Bon écoute, y a des gens qui t'aiment. Et tu le sais.
T'as qu'à te rabibocher avec ta lady, essayer d'aller de l'avant avec elle, enfin je sais pas.
Écoute, moi aussi je viens de traverser une période de pas cool dans ma peau, pas que je ne m'aime pas, mais que je doutais, je doutais de pouvoir arriver à ce que je voulais dans la vie, je doutais de pouvoir réussir ma vie.
Y a un monsieur qui t'a remonté les bretelles plus d'une fois tu vois, un certain Gauthier, qui m'a pris entre quatre yeux, et il m'a dit en gros "maintenant t'arrêtes tes conneries, tu le veux et tu le peux, donc tu l'auras !"
Et t'sais quoi ? Il a raison !
La vie est pas facile, chacun son niveau, moi j'ai la femme de ma vie qui m'attend à des kilomètres et je dois faire face à une jalousie qui n'était jamais apparue en moi en plusieurs relations avant Floriane.
Je dois apprendre à donner totalement ma confiance aveugle, mais je le fais, je m'aguerris, j'écoute les conseils, je ne me MORFONDS PAS !
T'sais c'est pas à ton niveau, j'ai aucun problème IRL, mais beaucoup de gens que je connais à Dijon me gavent et ça m'insupporte de trainer avec eux, je dois faire avec ça, je dois faire avec la pression du bac, parce que je redoute une énorme catastrophe et au final ne pas l'avoir, même si je sais en moi que je l'aurai.
Je dois faire avec la pression de réussir mes études pour donner à l'amour de ma vie tout ce que je veux lui donner plus tard, je dois faire avec la pression d'organiser mon schéma d'études de manière à me rapprocher d'elle le plus tôt possible.
Je dois faire avec le fait de ne pas pouvoir la serrer contre moi tous les jours.
Mais je le fais, et j'avance, Baptiste, parce qu'il y a des gens, des amis qui m'aident, qui sont là. Et bien sûr Floriane aussi, elle est là et c'est capital pour moi.
Je prends tout ce qu'il y a à prendre, chaque délire, chaque moment de fou rire et je les savoure.
Je profite de chaque opportunité pour me détendre, pour faire quelque chose qui me plaît.
J'ai décidé de réussir ma vie.
Me dis pas que tu en es pas capable.
Ton père, je vois ce que c'est, mon oncle bat mes cousines, mais elles, elles ne se laissent pas abattre, elles décident de se battre et de vivre, de vivre heureuse, en partant le plus tôt possible, en construisant des schémas de vie.
Je me répète, n'ose pas me dire que tu en es incapable.