Tom courait, courait, de plus en plus vite, suivis par la respiration rauque, saccadée et horriblement angoissante d'un Nargacuga, alerté par l'intrusion du chasseur.
Ce dernier, aussi peu agile fut-il, s'engouffra dans un petit couloir sur sa droite, qui lui permis de s'enfuir, sans que la créature ne le poursuive d'avantage.
Il entreprit de reprendre son chemin le long des triomphantes galeries de ce sanctuaire souterrain. Chaque murs était orné de divers écritures, dessins et symboles, représentant de nombreuses divinités originales.
Subrepticement, il se glissa dans une petite ouverture, qui le guida droit vers une vaste salle.
Ce grand lieu était bercé par de rares rayons de lumière, qui apportaient une atmosphère étrange et inquiétante.
Tom fit quelques pas, puis découvrit alors,au loin,la finalité de la pièce : Une porte.
Il tenta de l'approcher, mais un grondement lointain lui rappela qu'il n'aurait pas de quoi s'en sortir s'il restait ici, et qu'il ferait mieux de revenir plus tard.
Au village, le jeune garçon entreprit de parler à beaucoup de monde de ces ruines, mais surtout de l'énigme qu'elles contiennent : La Porte.
Un petit groupe d'aventuriers partirent chercher cette porte, le soir suivant le retour de Tom, mais seulement leurs Felyne revint, dans un état proche de la syncope.
D'autre personnes disparurent tout simplement à l'intérieur de ce lieu, en quête de cette toute simple porte.
Pourquoi une porte avait elle suscité un si grand engouement au sein du village ?
Cette question, elle trottait au plus profond des entrailles de Tom, et résonnait inlassablement dans son esprit.
Lors d'une soirée chaude, dans un excès de folie, ou d'impétuosité, il se décida à retourner dans les ruines mystiques, après tout, il avait réussis à y rechaper.
Après une laborieuse recherche de la fameuse Porte, comblée de mystères et de disparitions, il retrouva le petit couloir, qui lui avait permis d'échapper au terrible monstre noir.
Il repris à peu près le même chemin, et c'est avec une peur nouée au ventre qu'il retrouva la fameuse salle.
Dans la pénombre, elle inquiétait plus, elle tracassait, elle faisait frémir.
La porte qui trônait au fond, ne pouvait que faire pâlir, mais aussi jubiler.
Tom s'approchait, inexorablement et fatalement de cet artefact. A une trentaine de mètres de la porte, il entendit à nouveau un cri, qui s'apparentait à peu près à celui d'un Nargacuga, mais pourtant différent.
Tremblant de tout son être, mais déterminé, Tom courut vers la porte, mais des piéges parsemés un peu partout sur sa route le forçait à perdre du temps.
Il arriva alors devant cette porte, miteuse de près, sertie d'une poignée usagée sans décorations ni marques de fortune.
Le cri se rapprochait.
Il saisis la poignée, et, respirant profondément, fermant les yeux, il ouvrit la porte.
Se dressant alors devant lui, il découvrit avec effroi quelque chose à quoi il ne s'attendait pas : Une autre porte, plus belle, plus grande, plus majestueuse, plus angoissante aussi.
Mais ce fut sa dernière vision, car le jeune homme, emplis de curiosité et de fougue, ne saisit pas que le monstre avait eu le temps de se rapprocher de lui, beaucoup trop.
Lors de sa dernière vision, il ne découvrit pas des yeux rouges et luisant, mais une masse informe, inspirant terreur et crainte, et semant mort et malheur : Possiblement le gardien de la porte... Cette porte...