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Graphismes 20/20
Elevant son graphisme au rang de digne successeur des estampes japonaises, Okami réussit là où bon nombre ont échoué. Dès les premières secondes, le joueur se retrouve happé par ce maelström de couleurs, cette valse de tons bigarrés, cette fantaisie de formes enchanteresses. Si l'on excepte le trip science-fictionnel de fin légèrement hors propos, le titre de Clover réalise un sans-faute en s'inspirant d'oeuvres majeures issues du monde vidéoludique et cinématographique. En résulte une lithographie de pixels qui offre au joueur le double rôle de spectateur et d'artiste.
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Jouabilité 19/20
Hormis une difficulté toute relative et quelques problèmes de caméra lors des affrontements, la jouabilité d'Okami se révèle originale, profonde et parfaitement maîtrisée. Laissant le soin au joueur de manier le pinceau virtuel pour créer, réparer ou frapper, Clover offre un gameplay surprenant auquel vient se greffer une recherche d'armes, une évolution des caractéristiques d'Amaterasu ainsi qu'un apprentissage de techniques. L'adaptation Wii profite par ailleurs de la Wiimote pour un contrôle encore plus précis même si parfois on aurait aimé un peu plus de latitude dans la réalisation des techniques picturales.
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Durée de vie 18/20
Pas moins d'une trentaine d'heures si vous pressez la patte et évitez soigneusement la plupart des affrontements. Cependant, Okami regorge de quêtes annexes qui rallongent ostensiblement une longévité de base déjà fort appréciable. De fait, vous pourrez aisément rajouter une dizaine d'heures si l'envie vous prend d'arpenter en long et en large le vaste univers mis à votre disposition. Bien entendu, cette dernière solution est à préconiser tant il y a à découvrir et à savourer au travers de très nombreux bonus à débloquer tous plus intéressants les uns que les autres.
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Bande son 18/20
Disposant d'une OST s'étalant sur 4 cds (dont la plupart des morceaux sont à découvrir dans la partie Bonus), le score d'Okami est d'une finesse et d'une pureté magistrale. Eclectique et inspirée, la bande-son est pareille à une véritable guérilla symphonique avec ses percussions tombantes, ses cuivres puissants et ce mélange de raffinement et de clarté musicale. De plus, les développeurs ont eu la très bonne idée d'utiliser un langage composé de borborygmes, ceci évitant ainsi le piège du doublage qui aurait facilement pu casser l'ambiance magique du soft.
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Scénario 16/20
Il est difficile de se prononcer sur le scénario d'Okami qui n'évoque pas les sommets oniriques atteints par un Shadow Of The Colossus pour ne citer que ce dernier. Pourtant, ici aussi, Clover a fait preuve d'intelligence en donnant à leur titre des allures de fable mythologique ne se prenant jamais au sérieux. Des facéties d'Amaterasu en passant par le message ouvertement écologique, le synopsis d'Okami s'amuse avec les codes du genre, démystifie une bonne partie de nos préjugés et ouvre la porte d'un monde dominé par la créativité.
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Note Générale 19/20
Définir Okami revient à le targuer d'une foultitude d'adjectifs tant l'aventure proposée est élégante, apaisante, poétique, délicate, gracieuse. Ayant aussi bien soigné le fond que la forme, Clover a créé une pièce maîtresse dont il convient de saisir toute la portée. Aussi trépidante qu'intelligente, aussi originale que généreuse, aussi drôle que sincère, l'oeuvre en question surprend, enchante, amuse et marque la rencontre de développeurs avec leur public. La plume virevolte, l'encre coule et la magie opère... Sans précédent.
Ca peux pas être nul !