Non, pas du tout TaeL, désolé si je me suis mal exprimé.
Bon, il faudra distinguer plusieurs cas, en fait :
• Soit la croyance est un choix personnel, et dans ce cas :
- La croyance est légitime et correspond à la réalité
- La croyance est fausse et ne correspond pas à la réalité
Mais ça ne paraît pas satisfaisant, parce qu'en admettant que ce en quoi croit une personne existe, alors pour qu'une personne arrive à y croire, il faut bien cet axiome dont a parlé Gauthier. Donc s'il y a manifestation de quelque sorte que ce soit, ce n'est plus un choix personnel. Car si c'est un choix personnel, ça implique qu'on puisse « y croire » ou « ne pas y croire » malgré ces signes, ces connaissances extérieures, ce qui ré-implique le raisonnement depuis le début.
• On arrive à l'unique possibilité viable à mon sens :
La foi touche certaines personnes et pas d'autres (pour une raison nommée hasard par manque de connaissances théoriques et pratiques)
- Soit la personne est touchée par le foi, et à ce moment là la foi est devenue une évidence, fait partie intégrante de sa vie, et la foi est une connaissance primaire du cœur qu'il serait ridicule de tenter de démontrer (au même titre que le temps, l'espace, le nombre, et ces connaissances primitives, axiomes de toute démonstration), et je crois que c'est ton cas
- Soit la personne veut CHOISIR de croire sans être touchée, et à ce moment là le faux « choix » de la croyance sera un choix hypocrite, car il sera orienté vers une fin (vie après la mort, etc...), bref, un choix qui ne correspondra pas à ce qu'est la vraie foi et qui orientera le comportement de la personne vers quelque chose de faux
- Soit la personne ne croit pas et n'est pas touchée
Désolé si je ne suis pas clair, je fais de mon mieux. Ça paraît plus clair ?