alors le temps autour d'elle s'était ralentit. Une ombre se dessina d'abord devant elle, alors que les rires cessaient subitement. les nuages se percèrent, révélant une créature vaguement humaine, sur la tête deux cornes colossales et garnies de pointes, son corps recouvert de symboles impies et d'une croix à huit branches bien significative, des doigts crochus, et une langue fourchue. La chose fixait l'eldar de ses yeux ardents, puis s'approcha d'elle, elle qui semblait totalement incapable de bouger. En temps normal, elle n'aurait tout de même pu bouger, paralysée par la vue d'une telle créature, mais ironiquement, elle ne pouvait rien faire, même plus parler ou crier, seuls ses yeux pouvaient encore bouger.
La chose s'approcha d'elle, ricanante, puis passa sa langue sur la joue de l'eldar, puis dans le cou, sentant le frisson de peur de la jeune femme comme la plus douce des sensations. Solange sentait son esprit défaillir, prêt à s'évanouir.
Soudain, elle sembla tomber vers le vide, et réintégrait alors sa capacité à bouger, pour mieux découvrir vers quoi elle chutait inexorablement : une immense gueule garnie de crocs, et au fond, un abîme de ténèbres. Ironiquement, le temps se ralentit, pour mieux contempler l'horreur de l'eldar de tomber vers ce gouffre. Elle ferma ses yeux.

Solange se réveilla brusquement, poussant un véritable cri de terreur alors qu'elle portait ses mains sur ses joues, puis son front en sueur. Son cœur battait à une vitesse folle, se heurtant à sa poitrine, comme voulant fuir. Le désarroi s'emparait d'elle, elle ne parvenait pas à savoir où elle se trouvait, totalement envahit par la peur qu'avait pu lui inspirer un tel cauchemar. Une mèche de ses cheveux blancs lui retomba sur le visage, la rappelant à la réalité. Elle balaya avec une rapidité folle la pièce où elle se trouvait : une chambre, comportant deux armoires, un lavabo, une table de nuit et un lit, dans lequel elle se trouvait maintenant assise. Plus de nuages, plus de démons, plus rien de tout cela. Elle était en sécurité maintenant, et elle soupira à cette découverte, bien que toujours aussi choquée par un tel rêve.
La porte de la chambre s'ouvrit soudainement, et un homme en blouse blanche entra, l'air affolé.

-Tout va bien ?! demanda-t-il, mais il n'eut d'autre réponse que le silence de l'eldar qui semblait peiner à réintégrer le monde réel, vous avez cauchemarder ?
-L...le...warp... parvint-elle à articuler de son voix tremblotante.

L'homme s'autorisa un soupire de soulagement, le cri qu'elle l'avait poussé lui avait se précipité vers la chambre, craignant le pire. Mais elle allait bien, presque bien. Cauchemarder du Warp était peu commun, mais cette expérience devait être très désagréable. Il se dirigea vers une des armoires, puis en sortit un flacon plein de cachets dont il en tira deux, et les déposa sur la table de nuit.

-Tenez...cela devrait pouvoir vous détendre un peu. Vous devriez vous reposer encore un peu, après ce que semblez avoir vu...L'officier Talian veut vous voir une fois que vous serez pleinement reposée. Si vous avez encore besoin de moi, appelez moi.

Puis il quitta la chambre, et en ferma la porte. L'eldar resta immobile un moment, elle n'arrivait pas à se dire que ce n'était qu'un rêve, un simple rêve. Et pourtant, elle l'avait déjà fait plusieurs fois, mais il semblait si réel qu'elle ne pouvait se faire à cette idée. Elle prit, de sa main encore tremblante les deux cachets, puis les avala avec une gorgée d'eau, et se laissa retomber sur l'oreiller. Ses deux mains se cramponnèrent à la couette, et elle ferma les yeux, essayant d'oublier ce qu'elle avait vu.
Mais il était passé maintenant, elle était plus tranquille. Solange sentait son cœur rebattre normalement, ses tremblements s'arrêter progressivement, son calme revenir en partie, car elle était toujours inquiète qu'elle s'évanouisse une nouvelle fois et que ce rêve se répète. Elle quitta son lit, puis la chambre.
Solange marcha vers le bureau de son nouveau tuteur, qu'elle avait pur repérer à son arrivé, de sa démarche bien eldar qui la caractérisait, et hésitante comme elle l'était toujours. Elle arriva devant la porte du bureau, puis y toqua et entra.
Dedans, Jefferson attendait sur son bureau, l'air anxieux de ce qui avait pu arriver à sa nouvelle protégée.

-Solange ! cria-t-il à la vue de l'eldar, puis il se leva et se dirigea vers elle, prenant une de ses mains entre les siennes, vous semblez avoir cauchemarder, vous sentez vous mieux ?
-Oui...un cauchemar, voilà tout...je ne veux pas vous embêter plus avec et...je m'excuse de m'être évanouie tout à l'heure...
-Vous êtes toute excusée, j'ai attribué la cause à la chaleur, mais je pense que vous deviez être anxieuse quand nous nous présentés. Moi non plus, je ne veux pas vous embêter plus avec ce protocole trop noble pour se présenter. Vous a-t-on dit pourquoi on vous a placer sous ma tutelle ?
-Non...on ne me dit que peu de chose...pardon...
-Vous n'avez pas à vous faire pardonner, c'est plutôt à moi. On m'a demandé de vous apprendre à avoir confiance en vous, que vous êtes spéciale et qu'il est dommage voir une si jolie femme s'angoisser pour rien.

L'eldar rougie soudainement, se sentant flattée par de tels mots dont elle n'avait pas l'habitude. L'homme prit à son tour un air un peu plus paniqué.

-Je ne voulais vous mettre mal à l'aise ! J'ai tendance à en faire trop, veuillez m'excusez.
-Ce n'est pas grave...j'en ai pas l'habitude pour ainsi dire...
-Je ne voulais pas non plus vous mettre mal à l'aise tout à l'heure, je m'en excuse. Je veux vous aider à prendre confiance en vous, et pour cela, je veux que vous me considériez comme un ami.
-Un...ami ?
-Oui.
-C'est la première fois qu'on me fait cette proposition...je ne sais pas quoi dire...
-C'est tout à fait normal, je comprends mieux que votre anxiété, et je suis sûr que cela nous aidera à la combattre.
Mais il est tard, et je pense que votre cauchemar ne vous a pas permit de vous reposer convenablement. Et comme nous sommes maintenant amis, je vais vous conduire là où vous dormirez, c'est à dire chez moi.
-Je...ne sais pas si je mérite cet honneur...
-Si jamais vous veniez à faire un autre cauchemar, je serais là pour vous aider à l'oublier, ne vous en faites pas. Et surtout, je veux vous offrir mon hospitalité.
-M...merci beaucoup...

Jefferson ferma la porte derrière Solange, comme soupçonneux qu'on vienne à les entendre.
Il poursuivit :

-Solange, j'ai cru comprendre que vous étiez plus spéciale que vous n'y paraissiez, puis je vous demander en quoi ?
-Je comprends...de toute manière, vous l'auriez découvert par vous même, dit elle en montrant l'une de ses deux oreilles pointues, je suis une eldar...
-Je suis ravi que vous me l'ayez dit, vous n'êtes pas humaine, vous êtes ange, un ange venu pour que je le protège. N'ayez crainte, je garderai ce secret comme le plus précieux qu'il puisse exister. Venez, je vous emmène chez moi.

Puis ils sortirent du bureau, et on fit emmener les bagages de l'eldar dans une voiture antigrav, celle de Jefferson. Ce dernier fit prendre à l'eldar la place arrière, l'aidant à monter dans la voiture, puis ils s'installa au volant. La voiture démarra, puis fila à travers les voies de circulation de la ruche.

Une demi heure passa, et ils arrivèrent devant une demeure de la Spire, assez jolie en apparence et semblant bien vaste. La voiture s'arrêta juste devant, puis Jefferson aida l'eldar à sortir avant d'aller chercher ses bien léger bagages. Solange commençait à comprendre quelle personne allait être son tuteur, un officier et un noble qui plus est, voilà qui faisait sentir à l'eldar tout l'honneur qu'il y avait de lui offrir l'hospitalité.
Elle pénétra dans un hall plutôt grand, comportant deux armoires sculptée dans l'entrée, preuve d'une certaine aisance. La pièce donnait sur un escalier et sur deux pièces latérales : l'une était la cuisine, l'autre le salon., qui faisait le double de la taille de la cuisine, avec au fond une grande table, et sur les murs des tableaux. L'homme posa alors les bagages dans l'entrée, puis invita l'eldar à boire quelque chose. Ils entrèrent alors dans le salon, puis Solange remarqua alors que sur la table était posé une multitude de livre et de piles de feuilles, et que quelqu'un était assis, le dos tourné aux deux arrivant, entrain d'écrire semble-t-il frénétiquement. Solange se tint un peu en retrait, de peur que sa présence ne fasse tache.

-Sherlotta, encore le nez dans tes livres ?

Aussitôt, la dénommée Sherlotta se leva, adressa un sourire à l'eldar qui se tenait en arrière, puis vint embrasser la joue de l'homme.
La jeune eldar détailla donc la jeune fille. On aurait pu la prendre pour sa copie conforme, si ce n'est les cheveux prenant une très légère teinte rousse, donnant ainsi un léger rose qui lui tombait jusque dans le haut de son dos, et ses traits bien plus épais montrant bien qu'elle était humaine. Elle portait une robe blanche s'arrêtant juste avant de ses genoux et des bats noirs.
Elle vint devant Solange, puis lui adressa un autre sourire et s'apprêta à parler quand Jefferson la doubla.

-Solange, je vous présente ma nièce, Sherlotta. Elle vit avec moi depuis que ses parents ont divorcés, et aussi pour ses études.

La nièce se retourna alors vers lui, l'air un peu vexée.

-Tu sais, je peux me présenter toute seule maintenant, j'ai 18 ans après tout, dit elle en s'adressant à lui, un sourire espiègle sur les lèvres, puis se retourna vers l'eldar, je pense que mon oncle vous a dit à peu près tout, j'espère que vous vous plairez bien ici, Solange.

L'officier décida de les laisser discuter seules, il leur devait bien cela. Il se dirigea donc vers la cuisine pour y préparer le repas.
La soirée passa tranquillement, les discussions tournant principalement autour des études de la nièce, et quelques unes sur l'eldar. Cependant, un passage de cette discussion l'interpella :

-...et, as-tu des nouvelles de Lucie ? demanda Sherlotta.
-Je ne voulais pas te l'annoncer tout de suite, mais je crois que je n'ai plus le choix. Elle a disparu.
-Disparu ? Comment ? demanda-t-elle, l'air soudainement affolée.
-Nous n'en savons rien, la maison à brûlée, mais il n'y a pas de trace de corps brulé, ou quoi que ce soit. Les voisins nous ont dit qu'ils avaient vu une voiture antigrav arrêtée à proximité partir, et c'est tout ce que nous savons.
-Mais...je croyais qu'il y avait des gardes depuis le cambriolage...
-Eux aussi ont disparu, mais on les a retrouvé...
-Vous les avez interrogés ? coupa-t-elle.
-Ils étaient morts, et c'était du travail de professionnel. Des balles pleines d'acide, juste de quoi dissoudre le corps en une heure après le tir.

Sherlotta s'arrêta soudainement, comme affligée par une telle découverte. Elle semblait soudainement plus anxieuse et plus méfiante.

-Arrêtons nous là, je ne veux pas en savoir plus.

Le reste de la soirée de déroula normalement, et on emmena l'eldar à la chambre qui lui était attribuée avec ses bagages. Après s'être souhaité mutuellement une bonne nuit, l'eldar pu profiter un peu du calme.
La chambre était toute simple, bien que charmante : un grand lit, deux tables de nuits, une commode, une armoire, un fauteuil et un bureau. C'était beaucoup plus qu'elle n'espérait, et elle se sentait flattée d'être arrivé chez quelqu'un d'aussi amical avec elle, ce qui était chose rare. Elle eut presque cru qu'on oubliait totalement qu'elle était eldar, et qu'on ne considérait que la personne en face. Elle se sentait rassurée face à cela, et elle en louait l'Empereur.
Elle ouvrit sa balise, et en tira une robe de nuit qu'elle enfila. Cependant, alors qu'elle passait devant une glace, elle remarqua une ombre bougé au fond de sa chambre. Elle resta immobile un instant, le regard fixé dans la glace, mais elle y attribua comme raison qu'elle était fatiguée, que toutes les émotions de cette journée l'avait épuisée, et qu'elle devait se reposer. Elle tourna sa tête devant elle, son visage se crispa de peur une fraction de seconde, le temps qu'un objet s'abatte sur sa tête et ne l'assomme.

Milleuros
Milleuros
Niveau 11
04 septembre 2010 à 20:38:10

C'est le renouveau des fics ma parole oO'

Ma liste de lecture s'allonge inexorablement ...

Void_Dragon
Void_Dragon
Niveau 8
07 septembre 2010 à 08:06:59

C'est... spécial dira t on, mais je sais pas pourquoi, je m'y attendais de ta part.

Le présent au début est assez surprenant, c'est pas une mauvaise idée en soit, le problème c'est que tu repasses dans un classique passé dans le même prologue, je suis pas fan.
A part ça, le style est pas trop mal, un peu lourd pas moment mais rien de vraiment horrible.
Le scénar par contre est... intrigant, oui c'est le mot. C'est un peu rose bonbon, on s'y attend pas dans l'univers de 40K. Mais c'est aussi ce qui est intéressant, j'aimerais bien avoir la suite du coup.

Pis en plus, je veux voir si tu peux tenir tout une fic avec un perso comme Solange...

Zylvos
Zylvos
Niveau 10
11 septembre 2010 à 18:04:57

Merci Arghit, ça fait plaisir de savoir que je suis lu. :o))
Sinon, ne t'en fait pas, la fic' tiendra, j'ai enfin trouvé mon scénar'. :fou:

Sinon, je suis entrain de commencer la suite, d'autres lecteurs fantômes pourraient-ils se manifester ? :noel:

Void_Dragon
Void_Dragon
Niveau 8
11 septembre 2010 à 19:59:11

Pas de quoi, entre auteurs, entre auteurs délaissés faut bien se serrer les coudes. :noel:

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