DISCOURS
Alain PerrinDe ce point de vue, Perrin est l´absolu anti-Fernandez. Il ne décharge jamais ses joueurs de leurs responsabilités, n´hésitant pas à les secouer sévèrement par le verbe quand la situation l´impose. De Bakayoko, trop personnel à son goût, il a déjà dit qu´il l´avait "sorti, car il a éclaboussé le match de toute sa classe, je ne voulais pas qu´il surclasse ses partenaires", ajoutant que son "rayonnement sur le vestiaire" était "minime". Un exemple parmi d´autres. Autre ligne de démarcation avec Luis : les objectifs sont toujours mesurés et un bon résultat ne l´enflammera jamais. Dans ses analyses, Perrin tient autant compte du jeu pratiqué que du score final. Cette approche de perpétuel insatisfait n´est cependant pas totalement désintéressée et vise à reporter une partie de la pression sur ses adversaires directs. Aujourd´hui, Marseille, champion d´automne, principal rival de Monaco dans la course au titre, vise toujours une place dans les cinq premiers, car, dit toujours Perrin, "notre qualité de jeu ne doit pas nous enflammer."