Personnages :
Mouammar Kadafi - Dictateur, chef de la Lybie
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouammar_Kadhafi
Hannibal Kadafi - Fils de Mouammar, violent
Hans Rudolf Merz - Conseiller fédéral Suisse, département des finances ( = ministre des finances). Actuel président de la confédération
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hans_Rudolf_Merz
Tout a commencé à la mi-juillet, dans la paisible (oupah) ville de Genève. Les domestiques d'Hannibal Kadafi sont allés voir la police, et ont porté plainte contre leur maître. Motifs d'accusation : les domestiques ont été battus à plusieurs reprises, insultés et calomniés, ...
La police genevoise passe à l'action, et arrête Kadafi. Il semblerait (seulement "ouï dire") que l'arrestation fut musclée, la police ayant mobilisé les corps d'élite.
L'homme est placé 2 jours en détention préventive
Immédiatement après, c'est la représaille. Mouammar Kadafi est outré de voir son fils arrêté "injustement", et procède à quelques actes de vengeance :
- Le richissime Kadafi retire tout son fric des banques suisses.
- le dictateur bloque toute livraison de pétrole vers la Suisse.
- le meilleur pour la fin, Kadafi arrête immédiatement deux ressortissants suisses, pour des motifs d'accusations vagues. Il était clair pour tout le monde que ce n'était qu'une vengeance. Les "otages" sont retenus quelques jours en prisons, puis assignés à résidence avec interdiction de quitter la Lybie.
Ce fut la crise. Beaucoup de remises en cause dans notre pays, beaucoup de tentatives de négociations, etc.
Certains voyaient une nouvelle preuve de l'inefficacité de la police genevoise, d'autres voyaient qu'on avait affaire à un gars un peu puéril.
La guegerre se poursuit.
Au début de l'été 2009, un politicien suisse créé le site web :
http://www.kadhafi.ch/
et s'approprie ainsi le propre nom de l'homme, espérant le faire rager, et créant un espace de discussion pour parler librement du dictateur.
Du côté suisse, tout le monde a La solution pour la crise : envoyer l'armée, ignorer ce pauv' con, se plier à ses exigences, etc.
Mouammar Kadafi, quant à lui, calomnie la Suisse sur tous les fronts. Au G8, il accuse la Suisse de financer le terrorisme mondial (Comment "sait"-il ça, lui ?). Il dit ensuite que la Suisse est une entité qui n'a pas lieu d'exister, car "séparée" en trois régions.
Il dépose une mention à l'ONU proposant que la Suisse Romande soit rattachée à la France, que la Suisse Allemande soit rattachée à l'Allemagne, et que la Suisse Italienne soit rattachée ... à l'Italie, évidemment. La mention ne passe même pas en votation. "Un pays n'a pas à s'occuper des affaires intérieures d'un autre", lui retorque-t-on. Mais le colonel-dictateur n'en a pas fini avec ça. Il semblerait qu'il veuille, après un discours devant l'ONU, reproposer cette mention.
En août 2009, coup de théâtre. Après un nouvel échec des négociations entre la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey (alias "Cruella" : http://alainlecomte.blog.lemonde.fr/files/2007/11/calmy-rey.1195130853.jpg) et Mouammar Kadafi, notre cher président Merz se rend en Lybie.
Ce qu'il y fait ? Dans un grand discours devant les médias et les caméras, il s'excuse pour l'arrestation "injustifiée" d'Hannibal, rien que ça. En échange, il obtient la promesse de libération des otages avant le 1er septembre 2009, et créé un tribunal international chargé de juger de l'affaire.
Merz est lourdement questionné à sa rentrée en Suisse. Il avoue qu'en cas d'échec, il se porte comme seul responsable.
1er septembre : les otages sont toujours en Lybie. Leurs passeports leur ont été rendus, mais ils sont toujours assignés à résidence. Patience, nous dit-on. Mais on apprend qu'une rançon de 450'000 francs suisses (autant de dollars) a été exigée pour chaque otage.
4 septembre : les otages sont toujours en Lybie. Le ministre des affaires étrangères de Lybie affirme, à la télévision, que les otages ne peuvent rentrer simplement en Suisse, et qu'ils devront être jugés. Rappelons que le gouvernement lybien est arbitraire. Quelle sera la sentence ?