Chapitre 2 :
Trunks était à bout de force, veule et le moindre geste lui faisait mal. Bien que dolent, il se releva avec peine et porta de multiples coups de poing au visage du cyborg dix-sept qui ne broncha point. Constatant alors que ses actes étaient oiseux, vains, il tomba violemment sur le sol, d’asthénie, de lassitude, laissant alors à son antagoniste le plaisir ardent de le supprimer ou de continuer à le molester. Ce dernier ne semblait pas vouloir l’achever pour l’instant ; il s’approcha un peu plus près de lui, lui souleva la tête par l’intermédiaire de sa jambe droite et le considéra d’un air persifleur, attendant qu’il lui adresse la parole. Chose qui fut faite au bout de quelques minutes :
<<Pourquoi faites vous tout ça, lui demanda alors le fils de Végéta, la bouille en sang et les yeux mi-clos comme s’il venait de se réveiller après une nuit de sommeil.
- Mais nous ne faisons qu’accomplir les desseins de notre cher docteur Géro, se contenta de répondre l’autre correspondant en croisant les bras et en souriant.
- Quel est l’intérêt d’exterminer toute une civilisation !? Avez-vous plaisir à supprimer des innocents !?
- Bien sûr que oui ! C’est notre but, d’ailleurs ! Nous voulons régner sur cette planète !
- Vous n’êtes qu’une bande de monstres, s’écria l’être du futur en lançant un regard haineux à son rival. Avant de mourir, sachez une chose ! Tôt ou tard, quelqu’un parviendra à vous éliminer ! À ce moment précis, vous connaîtrez enfin la peur !>>
Vous vous demandez sans doute ce que l’androïde numéro dix-huit faisait durant tout ce temps. En guise de réponse, je vous répondrai qu’elle s’impatientait. D’ailleurs, la voilà qui se manifestait en priant son frère d’en finir avec sa proie.
<<Ce combat commence à trop s’éterniser ! Dépêche toi d’en finir ! Sinon, c’est moi qui le ferai !
- Du calme, voyons, frangine ! Nous ne sommes pas pressés à ce que je sache, non !? Laisse moi m’extasier devant ce merveilleux spectacle qui s’offre à moi !
- Cesse donc de jouer C17 ! Nous avons encore des tonnes de choses à faire !
- Toi, oui ! Mais, moi, non !
- Pff, lâcha alors la fille blonde dans un souffle, les cheveux ébouriffés en allant s’asseoir sur un banc qui se trouvait un peu plus loin. >>
<< Bien, l’hôte ! Que venais tu de me dire à l’instant, déjà !? Qu’un individu nous vaincrait un jour !?
- Exact, lui repartit alors le martyr, d’un ton ferme et peu cordial.
- Hahaha ! Laisse moi rire ! Nous sommes les guerriers les plus forts de l’univers ! Personne ne nous posera problème !
- Je ne comprends toujours pas pourquoi vous vous en prenez aux civils qui ne vous ont rien fait, s’indigna alors subitement Trunks en crachant à la figure de son ennemi. Vous avez tué le savant ! Pourquoi exécutez vous donc ses désirs !?
- Parce que c’est marrant, lui répondit alors laconiquement le cyborg dix-sept, la mine joviale en continuant à se moquer de sa victime. Nous aimons voir souffrir les autres !
- C’est bien ce que je pensais ! Vous êtes des êtres ignobles, sans cœur ! Je pensais que vous changeriez suite à ma venue, mais je constate que je me suis trompé !
- Pourquoi, donc !? Tu n’es pas là pour nous faire la morale ! Maintenant, il se fait tard ! Je regrette, mais je vais devoir t’envoyer dans l’autre monde !>>
L’androïde concentra une petite boule déferlante dans sa menotte droite, la fit de suite croître en volume et l’envoya sur sa cible. Une forte détonation s’en suivit, laissant apparaître un vaste nuage grisâtre qui enténébra le paysage. Oui, chers lecteurs, vous vous demandez sans doute si le jeune homme du futur y avait laissait des plumes ou s’il s’était éteint suite à cette attaque. Bien, sachez que nul ne pouvait répondre pour l’instant à cette question qui hantait aussi l’esprit des deux zigs malveillants.
Parallèlement, une nouvelle créature sortait d’un laboratoire appartenant à première vue au scientifique, exécuté, quelques mois auparavant par ceux à qui il avait donné la vie. La peau verdâtre, les yeux ressemblant quelque peu à ceux d’un chat, mais en beaucoup plus hideux, la bête gagna incontinent la ville où elle était supposée y faire le plein en énergie. Se retrouvant alors nez à nez avec un autocar qui passait dans les environs, elle lui barra la route en s’interposant au milieu de sa trajectoire ; laquelle se stoppa alors promptement, laissant apparaître une douzaine d’individus sportifs et râblés qui y sortirent et qui n’hésitèrent pas une seule seconde à proférer des injures à l’encontre de l’individu, si je puis dire, importun. Ce dernier prononça quelques mots à peine intelligibles et s’élança à vive allure sur ceux qui lui faisaient face en absorbant leur énergie tour à tour par l’intermédiaire de sa queue. Le spectacle qui s’en suivit fut atroce, comme vous le savez. Puis, il se résolut à se rendre dans un endroit où il pourrait trouver de nouvelles victimes. La zone ouest de la capitale devait, selon lui, en contenir plusieurs. Il s’y rendit donc rapidement en prenant soin de ne pas se faire repérer. Lorsqu’il fut satisfait, il partit aussitôt à la recherche des deux cyborgs qu’il devait s’empresser d’absorber pour devenir l’être parfait. Sa quête ne fut pas facile, loin de là, mais il finit par trouver ses derniers cobayes après maintes investigations. Il fut médusé de voir qu’un cadavre gisait sur le sol, à côté de ses deux cibles.
<<Qui es tu !? proféra à voix haute le cyborg dix-sept en fixant son vis-à-vis.
- Bra bra !
- Tu ne sais pas parler à ce que je vois ! Que nous veux tu, laide créature !?
- C’est très simple, lui rétorqua alors le monstre olivâtre en s’approcha un peu plus de ses nouvelles victimes. Je m’appelle Cell, j’ai été conçu par le docteur Géro. Si je veux devenir l’être parfait, je dois vous absorber !
- Comment !? s’écria à son tour, l’androïde dix-huit, la peur au ventre. Le savant a…………….
- C’est exact ! Géro savait avant même de vous créer, que vous ne lui obéiriez pas ! Pour se faire, il a donné vie à la créature la plus forte de tout l’univers !
- Pff, je ne savais pas qu’il y avait autant d’idiots sur cette planète, reprit le jeune guerrier aux cheveux noirs de jais en se moquant ardemment de son opposant. En plus, quand je te vois, j’ai envie de vomir !
- Tu ne vas plus me voir très longtemps ! Profite bien de cette belle vue pendant qu’il en est encore temps, car tu feras bientôt partie de moi !
- C’est ce que nous allons voir, lui rétorqua alors le cyborg dix-sept d’un ton qui se voulait très assurant, voir fanfaron.