On peut remercier 2K Games d'avoir ruiné la licence, surtout après un premier épisode qui restera pour moi un véritable chef d'oeuvre.
Clairement, les développeurs se sont concentrés sur les détails, mais pas sur le fond de jeu.
Les fusillades sont bien trop simples avec les munitions à foison et le fait de se couvrir deux trois secondes pour retrouver une santé de fer (je commence sérieusement à haïr ce système, que ce soit dans les FPS ou les TPS).
Les animations sont mal faites, Vito est bien trop rigide.
Empire Bay manque cruellement d'âme! Ce n'est pas un vendeur de journaux ou un cireur de chaussures par ci par là qui maintiennent notre intérêt sur le long terme.
Quitte à se rapprocher de GTA (car vous ne me ferez pas croire que Mafia II est plus proche de son prédécesseur que de GTA IV), les développeurs auraient du se concentrer sur les activités en ville. Il y aurait pourtant eu de quoi faire!!!
Il aurait aussi fallu séparer la partie histoire de la partie Freeride.
Pourquoi avoir une vue à la trosième personne? La vue à la deuxième personne faisait en partie l'empreinte du premier Mafia.
Le jeu ne dure que 10 heures mais soyons rassurés, les développeurs ont bien pris la peine de commencer à faire des DLC avant la sortie du jeu (Mafia II fait partie de ses jeux qui ont été sacrifiés sur l'autel du saint billet vert).
Je ne m'attarderai même pas à parler de la programmation de la version PS3 car c'est tout simplement une honte.
Après Wolfenstein, c'est donc Mafia qui subit les frais de l'incompétence de ses développeurs et d'une politique actuelle qui, par le désir de tout simplifier pour un large public, finit par rendre le projet final sans saveur.
Mafia II n'est guère plus qu'une coquille vide. Une jolie coquille hein, mais vide.
Je suis pourtant de nature tolérante, car je savais au fond de moi qu'il serait difficile de faire aussi bien que le premier. Mais là, Mafia II n'arrive même pas à me rappeler au bon souvenir du bébé d'Illusion Softworks... c'est dire si il s'est éloigné de son prédécesseur.