Ma personne, écrire de la poésie ?! Vous me flatter à tenir tel propos. Me voilà dès à présent votre débiteur pour ce compliment tout droit sorti du cœur et annoncé sans arrière pensés.
Pas plus que de la prose médiocre, qu'un indigne poète n'oserais pas même revendiquer. Je ne cherche point à me rabaisser plus bas que je ne suis. Mais selon moi, se faire ses propre compliments et un coups de fouet violemment administré. Que peut-on trouver de plus pitoyable que l'homme réduit à se flagorner lui-même ?
J'en conviens, lire mes mots et comprendre mes maux (je l'aime bien celui là) viendrais à force de lecture à mettre en exergue une poignée de rimes et de belles tournés qui, dans une eau saumâtre, croupissent misérablement dans leur futilité sans nom.
Alors pour résumer pensée et propos, je vous donne ce conseil de bon aloi : lorsque parmi banc vide de ce théâtre, je errait comme une âme en peine, soyez bons et priez moi de passer mon chemin sans plus en demander.
Diable, je me surprend à discourir pour ne rien dire, je aime, sans nul doute, que trop remplir les blancs. Comprenez donc que je garde le silence jusqu'à ce que l'on me sollicite instamment.