Non, c’est faut, tout est faux ! Je tourne en rond ! Il me fixe, me ment, son regard le trahi… ceux qui marchent dans le noir me dévisagent. Il croit avoir le dessus sur moi, il se trompe. Il est bien trop loin ! Je suis dans l’éphémère et lui dans l’éternel. Nous sommes tout deux séparés par une porte imaginaire. Ses yeux froids me scrutent. Je m’en vais, tourne les talons de son corps mou, ressemblant à un pantin posé par inadvertance sur le sol humide et noircit par la nuit. Les voix me parlent, me murmurent des mots incompréhensibles. Nature, berce mon corps endormis, je glisse… tombe à genoux… ma tête se balance, les yeux rivés sur le sol, mes mains prennent appuy par terre. La roche perce ma chair et le liquide fluide et rouge ose se montrer lentement, puis se mêle à la poussière. Je ressens comme une lame dans mon dos, on m’a lâchement poignardé. Je ne tremble pas, mes mains me font mal, mais je n’y pense pas. Pourquoi ? Je ne veux pas rejoindre ce malfaiteur ! Je suis léger, je flotte ! Miracle ! C’est le destin. Laisses moi respirer encore une fois l’air de cette douce nuit, juste une dernière. Mon corps est éreinté des combats, surchargé de sétons, il a tant reçu ! Pardonne moi…
Ma douce aux yeux de braise, je craints de ne plus te revoir. Je ne viendrais plus bercer ton corps mince et fragile. Je ne le pourrais plus. J’aurais tant aimé revoir tes lèvres, tes yeux… mon courage puise ça puissance chez toi! Un être meurt, un autre…vie. Le néant m’enveloppe, m’élève, me porte. Tout est trouble, je nage dans de la brume noire et bleutée a certains endroits. Je rêve ? Encore une douleur parcourt mon dos, mais elle est différente… mes muscles se tordent, s’étirent et se contorsionnent. Je me retrouve maintenant enchainé.. je vais être torturé !