Moi j'ai fait ça pour la rédaction:
Lorsque j'étais jeune, j'étais un sacré garnement, je me rebellais toujours contre toute forme d'autorité, aussi minime soit-elle. Par exemple lorsque ma mère me demandait de ranger ma chambre, j'entrais dans une colère noire et me roulait par terre en hurlant de toutes mes forces. Ma mère finissait par ne plus supporter mes cris incessants et rangeait alors ma chambre à ma place, à l'école aussi j'étais le cauchemar de mes professeurs, je ne faisais jamais mes devoirs et bien entendu je perturbais, du mieux que je pouvais, les cours. Mais un jour, une de mes pitreries fit exploser de rage le directeur de l'école, on m'avait alors convoqué dans son bureau et je me souviens parfaitement du savon mémorable qu'il m'a alors passé :
« Tu es irrécupérable ! Maudit vaurien ! Pourquoi t'obstines-tu à faire tourner en bourrique tes professeurs ?! M'avait-il hurlé, ce à quoi je répondis clairement:
-Parce-que cela m'amuse beaucoup, j'aime beaucoup voir la tête qu'ils font lorsque je les embête, voir leur visage se crisper de colère et les entendre hurler mon nom avant de me punir et de me prier de sortir de la salle, c'est vraiment trop drôle ! »
Le directeur se prit alors la tête dans les mains, murmurant dans sa barbe des choses incompréhensibles. Puis il me posa cette question...oui celle qui m'a fait comprendre que je pouvais changer, celle qui m'a pour ainsi dire sauvé :
« Est-ce tes parents s'occupent de toi à la maison ? » cette question m'avait donné une énorme claque, si forte qu'il me fallut bien deux minutes pour répondre en murmurant :
« Pas vraiment, mon père n'est avec nous que pendant les week-ends, et ma mère travaille jusqu'à très tard dans la nuit. »
Un éclat de lucidité semblait briller dans ses yeux, il avait compris la raison même de mon comportement si agité. Il a alors prononcé des mots qui resteront toujours dans ma mémoire :
« Tu te sens seul n'est-ce pas ? Tes parents ne s'occupent pas assez de toi alors tu fais des bêtises pour qu'ils t'accordent un peu d'attention, je me trompe ?
-Peut-être, peut-être pas ... » répondis-je alors en détournant mon regard du sien.
Même si le directeur était vieux, il se souvenait parfaitement de l'époque où il était lui aussi à l'école, il s'est alors adressé à moi en me racontant que lorsqu'il avait mon âge, il n'était pas très sage, tout comme moi. Je lui ai alors posé la même question qu'il m'avait posée quelques minutes plutôt :
« Vos parents ne s'occupaient pas de vous monsieur ?
Il a alors souri et m'a répondu avec une sincérité étonnante :
« Exactement, mon père et ma mère n'avaient d'yeux que pour mon jeune frère, je me sentais mis à l'écart et les seuls moments où ils m'accordaient de l'attention c'était quand je venais de faire une bêtise. »
Je me suis alors senti chamboulé, et tel un marin s'accrochant à une bouée de secours je l'ai supplié de me dire comment il avait réussi à changer.
«Tu sais, il n'y a pas qu'en faisant que des bêtises que tes parents se soucieront de toi, tu peux aussi devenir un gentil garçon, aider ta mère pour les tâches ménagères par exemple, bref tu dois trouver une raison pour qu'ils soient fiers de toi, as-tu une idée ? »
Mon esprit semblait confus, comme si mon mauvais côté se battait avec ma conscience, je voulais devenir quelqu'un de bien, mais je ne voyais pas pourquoi je le ferais, le directeur qui semblait lire dans mes pensées m'a alors averti :
« Si tu continues comme ça, tu auras des ennuis plus tard dans la vie. Tu es encore jeune, mais est-ce que tu crois que les adultes qui agissent comme tu le fais sont juste punis et grondés ? Non, ils vont en prison, et ce n'est pas drôle d'aller là-bas, il n'y a que des gens horribles, tu n'es pas réellement méchant mon garçon, tu peux encore changer. Mais la décision n'appartiens qu'à toi, tu peux partir jeune homme, et n'oublie pas ce que je t'ai dit. »
J'ai alors quitté le bureau en tremblant, j'avais l'impression que chacun de mes pas me rapprochaient de la prison, une fois rentré à la maison. J'ai fondu en larmes dans les bras de ma mère en m'excusant pour tout ce que je lui avait subir, elle m'a alors pardonné et m'a même raconté une histoire le soir pour m'aider à m'endormir . Le lendemain, alors que je venais à peine d'arriver à l'école, j'ai foncé voir mes professeurs pour m'excuser de mon comportement, ils étaient encore plus heureux quand ils rendirent compte que j'avais fait mes devoirs, dès ce jour j'étais devenu un élève presque parfait, les autres élèves qui autrefois m'évitaient comme la peste se mirent à jouer avec moi, et pour la première fois de ma vie je me sentais vraiment heureux.