L'autisme désigne un ou des troubles envahissants du développement (TED) affectant la personne dans trois domaines principaux (la "triade autistique" de Lorna Wing[1]) :
1. anomalies de la communication verbale et/ou non verbale
2. anomalies des interactions sociales
3. centres d'intérêts restreints.
La notion d'autisme tend à être reliée à un « désordre neurologique des premiers stades de développement du cerveau »[2], mais si l'apparition des troubles avant l'âge de trois ans est un critère d'identification de l'autisme infantile, ses variantes les plus légères (comme le Syndrome d'Asperger ou un trouble envahissant du développement non spécifié par exemple) peuvent n'être détectées que beaucoup plus tard, voire pas avant l'âge adulte.
Pour des raisons historiques liées à la progression des connaissances sur ces troubles, le terme d'autisme est souvent employé de manière restrictive pour désigner l'autisme infantile défini par Léo Kanner (variante la plus sévère et historiquement la première à avoir été caractérisée), ou à l'inverse de manière étendue pour parler de l'ensemble des troubles du spectre autistique (classé pami les trouble envahissant du développement ou TED).
Afin de dépasser cette ambiguïté de terminologie, l’autisme et les autres troubles envahissants de développement tendent aujourd'hui à être regroupés sous l'appellation générique de troubles du spectre autistique (abrégé TSA), même s'il reste des distinctions au sein de ce spectre[3]. Selon une publication de juillet 2009 de l'association Autisme-Europe[4] :
« Le terme de diagnostic TSA remplace à présent « autisme » ou encore « trouble envahissant du développement » afin de mettre l’accent sur
1. la spécificité des troubles du développement social,
2. la grande variabilité des symptômes individuels. »
D'autre part, le langage courant ou journalistique tend à utiliser le terme d'autisme pour désigner la conduite de quelqu'un refusant d'écouter les autres ou se repliant sur lui-même: « l'autisme du gouvernement » par exemple. Si ce sens est commun, il n'est pourtant absolument pas représentatif de la pathologie autistique, car « le problème de l'autisme n'est pas le manque de désir d'interagir et de communiquer, mais un manque de possibilité de le faire[5]. »