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Madgicf0rum
Madgicf0rum
Niveau 9
15 mars 2007 à 18:39:13

La symbolique impériale [modifier]

Le sacre impérial, événement unique dans l’Histoire de France représenté sur le tableau de Jacques-Louis David, Le Sacre de Napoléon, est lourdement chargé en symboles. Le passage de la République à l’Empire nécessite la création d’armoiries impériales, ainsi que la création d’objets symboliques destinés à établir une tradition auparavant inexistante. Napoléon, qui se veut rassembleur, décide d’associer aux symboles de son règne les images qui ont pu représenter auparavant la France, ainsi que les pouvoirs forts européens.
Le Sacre de Napoléon, de Jacques-Louis David – Cette scène montre le moment où Napoléon prend des mains de Pie VII la couronne impériale pour en coiffer sa femme l’impératrice Joséphine.
Le Sacre de Napoléon, de Jacques-Louis David – Cette scène montre le moment où Napoléon prend des mains de Pie VII la couronne impériale pour en coiffer sa femme l’impératrice Joséphine.

L’aigle est choisi en référence aux aigles romaines, portées par les légions, mais il est également le symbole de Charlemagne, l’aigle éployée. C’est d’ailleurs une erreur de lecture qui donnera pour symbole de l’Empire français un aigle aux ailes déployées : en héraldique, éployée se dit des oiseaux et des animaux chimériques représentés avec les ailes étendues (un aigle à deux têtes aux ailes deployées en est un bon exemple). La couleur rouge du manteau impérial, est une référence directe au pourpre de l’imperium romain. Napoléon se pose ainsi en héritier de l’Empire romain et de Charlemagne.

Les abeilles sont censées rappeler les Mérovingiens (des broches les représentant ayant été retrouvées dans des tombeaux de cette époque), et leur disposition sur les armoiries et le manteau impérial doit rappeler les fleurs de lys des capétiens. La main de justice, utilisée par les Capétiens lors des sacres royaux doit faire apparaître qu’il est l’héritier de leur pouvoir. Là, Napoléon veut montrer qu’il est le fondateur de la « quatrième dynastie », celle des Bonaparte, après les Mérovingiens, les Carolingiens, et les Capétiens.

D’autres symboles utilisés pendant le sacre sont chargés de valeurs morales. Ainsi, Napoléon tient un moment le globe de Charlemagne ; il porte la couronne de ce même empereur (ces deux éléments ayant été forgés de toute pièce avant le sacre). Son épée et son sceptre sont dits de Charlemagne : ils ont été en réalité utilisés depuis plusieurs siècles par les Valois puis les Bourbons lors de leurs sacres.

Napoléon et l’Église [modifier]
Napoléon Bonaparte
Napoléon Bonaparte

Le sacre de Napoléon, sous les yeux du Pape, réduit à bénir le couronnement du maître de la France, est également l’occasion de revenir sur les rapports entre la France et le Vatican. La signature du Concordat par le Premier consul en 1801 reconnaît le catholicisme comme la religion « de la majorité des Français », et non plus religion d’État. Les prêtres reçoivent désormais un traitement de la part de l’État. Restauration catholique, moins de dix ans après la confiscation des biens de l’Église ? Napoléon préserve les apparences : en 1804, ce n’est pas l’Empereur qui ira se faire sacrer à Rome, à l’image des empereurs germaniques, mais ce sera le pape que l’on fera venir à Paris, comme un vulgaire aumônier. Napoléon l’accueille en forêt de Fontainebleau, à cheval et en habit de chasse, mettant ainsi en scène le caractère fortuit de la rencontre. Napoléon l’offensera encore en lui prenant des mains la couronne de l’impératrice, mais surtout en se couronnant lui-même. De cette manière, il affirme la primauté du politique (et donc du séculier) sur le religieux.
Voir l’article Le Sacre de Napoléon.

Le rapprochement entre Napoléon et l’Église est donc le fruit d’un calcul politique. Au delà de la valeur morale qu’a pu avoir un sacre religieux aux yeux des catholiques, de la valeur symbolique d’un couronnement pontifical rappelant le sacre des empereurs germaniques, Napoléon se place à l’égal, voire au-dessus des rois européens. La présence du Pape au sacre donne une dimension universelle à l’Empire. Celui-ci n’est plus simplement le fruit d’une révolution, c’est un couronnement divin qu’aucun des souverains d’Europe ne peut égaler.

La présence du Pape est donc davantage un message aux pays européens qu’une affirmation catholique tardive d’un ex-révolutionnaire.

Napoléon, d’ailleurs peu sensible au sort du Pape, n’hésitera pas à le retenir prisonnier à Fontainebleau. Dans l’idée d’affirmer la puissance politique, et donc religieuse de la France, il envisagera de transférer la résidence du Pape de Rome à Paris, avant d’abandonner cette idée.

L’Empire victorieux [modifier]
Voir l’article Premières années du Premier Empire.
Première distribution de la Légion d´honneur instituée par l´empereur le 14 juillet 1804 dans la chapelle des Invalides d´après le peintre Jean-Baptiste Debret
Première distribution de la Légion d´honneur instituée par l´empereur le 14 juillet 1804 dans la chapelle des Invalides d´après le peintre Jean-Baptiste Debret
Napoléon à la bataille d´Austerlitz du 2 décembre 1805 par François Gérard
Napoléon à la bataille d´Austerlitz du 2 décembre 1805 par François Gérard

En 1804, l’heure n’est donc pas encore aux vastes conquêtes, et, persuadé depuis longtemps que le seul moyen d’obtenir une paix définitive était de neutraliser le Royaume-Uni, Napoléon mit au point, avec l’amiral Latouche-Tréville (qui mourra avant d’avoir pu l’exécuter), un plan visant à l’invasion du Royaume-Uni. Celui-ci échoua définitivement à la bataille de Trafalgar, où la flotte franco-espagnole commandée par l’amiral de Villeneuve fut disloquée par l’amiral Nelson. Le Royaume-Uni en tira la domination des mers pendant le siècle suivant.

En 1805, la Troisième coalition se forma en Europe contre Napoléon. L’Empereur qui, à Boulogne, supervisait les préparatifs en vue de l’invasion du Royaume-Uni, dut faire face à une guerre soudaine, et à l’autre bout de l’Europe. Il mena une offensive immédiate, acheminant la Grande Armée en Autriche à marche forcée, et s’assura une brillante victoire contre l’Autriche et la Russie à la bataille d’Austerlitz, dite « bataille des Trois-Empereurs ». En 1806, la Prusse provoque un nouveau conflit. La campagne que mène Napoléon est impressionnante de rapidité : « l’Âme du monde » (Hegel) : il balaie l’armée prussienne à la bataille d´Iéna (doublée de la brillante victoire de Davout à Auerstaedt) où avec 30 000 hommes le Maréchal Davout bat les 63 500 prussiens qui l´assailent. L’année suivante, Napoléon traverse la Pologne, remporte une victoire sur les Russes à Friedland et finit par signer, à Tilsit, au milieu du Niémen, en une mise en scène travaillée pour frapper les esprits, un traité avec le tsar Alexandre Ier, divisant l’Europe entre les deux puissances.

Cet homme formé dans les écoles et par les maîtres de l’Ancien Régime, officier de l’armée royale, brise les anciennes conceptions militaires. Il ne s’agit plus de livrer une guerre de siège à l’aide de 30 à 50 000 hommes, mais de rechercher la bataille décisive, engageant plus de 100 000 hommes s’il le faut. Il ne s’agit plus de rester maître du champ de bataille, mais d’anéantir l’ennemi.

En 1808 il crée la noblesse d’Empire : bientôt ses maréchaux et généraux arboreront les titres de comte d’Empire, prince de Neuchâtel, duc d’Auerstaedt, duc de Montebello, duc de Dantzig, duc d’Elchingen, roi de Naples.

Du 27 septembre au 14 octobre 1808, Napoléon donne rendez-vous à Alexandre Ier à Erfurt, pour un nouveau traité, afin qu’ils s’unissent contre l’Autriche qui menace de redéclarer la guerre à la France.
Le tsar refuse en préférant que ce traité soit établi dans le but de renouveler l’alliance qui s’était forgée entre eux l’année précédente à Tilsit ; cela permit en fait à Napoléon de s’assurer encore plus longtemps de la fidelité d’Alexandre. Mais ce fut un échec car il s´aperçut bientôt de la trahison de Talleyrand, qui avait approché le tsar en lui conseillant de résister à Napoléon qui ne cessait de séduire ce dernier.
Voir les articles Traité de Tilsit et Congrès d´Erfurt.

En 1810, Napoléon édifie le « Grand Empire » : d’Amsterdam à Rome, celui-ci compte 130 départements ainsi que plusieurs états vassaux et sa population est de 70 millions d’habitants, dont 30 seulement sont Français ; l’Empire est à son apogée.
L’Empire à son apogée en 1811 Bleu = Empire français Mauve = Alliés de l’Empire
L’Empire à son apogée en 1811
Bleu = Empire français
Mauve = Alliés de l’Empire
Voir l’article Étendue de l´Empire français en 1810.

Le 2 avril 1810, il épouse l’archiduchesse Marie-Louise d’Autriche, qui, le 20 mars 1811, lui donnera le fils qu’il aura tant attendu ; cet enfant sera surnommé le roi de Rome et nommé « Napoléon II ».
Voir les articles Marie-Louise d´Autriche et Napoléon II.

Campagnes de la péninsule Ibérique, d’Autriche, de Russie et d’Allemagne [modifier]
Voir l’article Le Premier Empire en 1812-1813.

À la suite de l’attitude britannique vis-à-vis des bateaux de commerce français, Napoléon tenta d’imposer le Blocus continental visant à asphyxier l’industrie britannique. Le Portugal, vieil allié des Britanniques, refusa de signer ce traité. Napoléon, recherche donc l’aide de l’Espagne pour envahir le Portugal. Il finit par envahir l’Espagne et installa son frère Joseph Bonaparte comme roi. Le Portugal fut également envahi, mais les trois campagnes (1808, 1810, 1811) menées, notamment par les maréchaux Junot et Masséna ne mirent pas fin à la résistance britanno-portugaise. Une partie de la population espagnole se souleva contre les Français. Bientôt l’excellente infanterie britannique, commandée par le futur duc de Wellington, mit pied en Espagne, en passant par le Portugal, en 1808 et, avec l’aide des nationalistes espagnols, poussa l’armée française hors de la péninsule Ibérique, en 1812. Alors que les meilleures troupes de l’armée française étaient engagées en Espagne, l’Autriche attaqua une nouvelle fois la France en Allemagne et fut finalement vaincue lors de la bataille de Wagram. Le maréchal Lannes, compagnon et ami de l’Empereur, périt à la bataille d´Essling.

Alexandre Ier, poussé par la noblesse russe acquise aux Britanniques, refusa de coopérer avec Napoléon pour porter le coup final au Royaume-Uni. Napoléon, croyant cette guerre inévitable, envahit la Russie en 1812. La Grande Armée, appuyée des alliés italiens, allemands, autrichiens, devint gigantesque : ce sont 600 000 hommes qui franchirent le Niémen.

Les Russes, dirigés par Koutousov, suivirent la stratégie de la terre brûlée, reculant sans cesse devant les troupes françaises. La bataille de la Moskowa, le 12 septembre, ne permit pas de désigner un vainqueur. Bien que les Russes abandonnent le terrain, les pertes furent presque équivalentes dans les deux camps.

Dès le lendemain de l’entrée des troupes françaises dans Moscou, les Russes incendièrent la ville et Napoléon dut faire retraite. L’hiver, soudain en ces régions, était dangereusement proche : Napoléon, espérant une démarche de la part d’Alexandre, fit retarder la retraite jusqu’au dernier moment. Les troupes françaises effectuèrent une retraite extrêmement éprouvante vers l’Allemagne dans l’hiver russe et par les régions dévastées qu’elles avaient parcourues à l’aller. Des 600 000 hommes qui entrèrent en campagne, seules quelques dizaines de milliers franchirent la Bérézina. La Grande Armée était détruite.
Voir l’article Campagne de Russie (1812).

Encouragés par ce dramatique échec, plusieurs rois reprirent les armes contre la France. À la suite de deux victoires remportées en Allemagne (Bautzen et Lutzen), une partie de ses troupes le trahit et Napoléon subit une défaite décisive à Leipzig, aussi appelée « Bataille des nations », qui vit s’opposer 180 000 Français à 300 000 alliés (russes, autrichiens, prussiens, suédois). Le maréchal Poniatowski, prince polonais et neveu de Stanislas II, dernier roi de Pologne, y perdit la vie en tentant de traverser l’Elster avec ses hommes. On dénombra 100 000 morts et blessés.

La campagne de France [modifier]
Statue équestre de Napoléon Ier à Cherbourg
Statue équestre de Napoléon Ier à Cherbourg
Acte de la première abdication, 12 avril 1814.
Acte de la première abdication, 12 avril 1814.
Voir l’article Campagne de France (1814).

En 1814, une alliance entre le Royaume-Uni, la Russie, la Prusse et l’Autriche fut formée. Malgré les incroyables victoires aux batailles de Champaubert et de Montmirail, que Napoléon remporta à la tête d’une armée de jeunes recrues inexpérimentées (les « Marie-Louise »), Paris tomba le 31 mars et les maréchaux forcèrent Napoléon à abdiquer. L’intention de Napoléon était d’abdiquer en faveur de son fils (Napoléon II) mais les puissances alliées exigeaient une abdication inconditionnelle.

Napoléon pensait que les alliés allaient le séparer de l’Impératrice et de son fils le Roi de Rome ; alors, dans la nuit du 12 au 13 avril, il prit la dose de poison qui devait lui permettre de se suicider. On a longtemps crû qu´il s´agissait d’opium dans un peu d’eau, mais il semblerait que ce ne soit pas le cas (cf. Napoléon - Les Grands Moments d´un destin, par Jean Tulard - chap. 44). Les troubles et la nature du malaise de l´Empereur ne correspondent pas à u

FoxTails
FoxTails
Niveau 10
15 mars 2007 à 18:39:42

Agent >>> Oublie ce que j´ai dis alors :hap: :fou:

un cousin ? :(

C´est bon j´arrete :peur:

]]Agent-007[[
]]Agent-007[[
Niveau 10
15 mars 2007 à 18:39:52

Susu´ ~~> Moi j´ai bien aimé l´après midi par contre :( :fou:

Accro_And_Ellun
Accro_And_Ellun
Niveau 10
15 mars 2007 à 18:39:55

Agent :d) Tu es homophobe ? :p)

Accro_And_Ellun
Accro_And_Ellun
Niveau 10
15 mars 2007 à 18:40:54

Bon allez, je m´éclipse.

]]Agent-007[[
]]Agent-007[[
Niveau 10
15 mars 2007 à 18:40:57

Fox ~~> Heu ouai parce que là :fou: :hap:

Accro ~~> Tout le monde fais ce qu´il veut, il faut être tolérant :oui:

Scella
Scella
Niveau 10
15 mars 2007 à 18:41:00

homophobe :ouch:

Sushii
Sushii
Niveau 10
15 mars 2007 à 18:41:12

Agent >> C´est justement pour ça. Ton départ n´était pas à la hauteur de l´après-midi que je t´avais fait passé. :( :fou:

]]Agent-007[[
]]Agent-007[[
Niveau 10
15 mars 2007 à 18:41:30

Ciao Ellun :-p

FoxTails
FoxTails
Niveau 10
15 mars 2007 à 18:41:40

EXE >>>de français :hap: et j´ai un ennemi :hap:

l´accord du participe passé :( :hap:

Non j´insiste parlons de toi :hap:

]]Agent-007[[
]]Agent-007[[
Niveau 10
15 mars 2007 à 18:42:19

Susu´ ~~> Ah ?! toute façon fallais bien que je parte moi :( :fou:

FoxTails
FoxTails
Niveau 10
15 mars 2007 à 18:42:24

agent >>> rester enfermée me donne des idée bizarre :hap: pardon :hap:

Exenods
Exenods
Niveau 10
15 mars 2007 à 18:42:57

foxtails ~~> J´éspère que ça s´est bien passé :hap:

De moi? Mais j´ai pas grand chose à dire, de quoi veux-tu que je te parle? :hap:

]]Agent-007[[
]]Agent-007[[
Niveau 10
15 mars 2007 à 18:43:03

Fox ~~> Ait pitié de moi qui a passé une après midi horrible :hap: :o))

FoxTails
FoxTails
Niveau 10
15 mars 2007 à 18:43:41

Agent >>> Je compatie :hap: :coeur: :fou:

EXE >>> De tout et de n´importe quoi :hap:

]]Agent-007[[
]]Agent-007[[
Niveau 10
15 mars 2007 à 18:44:10

Fox ~~> Maintenant que je suis là je peux décompresser :hap: :coeur: :fou: :o))

FoxTails
FoxTails
Niveau 10
15 mars 2007 à 18:44:31

Agent >>> :coeur: niark :(

Scella
Scella
Niveau 10
15 mars 2007 à 18:44:50

:ouch:

  • pommée* :fou:
Sushii
Sushii
Niveau 10
15 mars 2007 à 18:44:52

Agent >> Ouais, mais sans me dire au revoir, c´était quand même un peu gros. :noel:

]]Agent-007[[
]]Agent-007[[
Niveau 10
15 mars 2007 à 18:44:54

Fox ~~> Un verre d´eau ? :hap: :fou:

Sujet fermé pour la raison suivante : Ce sujet est archivé et se poursuit sur le nouveau sujet : http://www.jeuxvideo.com/forums/42-15-37831789-1-0-1-0-0.htm
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