Ah ! non ! c'est un peu court, jeune homme !
Je jette avec grâce mo feutre
Je fais lentement l'abandon
Du grand manteau qui me calfeutre,
Et je tire mon espadon;
Élégant comme Céladon
Agile comme Scaramouche
Je vous préviens, cher Myrmidon,
A la fin de l'envoi je touche!
Vous auriez bien dû rester neutre;
Où vais-je vous larder, dindon?
Dans le flanc, sous votre maheurtre?
Au coeur, sous votre bleu cordon?
- Les coquilles tintent, ding-don!
Ma pointe voltige : une mouche!
Décidement... c'est au bedon,
Qu'à la fin de l'envoi, je touche !
Il me manque une rime en eutre...
Vous rompez, plus blanc qu'amidon?
C'est pour me fournir le mot pleutre!
- Tac! Je pare la pointe dont
Vous espériez me faire don,
- J'ouvre la ligne,- je la bouche...
Tiens bien ta broche, Laridon!
A la fin de l'envoi, je touche.
ENVOI
Prince, demande à Dieu pardon!
Je quarte du pied, j'escarmouche,
Je coupe, je feinte...
Hé!La donc!
***
L'impudent chancelle; Alb' salue.
***
À la fin de l'envoie, je touche.