Alors je vais te corriger. Effectivement il avait pour mission d'entrer dans l'Atlantique sans se faire repérer afin de couler les convois de ravitaillement britanniques. Il à donc quitté l'Allemagne via le canal de Kiel en compagnie du croiseur lourd Prinz Eugen pour se rendre en Norvège où il est resté stationné quelques jours dans un Fjord où le mauvais temps le mettait à l'abris des vols de reconnaissances. Malgré cela, les britanniques parvinrent à le repérer. L'amiral Tovey qui se devait de réagir immédiatement se trouvait face à un dilemme difficile : pour rejoindre l'Atlantique, le Bismarck et le Prinz Eugen pouvaient emprunter le détroit de Danemark, passer entre l'Islande et les îles Féroé, entre les Féroé et les Shetland ou même entre les îles Féroé et l'Écosse, soit quatre vastes zones à surveiller. Il devait donc répartir ses forces judicieusement. Il envoya les croiseurs lourd HMS Suffolk et Norfolk patrouiller dans le détroit de Danemark et répartit ses autres forces au niveau des trois autres passages. Le 23 Mai 1941, le Bismarck fut repéré par ces deux croiseurs lourds qui le suivirent au radar jusqu'au matin du 24 Mai où les deux navires allemands tombèrent sur le croiseur de bataille HMS Hood et le cuirassé HMS Prince of Wales. Le combat s'engagea. Le Hood fut touché à deux reprises. Le premier obus atteint la plage arrière et mit le feu aux réserves de munitions de l'artillerie secondaire tribord arrière et le second vint exploser au sommet du mât de direction de tir avant. Un troisième obus du Bismack frappa de plein fouet le Hood à la poupe et explosa dans les réserves de munitions des tourelles X et Y de 381 mm. L'explosion qui s'en suivit déchira la poupe du navire puis une seconde explosion déchira les superstructures avant et le navire se brisa en trois morceaux. Il sombra en moins d'une minute. Le Prince of Wales, qui connaissait de nombreux problèmes avec ses tourelles quadruples de 356 mm fut lui aussi sérieusement endommagé au niveau des superstructures avant et d'une chaufferie et dut se replier. La victoire était totale ... ou presque. Un obus du Prince of Wales avait traversé la proue du Bismarck de part en part faisant entrer 2000 tonnes d'eau dans le navaire et le privant de 1000 tonnes de fuel. De plus, un second obus traversa par miracle le coque et inonda une chaufferie obligeant le Bismarck à réduire sa vitesse de quelques noeuds seulement qui allaient changer l'histoire. Les britanniques étaient alors déboussolés. Il venaient de perdre le fleuron de leur flotte et leur plus récent cuirassé était désormais inutilisable. Tovey réagit alors avec une rage calculée. Il appela toutes ses forces navales à mettre le cap sur le Bismack qui était suivit à la trace et au radar par les deux croiseurs lourds britanniques. Le Prinz Eugen quitta le Bismarck pour aller chasser les convois le 25 Mai car le Bismarck devait rejoindre Brest pour réparations. Puis dans la journée le Bismarck essuya une attaque de bombardier-torpilleurs Swordfish venus du porte-avions HMS Victorious. Un torpilles fit mouche au centre du navire qui ne causa aucun dégât. Dans la soirée du 25 Mai le cuirassé allemand réussit à semer les deux croiseurs lourds britanniques et à s’échapper. De plus l'Amiral Tovey envoya ses deux cuirassés Rodney et King George V dans une mauvaise direction lui faisant perdre un temps précieux. Il était alors impossible au anglais de rattraper le Bismarck. Mais le 26 Mai, un avions de reconnaissance le repéra et parvint à s’éclipser après avoir donner sa position. Le porte-avions HMS Ark Royal lança immédiatement une attaque de Swordfish mais les pilotes se trompèrent de cible et attaquèrent le croiseur léger HMS Sheffield. Une seconde attaque eu lieu en soirée. Elle sera décisive. Un première torpilles frappa le Bismarck en son centre égratignant à peine la peinture. Un seconde frappa par chance le gouvernail tribord. L'explosion arracha le gouvernail bâbord et encastra celui de tribord dans l'hélice centrale. Le navire ne pouvait alors plus que tourner en rond. Les pilotes venaient de trouver le seul et unique point faible du Bismarck. Toute tentative de réparation échoua et le vitesse tomba à 10 noeuds. Le matin du 27 Mai, les cuirassés Rodney et King George V ouvraient le feu. Le Bismarck riposta encadra le Rodney et arracha les optiques des télémètres du King George V. Cependant, étant réduit à se traîner à 10 noeuds et ne pouvant changer de cap, il devenait une cible facile. Il fut donc très rapidement touché par de nombreux obus. Les superstructures avant furent ravagées et son artillerie principale fut mise hors de service. Puis ce fut le tour de l'artillerie secondaire et de la D.C.A lourde d'être frappées de plein fouet. Le pilonnage dura une heure et demi. Pourtant le navire ne semblait pas faiblir et refusait de couler. les cuirassés qui allaient être à cours de carburant. Il donna l'ordre au Dorsetshire d'achever le Bismarck à la torpille. Le navire britannique toucha le Bismarck à trois reprises. Cinq minutes plus tard, à 10 h 40, le Bismarck chavire et s'enfonce dans l'abîme. Le Dorsetshire et le Maury se portent au secours des survivants mais s'éloignent à la vue d'un sous-marin laissant mourir ainsi 800 hommes dans l'eau glacée. 115 hommes furent sauvés. Et effectivement le Bismarck a bien été sabordé par son équipage. Voilà ;) Mais maintenant essaye de répondre à la question bonus ;) Quels éléments ont permis aux chercheurs d'affirmer avec certitude que le Bismarck avait été sabordé par son équipage ?