Sans être un accro des comics, j´avoue avoir un faible pour ce personnage pour le moins torturé dans un monde franchement dégueulasse.
Vu que le film n´était qu´une démo technique sans saveur, j´attendais le jeu, histoire de voir si l´ami Al était capable de se décliner en polygones et pad à la main.
Sachant que c´est Namco qui s´y est collé, je me remémore le génial Dead to Rights et me dit que ça peut donner quelque chose de vraiment cool.. et forcément de franchemet bourrin.
Alors je mets le DVD dans la X-Box. Cinématique d´intro de toute beauté, ça démarre fort.
Premier constat, les dialogues, à Spawn, c´est pas son truc. Non pas que les voix ne soient pas bien doublées, mais ça reste très sommaire...
Les graphismes, sont pas trop mal, sans plus, Spawn est bien modellisé ( même si sa cape a quasiment disparu, quel manque de classe!), mais ça scintille quand même pas mal.
Les caméras, par contre, sont foireuses, inutile de se le cacher, ce qui va vite poser des problèmes, d´ailleurs.
Mais la plus grande déception vient peut-être du concept même de la licence, je m´explique: Spawn, en comics, c´est sympa: on bastonne, on parle comme des chartiers et on bastonne. Seulement en jeu, curieusement, ça devient vite chiant. Déjà que les possibilités de combo sont pas énormes, alors se farcir une soixantaine de niveau en tapant tout ce qui bouge ( et même ce qui bouge pas, d´ailleurs) quais de la même façon...mouais. Alors il y a bien des armes à feu et des pouvoirs spéciaux, mais ça ne change pas grand chose au problème: c´est vachement creux. Et au bout de la 427ème attaque sautée ( qui est non seulement l´attaque la plus puissante, mais surtout la seule alternative aux problèmes de caméra), ça gave.
Coup d´essai, mais de loin pas un coup de maître: Malebolgia a encore de beaux jours devant lui...