ßat´ --~> Lulundula a piqué une crise terrible. Il a dit que ça pouvait plus durer et qu´il en avait sa claque de jouer les seconds couteaux à l´OM. Lulundula, un couteau ? Moi j´aurais plutôt dit une cuillère. Ensuite il a rajouté qu´il était sûr que c´était de la faute à l´OM s´il avait perdu son football. C´est possible mais faudrait pas oublier que le contraire est un peu vrai aussi.
Pour essayer de calmer la situation, je lui ai demandé si des fois il avait pensé à regarder sous son lit ou au fond de son armoire. C´est pas possible que son football ait disparu comme ça du jour au lendemain. Il a répondu qu´il avait cherché partout, qu´il en avait marre de plus être en équipe de France et que puisque c´était comme ça, il allait mourir en se retenant de respirer.
Pétard, il a fallu faire vite, je voulais pas avoir sa mort sur ma conscience. Déjà que j´ai son transfert. Alors j´ai téléphoné à la Provence pour passer une petite annonce. J´ai mis « Vend attaq. Etat impecc. (très peu servi) 200 matchs et quelques en L1, coupe de chvx d´orig. Acheté 12 m€, cédé gratuit (à déb.) »
Y avait plus qu´à attendre et j´ai pas attendu longtemps. Guy Roux a appelé. C´est le mot gratuit qui l´a attiré. A ce qu´on raconte, Guy Roux peut sentir le mot gratuit à plus de cinq cents mètres à la ronde. Au téléphone, il a dit qu´il était d´accord pour le prendre mais à condition qu´on le prête et à condition qu´on paie une partie de son salaire. Une grosse partie.
J´ai demandé ce qu´il entendait par grosse partie. Il a dit 70. « 70 euros ? » j´ai fait. Il a répondu « non, 70 pour cent andouille. » Je me disais aussi. Alors j´ai décidé de négocier. J´ai dit « Ok, pour 50. » Il a dit non, 70. J´ai fais mine de réfléchir et j´ai dit « Bon, 60 alors. » Il a répété 70. J´ai dit « 65 et on en parle plus ! » Il a encore dit 70. J´ai laissé passer un long silence puis j´ai proposé 70. Il a dit banco. Pétard, je me suis pas laissé faire.