Concernant le terme de dyssychronie, j'avais trouvé ça, regarde un peu Baptiste
Mais on peut ajouter :
- Ils manifestent, dès le plus jeune âge, une indépendance d’esprit et un esprit d’indépendance ainsi qu’une tendance à être un tant soit peu entêtés.
- Ils ont tendance au refus de toute compromission et à se comporter de manière trop rapidement qualifiée de peu adaptée.
Pour les enseignants, cette attitude est souvent inconfortable et constitue une des raisons possibles d’évaluation erronée des facultés intellectuelles de bon nombre de ces enfants. En effet, les enseignants, plusieurs études donnent un résultat concordant, parviendraient seulement à identifier moins de la moitié des enfants précoces puisqu’ils se fondent le plus souvent sur des critères de réussite scolaire et de sociabilité. Ceci peut s’inverser si les enseignants reçoivent une formation sur les caractéristiques de la précocité.
- Les travaux de routine ou les obligations routinières les ennuient rapidement.
- Ils se montrent perfectionnistes dans les domaines qui les intéressent et travaillent, dans ce cas, de manière indépendante et en autodidactes.
- Ils manient la critique que beaucoup prennent pour de l’insolence ou de l’arrogance. Mais aussi une autocritique sévère et très déstabilisante que l’on peut constater par leur propension à se dire nuls ou à le penser.
- Ils sont très observateurs, jusqu’à se rendre compte, comme le disait un petit garçon de 4 ans, d’une personne avec laquelle il avait parlé, que " ses yeux ne disent pas pareil que sa bouche ".
- Ils posent constamment des questions sur tous les sujets possibles, mais ne se contentent pas d’une réponse banale, et veulent approfondir jusqu’à lasser l’autre.
- Ils ne mettent que rarement leurs opinions dans leur poche et en général elles sont très tranchées.
- Ils veulent souvent avoir le dernier mot, et ce très jeune, ou par l’usage de nombreux arguments avoir raison ; c’est ainsi qu’ils manifestent de grandes capacités à une certaine forme de manipulation.
- Ils savent prendre des risques dans un devoir en proposant des solutions nouvelles mais parfois plus longues ou compliquées parce que celles attendues leur paraissent trop simples.
- Ils montrent un sens prononcé de l’humour mais sont très atteints par l’ironie. Ils ont, d’autre part, de la peine à supporter les comportements puérils qui n’ont rien à voir avec l’humour.
- Ils peuvent avoir un débit langagier, soit très rapide, soit presque inaudible.
- Ils se préoccupent beaucoup de concepts tels que justice-injustice et sont prêts à s’engager contre les " autorités ".
- Ils ne se rallient pas à tout prix à la majorité.
- Ce sont des êtres singuliers, à la personnalité fortement marquée dès le plus jeune âge.
- Ils sont hypersensibles et hyperémotifs ; ceci est constitutif de leur personnalité.
- Ce qui les caractérise aussi, c’est l’excès en tout, soit Ange ou Démon, soit Tout ou Rien ; ils ne sont jamais dans la tiédeur mais plutôt dans le " j’adore ou je déteste ".
- Ils semblent se montrer plus " difficiles ", pour leur environnement que la plupart des enfants, plus exigeants dans leurs désirs ou leur demande affective, plus obstinés, plus angoissés dans leur vie intérieure mais aussi plus vulnérables.
On a tendance à les percevoir comme des enfants " à problèmes ", simplement parce qu’ils sont des déviants par rapport à la norme.
- Les enseignants les décrivent, soit comme des enfants peu actifs, repliés sur eux-mêmes, inconsistants et rêveurs à l’excès, soit au contraire comme hyperactifs, poseurs, hostiles, d’humeur changeante, provocateurs, agressifs et de contacts difficiles.
- Ils peuvent manifester un conformisme excessif pour se faire oublier dans un esprit de renoncement, du fait d’une trop grande sensibilité à l’échec, ou d’un sentiment d’infériorité.
- L’enfant précoce en souffrance à tendance à somatiser et à laisser parler son corps à l’excès ; eczéma, plaques rouges, maux de ventre quasi permanents, bégaiements, tics, maux de tête intempestifs et longs, l’asthme est également relativement fréquent chez eux.
Ceci prend d’autant plus de proportion que l’enfant n’est pas reconnu comme précoce ou que son entourage l’a laissé dans l’ignorance.
- De près de la moitié d’entre eux, on dit qu’ils sont dispersés, superficiels et dans l’incapacité d’approfondir les acquisitions faites à l’école. Pour répondre à ces critiques, il est nécessaire que chacun s’arrête pour les interroger sur leurs centres d’intérêt et là, ils pourront se montrer intarissables et laisser entrevoir la profondeur et la densité de leurs connaissances. Cet aspect de leur démarche intellectuelle est à prendre en compte dans une perspective pédagogique.
- Ils ont tendance à s’appliquer à eux-mêmes, ainsi qu’aux évènements de leur vie et à leurs propres faiblesses, une faculté d’analyse claire et précise. Ayant des idéaux et des exigences élevés, ils sont portés à émettre sur eux et sur les autres un jugement sévère et dépourvu d’indulgence.
- Ils peuvent être soumis à l’emprise de la dépression et ce dès le plus jeune âge.
C’est ainsi qu’ils disent très, trop souvent, " Je suis nul ! ".
A tel point que j’ai connu un enfant précoce de 6ème qui, rentrant chez lui après l’école, s’enfermait dans un cercle constitué de petits papiers sur lesquels était écrit " Je suis nul ! Puisque les autres me le disent, c’est que je suis nul ".
Une autre enfant de 4 ans qui, à la question de sa maman cherchant à savoir pourquoi elle était triste, lui répondit " Comment veux-tu que je sois gaie, je ne sais pas qui je suis ! ".
- D’autre part, une sous-exploitation permanente des capacités intellectuelles chez les enfants précoces peut avoir les mêmes effets catastrophiques, en terme de dépression qu’une constante exploitation excessive et abusive pour les autres enfants.
- Aussi, les risques majeurs, liés à un ennui très profond, sont d’une part le désir manifesté ou verbalisé de disparaître, de mourir et d’autre part, la recherche désespérée d’avoir eux aussi un ami ; comme LAUTREAMONT disait : " Je cherchais un ami qui me ressemblât ".
Ils sont obsédés, pour un grand nombre d’entre eux, par le constat que se lier d’amitié semble très facile pour tous les enfants sauf pour eux ; aussi, ils sont dans l’incapacité de comprendre de quoi ils sont coupables pour mériter une telle sanction. Ils cherchent de la logique là où il n’y a que du comportement humain.
Ceci est la première cause d’inquiétude des parents que nous rencontrons au sein de l’association, mais ce sentiment est d’autant plus grave que les enfants qui ne sont pas reconnus comme précoces et donc mal aidés du fait d’une mauvaise interprétation du malaise.
- Ils sollicitent beaucoup l’attention de leurs parents à tel point qu’ils sont vécus comme épuisants, voire vampirisants. Il en est de même pour les adultes de leur environnement scolaire ou social.
- Ils sont en grande demande affective avec réclamations incessantes de preuves d’amour des parents ou de l’affection de leur entourage.
Ils ont tendance, de ce fait, à penser, quand ceux-ci ne peuvent se rendre disponibles ou se montrent impatients ou les réprimandent, qu’ils ne sont plus aimés, ni appréciés."