Il est passé dans l'usage littéraire en parlant d'une force obscure, inconsciente qui pousse à agir d'une certaine façon (1914, André Gide). Nathalie Sarraute utilise le terme tropismes pour décrire un sentiment fugace, bref, intense mais inexpliqué. Une description précise de ce qu'elle entend par l'emploi de ce terme se trouve dans la préface à L'Ère du soupçon, mais elle figure dans d'autres éléments de son œuvre Enfance (la scène du Luxembourg) où elle fait part au lecteur d'une décomposition de mouvements imperceptibles et inexplicables pour mieux en rendre compte aux autres, ou bien sûr Tropismes (1939), avec l'idée de « réaction psychologique élémentaire peu exprimable ».
À l'imitation d'un terme proposé en allemand par J. Loeb et attesté en anglais depuis 1899, est la substantivation (1887) de l'élément -tropisme que l'on rencontre dans des mots existant antérieurement (héliotropisme, phototropisme, géotropisme) et tiré du grec tropos « tour, direction » (trope).