Bonjour messieurs et mesdames. Petite présentation pour ceux qui me connaissent pas : je suis un fan de Naruto (mais ça je pense que c'est évident ^^ ), un ancien de Narutimate accel 2, et l'auteur de cette Fic qui vous est présentée ici.
Je l'ai déplacée parce que sur NA2 ça commence à déserter (adieux les commentaires ! )^^ Et il y a du monde que je connais (hein kid )^^.
Bon, je vais mettre tous les chapitres que j'ai faits sur ce topic, et je vais en faire un autre pour les commentaires (comme ça c'est moins le bor***).
Donc voici, la règle d'or : IL N'Y A QUE MOI QUI POSTE SUR CE TOPIC ! Les commentaires c'est sur l'autre sujet que je fais après.
Place aux chapitres !
Petite Situation :
L’action se déroule quelques années après shippuden. Naruto et les autres anciens genins sont maintenant tous de niveau jounin ou supérieur et ont vers les vingt ans. Sasuke a tué Orochimaru mais on n’entend plus parler de lui depuis quelques temps. Jiraya n’a plus aucune nouvelle de l’Akatsuki depuis qu’elle a perdu Hidan et Kakuzu. Le pays de la foudre est étonnamment calme, de même que celui de la terre et de l’eau. Suite à cette situation de tranquillité, Tsunade décide d’envoyer un groupe de ninjas enquêter sur les projets des pays voisins (mis à part Suna, son précieux allié), avec pour capitaine Naruto. Mais il est le seul à revenir…
Chapitre premier : Un retour sans équipiers
« Que fais-tu ? »
Tsunade y pensait depuis déjà deux semaines.
« C’est la première fois que tu fais durer une mission sur plus de cinq mois. »
Mais après tout, pourquoi s’inquiétait-elle ? C’était Uzumaki Naruto ; surnommé « la relève de l’éclair jaune » à cause de ses capacités étant égales, voir même supérieures, à celles du défunt quatrième, ainsi que son étonnante ressemblance physique avec celui-ci. Surnommé « le soleil de Konoha » à cause de la joie qu’il apportait à son village. Surnommé enfin «l’ami éternel » à cause de sa fidélité incorruptible et son don pour tenir ses promesses.
Mais malgré tout, elle ne pouvait s’empêcher de se soucier de celui grâce auquel elle devint Hokage. Puis, elle pensa : « Il reviendra. Il me l’a promis. »
Sur ce, elle continua ses activités (même si s’occuper des affaires administratives ne lui apportait pas une joie énorme… ou se résumait parfois à une bonne bouteille de Saké…)
***
« Vite ! » Se répétait sans cesse un jeune ninja blond. « Les portes ! » Observa-t-il. Puis : « Enfin je… » Mais il s’écroula…
***
« Galère… l’Hokage commence à devenir sénile : me faire surveiller ces putains de portes juste parce qu’elle a un mauvais pressentiment… »
Un jour auparavant, au quartier général.
« Shikamaru, je t’ordonne de surveiller les portes avec leurs actuels gardiens.
- Pourquoi cette décision soudaine ?
- Je n’aime pas cette situation calme… trop calme… Et Naruto n’est toujours pas revenu. C’est pourquoi je préfère que mes portes soient surveillées par un jounin de niveau supérieur.
- Il arrive souvent que les ninjas soient en mission durant de longues périodes, Hokage.
- Certes, mais ais-je besoin de te rappeler que Naruto ne fait pas partie des ninjas ordinaires ?
- Je sais, mais…
- Il suffit, le coupa-t-elle. A présent rends-toi aux portes.
Au temps présent, Shikamaru râlait en réfléchissant au nombre de nuages qu’il aurait pu compter s’il n’avait pas dû jouer au chien de garde. « Dire que j’aurais… »
Shikamaru s’arrêta en apercevant Naruto arriver vers les portes en titubant, puis s’affaler par terre.
***
Il connaissait ce parfum…
« Sakura, souffla l’endormi en essayant d’ouvrir les yeux ?
- Bouge pas. Tu t’es pas encore remis, lui chuchota-elle. »
Naruto s’apprêta à protester mais il sentit deux bras l’enlacer. Il rougit. Il faut dire que la jeune femme n’avait pas gagné en laideur ces dernières années : on raconte qu’au moins vingt pourcents de la population masculine du village lui tournait autour. On pouvait penser que ses formes généreuses, son corps musclé et son visage, à présent magnifique, n’étaient pas innocents à son succès…
Le jeune blond profita de ce moment de douceur avant d’observer les yeux de la kunoichi. Quelques larmes glissaient sur ses joues.
« Tu étais inquiète ?
- Idiot, sanglota-t-elle ! Quand tu es arrivé, tu avais à peine assez d’eau dans ton corps pour survivre, et la fatigue aurait pu t’être fatale. Ton état ne s’est stabilisé que deux heures après ton entrée dans l’établissement.
- C’est bon, je suis là maintenant. » Il essuya ses larmes de ses doigts. « Ca fait combien de temps que je suis là ?
- Deux jours. »
Après un léger silence, Naruto lui dit : « C’est rare que je rentre aussi mal en point
- La relève de l’éclair jaune est tellement modeste…
- Je t’ai jamais vu non plus user de cette qualité, hein, la déesse rose de la puissance. Où tu préfères plutôt l’illusionniste ?
Sakura allait protester quand le visage de Naruto prit une teinte blanche inquiétante. « Je dois absolument aller voir l’Hokage. »
Il se leva brusquement. Naruto l’avait appelé Hokage… « Pas bon » Pensa Sakura. Elle voulut l’appeler, mais il était déjà partit…
***
« Du papier, encore du papier ! »
Tsunade allait continuer de se lamenter quand la porte s’ouvrit brusquement, laissant apparaître un Naruto suant et très peu vêtu.
« Jiraya a déteint sur toi…
- Pas le temps pour ça Hokage, on est dans une sacré merde !
- Avant tout, ou sont tes équipiers ? »
Il prit un air de deuil.
« L’ennemi les a eu lors d’une embuscade… »
Le silence apparût. Pendant une minute, il régna sur la salle. Puis la cheffe du village le rompît : « Ce n’était qu’une simple mission d’observation. Qu’est-ce qu’il s’est passé ?
- Il y a eu des imprévus… »
Chapitre 2 dans quelques minutes.
Par les burnes d'Odin (yeah Beowulf ^^ )! J'ai oublié quelque chose d'énormément important ! J'ai oublié de citer mon aibô : -Dhaos-. Il est mon partenaire. Bien que ce soit moi qui rédige la fic et qui commande tout (
), -Dhaos- est celui qui lit mes chapitres, les corrige s'il faut les corriger, qui me dit ses idées pour la suite. Quand je sèche, je lui demande. Il parle jap, donc les techniques en jap viennent de lui ^^. Il est EXTRÊMEMENT IMPORTANT pour la fic ^^. Voilà, tout est dit ^^ Bonne nuit ^^
Voilà un chapitre qui m'a demandé vraiment peu de modifs, alors je le poste aujourd'hui.
Chapitre 3 : Sensei
Tsunade se décida enfin à prendre la parole :
- J’ai une mission pour vous. Ce n’est pas le genre de mission auxquelles vous êtes habitués : ça se passe dans le village, et vous n’avez pas de risque particuliers à prendre.
- Vous avez plus assez de genins pour nettoyer les bains ?
- Ce n’est pas le moment de plaisanter, Inuzuka Kiba. Bien que cette mission ne soit pas dangereuse, sa réussite fera décroître le nombre de victimes au combat.
Elle marqua une pause. Les légendaires s’impatientaient…
- Je ne vous ferai pas attendre plus longtemps : vous allez devenir les senseis des nouveaux genins.
Les illustres la regardèrent bouche bée. Chacun avait arrêté son action (même Chôji ne mangeait plus ses chips…).
- Comme si on avait que ça à foutre… Vous avez personne d’autre, demanda Ino ?
- Imbécile, s’énerva L’Hokage ! Les équipes nouvelles ont besoin de senseis compétents, et les autres jounins sont actuellement occupés à s’entraîner. De plus, les genins aussi font partie de nos soldats. S’ils restent à leur niveau actuel, ils se feront tuer dès la première bataille. Vous leurs apprendrez tout ce que vous pouvez, cela implique les jutsus dangereux et très puissants.
Elle s’arrêta quelques instants. Le groupe, lui, était très étonné : on avait d’habitude l’interdiction d’enseigner des techniques trop importantes aux jeunes genins, du fait de leur immaturité. En effet, on avait dû, un jour, enterrer des jeunes ninjas s’étant entretués à coups de jutsus magistraux. Depuis ce triste événement, cette règle avait été établie.
- Prenez cette mission à cœur : ils survivront grâce à vous.
Comprenant qu’ils ne pouvaient discuter les ordres de leur supérieur, ils se résignèrent. Tsunade leur donna ensuite les dossiers de leur équipe, et partit régler des affaires administratives, en d’autres mots : boire du saké pour oublier cette journée épuisante.
Ils avaient chacun une équipe, aux capacités non négligeables. Naruto inspecta son dossier.
- Eh ben putain, j’suis bien garni : un génie Hyuuga, un Inuzuka crâneur, et une Yamanaka...
- Qu’est-ce que t’allais dire sur ma cousine, enfoiré ?
- Une… très... gentille fille, répondit-il apeuré par l’espionne.
- Je t’ai à l’œil l’ami éternel.
- B-bien sûr.
S’il ne lui obéissait pas, il serait obligé d’affronter presque tous les hommes de Konoha…
Après ce petit dialogue sympathique, il s’attarda sur le bas de la page. Il était quatorze heures dix ; il avait rendez-vous dans dix minutes avec ses élèves.
- Si je veux pas paraître comme Kakashi-sensei, je ferais mieux de m’bouger.
C’est sur cette idée qu’il s’activa pour arriver à l’heure convenue.
Quelques instants après, il se trouvait au terrain d’entraînement, debout, en face de trois poteaux qui le rendaient nostalgique.
- Bon, tu t’décides à sortir de ton arbre ?
Un adolescent de treize ans atterrit sur le sol.
- Apprenez-moi vos techniques secrètes ou je vous forcerai à me les apprendre…
« Pas de doute, lui, c’est Inuzuka Tokichiro » Pensa le jounin.
- Je t’apprendrai rien si tu te conduis comme ça.
- Dans ce cas, à l’attaque !
Sur ce, le genin s’arma d’un kunai et fonça sur son sensei, un petit chien brun à ses côtés. Il allait porter son coup quand son maître disparut !
- Derrière, gamin !
La relève de l’éclair jaune l’éjecta par son attaque du pied, et le jeune brun se retrouva dans la rivière. Les équipiers de ce dernier apparurent près de leur ami.
- Remontez l’Inuzuka de la rivière. J’ai pas envie que mon premier élève se noie le jour de notre rencontre.
Ils obéirent, puis s’assirent ensemble en face de leur professeur.
Le jeune trempé portait un manteau noir polaire entrouvert, d’où on pouvait apercevoir un léger t-shirt blanc, et son capuchon couvrait sa tête. Un pantalon brun enveloppait ses jambes. On pouvait voir qu’un jeune canidé se tenait dans une des poches de sa veste. Il avait un visage laissant refléter sa quiétude.
Son voisin était tout de blanc vêtu, de son short à sa chemise. Il abordait un regard sérieux avec ses yeux blancs, héritage de sa famille.
Une blonde s’agitait nerveusement à coté de lui. Elle ressemblait beaucoup à sa célèbre cousine, par sa chevelure blonde et ses yeux bleus mesquins, ainsi qu’à son décolleté bleu.
- Avant de commencer l’entraînement, on va faire les présentations. Je vais commencer : mon nom est Uzumaki Naruto…
- LE VRAI, coupa Tokichiro ?! VOUS ETES LA RELÈVE DE L’ECLAIR JAUNE ?!
- Heu… oui, c’est moi.
- SPLENDIDE, MAGISTRAL, ENORME ! Vous nous apprendrez vos techniques ?
- On verra ça… enfin bref. J’adore les ramens, et j’aime… non, ça c’est un secret…
- Quel secret ? Allez, dites-nous, supplia la fille du groupe.
- Arimi, sale commère. Je t’ai déjà dit que c’était pas bien de vendre des informations sur les stars, rappela le jeune Hyuuga … Je m’demande comment ta cousine te supporte…
- Une star, moi ?
- Et vous n’êtes même pas au courant de votre célébrité… On a lu des livres sur vous, vous savez ?
- Des livres ?! J’étais même pas au courant ! Qui les a écrits ?
- Le sannin Jiraya.
- L’ermite pervers…
Naruto bouillonnait de colère.
- Il s’enrichit grâce à moi sans m’le dire… ENFOIRE !
À ce moment, aux bains, le vieux vicieux se fit découvrir par son éternuement et se retrouva rapidement inconscient, assommé par les divers objets lancés par les femmes dénudées.
Les genins laissèrent leur sensei se calmer avant de reprendre :
- Mais la seule chose qu’on connaît de vos techniques secrètes, c’est que toutes les personnes les ayant subies sont mortes…
- Je n’ai besoin de les utiliser que très rarement, et d’ailleurs, je préfère éviter de le faire.
Le calme reprit son droit, puis, les présentations continuèrent.
- Bon, l’Inuzuka. C’est ton tour.
- Ben, je m’appelle Tokichiro Inuzuka et j’adore mon chien Tsochiro. J’aime pas les gens qui savent pas rire, et mon but dans la vie, c’est de dépasser mon oncle, Kiba Inuzuka.
- Ha ha, ton oncle… une légende lui aussi…
- Il paraît que vous faites les pires conneries avec lui…
- Heuuu… Bon, à toi la fille.
- Je m’appelle Arimi Yamanaka, j’adore les fleurs et j’aime… non, c’est un secret
- Tu aimes dévoiler les secrets des autres mais t’aimes pas qu’on découvre les tiens… Vous devez avoir ça dans le sang, dans la famille.
Elle ignora la remarque du blond.
- Mon but dans la vie… secret.
- Mouais… Et le Hyuuga ?
- Mon nom est Aki Hyuuga, j’aime le calme et déteste les personnes stupides… Mon objectif dans la vie est de ressembler le plus possible à mon oncle, Neji Hyuuga.
Le légendaire réfléchit quelques instants, puis :
- Comme vous le savez, nous sommes en guerre. C’est pourquoi je vais vous entraîner intensivement, chaque jour, du mieux que je le pourrai. Je suis un professeur sévère, alors n’attendez aucune pitié de ma part durant l’entraînement. Il dépendra de votre niveau et de vos compétences. Je vais maintenant vous tester : battez-vous contre mes kage bunshin*.
- Vous nous sous-estimer, Naruto-sensei.
Bien que ce dernier mot l’enchantât, il ne le montra pas à ses élèves.
- On verra ça…
Alliant le geste à la parole, il fit apparaître trois clones.
- Go !
Les élèves sautèrent sur leur ennemi. Leur maître observait le combat, déterminant les défauts et qualités des trois genins.
Tokichiro enchaînait des coups redoutables par son agilité héréditaire. Mais le kage bunshin les parait tous. Comprenant qu’il n’arriverait à rien ainsi, il s’écarta de son adversaire, exécuta des signes, puis :
- Katon : Goukakyuu no jutsu (technique de la boule de feu suprême)*
Le clone évita la boule de feu, mais, dans son esquive, subit la morsure de Tsochiro et le pied de l’Inuzuka ; celui-ci l’éjecta jusqu’au poteau.
- Gagné !
Il avait parlé trop vite :
- Suiton : Suikodan no jutsu (requin aqueux)
- Merde ! La rivière !
Il n’eut pas le temps de bouger d’un centimètre qu’un puissant jet d’eau le mit hors d’état de combattre.
- K.O !
Après avoir exprimé sa joie, le professeur disparut dans un nuage de fumée.
Aki dominait le jeune blond, du moins, il pensait que son adversaire avait de plus en plus de mal à esquiver. C’est alors que le Hyuuga le propulsa, le professeur atterrit dans un flot de poussière.
- Il était mauvais ce kage bunshin… En plus, il peut même pas se cacher à cause de mon byakugan…
Il se retourna, mais ne prit pas garde : il sentit un courant d’air et s’évanouit…
Arimi attaquait avec ses propres kage bunshin, mais ils partaient tous en fumée.
- C’est pas possible un clone pareil ! Il pare toutes mes tentatives. Ah ! Je sais !
Sur ces mots, elle fit apparaître une vingtaine de copies. Ils attaquèrent simultanément. Naruto les faisaient tous disparaître quand soudain, la véritable sortit du sol et donna un violent poing au menton de son adversaire. Ce dernier, vaincu, s’effaça. Elle entendit des applaudissements de l’original.
- Entre les trois, tu es la seule encore consciente, bravo !
- Alors vous vous battez avec moi ?
- T’es pas de niveau.
- Alors faîtes-moi voir vos techniques secrètes !
- Tu en as déjà vu une : le kage bunshin amélioré. Un clone de l’ombre normal n’aurait pas pu parer vos coups ou utiliser des jutsu. Je peux choisir la dose de chakra à mettre dans mon clone. Ils peuvent être d’une aide remarquable.
- Et vous avez mis combien de chakra pour nos clones ?
- Je dirais vers les deux pourcent.
Elle le regarda avec de grands yeux ronds.
- Mais j’ai vu un des clones faire un jutsu balèze ! C’est pas possible avec si peu de chakra ! »
- Tout dépend de ce que tu appelles balèze… Et deux pourcent c’est déjà pas mal.
- …
- Bon, on attend que les deux autres se réveillent et je vous informerai de l’entraînement d’enfer que vous allez devoir supporter.
Elle ravala difficilement sa salive…
Il y a un détail qui peut vous perturber sur les familles des genins : Aki est le neveu de Neji, mais alors qui sont ses parents ? Imaginez que Neji s’est fait adopté par Hiashi, et que Hinata a une sœur aînée, c’est plus facile comme ça^^. Pardonnez-moi de cette négligence de ma part mais j'avais pas envie de changer mes écrits ^^.
Chapitre 4 : Il est grand, il est fort, il est beau, il est gentil… mais qu’est-ce qu’il peut être effrayant !
Seize heures, Tokichiro et Aki se réveillent à la zone du test.
- Eh ben ! Je vous ai sacrément bien sonné vous deux ! Vous vous êtes assoupis pendant deux heures !
- De un : c’était pas vous mais vos clones. De deux : avec un requin aqueux, y a de quoi être assoupi, rétorqua Tokichiro à son sensei…
- C’était moi en énormément moins puissant ; si j’avais fait un requin aqueux comme je les fais en mission, vous seriez assoupi éternellement… Mais passons, j’ai fait votre programme d’entraînement.
- Et où est Arimi ?
- Certainement en train de se rémunérer, fit Aki…
- Je suis pas sûr de comprendre…
- En échange de l’argent, elle raconte ce qu’elle sait sur vos kage bunshin. Si vous tenez à pouvoir encore surprendre votre adversaire, vous feriez mieux de l’arrêter.
- La sale…
Il créa quelques centaines de clones et leur ordonna de fouiller la ville. Quelques minutes plus tard, Ils ramenèrent l’élève.
- Donne-moi l’argent, ordonna Naruto.
- Mais de quoi vous parlez ?
- L’argent qu’on t’a échangé contre ton savoir. Il me revient de droit. Oublie pas que je peux faire des milliers de clones si je veux enquêter rapidement ; alors donne.
Elle se résigna, non sans méprit pour le jeune blond.
- TU AS RECU MILLES RYOS ! A combien de personnes tu as dévoilé ma technique ?
- Ben, beaucoup mais le sannin Jiraya m’a donné cinq cents pour l’écrire dans son prochain livre.
- Si t’étais pas mon élève, t’aurais morflé… Mais puisque tout le monde est réuni, je vais pouvoir vous informer de votre entraînement. Je vais tout d’abord vous dicter vos fautes et faiblesses : Aki et Tokichiro, vous avez faits deux erreurs communes : se relâcher avant la fin et sous-estimer votre adversaire. Oubliez pas que, même si c’est un clone ou un gamin, un ennemi reste un ennemi ; sous-estimez-le et il sera votre ultime adversaire…
« Ensuite, Tokichiro, tu utilises pas assez ton chien : tu ne l’as pas fait combattre lorsque tu as engagé ton enchaînement. Tu as la chance d’appartenir à un clan ayant une spécialité, alors utilise-la. Arimi pareil : avec tous tes clones, le mien aurait pas pu découvrir où tu te cachais, parmi cette foule. Ainsi, tu aurais pu prendre le contrôle de son esprit et le mettre hors d’état de nuire plus rapidement.
« Enfin Aki, toi, c’est le contraire : tu as trop fait confiance à ton byakugan et n’a pas prit en compte la possibilité que mon clone ait découvert ton angle mort ; ça t’as mené à ta perte.
« Gravez ceci dans vos têtes : une capacité héréditaire ne fait pas tout. Même si j’en ai pas, je suis capable de vous battre tous à la fois. Utilisez votre don et ne sous-estimer pas votre adversaire, ainsi vos chances de gagner augmenteront exponentiellement.
« J’en viens maintenant à vos qualités : Aki, tu es excellant au corps à corps. Tokichiro, tu es aussi bon au corps à corps, moins qu’Aki mais c’est dur de rivaliser avec un Hyuuga dans ce domaine, et tu excelles aux techniques ninjas : une boule de feu suprême à cet âge c’est assez talentueux. Arimi, tu es moyenne en corps à corps et en techniques ninjas, mais tu es plus rusée en combat que tes équipiers.
« Oubliez pas ce que je vous ai dit, c’est important. Passons maintenant à l’entraînement : il se passera dans la forêt de la mort. »
Les genins le fixèrent d’un regard mêlé, à la fois, de crainte et d’étonnement.
- Vous avez bu quoi quand on était inconscient ?
- Je suis entièrement conscient de ce que je dis, répondit Naruto d’une vois ferme.
Là, le visage des élèves vira au blanc.
- Mais…mais… c’est hyper dangereux ! On n’est pas sûr de revenir vivants de là-dedans !
- Et vous croyez que vous allez rester vivants en guerre, si vous vous endurcissez pas ?! Dîtes-moi, quelle est la chose la plus importante en combat comme en guerre ?
- Avoir de bonnes compétences, lança Tokichiro.
- Ah oui ?
Le jeune blond sortit un kunai à une vitesse hallucinante et, s’étant déplacé en un instant au dos de l’Inuzuka, menaça sa gorge.
- Je vais te tuer, annonça le sensei avec un calme froid faisant frémir sa victime !
- S-sen… sensei…
Le dresseur de chien était paralysé de peur. Il avait derrière lui une des légendes de Konoha, que pouvait-il faire ? Il avait cligné des paupières, et à présent il avait une arme sous sa gorge. Ses équipiers n’étaient pas plus rassuré : ils n’osaient même pas parler, ne serait-ce que pour un mot.
Cette situation affolante dura quelques minutes, jusqu’à ce que le maître s’éloigne à la même vitesse qu’à son arrivée vers sa cible. Il laissa les ninjas souffler. Ceux-ci le fixaient. Pourquoi avait-il fait ça ? Quel avait été ce regard rouge terrifiant qui avait remplacé ses beaux yeux bleus ? Telles étaient leurs questions.
- Pourquoi vous avez pas réagi, demanda le légendaire, ayant repris son attitude et son physique habituels ?
- O-on a-avait peur.
- C’est exact. Vous venez de découvrir la chose la plus importante en combat : même si vous possédez un pouvoir supérieur à l’Hokage, même si vous êtes armés jusqu’aux dents, vous ne pouvez rien faire sans courage. Je ne peux pas vous laissez vous battre si vous êtes effrayé par ce genre de situation. Un shinobi affronte sans cesse la mort, vous devez vous endurcir.
- O-oui.
- Faîtes pas cette tête-là ! Vous êtes toujours en vie !
Cette fois, ils se contentèrent de se lever en tremblant.
- On dirait que vous n’êtes pas en état. Je vous laisse vous reposer jusqu’à demain, après, attendez-vous au pire…
Ils se dépêchèrent de déguerpir.
- J’y suis peut-être allé un peu fort…
Chapitre 5 : La guerre approche
- ATTENTION TOKICHIRO !
Le concerné évita l’attaque d’un tigre faisant trois fois sa taille, et le silence reprit entre les ninjas.
***
Quelques heures auparavant :
- Bon, vous vous êtes bien reposés, maintenant c’est sérieux. Vous ne sortirez pas de la forêt jusqu’à ce que je vous l’ordonne. Vous n’y avez entendu que des rumeurs pas très rassurantes, et je vous conseille moi-même d’être sur vos gardes à tout moment… De plus, je pourrai vous attaquer n’importe quand. Résistez, endurcissez-vous, apprenez ce qu’est le danger par votre expérience.
Tels étaient les mots que prononça le blond.
- Sensei, qu’est-ce qu’il y a dans la forêt, demanda Arimi ?
- Des animaux communs de tailles anormales.
- On est obligé d’y aller, fit Tokichiro d’une voix effrayée ?
- Ou vous essayez de survivre là-dedans, ou vous mourrez par ma main en essayant de partir…
Les élèves reprirent leur teinte blanche du jour avant.
- Une dernière chose : au milieu de la forêt, il existe une tour. Elle peut servir d’abri, loin des dangers.
Ils reprirent espoir.
- Mais vous n’êtes pas autorisés à y aller… Je mettrai quelques clones pour surveiller cette zone, et cette fois, ils auront peut-être plus de deux pourcents de mon chakra… Je vous avertirai quand vous pourrez sortir. Bonne chance, et ne mourrez pas !
A ce moment, ils en vinrent au même résonnement : leur professeur était soit fou, soit psychopathe, soit les deux…
***
En effet, ils étaient dans cette maudite forêt. Ils ne voulaient pas rester, mais ne pouvaient pas sortir : leur maître les avait prévenus des représailles en cas de tentative d’évasion…
Ils ne se trouvaient dans cet horrible endroit que depuis deux ou trois heures, mais ils avaient rencontré des tigres, des serpents de la largeur d’un tronc d’arbre, des araignées plus grosses que ces reptiles, et enfin trois clones de leur bien-aimé entraîneur. Ils étaient en état d’alerte à chaque instant (pas facile quand une seconde paraît comme une minute, celle-ci paraissant elle-même comme une heure, cette dernière comme une journée…).
Ils avaient peur. Leurs mains devenaient moites alors qu’ils entendaient un craquement de branche, leur estomac se nouait lorsque des rugissements résonnaient dans la forêt, leurs sueurs coulaient comme des ruisseaux ; ainsi ils vidaient rapidement leurs gourdes et devaient les remplir à la rivière, elle-même gardée par des charmantes bêtes aux longues dents aiguisées…
Et oui, c’est dans ce terrible lieu qu’ils avaient l’obligation de séjourner.
L’ambiance entre les trois partenaires se trouvait aussi pesante et lourde que la forêt : personne ne sortait un seul mot. Pour le partage des tâches, ce n’était pas difficile, aucun ne voulant se déplacer sans ses équipiers.
Parfois, ils entendaient des rires. Ce n’était pas des rires chaleureux, des rires qui viennent du bonheur, non. C’était des rires démoniaques, qui faisaient perdre courage au plus courageux, qui faisaient perdre bonne humeur au plus jovial. Ils pensaient devenir fous, leur confiance décroissait.
De leur point de vue, c’était leur sensei qui tentait de les troubler, et on ne pouvait trouver raisonnement plus logique. Néanmoins, leurs sangs se glaçaient lorsque les ricanements parvenaient jusqu’à leurs oreilles.
Cependant, cette situation terrifiante avait un aspect positif : leur sens s’aiguisaient. Leurs yeux n’avaient plus besoin de lumière, ils entendaient les vols d’hiboux, leurs touchers pouvaient ressentir chaque courbe d’une empreinte digitale, leur goût avait la possibilité de détecter le poison le plus caché, leur odorat localisait facilement les ennemis (Tokichiro restait le maître dans ce domaine, bien entendu).
Ceci n’avait pas échappé à leur enseignant.
- Ils survivront, constatait-il avec le sourire. Je vais les laisser tranquilles. Enfin seulement aujourd’hui ; il faut bien qu’ils s’habituent.
Il sortit de la forêt en un instant.
***
- Non ! Ils ont osé ?!
- Et oui, ils l’ont fait.
Vingt-et-une heures, Shikamaru mangeait avec son meilleur ami, Chôji, au bar des guerriers.
- Mais je leur ai fait regretter, fit l’ours de Konoha…
- Qu’est-ce qu’ils t’ont fait, questionna Naruto en apparaissant subitement ?
- Eh Naruto ! Ça va toi et tes élèves ?
- Moi ça va. Pour mes élèves, ils essayent de survivre à la forêt de la mort.
Ils le fixèrent d’un air étonné.
- Ils risquent de mourir. C’est pas un endroit pour les gamins.
- Mes kage bunshin les surveillent sans arrêt. Et même sans mon aide, ils survivront, ne les sous-estime pas. Garçon, des ramens et du whisky, s’il vous plaît.
- J’aimerais pas être entraîné par toi…
- C’est pour leur bien. Et vous, comment ça se passe ?
- Ces sales gosses m’ont traité de gros lard, s’énerva le corpulent.
Naruto, frémit en imaginant la punition qu’il leur avait infligé après l’insulte. Il n’était certainement pas le professeur le plus sévère…
- Et moi je leur apprends à analyser le terrain, raconta le Nara.
- Ca m’étonne de toi, ironisa une voix féminine.
- Sakura !
- J’ai amené le people.
Elle montra Lee, Tenten, Shino, Neji, Ino et Hinata.
C’est ainsi que les légendaires se divulguèrent leurs expériences, et ce n’était pas les évènements qui manquaient : ainsi, alors que Lee les avait faits souffrir avec des poids d’entraînement, Tenten avait obligé ses genins à se battre contre elle avec un katana (qu’elle leur avait offert). Shino, pour sa part, avait dû en emmener un à l’hôpital car il était allergique aux insectes, et Ino en avait cogné parce qu’ils s’approchaient trop de sa poitrine…
C’est dans la bonne humeur qu’ils se séparèrent tôt le matin à environ une heure. La relève de l’éclair jaune allait partir quand :
- Oh Naruto ! Je vais te raccompagner, fit Sakura en soutenant son ami. Avec la quantité de Saké que t’as ingurgité, je me demande comment tu fais pour marcher.
- Au moins un avantage quand… on a ce foutu renard dans son corps… : il dilue un peu les effets.
- Tais-toi un peu ! Tu pues l’alcool !
Elle le raccompagna dans son appartement. Cependant, après qu’elle se fut éloignée du logis de son ami, la femme médecin fut surprise de devoir éviter quelques shurikens. Leur possesseur était un homme entièrement vêtu de noir, et seuls ces yeux n’étaient pas couverts. Mais elle n’eut pas le temps de le dévisager longtemps : en effet, il prit la fuite du côté opposé de l’habitat du réceptacle du démon renard. Elle le poursuivit, mais étant donné que la vitesse de l’agresseur n’était pas négligeable, ne le rattrapa qu’une demi-heure plus tard. C’est alors qu’elle l’éjecta d’un poing surpuissant.
- Je vais l’apporter à Ibiki.
A peine avait-elle fini sa phrase que l’inconnu avala une pilule mystérieuse.
- Ne me prend pas pour une simple kunoichi.
Alliant le geste à la parole, elle s’approcha, exécuta quelques signes, puis plaqua sa main sur la bouche ouverte du fuyard.
- Tettai no jutsu (technique de retrait).
Elle retira violemment sa main, laissant sortir un jet de liquide.
- Maintenant que j’ai enlevé le poison, allons chez Ibiki.
- De… toute… façons j’ai… déjà accom…pli ma… mission : Ton ami bourré… va… finir au… cimetière.
- Naruto !
Elle assomma l’homme et fonça en direction du jeune blond. La ninja arriva bientôt sur les lieux, mais fut heureusement accueillie par un sentiment immense de soulagement : Hinata se tenait devant la porte, avec en face d’elle cinq hommes inertes.
- Sakura, ils sont morts… J’ai pas pu les empêcher de prendre leurs pilules quand ils ont senti que leur mission avait foiré.
- C’est pas grave : tant que Naruto va bien…
Hinata décida de dormir chez le saoul (malgré une désapprobation non cachée de Sakura) afin de veiller à ce qu’il soit protégé, tandis que la rose devait emmener son agresseur chez Ibiki.
Après avoir mis au point leur plan d’action, elles se séparèrent. La Hyuuga rentra dans l’habitat de son protégé. Elle rougit en pensant qu’elle allait dormir dans la même chambre que lui.
Elle installait sa couche quand, soudain, Naruto commença à s’agiter dans son lit, à trembler.
- Non… arrêtez, répétait-il…
Ne sachant pas de quelle autre manière agir, la douce tigresse blanche se coucha à côté du blond, l’enlaça d’un bras, et de l’autre, lui caressa les cheveux. Le légendaire se calma immédiatement, et sans prévenir, l’étreignit à son tour. La belle prit une teinte rouge très prononcée, mais n’essaya pas de se dégager…
- J’ai connu pire comme situation…
C’est ainsi qu’ils finirent leur nuit en se serrant l’un contre l’autre, mais ça, Naruto ne le sut jamais car son garde du corps temporaire s’éclipsa avant son réveil de peur de sa réaction.
***
Le lendemain, Tsunade rapportait publiquement depuis son balcon les informations qu’avait recueillies Morino Ibiki pendant la séance macabre de torture :
- J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle : la bonne, c’est que nous savons à présent la date du premier assaut de l’ennemi, et la mauvaise, c’est que cet assaut est prévu pour dans trois jours. Ce sera une offensive de Kiri. Malheureusement pour nous, ils sont plus nombreux, et mieux équipés. La seule préparation possible est de placer des pièges qui seront bien sûr amoureusement préparés par notre grand stratège.
- Galère…
- Ne m’interromps pas Shikamaru ! Suna subira lui-même une offensive, des deux autres pays en même temps ! Nous ne pouvons nous permettre de perdre un allié aussi précieux. C’est pourquoi, bien que nous manquions nous-même de soldats, j’enverrai un cinquième de nos troupes, soit milles hommes.
La foule étonnée commença à s’agiter après cette déclaration.
- Mais ce n’est pas une raison pour désespérer : bien qu’ils soient mieux équipés, bien qu’ils soient plus nombreux, bien que j’enverrai deux de nos soldats d’élite, c'est-à-dire Chôji Akimichi et Tenten la maître d’arme, de notre côté, nous avons encore dix ninjas légendaires, la volonté de feu transmise de génération en génération, et ma participation au combat !
Cette rassurante révélation fut suivie d’un énorme tollé.
- KONOHA SURVIVRA À CETTE GUERRE CAR ELLE A SES GARDIENS, hurla l’Hokage !
La foule cria à son tour. Cette dans cette quiétude que le peuple se divisa pour reprendre ses activités. Cependant, quelques minutes plus tard, Naruto fut convoqué dans le bureau de l’Hokage :
- Naruto. Je dois te dire quelque chose d’important. Lorsque tu es parti de la fête tu étais complètement bourré, c’est pourquoi tu ne t’en souviens probablement pas. Tu as été victime d’une tentative d’assassinat. C’était cinq hommes de Kiri. Hinata est arrivée à temps et a pu s’occuper d’eux. Si je te parle de ceci, c’est pour te rappeler que tu es célèbre et que notre opposant te considère comme son pire ennemi parmi nos célébrités. On sait tous que tu es fort. Mais souviens-toi que tu n’es pas invincible. Si elle n’était pas venue, tu serais mort. Désormais, tu devras te montrer prudent. Tu es un de nos meilleurs atouts, si ce n’est le meilleur, et Konoha a besoin de toi.
***
Vingt-quatre heures plus tard, les genins étaient toujours dans cette maudite forêt. Ils étaient tendus, nerveux. Naruto avait décidé de venir les observer lui-même.
- On va voir s’ils sont toujours aussi peureux, fit-il dans l’ombre !
Il apparut soudainement devant ses trois élèves.
- Yo ! Ca va les jeunes ?
- Sensei, bouillonna Tokichiro…
- Sensei, répéta Arimi…
- Sensei, ragea Aki…
- Oui ? Je suis tout à vous ! Qu’y a-t-il ?
- VOUS OSEZ VOUS FOUTRE DE NOUS APRES UNE EPREUVE PAREILLE !
Ils ne le laissèrent pas répliquer et lui bondirent dessus ! Tokichiro en duo avec son chien, Aki, byakugan éveillé, et Arimi, ses deux doigts en carré afin d’utiliser sa technique héréditaire. On lisait dans leurs yeux la rage, la hardiesse, la fougue, la sauvagerie, l’envie de vengeance, mais pas une once de peur. Le jeune Uzumaki fut ravi de cette découverte, et sourit, ce qui ne fit que raviver le regard foudroyant des élèves.
Chacun allait porter son coup quand Naruto maîtrisa Tokichiro en le plaquant au sol par sa jambe, et placarda Arimi de son bras droite sur l’arbre derrière lui, ainsi qu’Aki de son bras gauche.
- Il vous manque cinquante ans d’entraînement, gamins !
Il les laissa se calmer, puis continua :
- Vous avez pas hésiter à m’attaquer de front, malgré mon effrayante démonstration d’il y a quelques jours. Il est clair que c’est un acte stupide que de lancer une offensive frontale contre moi, mais ça ne manque pas de courage ! Je suis ravi que mon endurcissement ait porté ses fruits ! Il nous reste deux jours pour la suite de l’entraînement, alors on va sortir de cette forêt et aller le commencer !
Il les relâcha, et sauta sur une branche en hauteur, à quelques cinquante mètres de leur position.
- Bon, vous venez ou vous préférez rester là, demanda-t-il en les voyant immobiles ?
- Ce gars…
Ils s’apprêtaient à rejoindre leur professeur quand un énorme fauve commença à courir en direction du Hyuuga !
Ils ne pouvaient rien faire à cause de leur état, ne pouvaient que rester médusés devant la scène. Cependant, alors qu’il ne restait qu’un mètre de distance séparant la cible du prédateur, ils aperçurent un éclair jaune, puis se trouvèrent sur la branche de l’arbre auquel se tenait auparavant leur sensei.
- Jamais relâcher son attention, rappela-t-il d’un air jovial !
- J’espère ne jamais devoir l’affronter sérieusement, parla Tokichiro, d’une voix à peine audible…
***
Au terrain d’entraînement.
- On n’a a pas beaucoup de temps, alors je vais faire vite : il vous reste deux jours pour vous perfectionner. Avec un laps de temps aussi court, je ne peux pas vraiment faire énormément progresser vos capacités. Alors je vais vous apprendre une technique différente à chacun. Elles sont très puissantes, c’est pourquoi j’impose une condition pour que vous les utilisiez : pur protéger une personne importante à vos yeux ou pour vous protéger vous-même. Je vous apprendrai les bases, pour le reste, vous vous entraînerez seuls.
- Pourquoi protéger seulement les personnes importante à nos yeux, sensei ?
- Parce que cette technique dépensera la quasi-totalité de votre chakra. Ce n’est pas à prendre à la légère, et je vous impose cette condition car nous sommes en guerre ; il y aura des cadavres sur le sol, des gens mourront. N’utilisez ces techniques que si vous ne pouvez faire autrement.
Le rappel de ces prochains jours les mettait mal à l’aise. La guerre arrivait à grands pas. Le sang arroserait la terre, les têtes voleraient, les corps lourds tomberaient sur le sol…
Calmos, elle est là la suite ^^
Chapitre 6 : Un grand homme, un grand maître
- Bordel ! J’y arrive pas ! Et l’autre qui se casse à un moment pareil ! Ca doit être l’entraînement le plus important de notre vie, et lui, il se casse ! Ce gars est vraiment pas net, s’emporta Tokichiro…
- Reste tranquille, j’arrive pas à me concentrer, réclama Aki.
- Moi non plus, fit Arimi.
Depuis le début de l’après-midi, leur maître les avait assistés dans les bases de l’apprentissage de leurs nouvelles techniques. Il était maintenant tard le soir, et il avait dit vouloir décompresser. Ainsi il était parti depuis une heure. Bien sûr, les élèves étaient énervés suite à cette déclaration, ce qui ne faisait que les démoraliser davantage. Cependant, un événement se produisit à cet instant même : on entendit un grondement de sous terre, puis des hommes sortirent du sol !
- Eh bien eh bien ! On est arrivé à la zone d’entraînement, constata le chef du groupe !
En effet, une cinquantaine de ninjas ennemis étaient arrivés devant le trio. Le Mizukage avait mal digéré que ces assassins n’aient pas réussi la mission consistant à tuer le légendaire blond. De ce fait, il avait ordonné de réessayer une tentative avec dix fois plus d’hommes ! C’était parce qu’ils avaient avec eux un expert du Doton et que l’Hokage n’avait pas pensé à consolider le terrain sous l’enceinte du village qu’ils avaient pu passer les murs.
- Eh ! Y a des gamins qui s’entraînent ! Qui veut s’amuser ?
Trois du groupe s’avancèrent.
- J’ai pas envie de devoir leur courir après alors, commença un du trio hostile…
Avant de finir sa phrase, tandis que les jeunes le fixaient, il écarquilla soudainement ses yeux. L’effet fut immédiat :
- Merde ! Pourquoi j’arrive pas à bouger, paniqua l’Inuzuka ?!
- On est pris dans son dojutsu !
- Ca craint !
- Ca serait ennuyeux de devoir vous courir après, mieux vaut garder notre endurance pour faire notre mission !
Ce fut alors que chacun des trois tueurs sortit plusieurs projectiles, et les lança sur les figés. Les genins avaient l’impression de tout voir au ralenti : trois shurikens en direction de leurs bras, deux kunais vers leurs épaules, trois autres vers leurs estomacs ; le temps s’écoulait lentement, trop lentement… Leur peur croissait, ils tremblaient. Ils allaient mourir…
Il devait rester l’équivalent d’un claquement de paupières lorsqu’ils aperçurent un éclair jaune, puis reçurent du liquide chaud sur leur visage.
- Alors ça, c’est une surprise ! On aura même pas besoin de le chercher !
En effet, Naruto était parvenu juste à temps à les sauver. Cependant, il en avait payé un prix élevé : trois shurikens étaient logés dans son bras gauche, il se trouvait transpercé au ventre, et un kunai lui avait entailler la nuque. Les élèves baignaient dans le sang de leur professeur.
- Vous allez…bien ?
- Sensei !
- Ne vous in… quiétez… pas… je vous… protégerai !
- Sensei…
- Allez les gars ! C’est l’heure d’accomplir notre mission !
Vingt hommes foncèrent sur le blessé, mais leur objectif disparut de leur vue, et leurs têtes se séparèrent de leur corps...
- Comment ?!
- Futon : kazekatana no jutsu (technique du katana de vent). Ne me… sous-estimez… pas ! Je n’ai… besoin de… personne, même… en étant blessé, … pour protéger… ou mes amis… ou mes élèves… ou mon village ! Amenez…vous !
- Enfoiré ! Tu vas…
- Fuuton : Dai Shipuu no jutsu (technique de la grande tempête), coupa-t-il, alliant ses mots à quelques sceaux.
On sentit une légère brise, puis un petit typhon anéantit complètement l’ennemi ! Après d’horribles sons de corps mutilés, le vent se calma jusqu’à disparaître totalement.
- Hé hé… la prochaine fois… venez avec cinquantes… homme de…pl…
Sa phrase ne fut pas complétée, car il s’écroula.
- SENSEI !
***
- Alors ?
- Il a perdu beaucoup de sang, mais, heureusement, aucun point vital n’a été touché, et grâce au rena- à quelque chose, il se régénère très vite. Sa vie n’est plus en danger.
Après s’être terriblement inquiété, ils l’avaient emmené chez Sakura, le meilleur médecin du village.
- Veuillez partir à présent, il a besoin de repos. Je m’occuperai de lui, ne vous faîtes pas de soucis.
Ils s’exécutèrent. Après leur départ, elle lui chuchota :
- Toujours prêt pour nous protéger, hein ?
***
Il faisait beau, et c’est par ce temps fabuleux que le fameux ouvrit les yeux. Sa première vision fut celle d’un visage féminin et mignon. Des cheveux roses le couvraient légèrement. Il fut surpris de cette découverte, mais comme il n’était pas encore très éveillé, ne comprit la situation tardivement : il était couché dans un lit qui n’était pas le sien, des bras l’enlaçaient, des jambes s’enroulaient aux siennes, et il sentait le souffle léger de sa conjointe.
- Sakura ?!
L’Uzumaki devint rouge tomate.
- Je te gêne pas trop ou bien …
Peine perdue : elle avait l’air de vouloir rester ainsi, endormie dans les bras de son bien-aimé…
***
- Yo !
- Sensei ! Vous allez bien ? Votre corps…
- Est quasiment guéri, finit le maître joyeusement.
-…
- C’est quoi ce silence ?
- On voulait vous remercier et… s’excuser…
Le jounin les regarda d’un air interrogatif.
- S’excuser d’avoir subi une attaque ennemie imprévue ? Dites pas n’importes quoi, moi-même j’ai rien vu venir alors…
- …
- …
- En fait, pourquoi vous êtes rouges depuis que vous êtes arrivés ?
- Heuuu…C’est rien, oubliez, hé hé…
- …mouais… et c’est quoi votre sac, derrière ?
- Ca, c’est ce que j’ai acheté pendant mon absence, hier.
Le légendaire leur sourit à nouveau, puis :
- Ce sont des cadeaux.
Les genins le regardèrent, surpris.
- Pour qui ?
- Ma très chère élève commère, tu vas tout de suite le savoir…
Il ouvrit la chose qui les obsédait, et en sortit d’abord un tissu blanc, comme l’habit que portait son célèbre ami, Neji. Il s’approcha ensuite d’Aki.
- On dirait que ce n’est qu’un vêtement léger, mais il est spécial et très résistant. On dit qu’il pourrait rivaliser avec une cotte de mailles. Comme tu t’ouvres plus au danger avec tes attaques au corps à corps, je te l’offre.
Le Hyuuga se retrouva un peu déconcerté, puis accepta l’habillement, tout en inclinant la tête.
Naruto se plaça alors devant Arimi, et lui montra une cape violette.
- Ta famille a un don pour l’espionnage. Ceci te sera utile : cet objet a vécu maintes batailles depuis la création de ce village et a été porté par de grands héros. Il est imprégné de chakra et a une faculté spéciale : il se fond dans le décor. Si tu dois te cacher avec, tu deviendras presque invisible.
Elle adopta la même attitude que son équipier.
Le fameux se déplaça enfin vers Tokichiro.
- Dans ta famille, on se bat sauvagement, en se servant de ses griffes.
Il lui tendit deux gants sur lesquels des lames, d’environ vingt centimètres, étaient solidement accrochées.
- C’est un protège main à lame. Il est parfaitement adapté à ton style de combat.
L’Inuzuka regardait son arme et son maître avec émerveillement. Il le remercia, puis prit son cadeau.
Il se mit devant le trio.
- Je vous appris ce que j’ai pu avec le temps que j’avais à disposition. Maintenant, c’est le grand jour. J’espère que mon entraînement vous permettra de survivre. Vous avez presque fini l’apprentissage de votre technique (et je m’attendais à trois jours de plus pour une aussi bonne maîtrise de celle-ci…). Sachez que je suis immensément fier d’être le professeur de pareils élèves.
Ils le regardèrent avec admiration. Puis ils lui parlèrent à tour de rôle :
- On a aussi une chose à vous dire, sensei.
- On vous a tous trouvé bizarre au début…
- Mais maintenant, on cerne parfaitement votre personnalité.
- Vous êtes l’homme le plus fort, le plus courageux, le plus admirable que nous ayons jamais rencontré.
- Merci pour nous avoir formé.
- Merci pour nous avoir sauvé la vie à vos risques et périls.
- Merci pour vos précieux cadeaux.
- Sensei, merci pour tout.
Ces paroles, jamais Naruto ne les oublia, et rares furent et seraient les moments où il retint aussi mal ses larmes de bonheur. Il était fier, très fier, de ses élèves et immensément heureux, parce qu’il avait accompli son rôle à la perfection.
C’est après ces révélations que retentit une explosion, au loin.
- Bon les jeunes, on dirait que je dois rejoindre mon poste avant que l’ennemi n’atteigne les murs. Vous, rejoignez soit l’Hokage, soit Shikamaru Nara pour connaître vos ordres. Bonne chance.
Alors qu’il s’éloignait, tous partageaient la même pensée : ça commençait enfin…
Chapitre 8 : La bataille des grands chefs
Le vent soufflait, glissant sur les cadavres étendus à terre. Il était le seul à oser perturber le silence : en effet, les soldats de Kiri étaient médusés devant la scène qui se présentait devant eux, et ceux de Konoha se délectaient calmement de cette vision. Sur la muraille, les genins de Konoha pilotaient des machines de guerre uniques au monde. Un ninja ennemi exprima la pensée commune à tous :
- C’est quoi ces trucs ?!
C’est alors qu’on vit le stratège du village de la feuille s’avancer parmi les genins. Les rayons du soleil suivaient les courbes de son corps, et son ombre s’allongeait sur des dizaines de mètres sur le champ de bataille ; il ressemblait à un géant. Non, le nommer géant aurait été rabaisser sa magnifique allure ; le terme le plus approprié aurait plutôt été un dieu tout-puissant.
- Vous vous posez tous cette question, n’est-ce pas ? Eh bien mesdames et messieurs vous avez l’honneur d’assister à ma splendide invention : le lance-shuriken.
Ceux de Konoha s’émerveillaient devant ces magnifiques mécanismes. Les engins étaient montés sur des trépieds et avaient à leurs arrières un long tube de fer, du pied des machines au sommet de celles-ci. Ce tuyau contenait les shurikens et son extrémité était orientée à nonante degrés ; de ce fait, les projectiles étaient poussés par le chakra qu’on insérait dans le tube et étaient dirigés horizontalement vers la cible. Cependant le chakra comprimé dans le tube ne pouvait projeter les armes de jet que de quelques centimètres ; il avait donc fallu trouver une solution pour fortifier le mécanisme, et cette solution se représentait par un système ingénieux : la sphère de fils ; c’était le nom que lui avait donné Shikamaru. Il était question de fils de chakra qui éjectaient les shurikens comme une arbalète le ferait avec une flèche. Cependant on était loin, très loin du système d’arbalète : ce dispositif permettait de lancer les shurikens en rafales, à une vitesse phénoménale. Il y avait non pas un, mais plusieurs fils de chakra qui se relayaient en tournant, d’où la sphère de fils. Le tout était contrôlé par l’utilisateur par le biais d’un guidon.
- Il est capable de lancer une miltiade de shurikens à la minute, comme ceci :
Les apprentis activèrent les machines. Les opposants n’eurent pas le temps d’esquiver, et beaucoup ne se relevèrent plus jamais. Les survivants, eux, tremblaient… de rage… Shikamaru poursuivit son discours :
- Nous vous avons montré un millième du potentiel destructeur de mon invention. Vous devez faire un choix : vous rendre… ou mourir !
***
- Bon tu te lèves ou tu veux que je t’aide ?
- Tu te crois grand et puissant depuis que t’as quitté Konoha, hein ? Pourtant il paraît que l’autre Uchiha est toujours en vie…
Les traits de Sasuke se durcirent tandis que Naruto s’amusait de ce spectacle.
- A chaque fois qu’on se voit c’est la même chose ; t’essayes de me faire revenir. Mais c’est quand même la troisième fois, tu devrais abandonner. C’est un péché d’être aussi faible.
- La dernière fois, on n’a pas pu terminer notre combat. Je sais très bien que tu reviendras probablement jamais ; mais j’ai fait une promesse que je dois tenir…alors…
- « Et blablabla je te briserai tous tes os et je te traînerai à la maison ». C’est l’autre folle qui te force à débiter des conneries pareilles ?
A peine eut-il finit sa phrase qu’il fut éjecté par un mauvais poing entouré d’une aura orange. Le blond se calma et l’aura du renard disparut, mais ses yeux étaient toujours imbibés de la couleur menaçante.
- La prochaine fois…
- Tu feras quoi, coupa Sasuke, se relevant le sourire aux lèvres ?
L’Uzumaki ne répondit pas, mais ferma les yeux, tendit son bras droit, puis dit :
- Kazekatana no jutsu (technique du katana de vent).
Du vent tourna autour de son membre allongé, et un magnifique sabre transparent se matérialisa. Le blond le serra fortement.
- La prochaine fois… je te ferrai regretter tes paroles !
Nullement inquiet, l’Uchiwa dégaina l’épée qui se trouvait à sa taille.
- On dirait qu’on va passer aux choses sérieuses !
***
Shikamaru attendait devant ses ennemis pétrifiés.
« Pourvu qu’ils ne le remarque pas… »
Mais, après quelques mots chuchotés dans son oreille, une expression de quiétude naquit sur la face du Mizukage.
- SOLDATS, appela-t-il, NE LAISSEZ PAS CES CHIENS VOUS IMPRESSIONER ; EN AVANT !
Les assoiffés de sang coururent à la rencontre de leurs opposants, alors que les appareils essayaient d’en cibler autant qu’ils pouvaient. Durant les cinq premières minutes, la situation était à peu près maîtrisée par les hommes de Konoha, mais peu après on commença à ressentir un ralentissement dans la fréquence de tir des machines, puis elles s’arrêtèrent totalement. Bien évidemment, cela n’échappa pas à l’ennemi qui ria à pleine gorge et reprit du terrain.
« Et merde ! » pensait Shikamaru. « Je pensais pas qu’ils oseraient attaquer, mais on dirait que ces gars sont fous alliés… ou plutôt, leur kage est moins con que je pensais : il a compris la faiblesse du mécanisme. Quoi qu’il en soit, ils ont du perdre la moitié de leur troupe, mais… il en reste encore environ six milles… »
Á une distance raisonnable, le Mizukage scrutait la scène avec une joie non dissimulée.
- On dirait bien que tu avais raison, Nobuo.
- Evidemment : la seule énergie qui peut éjecter les shurikens aussi efficacement, c’est le chakra, et vu la vitesse où les projectiles volaient, la quantité demandée de chakra pour le fonctionnement de la machine devait être énorme ! Et comme le chakra n’est pas infini, ça ne pouvait pas fonctionner plus de dix minutes. Ca puait le bluff à des années lumières...
- Maintenant, la bataille est gagnée d’avance.
- Il reste la moitié des troupes dans chaque camp. On est à ex-æquo.
- Non : nous, nous avons encore six milles hommes, alors qu’eux, ils n’en ont plus que deux milles…
- Et tu oublies leur quinzaine de légende qui comptent pour trois cents chacune…
- Mais nous, nous avons deux légendes qui comptent au moins pour cinq cents chacune…
- Non : une légende, nuance.
Le Mizukage le regarda avec une expression saturée de vantardise.
- Je sais que je suis terriblement fort, mais de là à valoir cinq cents hommes… hu hu hu.
« C’est de moi que je parlais, imbécile vantard ! Toi, tu es juste légèrement au-dessus d’un ninja d’élite ! »
Devant les murailles du village, l’armée de Konoha semblait de plus en plus aculée, bien que les célèbres jounins en chef tenaient l’ennemi en respect.
- Hokage, s’exprima Kiba, il faut faire quelque chose ! On peut pas les laisser prendre l’avantage ainsi !
- Inutile de me le rappeler ! Dis-moi plutôt ton idée pour nous sortir de cette merde !
- laissez-nous, nous les jounins en chef, nettoyer le terrain avec nos techniques favorites. Là, on risquerait de blesser nos propres soldats !
- Les techniques comme les invocations magistrales consomment beaucoup de chakra. Après leur utilisation, vous serez à la merci de l’ennemi !
- Oui mais on fera assez de dégâts pour espérer la victoire ! C’est notre seule solution, à moins que vous ayez un autre plan ?
La cheffe du village cogita tout en répandant des morceaux de cervelle par terre.
- Très bien ! SOLDATS, REPLIEZ VOUS ! TOUS AU MURS !
Ainsi, tous les soldats de tous les grades partirent au sommet du mur, mis à part les jounins en chef.
Les combattants de Kiri s’émerveillèrent de voir leurs opposants se replier. Ils observèrent les chefs restants, éparpillés le long de la muraille, et les narguèrent… peu de temps : en effet, certains virent un nuage noir et épais les ensevelir, leur absorbant tout leur chakra, les étouffants, lacérant, déchirant, broyant, cognant et les tuant enfin après toutes ces diverses souffrances. D’autres aperçurent deux éclairs blancs se diriger vers eux et rejoignirent les portes du paradis. On dit aussi qu’un duo de bêtes vertes avec un chakra tel qu’il faisait trembler la terre et briser les falaises foncèrent dans les rangs.
Il ne faut pas oublier non plus les dizaines de soldats envoyés dans une autre dimension (tandis qu’une tête d’épouvantail failli s’écrouler sous la fatigue), les cent cinquante qui furent étranglés par leurs propres ombres ou qui s’entretuèrent pendant qu’une sournoise contrôlait leur esprit, et enfin ceux qui furent déchiquetés par un énorme chien blanc à deux têtes ou fondus par l’acide d’une gigantesque limace.
Du haut des murs, les soldats de Konoha assistèrent au spectacle, au massacre. Bien qu’ils ne les portaient pas dans leur cœur, les guerriers du village de la feuille ressentirent un soupçon de pitié envers leurs ennemis, et de fierté en étant témoin de la puissance de leurs commandants. Cependant, ce fut l’Hokage qui supporta le moins cette vision sanglante, elle qui souffrait de ce liquide rouge.
La tuerie phénoménale ne dura guère longtemps, du fait de l’endurance immense requise pour l’utilisation de telles techniques, mais balaya un nombre considérable d’homme. Dès l’arrêt de l’offensive terrible, le Mizukage ne perdit pas de temps pour ordonner la contre-attaque et se lança lui-même dans la bataille. Ce fut son erreur : Le stratège de Konoha avait feint l’évanouissement pour se trouver près du chef ennemi, et, se relevant brusquement, lui coupa le bras gauche, ce qui lui arracha un cri. Le chef de Kiri entreprit de lui faire payer, mais il fut repoussé par une force inconnue. Il se retourna fou de colère et de douleur… pour apercevoir son champion, Nobuo.
- Aide-moi !
Le Mizukage fut ravit de constater que ses paroles firent réagir le combattant, mais ils ne pensèrent pas à la même chose…
***
Loin de l’agitation, Naruto escrimait de toutes ses forces contre son ancien rival. Vu la force de son adversaire, il avait plusieurs fois voulu s’aider davantage de son démon intérieur, mais il refusait de succomber à la tentation. Il se répétait : « Je dois pas ! Je ferais plus de mal que de bien avec encore plus de son chakra. Ca se passerait comme la dernière fois… »
Il entreprenait une vraie lutte intérieure pour résister. Malheureusement, ça n’échappa pas à Sasuke qui commença un nouveau monologue :
- Alors ? Pourquoi tu actives pas ton pouvoir caché, comme la dernière fois ? La mort de l’autre te hante ?
Un rire maléfique sortit de sa bouche.
- Si tu l’actives pas… je vois pas pourquoi je me priverais, moi !
Sur ces mots, sa peau changea de couleur, ses cheveux poussèrent et des ailes traversèrent sa cape. Il s’aida de l’effet de surprise pour désarmer son adversaire, et se plaça derrière lui.
- Apprends à te servir de ta force, ou tu me battras jamais !
Il finit en frappant la nuque de L’Uzumaki et celui-ci s’effondra.
Nobuo souleva le Mizukage par le cou, et lui parla ainsi :
- Regarde-toi, fou dégénéré ! La bataille avait même pas commencé que tu t’es ramassé une droite de l’Hokage, ensuite j’ai du te conseiller pour t’empêcher d’abandonner devant la démonstration du lance-shuriken, et enfin tu perds stupidement ton bras et tu me demande te t’aider ! Quel fou voudrait obéir à un idiot vantard et incapable comme toi ! Tu es terriblement faible… peut-être que tu arriverais à battre un des fameux chiens ninjas de Kakashi au sharingan !
- Nobuo…
- Ho c’est pas la peine de me faire ce regard de chien battu ! J’en ai assez d’obéir à un combattant plus faible et moins rusé que moi ! Je connais quelqu’un qui gouvernera bien mieux que toi…
- Sale… traître !
- Qui est le traître ? Cette bataille est parfaitement inutile, c’est du temps et des hommes gâchés pour rien. C’est un peu comme trahir tes hommes de les envoyer à la mort sans raisons, non ?
Autour d’eux, un cercle s’était formé, car les juunins en chefs ne voulaient surtout pas manquer l’exécution de leur ennemi principal, et tenaient en respect tous ceux qui essayaient de protéger le Mizukage. Et tous se demandaient ce que signifiaient les derniers mots du champion.
- De toute façon, cette bataille était perdue d’avance avec un stratège comme toi ! Je suis désolé, mais ton rôle dans cette guerre est terminé. Je vais en finir avec toi, et me tirer de cet endroit glauque !
C’est alors que Nobuo sortit une lame étrange et la planta dans son ex-supérieur. Après l’avoir retirée, le sang jaillit telle une sauvage rivière pourpre. Cet acte marqua la fin de la bataille, car les combattants de Kiri perdirent la volonté de se battre, et le trois quart de leurs troupes réussirent à s’enfuir. C’est ainsi que finit la première bataille de cette guerre, et comme elle fut remportée par les soldats de Konoha grâce à l’habilité de leurs jounins en chef, on l’appela par la suite la bataille des grands chefs.
Voilà c'est tout pour ce soir ^^. J'ai eu de la peine à modifier ce chapitre à cause de la description de la machine de guerre, qui était, et reste peut-être malgré tout, floue et incomplète. Je vais essayer de publier tous les chapitres le plus rapidement possible pour avancer dans le chapitre 17
.
Chapitre 9 : Une journée pleine d’évènements et de mauvaises nouvelles
« Apprends à te servir de ta force, ou tu me battras jamais !»
Il se réveilla brusquement et suant dans un lit d’hôpital… pour encaisser un poing magistral au visage ! « TRIPLE IMBECILE DE COULLION DE BLOND ! TU PEUX ME DIRE OÙ EST-CE QUE TU GLANDAIS PENDANT QUE TOUS LES AUTRES JOUNINS EN CHEF ONT FAILLI SE FAIRE BUTER, HEIN ?! ET MÊME SI T’AVAIS DES PUTAINS D’ASSASSINS, AU CUL POURQUOI T’AS FAIT SI LONG ?! » Encore sonné par la frappe, Naruto cogita pendant quelques secondes à la question de Tsunade. « Et on appelle ça un médecin… » Il se retrouva rapidement en train de prendre l’air à travers le mur.
Après s’être dépêtré de la paroi et quand le calme revint dans la chambre, le blond se décida à parler : « Tsunade… c’était Sasuke…
- … Je suis désolée, je me suis emportée pour rien…
- Ho tu as raison j’aurais du être présent à la première bataille, quelle que soit l’empêchement j’ai pas d’excuse… le soleil de Konoha ? Je mérite pas des surnoms pareils… Quel jour on est ?
- On a remporté la bataille il y a quelques jours.
- …
- … Et comment ça s’est passé, avec Sasuke ?
- Si j’avais réussi je serais pas là, hein ? Ça encore raté… »
Il serra ses poings jusqu’au sang et ferma les yeux. À ce moment, Tsunade lui baisa le front, ce qui le fit rougir. « Tu y arriveras, je te connais…
- … Et les autres ?
- Ils sont s’en tous sortis.
- Et Chôji et Tenten ?
- Je sais pas… on a reçu aucune nouvelle… mais ça va pas tarder. » Elle accompagna ses derniers mots par un sourire chaleureux que Naruto renvoya gentiment.
On toqua à la porte et presque aussitôt une Shizune complètement essoufflée faillit tomber en avant à cause de son frein brutal. « Sensei ! C’est terrible !
- Mais qu’est-ce qu’il se passe ?
- Venez, ça ira plus vite. »
Naruto, Tsunade et Shizune foncèrent aux portes du village. Arrivés à destination, ils aperçurent une foule de monde rassemblée autour de Chôji Akimichi. Il avait un genou à terre et tenait une jeune femme dans ses bras. Son visage était crispé par la tristesse et la douleur : il se trouvait en effet sérieusement blessé à l’épaule gauche. L’Hokage se fraya un chemin jusqu’au guerrier. « Mon dieu ! Chôji !
- Je suis désolé… je n’ai pas pu la sauver… » Une larme glissa le long de sa joue, et Tsunade reconnut la victime : Tenten, la maître d’arme ; une des jounins en chef.
À ce moment, on vit apparaître Ino, Sakura, Hinata, Shikamaru, Kiba, Shino, Lee, Gai, et enfin Neji. Tous furent profondément troublés et un silence funeste refroidit l’ambiance. Le plus horrifiés fut sans doute Neji : devant l’affreux spectacle, il recula d’un bond et prononça le nom de la défunte. Pour la première fois dans toute l’histoire du monde ninja, on vit un Hyuuga verser une larme. Sa blessure ne guérit jamais totalement, et il porta une cicatrice peu commune : deux mèches blanches de chaque côté de sa tête.
Lee qui considérait la morte comme sa sœur, ne cacha pas ses larmes ; le sol reçut les gouttes amères de sa tristesse. Gai fut si profondément bouleversé qu’il ne prît plus d’autres élèves jusqu’à sa mort.
Les autres baissèrent la tête et serrèrent les poings.
Tsunade soigna Chôji et la foule se dispersa peu à peu. On apporta le cadavre de Tenten à la morgue. Les jounins en chef étaient sur le point de partir quand Tsunade leur ordonna : « Venez avec moi ; nous avons des choses à régler. » Ainsi ils se déplacèrent tous jusqu’au bureau de L’Hokage. « Tenten, commença la blonde, était une de nos jounins en chef. À son niveau, il est difficile de croire qu’elle soit morte par un tir hasardeux de shurikens (bien que le moindre relâchement puisse nous coûter cher dans une bataille). C’est pourquoi j’aimerais que nous écoutions tous attentivement le rapport de Chôji.
- Bien, fit celui-ci. La bataille a été rude à Suna ; l’ennemi était bien plus nombreux et mieux équipé que nous ne l’étions. Mais j’ai combattu rageusement avec Tenten, et grâce à diverses stratégies ingénieuses du Kazekage, nous regagnions espoir. Cependant, nous avons eu affaire à une mauvaise surprise : l’arrivée inattendue de Kisame, le membre de L’Akatsuki. Vu les dégâts qu’il risquait de causer dans nos troupes, je l’ai combattu en duel. J’ai été blessé à l’épaule, et il allait me porter le coup de grâce.
« C’est à ce moment que Tenten est intervenue : elle a pris le coup à ma place, et en est décédée. » Il marqua une pause, les yeux rougis par la tristesse. « Je suis devenu furieux et j’ai réussi à lui porter un coup conséquent. Il s’est échappé peu après. La bataille a finalement été remportée par Suna, et je suis revenu en hâte pour vous apporter la nouvelle. » Un silence s’installa dans la pièce… et fut bientôt perturbé : en effet, le décès d’une amie est douloureux, tandis que celui d’une amante est insupportable. Neji ragea par des paroles stupéfiantes : « Tenten… SALAUD ! » Ils furent tous brutalement choqués, mais aucun n’aurait pu prédire la suite de ses mots : « Je te poursuivrai toute ma vie, je te ferai endurer toutes les tortures inimaginables et quand tu me demanderas de crever, je t’achèverai le sourire aux lèvres. » Il sauta par la fenêtre et disparut dans le village.
La surprise avait été tellement surprenante qu’ils ne purent que rester bêtement immobiles durant un temps trop long. Tsunade fut la première à reprendre ses esprits : « Une de nos jounins en chef est morte, L’Akatsuki refait surface. Et un autre de nos jounins en chef risque de nous quitter bientôt… la situation pourrait difficilement être pire... » Elle se trompait, car une Shizune affolée toqua à la porte et rentra presque immédiatement, un parchemin dans la main droite. « Sensei, dit-elle alarmée ! Nous avons reçu un message du daimyo* ! La capitale du pays du feu a été détruite !
- Quoi ?! Mais alors où est-il ? Et ses habitants ?
- Le daimyo est en sécurité au village Tsuyomatta, placé sous haute protection.
- Ouf ! J’ai cru que le pays du feu était tombé… Qu’en est-il des habitants ?
- Peu ont survécu, mais ils se trouvent au même endroit que leur chef.
- La situation est déplorable, dit Naruto…
- Je sais, je sais, répondit Tsunade. On va régler les problèmes selon leurs priorités : Lee, va chercher Neji. Je veux que tu le résonnes et que tu le ramènes. N’hésites pas à employer la force ; je ne veux pas qu’il devienne comme Sasuke. » L’Uzumaki et Sakura eurent mal au cœur à l’entente de ces mots, tandis que le ninja vert partit exécuter sa mission. « Vous l’envoyez tout seul face à Neji, s’étonna Kiba ? S’il doit se battre, ça serait plus sûr d’envoyer quelqu’un avec lui, non ?
- Mauvaise idée, fit Shikamaru. Lee est le plus proche de Neji après Tenten. Si Gai-sensei y va avec, ils seront moins tranquilles pour parler, et Neji risque de ne pas écouter Lee. Seuls les mots et les poings de Lee peuvent le résonner. On le dérangerait plus qu’autre chose.
- C’est exact, continua Tsunade. Bon on passe au problème suivant : Shizune : dis au daimyo de venir se réfugier ici, à Konoha. Kakashi, Gai, Shino, Sakura et Hinata, vous allez au village Tsuyomatta pour l’escorter. Kakashi sera votre capitaine. » Ils s’en allèrent à leur tour. « Quant aux restants, finit-elle, vous pouvez vous reposer. Ces derniers jours ont été intenses, en plus de la mort de notre amie. Néanmoins soyez toujours prêt pour une nouvelle mission. » Les concernés quittèrent les lieux.
Naruto allait faire de même quand Tsunade l’interpella : « Ah oui, Naruto, reste là s’il te plaît. Je dois te communiquer quelque chose. » Le ninja reprit donc sa position en face du bureau. « Oui, qu’est-ce qu’il y a ?
- Sasuke t’as encore battu et je suis sûr que tu recherches de la puissance, ou le moyen de dompter le renard, n’est-ce pas ? » Le blond fut légèrement perturbé par les propos de l’Hokage. « Pourquoi cette question ?
- Parce que je connais le moyen pour que tu deviennes rapidement plus fort. » Elle sourit devant la mine stupéfaite du jounin en chef.
***
« Il est là ! » Lee s’arrêta au terrain d’entraînement, derrière le visage colérique de son meilleur ami. « Neji ! » Le guerrier se retourna. « Qu’est-ce que tu veux, fit-il froidement ?
- Je suis venu te ramener.
- Alors t’es revenu pour rien : je reviendrai pas tant que j’aurai pas retrouvé cet enfoiré de fumier.
- Et moi je dis que tu vas revenir. » La remarque ne plut pas au Hyuuga : « Tu perds ton temps…
- Ecoute-moi au moins !
- Ecouter quoi ? Que t’es désolé ? Que tu l’aimais énormément ? Qu’elle restera toujours dans nos cœurs ? QU’EST-CE QUE TU VAS ME DIRE, HEIN ?!
- Je suis là pour te soutenir, pas pour perdre mon temps. La vengeance apporte rien, à part le malheur. Regarde ce qui est arrivé à Sasuke ! Tu veux devenir comme lui, qui rejette tous les siens pour sa vengeance ? Tu veux terminer ta vie seul et malheureux ? Tu crois que c’est ce qu’elle aurait voulu ?
- TENTEN EST MORTE !
- Arrête ta folie et viens avec moi, Neji. Ou sinon, tu te transformeras, et tu deviendras une menace pour notre village. » Lee prit soudainement un air grave. « Et si ça devait arriver, Neji… » Il attendit quelques secondes avant de finir sa phrase. « …je te tuerais. »
Il avait insisté sur ses derniers mots avec une telle froideur, que Neji ressentit un soupçon de peur, lui, grands parmi les grands Hyuuga. Ce sentiment étrange et presque inconnu prit de l’ampleur et lui serra l’estomac. Cependant, il n’en laissa rien paraître : en effet il fut pris d’un fou rire incontrôlable. « Toi, gloussa-t-il ! Me tuer ?! » Il redevint sérieux. « Tu sais ce que tu es ? Un idiot raté. Et moi, je suis un génie. Tu pourras jamais me battre, tu le sais, non ? » Lee fut légèrement blessé par ses paroles, mais il fit l’indifférent : « C’est vrai, je suis un raté. Naruto aussi l’était. Mais rappelle-toi le jour où tu as perdu contre Naruto le raté. Maintenant, il est plus fort que toi, plus fort que nous. Quant à moi, c’est vrai que j’en suis un aussi, cependant, j’ai atteint le même grade que toi avec mon entraînement que tu ne pourrais pas supporter. Je suis un génie de l’effort, et maintenant, je vais te ramener.
- Tu veux te battre ? Je vais t’atomiser.
- Si tu es si sûr de toi, laisse-moi te montrer la puissance d’un raté… »
Navré DeathThekiD mais les commentaires j'en ai
: https://www.jeuxvideo.com/forums/1-14148-12488-1-0-1-0-0.htm
https://www.jeuxvideo.com/forums/1-14134-520-1-0-1-0-0.htm
Y a que moi qui écrit sur ce topic
Résumé du chapitre précédent : Après la bataille, on retrouve Naruto à l'hôpital. Il raconte à Tsunade sa rencontre avec Sasuke, mais leur conversation est interrompue quand Shizune les conduit aux portes du village, où se trouve Choîji. Celui-ci a une méchante blessure à l'épaule, et il porte Tenten dans ses bras, morte malheureusement. Tous les jounins en chef sont conviés au bureau de l'hokage ; on apprend que Kisame est intervenu dans la bataille et a tué Tenten. Neiji, fou de rage, sort brutalement du QG de Konoha et Tsunade ordonne à Lee de le ramener à la raison. La blonde confie aussi à Naruto qu'elle connaît un moyen d'augmenter sa force.
Chapitre 10 : La détermination de Lee et l’arme du quatrième
Neji et Lee se mirent en position de combat. L’atmosphère était tendue, le silence presque total, chacun attendant l’attaque de l’autre. « Je te laisse attaquer en premier, bouseux, fit Neji !
- Si c’est ce que tu désire… » Lee fonça à une vitesse impressionnante, ce qui déstabilisa Neji. Le ninja vert commença à fond, ne se retenant pour aucun de ses coups dans des enchaînements qu’il exécutait avec une parfaite fluidité. Le guerrier blanc réussissait difficilement à esquiver, et encore moins à attaquer. Il se trouvait dans une position de faiblesse. Il ne tint pas longtemps avant de se ramasser le pied farouche de son opposant.
Il cracha par terre et se releva rapidement pour passer à l’offensive. Ce fut au tour de Lee de craindre les coups de son ami : il encaissa un poing ravageur au ventre et contre-attaqua immédiatement d’une droite puissante. Neji esquiva, et projeta la bête verte quelques dizaines de mètres plus loin. « Tu vois, railla-t-il ? Tu devrais rester à terre ! » Il avait baissé sa garde, et ça, Lee ne lui pardonna pas : il lança des shurikens dans la direction du ninja blanc. Celui-ci esquiva, mais perdit son adversaire de vue. Il comprit trop tard qu’il se trouvait derrière lui et la bête verte lui asséna un enchaînement d’une vitesse et d’une efficacité magistrale. Il finit sa suite de coups par un poing d’une violence inouïe. Neji, qui se retrouva la tête ensanglantée et cabossée, peina grandement à se relever. « Tu parles trop vite, Neji. Tu es pas en pleine possession de tes moyens, tu es aveuglé par la colère. Arrêtons ce combat ridicule, et va te faire soigner par l’Hokage…
- NON ! JE NE REVIENDRAI PAS !
- Si tu veux pas revenir, je t’y forcerai. » Sur ce, Lee plia légèrement ses bras. Puis la terre gronda, le ciel s’obscurcit, les arbres se déracinèrent, tandis qu’une énergie terrible se dégagea du combattant vert. Ses muscles doublèrent, ses veines augmentèrent de volume, ses cheveux se dressèrent du fait de la concentration de puissance « Troisième porte ; porte de la vie : ouverte !
- Tu veux tant me ramener ? Alors je vais aussi passer aux choses sérieuses… »
À quelques dizaines de mètres, de derrière un buisson, une équipe composée de trois genins, deux chuunins et deux jounins observait le combat intense avec crainte et étonnement. « Sensei ! Ce sont des monstres ! Faut les arrêter ! » Le chef du groupe, Konohamaru, garda son calme et alluma une cigarette. Il souffla un rond de fumée avant de donner ses ordres : « Vous ferriez mieux d’essayer de suivre les mouvements de ces maîtres et de ne pas intervenir. Ça vaut aussi pour les chuunins et Hirako, bien sûr. Putain ! Quel combat ! » Le dernier prononcé se vexa : « Je suis jounin, et plus expérimenté que toi. Je vois pas pourquoi je devrais essayer de suivre les mouvements, je les vois très bien !
- ‘Mens pas, imbécile. Je suis plus jeune, mais je te dépasse largement tu sais ça. Moi je peux suivre un peu près les mouvements. Et pour répondre à toutes les questions qui trottent dans votre esprit, c’est pas la peine d’essayer d’intervenir un combat de ce niveau, car je vois qu’ils sont décidés, et que vous ne pourriez rien faire. On dirait que Neji a perdu l’esprit d’ailleurs…
- À nous deux, fit Hirako, on pourrait les empêcher de…
- Même la terre tremble, Hirako. Ce sont des jounins en chef, les plus puissants ninjas de notre village. La plupart ont le niveau des sannins, et ceux-là en font partie. Personnellement, je vais juste admirer ce combat magnifique. » Sur ce, il s’assit et scruta la cause de tous ces chamboulements.
***
Au bureau de l’Hokage, Tsunade s’apprêtait à révéler à Naruto le moyen d’augmenter sa force rapidement. « Arrête de me faire baver comme ça et vas-y !
- Du calme, jeune Uzumaki. Je vais tout te raconter. Tu sais, chaque Hokage est un être unique et puissant (Naruto nota un air de fausse modestie), et est respecté par tout le village.
- Viens en au fait !
- J’y viens. Pour le remercier de la protection qu’il offre et de tous ses services par ailleurs, on lui offre une arme terriblement puissante et unique pour ses propriétés. » Les yeux du ninja s’agrandirent à leur paroxysme. « Tu veux dire que tous les Hokages ont reçu ce présent ?!
- C’est exactement ça.
- Pourquoi personne est au courant ?
- Ces armes attirent les convoitises, ça serait pire si les autres villageois étaient au courant. Mais bref, à propos des armes : l’épée du premier a été volée, celle du deuxième, l’épée de Raijin*, tu l’as détruite avec Sasuke*, celle du troisième (l’invocation du roi singe qui se transforme en bâton) a été enterrée avec lui, et quant à l’arme du quatrième…
- Oui ?
- Elle a aussi été volée… » Naruto haussa les épaules. « Pourquoi tu me racontes tout ça ?
- Parce que tu as un chakra énorme et que tu ne l’utilises que partiellement.
- Je veux plus jamais utiliser le chakra du renard ! Il l’a… tué » Ce dernier mot fut à peine audible. « Oh, fit Tsunade, c’est pas de ce chakra que je parle. C’est du tien !
- Comment ?! Mais je l’utilise mon chakra !
- Oui mais seulement le cinquante pourcent.
- C’est impossible : rien qu’avec ça, j’ai plus de chakra que Sakura et Neji réunis.
- Et ?
- Comment ça et ?
- Tu sais pourquoi tu n’utilises pas tout ton chakra ? » Naruto fit un hochement de tête. « La raison est simple, poursuivit l’Hokage : le renard. Pour supporter son chakra, le tien est comme absorbé. Même si le sceau est très puissant, il l’est pas assez pour contenir totalement cette puissance. Grâce à l’arme de ton père, tu pourrais devenir deux fois plus fort. Il a voulu une arme de cette propriété parce qu’il savait le manque de puissance du sceau et pensait que tu pourrais en avoir besoin un jour. En gros il l’a faite pour toi. » Naruto fut totalement déboussolé : « J’avais des doutes sur l’identité de mon père, mais ça fait bizarre de l’entendre dire par toi… et la deuxième chose qui me perturbe, pourquoi deux fois plus fort ?
- Le chakra est ton énergie vitale. Plus t’en as, plus t’es en forme. Comme tu as que la moitié de ton chakra, on peut dire que tu as la moitié de ta forme, donc de ta puissance… » L’Uzumaki sourit jusqu’aux oreilles : « Ca veut dire qu’avec l’arme je pourrai au moins égaler Sasuke avec le sceau maudit à son maximum ?!
- C’est exact, confirma-t-elle avec la même face que son protégé. » Cependant, l’expression du jounin en chef disparut subitement. « Mais tu as dit qu’elle avait été volée… comment la retrouver ?
- Mais je sais qui la possède, c’est Jiraya qui m’en a informé hier ! »
Elle avait combiné un sourire presque moqueur avec ses paroles. Le blond retrouva sa bonne humeur : « Où est-ce qu’elle est ?
- Elle se trouve dans un fort très bien gardé » Naruto prit un air déterminé : « Je la retrouverai. Mais Tenten… j’aurais voulu assister à son enterrement… et j’aurais aimé un peu de repos ; depuis sa mort, j’ai le cœur lourd, et je me sens un peu seul…
- … Tu dois y aller : je sais pas jusqu’à quand l’info sera valable, alors…
- Il faut que je revienne avant que l’enterrement commence, c’est ça ? » Tsunade sourit faiblement. « Oui…
- Et à propos de ton arme ? Je t’ai jamais vue avec !
- C’est parce que j’ai demandé un rouleau de techniques interdites en échange… il y en a une qui nous sera utile très bientôt, j’en suis convaincue…
- Si tu le dis… Et est-ce que mon père m’a légué autre chose ?
- … Eh bien, il y a une chose, mais je te la donnerai en temps voulu. » Naruto grimaça, un peu déçu. « Pas sympa… Bon, je vais retrouver l’arme !
- Très bien, mais informe Kiba de sa nouvelle mission, avant.
- Quelle nouvelle mission ?
- Tu crois quand même pas que je vais te laisser infiltrer un des forts ennemis le mieux gardé de l’opposant tout seul ? » Naruto éprouva un profond sentiment de joie : « Tu veux dire qu’il m’accompagne ?!
- C’est exact. Il te sera très utile, j’en suis sûr. En plus, rester avec un de tes meilleurs amis devrait soulager un peu ton malaise, non ? » Le sourire de Tsunade reparut une fois encore, tandis que Naruto feignit de se plaindre : « Ça va être dangereux et le village doit pas perdre un autre jounin en chef. C’est vraiment une bonne idée ?
- ‘Discute pas mes ordres ! Même s’il le veux pas, il va y aller… mais je suis certaine que j’aurai pas à le forcer… » Après avoir remercié son Hokage, l’Uzumaki s’éclipsa par sa vitesse légendaire. « Attends tu as oublié… il est déjà parti... Y a plus qu’à attendre qu’il revienne… »
En sortant, Naruto fut étonné de la noirceur du ciel et de l’ambiance funeste. C’est en entendant l’écho d’ondes de choc qu’il comprit la situation : Lee avait ouvert des portes, et Neji l’utilisait. « Mauvais… Même si ça risque de gêner Lee, je sais pas combien de temps je pourrais supporter ça…Il faut que j’aille l’aider » Résolument décidé à donner un coup de main à la bête verte, il s’apprêta à partir quand : « Eh ! Où tu vas comme ça ?!
- Je vais aider Lee, Kiba. Ils vont finir par s’entretuer.
- Meuh non, railla l’Inuzuka ! Tu sous-estimes Lee ! Il t’assommerait un éléphant avec un doigt ! » Ils furent pris d’un fou rire contrastant totalement avec le décor inquiétant. « Ha, fit Kiba la larme à l’œil, c’est vrai que si Neji l’utilise, Lee va devoir ouvrir quelques portes en plus...
- C’est pourquoi je voulais y aller.
- Bon, on va jeter un coup d’œil ? » Il n’eut pas besoin d’attendre la réponse de Naruto. Ils se déplacèrent très rapidement au champ de bataille. Oui, un champ de bataille, c’était le mot le plus approprié pour l’ex-terrain d’entraînement : les cratères se comptaient par dizaines, la terrible violence des coups assourdissaient quiconque était positionné à moins de deux cents mètre du combat, et des gouttes de sang, voir des jets de sang, tâchant le sol semblaient parfois naître du néant, du moins du poing de vue de l’équipe de Konohamaru. Arrivés à destination, les deux jounins en chef se placèrent à l’écart, aux cotés des autres déjà présents. Toute l’équipe fut surprise de les voir apparaître ainsi. « Alors, questionna Kiba ? Quelle est la situation ?
- C’est un combat de titan, dit Konohamaru… je crains pour leur santé. » Les deux jounins en chef observèrent la bataille un moment. « Eh bien, commença Kiba, je peux te rassurer, c’est bientôt fini.
- Comment tu sais ?! » L’Inuzuka, très légèrement vexé, lui tourna le dos au profit du duel, puis lui donna la réponse à sa question : « Je suis un jounin en chef moi aussi… »
La prédiction de l’Inuzuka ne tarda pas à se réaliser : on ressentit bientôt un énorme choc, et l’équipe purent enfin voir les deux combattants, Neji évanoui dans les bras de son meilleur ami. Lee reprit son apparence habituelle, et les nuages se dissipèrent. Il laissa tomber un genou à terre, essoufflé, et sourit à la vue de ses amis : « Bordel Lee ! T’as vu l’état du terrain ! Comment tu veux que les genins s’entraînent maintenant ?! » La remarque fit grimacer Lee, toujours dans la même position. « Je m’attendais à quelques félicitation, répliqua-t-il… On aurait dit que c’était comme si c’était fait pour vous ! Même avec ses pouvoirs aveuglés par le chagrin, et le malaise qu’il a éprouvé en me frappant, Neji reste un jounin en chef ! C’était dur bordel !
- Pff ! Je te l’éclate en moins de deux, le Hyuuga, railla Kiba. C’est pas un gars habillé comme un ange qui va me faire peur !
- T’arrives même pas à battre un de mes kage bunshin, pouffa Naruto ! Alors contre un ange… » Ils se disputèrent quelques minutes, et Naruto redevint un peu sérieux : « Si on t’as pas fait de félicitation, c’est qu’on savait que tu réussirais, quel qu’en soit le prix. » Ces mots, accompagnés des faces joyeuses de l’Uzumaki et de l’Inuzuka, réchauffèrent le cœur de la bête verte. « Merci les gars. » Après un moment de calme, Konohamaru proposa d’amener Neji aux soins de Tsunade. C’est Lee qui s’en occupa, et l’équipe mixte partit accomplir sa mission laissée en suspens, ce qui fit que les deux autres jounins en chef se retrouvèrent seuls. « Bon, fit Kiba, maintenant que le Hyuuga est sous contrôle et que tout le monde est parti, qu’est-ce qu’on fait ?
- On vient de m’informer d’une mission, et… tu m’accompagnes !
***
Peu de temps après, on toqua au bureau de l’Hokage et Lee apparut dans la pièce, portant Neji. « Bon, fit Tsunade… et si on soignait ce pauvre homme ? » Elle s’exécuta, mais poussa une grimace en voyant l’état de l’estomac de Neji, et les membres tailladés de Lee. « Vous y êtes allés à fond… Un peu plus et il n’aurait plus d’estomac du tout !
- Je suis désolé…
- Ce n’est rien : tu as fait ce qu’il fallait, si les mots n’ont pas suffit. » Elle s’occupa des blessures de Lee. « Même avec mes soins, Il ne pourra pas combattre qu’à partir d’après-demain … Oh, mais ne t’inquiète pas il aura largement assez de temps pour se défouler après… Il va rester en garde à vue jusqu’à demain matin, et s’il regagne son état normal d’ici là, je l’enverrai faire un cours spécial à l’académie, les genins s’en réjouiront. » Sa bouche dessina la courbe de la bonne humeur. « Prions pour qu’il regagne son état normal… »
***
Aux portes du village, Naruto expliquait la situation à Kiba : « On va infiltrer une base ennemie de haute sécurité et prendre un objet précieux.
- Cool ! Et c’est quoi cet objet ?
- C’est ce qui va me permettre de battre Sasuke…
-… Ok ! Mais c’est où ton endroit super bien gardé ? T’as une carte ?
-…
- Alors ?
- Je me disais bien que j’avais oublié quelque chose…
- IDIOT !
Chapitre 11 : flash-back
Au milieu d'une forêt obscure du pays du feu, Naruto et Kiba (sur Akamaru bien sûr) progressaient de branche en branche. Le sol était humide de la rosée du matin, et le soleil ne s'était pas encore montré. Il y avait de cela un jour que les deux compagnons avaient quitté leur village, sous l'ordre de l'Hokage. Ils étaient silencieux, professionnels, leurs membres
légèrement engourdis sous l'effet du réveil matinal. Kiba bailla et entama leur première réelle discussion depuis la nuit dernière : « Ça va ? Pas trop fatigué ?
- Dur le matin, répondit-il en baillant. J'aurais bien dormi quelques heures de plus...
- Flemmard ! T'as dormi des heures et des heures à l'hôpital et t'oses dire que t'es fatigué ! Moi j'ai dû aider les autres à réparer les murs et tout le reste, et j'ai aussi dû... » Sa voix baissa d'un ton. « ...nettoyer le champ de bataille. » Leurs pensées se tournèrent vers leur amie défunte, mais ils n'en parlèrent pas. Naruto commença à son tour une nouvelle discussion : « Je suis pas venu à la bataille... t'es pas trop déçu ?
- J'aurai bien aimé t'avoir pour protéger mes arrières (Akamaru grogna de jalousie), mais je suppose que t'avais une bonne raison pour ne pas venir, n'est-ce pas ?
- Une raison oui, mais quant à savoir si elle est bonne... » Silence. Naruto paraissait anxieux. « Kiba, tu penses qu'on mérite notre succès ? J'ai pas l'impression d'avoir changé...
- Tous les jounins en chefs sont des successeurs potentiels de l'Hokage, et ils le méritent : Kakashi-sensei et Gai-sensei, après la mort d'Asuma-sensei, ont doublé voir triplé leurs efforts dans leur chagrin. Chôji, lui qui s'entraînait que moyennement, a fait de même pour être digne de son sensei. Shikamaru et Ino ont suivi son exemple. Quant au reste des jounins en chef, et je suis de ceux-là, ils ne voulaient pas perdre leur maître comme l'équipe dix, alors ils se sont entraînés intensément et ont fini par dépasser leurs senseis. Mais toi et Sakura, vous vous êtes entraînés pour d'autres raisons, n'est-ce pas ? » Kiba sourit assez largement pour laisser paraître ses canines acérées. L'incertitude s'empara de Naruto : « Pour Sakura, je suppose que c'est en partie pour Sasuke, mais c'est aussi pour une autre cause que je ne connais pas.
- Moi, je la connais la cause... » Kiba soupira bruyamment sous l'oeil surpris de son ami.
« Mais la raison, dit-il, tu la connaîtras bien assez tôt, crois-moi.
- Ca te ferait mal au cul de me le dire ?
- Y'a des choses qu'il faut découvrir par soi-même... N'empêche que je trouve que celui qui mérite le plus son succès, c'est toi : tu as réussi à changer l'attitude des gens envers toi, et tu es certainement devenu le meilleur ninja du village. Mais t'as pas l'air de partager mon point de vue... » Malgré le sourire de Kiba, Naruto baissa la tête et son visage parut se ternir. Ses prochains mots furent aussi sinistres que son aspect : « Je suis un assassin et un incapable : je peux pas ramener un ami, et j'en ai tué un autre...
- C’était pas ta faute, s'écria Kiba !
- NON ! » Sa tristesse avait fait place à la colère. « Tu sais Kiba, fit Naruto, le visage crispé, le rapport de cette mission a été falsifié par Sakura, parce qu'elle voulait pas que ma réputation soit plus mauvaise qu'elle ne l'était déjà. Tu connais seulement la version officielle de l'histoire. » Kiba demeura silencieux, mais s'il n'avait pas eu un sens de l'ouïe surdéveloppé, il se serait volontiers rapproché pour mieux écouter. « Tu es sûr de ce que
tu dis ?
- JE SAIS FAIRE LA DINSTINCTION ENTRE LA REALITÉ ET LE MENSONGE NOM DE DIEU ! J'ETAIS AU CENTRE DE L'ACTION ET JE ME RAPPELLE PARFAITEMENT QUE JE L'AI TUÉ ! » Il avait crié sans le vouloir, cependant crier était la seule chose qui pouvait dissiper sa colère à ce moment. Kiba, lui, sembla demeurer
indifférent, mais quand des larmes commencèrent à humidifier le visage de son ami, il
prit une expression compatissante. « Raconte-moi.
- C'était il y a deux ans si tu te rappelles. Sakura, Sai et moi on devait accomplir une mission de rang A au pays des vagues qui consistait à se débarrasser d'un chef mafieux. Mais ce salaud avait été prévenu, je sais pas comment, qu'on était des ninjas qui devait lui faire la peau, et il s'est arrangé pour trafiquer nos boissons. A cause de ce connard, on était tellement
crevé que même les pilules de soldat pouvaient pas nous rendre notre énergie, et on a pas pu établir de tour de garde durant la nuit. Sakura a été enlevée au Q.G du mafieux et quand on est arrivé Sai et moi pour aller la récupérer, c'est là que les emmerdes ont commencé...
***
Deux ans auparavant, dans une forêt du pays des vagues. Naruto et Sai inspectaient le sol, comme s’il renfermait un vieux secret. « Naruto... J'ai trouvé. » Naruto se dirigea vers son ami pour apercevoir un escalier sombre qui semblait mener au centre de la terre, jusqu'en enfer. « Joli Sai ! Maintenant, on va récupérer Sakura et quand on sera sortis, on aura tellement bousillé la tête du mafieux qu'il pourra plus jamais mâcher une salade ! » Bien que la petite blague détendit l'atmosphère, une peur pesante leur rongeait les entrailles : était-elle
morte ? Pourquoi une ninja de son niveau ne pouvait pas s'enfuir toute seule ?
Ils descendirent les marches sinistres pendant de pénibles minutes, et, après
avoir traversé un petit vestibule, se retrouvèrent devant une immense porte de quelques mètres de hauteur. Ils l'entrouvrirent avec peine, et découvrirent une salle aussi imposante que son entrée.
C'était un lieu énorme, d'environ deux cent cinquante mètres carrés. Des piliers gigantesques l'empêchaient de s'écrouler sous le poids du plafond se trouvant à des dizaines de mètres du sol. Mais la première chose à remarquer était l'ambiance festive engendrée par les quelques centaines de soldats mangeant et se soûlant à leur guise. Puis, Sai discerna l'objectif de leur
présence en ce lieu : « Eh, Naruto, chuchota-t-il, regarde au fond de la salle, c'est Sakura et notre cible... »
En effet, sur un trône en or était assis le terrible homme d'affaire, et sur un autre se trouvait Sakura, bâillonnée et les mains attachées par un bracelet anti-chakra. « Alors c'est pour ça qu'elle ne peut pas s'échapper : des bracelets anti-chakra...
- C'est le genre d'objet qu'on utilise seulement dans les prisons des villages cachés et des capitales des cinq pays dominants. Il est vraiment influent pour pouvoir se procurer un tel matériel !
- Aucune importance, répliqua Naruto ! De toute façon, dans pas longtemps je lui aurai arraché la langue et coupé les bras et les jambes !
- Ne te précipite pas ! Ils sont très nombreux et nous, nous sommes deux...
- Aucune importance ! » Sai s'exaspéra devant l'attitude de son compagnon.
À ce moment précis, le mafieux se leva et commença un discours en face de ses troupes : « Ecoutez-moi soldats ! Konoha a décidé que j'étais une menace, et ils m'ont envoyé des assassins ! Mais ils n'ont pas été prudents en n’inspectant pas leur boisson : ils se sont endormis et ont sûrement dû avoir un matin agité ! » Il fut pris d'un fou rire malicieux… et grotesque. Naruto soupira. « S’il parle de ces abrutis que Konohamaru aurait pu tuer avec un
orteil... et encore... » Sai lui demanda de se taire pour écouter la suite : « Mais, poursuivit le chef, j'ai trouvé que cette belle créature irait bien dans mon lit, alors je l'ai fait amener ici ! Vous ne la trouvez pas magnifique ? Imaginez la sensation lorsque vous lui caressez le bout des seins, ou lorsque vous lui touchez ses parties intimes! » Il eut un sourire pervers, tandis
que les yeux de Naruto s'orangeaient et que ses canines poussaient anormalement « Salauuud, chuchota-t-il !
-Naruto...garde ton calme... Il ne lui a certainement encore rien fait. » Le mafieux finit enfin son discours : « Vous voyez, c'est ma chose là ! Maintenant je m'en vais passer une bonne nuit et peut-être que je vous la passerai après! » La remarque fut accompagnée d'un tonnerre d'applaudissements et de cris sauvages. Cependant, Naruto n'arriva plus à se contenir et ouvrit
complètement la porte, alertant tout le monde de sa présence. « OH ! BANDE D'ENFOIRÉS ! JE VOUS PARLE ! » L'espoir submergea Sakura qui prononça son nom à voix basse. Ensuite des dizaines d'homme foncèrent dans sa direction, mais ils furent tous éjectés, et les plus malchanceux s'écrasèrent sur les colonnes qui cassèrent sous le choc. « ÉCOUTEZ-MOI LES MERDEUX ! JE VAIS TOUS VOUS BUTEZ ! MAIS TOI LÁ-BAS TU PRIERAS POUR QUE JE T’ACHÈVE ! JE VAIS TE PENDRE AVEC TES PROPRES ENTRAILLES ! » La terre tremblait légèrement sous l'aura rouge protectrice du jounin. Le mafieux ne se laissa pas
impressionner : « Tuez-moi ce vaurien, moi j'ai déjà prévu ce que je vais faire ce soir! » Il lécha la joue de Sakura qui grogna de dégoût. La colère du ninja s'attisa jusqu'à son paroxysme, et six queues lui poussèrent très rapidement. Il se métamorphosa : sa taille s'agrandit, des oreilles de renard remplacèrent les originales, des griffes poussèrent le long de ses doigts, ses habits se déchirèrent, sa mâchoire s'allongea. Le tout forma un démon
renard miniature de la hauteur de la porte qu'il venait de franchir...
Sai grimaça (chose rare chez lui, notons-le) : « On dirait que les choses se compliquent... » Il y eut un grand cri animal, et Naruto chargea vers la foule hostile. Les membres volèrent, les têtes tombèrent, les corps s'écroulèrent, et le sang décora macabrement les parois de la salle. Le mafieux paniqua, et tenta de s'enfuir avec Sakura. Or, il n'échappa pas à la furie
destructrice de Naruto qui se plaça à une vitesse vertigineuse en face de son ennemi. Le chef bégaya : « O-o-oh ! C-c-c calme-t-t-toi ! T-t-t-tiens j-je t-te l-la rends ! M-m-mainte-maintenant l-laisse-m-moi ! » Il déverrouilla les bracelets de Sakura, et recula tranquillement,
fixant du regard ce qui semblait être la réincarnation du dieu de la folie furieuse. Mais la bête ne l'entendait pas ainsi : elle démembra le mafieux et l'empala pas une de ses griffes, puis, après avoir joué avec sa victime, le démon la décapita. Sakura demeura médusée par la scène. C'est à ce moment que Sai apparut devant le renard. « Reprends tes esprits Naruto ! Tu n'es plus toi-même. Tu vas finir par tuer Sakura ! » Le concerné grogna et frappa Sai, qu'il éjecta jusqu'au pilier le plus proche avec une force herculéenne. Il ne restait plus que la belle et la bête. Sakura sanglota : « Naruto, arrête ! S'il te plaît ! » Naruto fut expulsé par une force inconnue, et il tomba inconscient, reprenant son apparence habituelle.
***
Retour au temps présent. Naruto finissait son récit en pleurant : « Je l'ai tué, Kiba. J'ai tué Sai ! Et si j'étais pas tombé inconscient pour je ne sais quelle raison, j'aurais tué Sakura ! » Il n'arrivait pas à retenir ses chaudes larmes de couler. Il avait tué Sai. Jamais plus il ne pourrait voir son sourire indifférent, tout ça à cause de lui. Il s'attendait à recevoir un puissant poing de Kiba, combiné avec un coup de griffe d'Akamaru, mais la seule chose qu'il reçut fut l'étreinte de son ami. Kiba lui parla doucement : « Tu es victime d'une malédiction, une malédiction qui a sauvé le village. Arrête de t'accuser de tous les crimes du renard, tu n'y es pour rien. Tu te rappelles ce que Sousuke disait ? « Ne vis pas dans le passé, mais dans le futur. Si tu ne peux pas supporter tes actes antérieurs, protège tes proches en guise de purgatoire. C'est ceux qui s'inquiètent plus pour les autres que pour eux-mêmes qui sont les plus vertueux des hommes. » Tu dis que tu as failli tuer Sakura ? Tu voulais la sauver, et tu l'as fait, c'est tout. C'est pas la peine de penser à ce qui aurait pu arriver. » Les paroles de Kiba apaisèrent le coeur de Naruto. Ses larmes cessèrent de mouiller ses joues, et il regarda son ami : « Kiba,
merci. Je mérite pas d'avoir un ami pareil. » Kiba sourit, et mit un terme leur étreinte. « T'as raison ! Et... » Il y eut un silence, pendant lequel Kiba regarda autour de lui « Dis à personne ce que j'ai fait ! Ca ruinerait ma réputation de badboy ! » Naruto sourit à son tour : « C'est
promis. »
Chapitre 12 : le retour de l’Akatsuki
« Oh Naruto ! Tu connaîtrais pas un village près de notre objectif par hasard ? »
Naruto et Kiba se trouvaient toujours dans la forêt, et le soleil s’était couché deux fois depuis que Naruto avait révélé la triste vérité concernant son ami. « Je sais pas, pourquoi ?
- Parce que j’aimerais faire du shopping ! » Naruto faillit manquer son appui sur la branche d’arbre suivante devant les paroles insouciantes de Kiba. « Je crois pas que ce soit vraiment le moment, on est en mission tu sais !
- Alleeeeez ! Relax, bordel de queue !*
- On-est-en-mission !
- Et alors ! Combien de fois on a fait des escales pour se marrer durant des missions toi et moi ! » Naruto fronça un sourcil. « Ça nous a jamais vraiment réussi…
- Peuh ! Si tu parles de la fois où l’assassin débutant a essayé d’empoisonner nos ramens…
- JE ne parles pas seulement de ça Kiba, coupa Naruto en essayant d’éviter de se remémorer l’incident presque fatal ! Á chaque fois qu’on a fait les cons, on a eu des problèmes !
- Bordel reviens sur terre ! Nous sommes deux ninjas turbulents qui ont pas mûris comme les autres et qui apportent TOUJOURS des problèmes quoi qu’ils fassent ! » Naruto fronça son deuxième sourcil, ce qui fit ressortir une expression douteuse. Kiba sourit de toutes ses dents, laissant paraître ses deux féroces canines légèrement plus grandes que la normale. « Je sais que t’en as envie ; tu sais comme avant, un beau village, un bel endroit, une belle touriste, un bon hôtel, une bonne nuit…
- Je t’emmerde Kiba avec tes pensées perverses !
- C’est certainement pas moi le plus pervers de nous deux… Hein, élève de Jiraiya ? » Il sourit de plus belle, alors que son ami s’empourprait. « Inutile de me rappeler ces souvenirs gênants ! Pourquoi tu veux acheter des habits ?
- Pour remplacer cette horrible veste de fourrure grise tachée, lacérée et trouée que j’ai du ressortir parce qu’un SALAUD D’ENFOIRÉ M’A BRULE L’AUTRE AVEC UN PUTAIN DE KATON PENDANT QUE J’ETAIS EN MISSION Y A QUELQUES MOIS !
- Mais quel gosse…Bon ok mais on reste pas plus d’une jour alors ! On doit revenir avant l’enterrement de… » Leurs visages prirent une expression grave, et ils ne parlèrent plus jusqu’à qu’ils arrivèrent à destination.
***
Trois heures plus tard, au village de Kuuru, Naruto et Kiba marchaient tranquillement dans la rue. « Bon, dit Naruto, t’as une idée précise de ce que tu veux ?
- Bah la seule chose que je sais c’est que je veux un truc classe ! » Naruto soupira, mais Kiba ignora son attitude et ils se déplacèrent dans ce qui paraissait être la plus grande boutique du village. « Bon, fit Kiba, je pars à la recherche du truc le plus classe ! Va où tu veux, mais on se rejoint dans le bistrot du dragon vert. » Il montra le bâtiment en face de leur position. « A plus tard ! » Kiba entra dans le magasin (non sans causer du grabuge ; en effet il eut de la peine à accepter que les chiens, quelle que soit leurs tailles, ne puissent pas entrer dans cet établissement), et son ami quant à lui se dirigea directement au dragon vert.
Après avoir payé une belle choppe de bière, il s’installa sur la seule table libre, et il surprit une conversation inquiétante : « T’as vu les soldats, s’exclama un jeune homme brun ?
- Evidemment que je les ai vus, Masaki, répondit son compagnon ! Ils étaient à peu près trois cents, tous des guerriers d’élite à ce qu’il paraît !
- Et le chef il me fait froid dans le dos… Jamais vu des yeux pareils !
- Ouais je les ais vus aussi, ces yeux rouge sang… » Ils s’arrêtèrent, et observèrent les alentours, comme si on les surveillait, puis ils reprirent la discussion qui vira vite en un sujet plus joyeux.
Naruto, lui, sirota anxieusement sa boisson. « Pas bon tout ça, commença-t-il. Des yeux rouges il y en a pas cent milles… et ces guerriers j’espère qu’ils sont pas venus pour nous… » Il finit sa bière et décida d’aller chercher Kiba. A ce moment, un individu apparut soudainement derrière lui. Naruto réagit au quart de tour ; il sortit son kunai et se mit en position défensive… pour constater que l’homme mystérieux n’était autre que son ami, avec un Akamaru joyeux à ses côtés. « Eh bé ! T’en fais une tête ! C’est la bière qui te fait cet effet ?
- Putain Kiba ! Une seconde de plus et je t’aurais plaqué au sol… et bonjour la discrétion…
- Relax! Arrête de voir le mal partout ! » Naruto allait protester quand il remarqua la tenue différente de l’Inuzuka ainsi que son sac de commission. « C’est… classe ! » En effet, Kiba était vêtu d’un long manteau noir de cuir, ouvert en son milieu, s’étendant presque jusqu’à ses chevilles. « Evidemment que c’est classe ! En fait pour dire la vérité, j’ai le même pour toi. » Il sortit de son sac le même habit qu’il portait à cet instant. Naruto le remercia, et enfila le nouveau vêtement. « C’est une très belle veste, mais on a l’air con de porter la même chose…
- Meuh non, on a qu’à dire que c’est notre uniforme de travail ! » Kiba cligna son œil droit, et ils sortirent du bar.
Le lendemain, après avoir visité les lieux, dragué quelques jolies filles (même si Kiba fut le seul à profiter de son statut de célibataire), et récolté quelques informations sur le fort et le mystérieux commandant aux yeux menaçants, Naruto et Kiba quittèrent la ville et continuèrent leur route vers leur objectif. Durant les premières heures, ils ne discernèrent rien d’anormal, puis Kiba sentit une odeur inquiétante : « Naruto, on a un problème…
- Comment ?
- Ta bande de guerrier, je crois qu’ils arrivent… » Les yeux de Naruto s’agrandirent soudainement. « C’est… une blague ?
- Désolé, mais ils devraient être là dans environ cinq minutes !
- T’aurais pu me le dire avant…
- Désolé, MONsieur, répliqua Kiba, mais je les ai senti il y a une minute à peine ! Ils cachaient leur odeur… sois heureux d’avoir été prévenu quand même, parce que si j’avais pas été là, tu aurais pas été préparé !
- Bref, coupa Naruto! Qu’est-ce qu’on fait ?
- On devrait… » Il ne finit pas sa phrase car les deux compagnons sautèrent en avant afin d’éviter une attaque souterraine ! Suivit ensuite une série de mouvements fluides ayant pour but d’esquiver les innombrables projectiles lancés dans leur direction. Ils réussirent cependant à se rejoindre en se mettant dos à dos alors que l’attaque semblait avoir cessé. « Nom de dieu Kiba ! Ca veut dire quoi ça ?!
- Fais pas chier sale blond ! On dirait qu’ils ont pas d’odeur ! » Une voix froide comme une nuit d’hiver arrêta la discussion des deux amis : « C’est exact Kiba Inuzuka ! Il me semble que tu as quelque peu grandit depuis notre précédente rencontre. » Ces yeux rouges, ce regard, cette assurance, il n’y avait aucun doute sur l’identité de l’individu : devant Naruto et Kiba se tenait Itachi, l’un des seuls Uchiha encore en vie. « Jackpot, blagua l’Inuzuka ! J’ai trouvé pourquoi j’ai pas pu sentir les lanceurs de shurikens !
- Genjutsu ?
- J’en ai bien peur… » Les deux équipiers commencèrent à bouger nerveusement. « Mais Kiba, fit Naruto inquiet, les troupes que tu as senties…
- Celles-là sont vraies, malheureusement pour vous, révéla Itachi.
- Donc même si on arrive à échapper à ce putain de genjutsu, on aura les troupes au cul…on est pas dans la merde... » Naruto émit un sourire crispé. « Kiba, fit-il, je vais te sortir de là. » Kiba rit suite à cette déclaration. « Pense d’abord à ta sécurité idiot !
- Ta gueule ! Il y a un de nous deux qui va devoir affronter Itachi et tout le bordel. Et ce sera moi. Je vais nous sortir de l’illusion et toi tu te casses à Konoha. » Son compagnon fut cette fois sérieusement troublé. « C’est hors de question ! Tu vas te faire laminer si je suis pas là ! Tu veux affronter Itachi, et les trois cents guerriers d’élite ?! Arrête tes conneries et…
- NON ! Tu vas vite te casser, et comme je pense que l’autre enfoiré va m’enfermer quelque part parce qu’il a besoin de moi vivant jusqu’à la statue des réceptacles et qu’il va vouloir que je me réveille pas trop tôt, tu vas pouvoir venir me chercher avec des renforts si ça t’empêche de dormir ! » Naruto esquissa un sourire, sous l’œil très étonné de Kiba. Néanmoins, il finit pas imiter l’expression du blond. « Très bien, mais sois sûr que je vais venir te chercher !
- C’est ça, c’est ça… Bon, on y va ?
- Quand tu veux ! » Itachi se prépara à une attaque hasardeuse, mais ce fut une immense quantité de chakra qu’il encaissa : Naruto avait croisé les bras sur sa poitrine, puis du chakra orange avait explosé à ses alentours. L’illusion fut troublée, et il se forma comme une faille lumineuse. Les deux ninjas foncèrent dedans, et ils respirèrent à nouveau l’air libre. Comme convenu, Kiba, après un hâtif « je reviendrai », chevaucha Akamaru, et ensemble ils se déplacèrent à une vitesse phénoménale. Itachi para un coup de pied de Naruto pendant qu’il essayait vainement d’empêcher Kiba de partir. Mais son visage demeura indifférant. « Bon, dit-il, on va voir combien de temps tu vas tenir… » Ils se mirent en position de combat, et Naruto parla à voix basse : « Désolé Kiba, mais je crois que la veste que tu m’as offerte va s’abîmer un peu … »
Note de Dhaos : je tiens à préciser que cette connaissance en question n’est pas moi !
Bonsoir ^^ Voici un chapitre assez choquant, réservé aux plus de... je sais pas ça dépend de vous ^^ Limité aux âmes sensibles ^^ On voit une légère différence par rapport au chapitre d'origine
Chapitre 13 : La séance de torture
« Qu…oi ? Où… je suis ? Je me sens… mal… j’arrive pas à …bouger mes bras et… mes jambes… aie… Pourquoi ça fait… si mal ? Mes poignets… mes chevilles… pourquoi j’y ai si… mal ? »
Il sentit l’odeur du sang, la froideur dans son dos, la douleur dans ses chevilles et ses poignets, sa difficulté à respirer ; il comprit qu’il était crucifié. Pourquoi ? « Je me… rappelle : la forêt… Kiba… Itachi… les trois cents guerriers… Kiba a réussi à s’enfuir… moi j’ai combattu cinq minutes contre Itachi… quand les soldats d’élite sont arrivés… il s’est mis en retrait… j’ai affronté les soldats… pendant une heure… j’ai fait versé leur sang… après, Itachi a pensé que… j’étais assez fatigué pour lui… mais pas assez pour les autres… alors il m’a planté des kunais… un peu partout… mais aucun des points d’impact… étaient mortels… et je me retrouve… là…»
« Vite vite vite ! On se bouge ! »
Il était quatorze heures ; en chevauchant Akamaru, Kiba fonçait à Konoha. Cela faisait vingt neuf heures qu’ils se déplaçaient à une vitesse surhumaine. « On y est Akamaru ! Regarde ! » En effet, le village apparut au milieu des feuilles.
Ils traversèrent les portes comme une tornade ravageuse et, après avoir laissé Akamaru à l’entrée du quartier général, Kiba courut jusqu’à la porte du bureau de Tsunade. Il ne prit pas la peine de toquer et l’ouvrit spontanément, ce qui perturba la réunion à l’allure très importante, où se trouvaient tous les jounins en chef (mis à part Naruto bien entendu), l’Hokage, et le sannin Jiraya. On pouvait aussi constater que le grand homme imposant, au visage sérieux et au regard perçant n’était autre que le daimyo du pays du feu.
Le ninja Inuzuka ne fut nullement perturbé par l’assemblée. « Inuzuka Kiba, que fais-tu ici, demanda l’Hokage ?
- Naruto et moi avons été attaqués. Il m’a créé une ouverture et j’ai pu venir jusqu’ici, mais lui… » Tsunade sentit la bile lui monter dans la gorge. « Est-il… mort ?
- Je ne pense pas. » Elle soupira de soulagement. « Sais-tu où il est ?
- Il a certainement été emmené par Itachi. Je pense que je peux le retrouver par son odeur.
- Parfait. » Tsunade appela Hinata. Tous la regardèrent sérieusement. « Oui, répondit-elle ?
- Partez et ramenez Naruto avec Kiba.
- Très bien. » Ils s’apprêtèrent à sortir quand Sakura l’interpella : « Hinata, Kiba… ramenez-le. » L’ambiance était pesante ; on ne s’était toujours pas remis de la mort de Tenten, et si Naruto mourrait, il y aurait une catastrophique baisse de moral. Cependant, Kiba sourit de toutes ses dents, ce qui les laissa tous étonnés, étant donné la situation. « C’est évident ! C’est un peu à cause de moi qu’il se retrouve là-bas, donc même si je dois y perdre mes deux bras et jambes, je le ramènerai ici. » Sakura émit un faible sourire, et ils s’en allèrent rapidement.
Ils se déplacèrent jusqu’aux portes. Mais, alors que le groupe s’apprêtait à partir, ils reçurent la visite de personnages inattendus : les élèves de Naruto, Aki, Tokichiro et Arimi, tous couverts par le cadeau de leur sensei, barraient la route aux jounins. « On a entendu dire que sensei était le prisonnier de l’ennemi, alors on s’est mit en tête d’aller le chercher. » Les trois jounins les regardèrent sérieusement. « C’est hors de question, dit Kiba ! Si Naruto, lui-même, avait pas le niveau contre eux, comment, vous, qui n’êtes que des débutants, pourriez nous aider ?
- On est pas n’importe quel débutant : notre maître c’était Naruto Uzumaki, la relève de l’éclair jaune. Il nous a appris des choses cruciales, même en si peu de temps, et il nous avait ordonné d’utiliser les techniques qu’il nous avait apprises qu’à une seule condition : protéger une personne qui nous est chère. C’est donc le moment idéal. » Kiba soupira. « Si vous êtes les élèves de Naruto, je suppose que ça servirait à rien d’essayer de vous convaincre… Et bien, montez sur Akamaru, sinon vous allez nous ralentir. »
Les genins s’installèrent sur l’animal, et la mission commença.
***
Accroché au mur froid, Naruto attendait. Mais attendait quoi ? Des sauveurs ? Mais c’était évident que personne ne viendrait. Après tout, si lui-même ne savait pas où il se trouvait, comment les autres le sauraient… Mais il restait un faible espoir : il avait foi en Kiba, et il avait maintes fois fait la promesse de ne jamais abandonner, de toujours essayer, de toujours résister, tenir, vivre, et espérer.
Au froid macabre de la pièce vint s’ajouter le glacial Itachi, qui s’approcha tranquillement de Naruto. « Bonjour Naruto. Bien dormi ? La température est agréable ? Elle est ici de cinq degrés ; assez petite pour te faire frissonner, mais trop grande pour te faire oublier la douleur. » Le blond regarda la tête indifférente d’un air méprisant. « Va te faire foutre… Itachi, fit-il difficilement.
- Ce n’est pas la réponse idéale quand on se trouve dans une position comme la tienne.
- Quelle… position ? Je suis accroché au mur… et alors ? Tu crois que c’est… quatre pauvres pieux… plantés dans mes poignets… et mes chevilles qui vont me rendre… poli envers toi ? » Naruto sourit ; il voulait le provoquer, mais c’était chose perdue d’avance. « Puisque tu le prends comme ça… » Il ferma ses paupières, et les rouvrit soudainement. « Mangekyou sharingan… »
La pièce s’évapora, et Naruto se retrouva crucifié sur une croix de bois, dans un décor sanguinaire. Itachi sembla s’assombrir, et ses trois pupilles noires s’assemblèrent pour donner la forme d’un shuriken. « Tu sais, dit Itachi, tu as tué beaucoup de mes hommes. » Il lui cassa un doigt, puis un autre, jusqu’à tous les retourner, sous les gémissements du blond. « Le chef de l’escouade m’a rendu son rapport. » Il prit une masse qu’il fit apparaître du néant et l’abattit sur le tibia gauche de Naruto, puis sur celui de droite. Le crucifié hurla à s’en déchirer la gorge « Tu as tué plus du trois quart de mes soldats. J’en avais trois cents. Il ne m’en reste plus que cinquante. » Il s’empara d’un kunai et découpa les lambeaux d’habits qui recouvraient le haut de Naruto. « Je suis venu pour te punir… et aussi parce qu’on s’ennuie dans cet endroit… Bien ! Commençons ! » Il dirigea lentement son outil vers sa proie, le fit doucement glisser sur sa chair, puis trancha d’un coup sec. Il y eut un affreux cri. Itachi s’enquêta ensuite de taillader et dépecer le torse du réceptacle du démon, violemment et précisément, tandis que sa victime criait à s’en casser la voix. Il continua l’opération pendant quelques minutes, et s’occupa ensuite de lui planter plusieurs kunais le long de ses bras.
Ce fut bientôt tout son corps qui fut défiguré de part et d’autre par le bourreau Uchiha ; à chaque fois un torrent de sang coulait, et Naruto n’en pouvait plus, il n’avait plus la force de crier, il ne pouvait que souffrir en silence, que supporter l’horreur en observant son sang s’évader de son corps pour former une grosse flaque au pied de la croix ; il voulait mourir, se laisser aller.
À ce moment, quand toute parcelle d’espoir avait quitté son esprit, Itachi stoppa son action. Naruto profita au maximum de ce moment de répit et rassembla toutes ses forces pour parler au membre de l’Akatsuki : « Alors… Itachi… pourquoi… tu t’arrêtes… tu es… fatigué… enfoiré ? ». Le déserteur ne répondit pas tout de suite, il promena son regard sur le monde qu’il avait créé. Il se tourna enfin vers le tailladé. « C’est pour mieux te faire apprécier le spectacle. »
En effet, dans le ciel se forma une image abominable qui se transforma rapidement en vision. Hinata combattait rudement contre l’ennemi, seule, et elle tomba à terre, épuisée. Les hommes hostiles ne perdirent pas un instant, et la mirent à nue. Ils exécutèrent tous leurs phantasmes les plus profonds, par groupe de trois, en la pénétrant, en la forçant à écarter les jambes et ouvrir la bouche, alors qu’elle pleurait à s’en déshydrater. Elle pleurait, et les hommes riaient, profitaient de ce corps doux et magnifique. Elle cria : « Naruto ! » et Naruto pleura lui aussi, il cria lui aussi, il pria pour qu’Itachi arrête cette vision atroce. Cependant, lui avait toujours ce regard indifférent, qui regardait la scène comme le ferait un spectateur devant son film préféré.
Cela dura des heures, et le martyr fut incapable, physiquement, de détourner la tête, car Itachi lui faisait endurer les pires tortures à chaque tentative d’évasion.
Puis, à côté de l’illusion se forma une autre image ; Hinata l’insultait en larmoyant : « Pourquoi tu n’as rien fait ! J’ai tellement souffert ! Tu es horrible ! ». Le cœur du blond se serra, et son estomac se crispa. Il avait envie de vomir. Puis Asuma apparut. « Sale gosse ! Je suis mort à cause de toi : c’est toi que l’Akatsuki recherchait ! Va crever ! ». Chiyo intervint elle aussi : « Démon ! Tu as laissé mourir Gaara, et c’est pour ça que je suis morte ! Va en enfer ! » Sai fit son entrée : « Tu es un démon sanguinaire ! Tu m’as tué de tes propres mains alors que je te considérais comme un des mes seuls amis ! Sale traître !» Naruto vomit une première fois. Puis son ancienne équipe s’imposa : « Un capitaine ? Un ami ? Tu as rien fait pour pouvoir prétendre à un seul de ces titres ! Tu nous as abandonné à l’ennemi ! » Les larmes du martyr nettoyèrent le sang sur ses joues. Il y eut enfin le coup final, le plus dur : le quatrième vint. « Mon fils ? Non… Tu es celui qui détruit le village que j’ai protégé ! Tu es l’assassin de ta mère depuis ta naissance, et le meurtrier des tes amis les plus proches ! Tu es ignoble… » Naruto ne supporta pas ces terribles paroles : il vomit encore ; le liquide verdâtre mélangé à son sang s’étala sur sa poitrine pour rejoindre tranquillement la gouille qui s’était presque transformée en rivière.
« Bon, ça ne m’amuse plus ; j’arrête » déclara Itachi. Le décor dégoûtant s’effaça et la cellule froide réapparut.
***
L’équipe de sauvetage continuait son chemin à une vitesse prodigieuse parmi les arbres. Cela faisait plus d’un jour qu’ils avaient quitté le village. Ils firent leur première escale, pendant laquelle Kiba essaya de repérer la piste jusqu’au repère d’Itachi. Hinata s’approcha de lui : « Alors ? Tu sens son odeur ?
- C’est difficile, Itachi a bien caché tout ça… mais je sens quelque chose d’approximatif. Il est au nord, pas loin d’ici. » Juste après avoir prononcé ces quelques mots, le jounin en chef comprit l’importance de sa découverte : « Nom de dieu Hinata ! J’ai compris où il se trouve !
- Comment ?
- Le nord, le nord ! » Kiba sortit une carte de sa veste et la déplia devant lui. « Le fort où se trouve l’arme du quatrième est aussi au nord ! La coïncidence est trop grande : Naruto est là-bas ! » Hinata n’avait absolument rien saisi, car le but de la mission de Naruto n’avait pas été révélé aux autres jounins en chef. Kiba expliqua donc la situation à toute l’équipe, et conclut son discours : « …donc Naruto se trouve au fort qui est sur cette carte ! » Ils furent tous ravis de la trouvaille et s’apprêtèrent à partir lorsque une personne familière apparut subitement vers le groupe: « Joli ! T’as tout compris ! Mais il y a un autre problème que vous allez devoir régler : un combattant renommé vous barre la route ! » L’assassin du Mizukage, Nobuo, sourit devant le groupe. La joie des sauveteurs s’éteignit sous la mauvaise surprise. Kiba fut le premier à réagir : « Putain… On dirait que je vais devoir rester ici…
- Quoi, fit Arimi ?!
- Si vous vous bougez pas, On sais pas ce qui arrivera à Naruto. Comme l’autre con est apparu, il va falloir que quelqu’un le retienne…
- Mais ça fait deux jours que t’as pas dormi, s’inquiéta Arimi ! T’es le plus fatigué du groupe ! Tu vas perdre !
- Kiba, donne-moi la carte, ordonna Hinata. » Il s’exécuta sous l’œil abasourdi du petit fils du troisième. « Bien, tu nous rejoins plus tard, ok ?
- Bien sûr. » Malgré les protestations d'Arimi, l’équipe abandonna les lieux, laissant Akamaru, Kiba et Nobuo seuls sur le terrain. « J’ai donc enfin l’honneur de combattre le ninja sauvage de Konoha, s’excita l’assassin !
- Cet honneur va te coûter la vie, répliqua froidement le jounin en chef. Tu aurais du t’enfuir, comme la dernière fois. Approche ! »
Sur le chemin, Arimi se plaignit à Hinata : « Mais t’es malade ?! Il va crever ?!
- Calme-toi, je sais ce que je fais…
- C’est pas ce dont j’ai l’impression…
- Je dois avouer que je m’attendais pas non plus à ce que mon oncle combatte tout seul ce gars, dit Tokichiro…
- Ecoutez gamins ignorants : Kiba est très puissant. C’est un des seuls jounin en chef qui a pas perdu un seul combat depuis des années, car il est très endurant. Il peut rester éveillé et en état de combattre pendant trois jours, sans pilule de soldat. Il reviendra nous rejoindre dans pas longtemps. » Elle marqua une pause. « De plus, poursuivit-elle, Kiba semblait connaître cette personne… » Ces mots abasourdirent toute l’équipe.
Aller ^^ ! Quand j'aurai posté le chap 16, je pourrai m'attaquer au chapitre 17 inédit ^^
Plus que deux chap à poster ^^.
Chapitre 14 : Kiba en action ! La puissance du maître Inuzuka !
Un vent bruyant sur l’herbe courbée, des nuages paresseux dans le ciel bleu, et deux puissants combattants l’un en face de l’autre… sans oublier un chien blanc de la taille d’un lion…
Chacun analysait l’autre, repérait les points faibles de sa garde… et tentait de l’impressionner par un regard glacial… Puis, comme un signal de départ, le cri du chien blanc ; les deux guerriers se foncèrent dessus tels des flèches rageuses et mortelles. L’impact marqua le sol d’un cratère dont le diamètre égalait la longueur du canidé ninja, mais les deux guerriers ne se laissèrent aucun répit et enchaînèrent des coups magistraux. Kiba s’écarta bientôt pour faire différents sceaux à la vitesse de l’éclair et plaquer sa main sur le sol, ce qui le transforma en une violente avalanche de terre avançant férocement vers son ennemi. Nobuo n’eut d’autre choix que de sauter ; une erreur fatale : Akamaru, qui s’était discrètement mis de côté durant le début du combat, avait sauté en direction du ninja de Kiri et lui griffa violemment la jambe gauche. Nobuo n’arriva pas à contre-attaquer et accompagna sa chute d’une grimace douloureuse. A peine avait-il atterri que Kiba lui enfonça un poing au ventre, d’une puissance phénoménale. Le malheureux cracha du sang et fut projeté sur des dizaines de mètres. Il amortit légèrement le choc, et se releva péniblement. La partie gauche de son pantalon était trempée de sang, et ce même liquide lui coulait jusqu’au menton. Néanmoins, il se dressa de toute sa taille et sourit. « Tu es très fort ! Je suis heureux de ne pas t’avoir affronté la dernière fois, cette fois-là j’aurais certainement perdu !
- Et ça n’a pas changé avec le temps, lui répondit tranquillement le jounin en chef.
- Que tu crois ! J’avais l’intention de faire un échauffement pour débuter, mais toi tu y es allé directement comme un bourrin !
- Je t’ai dit que t’aurais du t’enfuir. Je n’épargnerai jamais l’assassin de mon équipier !
- Oh voyons ! Ce n’est pas ma faute s’il est mort, le bouseux ! Avec une combativité aussi ridicule, il y serait de toute façon passé peu après… » Il avait juste terminé de prononcer la dernière syllabe qu’il se fit à nouveau projeter par un pied rageur. « Arrête de parler, ça vaudrait mieux pour toi ! » Nobuo se leva encore. « Bon ça suffit les coups ! Je vais y aller sérieusement ! Toi tu as un chien monstrueux (Akamaru grogna très bruyamment), mais moi j’ai une épée spéciale…» Il apporta la confirmation de ses dires en dégainant une arme dont le fourreau était placé dans son dos.
La lame était longue d’environ un mètre, et criblée de trous du diamètre d’un pouce sur chacun de ses côtés. Elle semblait massive, et ne reflétait pas la lumière du soleil, comme si elle était faite de pierre.
Avec sa cape noire, son costume sombre, et sa ceinture sinistre représentant deux dragons rivaux, son allure imposait le respect. « C’est maintenant que commence le véritable combat, Kiba Inuzuka ! » Celui-ci se plaça en position défensive en voyant charger le farouche ninja. Il esquiva le premier coup d’épée, tenta une contre-attaque du pied, mais le coup fut dévié. Kiba attaqua à nouveau, mais cette fois avec l’aide de son chien. Akamaru fut repoussé par un poing de son adversaire, puis celui-ci prit son épée à deux mains et essaya de l’abattre sur le ninja sauvage, de toutes ses forces. Le maître d’Akamaru para la lame avec son kunai, mais il eut l’immense surprise de la voir s’arrêter net dans son parcours, et foncer à une vitesse surhumaine sur lui. Il esquiva cette fois, mais reçu un coup de poing, puis l’épée s’abattit sur son torse. Kiba réussit de justesse à ne pas se faire couper en deux, mais il le paya par une longue coupure assez profonde. Il s’éloigna de son ennemi, et rejoignit son chien, cependant il n’assura pas sa réception et s’écroula par terre.
***
« Bonne chance ! » La tigresse blanche se rua sur les défenseurs du camp. Aki n’avait jamais vu ça : à peine avait-elle prononcé son encouragement que déjà les têtes volaient et les tripes sortaient de leur demeure naturelle. Et tout ça sans un cri… jusqu’à cet instant…
Le cor sonna et aussitôt les défenseurs se mirent en position. Mais malgré le bruit assourdissent de la corne de guerre, rien ne pouvait couvrir les terribles hurlements des malheureux qui avaient osé se placer sur le chemin d’Hinata…
Ne tenant plus devant cette boucherie, Aki estima qu’il était temps pour son équipe d’exécuter le plan. Sous les regards approbateurs de ses compagnons, il sortit rapidement de son buisson et fonça vers la porte bien gardée qui menait au caniveau. Il acheva le premier gardien imprudent par un coude bien placé qui lui broya la trachée artère, tandis que Tokichiro s’était occupé du deuxième. Un colosse s’apprêtait à leur faire partager un sort peu enviable quand Arimi plaça ses doigts en forme rectangulaire ; le guerrier s’arrêta net dans son action. L’instant d’après, il s’écroula. S’étant débarrassé des gêneurs, l’équipe entra dans le souterrain. La puanteur était atroce, et des larmes leur montèrent aux yeux lorsqu’ils virent les cadavres de ninjas ayant été mutilés à chaque parcelle de peau… absolument partout…
Une oppressante inquiétude s’empara de leur esprit ; leur sensei était-il vivant ? Et si oui, dans quel état allaient-ils le retrouver ? Et s’ils tombaient sur le bourreau…
Hinata apportait la mort dans la foule de combattants dans un bain de sang. Ils n’avaient pas le droit de vivre ! Ils avaient capturé son amour, et ils ne pourraient jamais se repentir de leur erreur…
Les condamnés s’écartèrent doucement de la furie. Il y eut une percée dans la troupe, et un homme glacial aux yeux de sang s’avança tranquillement vers Hinata. « Que nous vaut l’honneur de cette visite téméraire, Hyuuga Hinata ?
- Je n’aimais pas ce camp, répondit-elle aussi froidement que son interlocuteur. Il ressemble à un rassemblement de fourmis menaçantes… et moi, j’écrase les fourmis…
- C’est moi qui ai formé ces fourmis, je suis donc ici en tant que reine de la fourmilière. Eprouverais-tu l’envie de m’écraser aussi ?
- As-tu vraiment besoin d’une réponse, Itachi ? » Elle se mit en position défensive.
***
Kiba se releva difficilement sous les rires de Nobuo. « Alors, railla Nobuo ? Ca ne va pas ?
- Va te faire foutre, dit le maître d’Akamaru, en plaçant un main sur sa blessure !
- Hola hola ! Calmos ! La colère ne mène à rien. » Il sourit de plus belle. « Comment ton épée a pu s’arrêter net après que je l’ai parée, enfoiré », demanda Kiba ?
- Mon épée, Karyuudo*, est capable de te cibler par ton chakra. Elle ne te lâchera pas jusqu’à ce que je l’ordonne. Pas besoin d’être un bon bretteur, comme elle t’attaque toute seule ! » Kiba fronça ses sourcils, se dressa dignement, et cracha un mélange de sang et de salive. « Vraiment ? Dans ce cas, je vais juste te couper les mains ! » Ce fut lui qui sourit à présent. « Qui t’a dit que j’avais besoin de mes mains ? » Il lança son arme sur le jounin en chef. Celui esquiva… mais l’épée revint à la charge…
Pendant plusieurs minutes, il se débattit contre la lame ; le possesseur de l’épée tenta de l’attaquer lui aussi, mais Akamaru lui barra la route. L’arme changea d’un coup de direction, et fondit sur le canidé. Mais Kiba, qui avait maintenant les mains libres, enchaîna une suite de sceaux à une vitesse prodigieuse et plaqua ses mains sur le sol. L’épée se planta dans le mur de pierre qui venait d’apparaître, puis un dôme de terre emprisonna l’arme. Nobuo grimaça, mais il ne pouvait intervenir, car le féroce Akamaru le tenait occupé.
Kiba profita de ce répit pour enchaîner une nouvelle suite de sceaux. Il posa sa main ensanglantée sur le terrain ; une série de signe décora le sol. Comme si cet acte demandait un effort intense, le jounin en chef suait de tout son corps, et tremblait de tous ses membres. Dans le ciel, des nuages noirs se rassemblèrent… et la terre trembla. « Akamaru, cria Kiba, éloigne-toi ! » Le canidé n’eut pas besoin de se faire prier ; il griffa un bras de Nobuo, et rejoignit son maître. Le tremblement s’intensifia, et un monstrueux éclair fendit les nuages en direction du ninja de Kiri. Celui-ci n’eut pas le temps de crier ; des énormes rochers éjectèrent, le vent les aidant à se déplacer encore plus vite. Dans un dernier effort, Kiba fit apparaître devant sont chien et lui une barrière de pierre de trois fois sa taille, autant en long qu’en large.
Le jounin en chef sortit de son abri. Il ne restait plus grand-chose de son ennemi : une poignée d’os, couverts, par ci par là, d’un peu de chair carbonisée, et l’épée tueuse. « Eh bien, souffla le ninja en regardant la voute céleste, mon ami, je l’ai tué, mais ça te fera pas revenir, n’est-ce pas ? C’était avant qu’il te tue que j’aurais du l’exécuter… » Une larme perla sur sa joue. Il l’effaça d’un geste de la main. « Tu me dirais : mieux vaut tard que jamais, n’est-ce pas ? » Un sentiment de liberté parcourra son corps. Il l’avait fait.
Derrière le maître canidé apparut un homme portant un pantalon bleu léger, un gilet court de la même couleur, et une imposante cape noire, placée sous une longue crinière argentée. Il exprima un grand sourire aux dents pointues. « Suigetsu… ça fait longtemps, dit calmement Kiba.
- Trois ans…
-…de tranquillité…
- Exagère pas !
- Comment tu l’as trouvé, demanda brusquement le maître d’Akamaru ? Il te savait à sa poursuite pourtant…
- Nobuo ? Il était aussi discret que Naruto dans sa jeunesse… » Kiba sourit de toutes ses dents. « C’est vrai…
- Mais passons. Tu sais ce que je viens foutre ici. Donne la moi. » L’humeur joyeuse de Suigetsu avait soudainement disparue. « Et si je refuse ? »
Le vent souffla. Allait-il être témoin d’un nouveau combat ?
***
Avant dernier chapitre à poster. Dernier demain
Après, 2-3 semaines à attendre et le 17 suivra
Chapitre 15 : Les trois techniques des genins
Au milieu des corps inertes des soldats d’élite se mouvaient deux ombres à une vitesse stupéfiante. Les shurikens et autres projectiles volaient de tous côtés. Les spectateurs inattentifs tombaient comme des mouches…
Il y eut un éclair blanc, et l’on vit l’adversaire de la tigresse blanche éjecter sur des dizaines de mètres en emportant avec lui un peu de la masse de chair qui s’était réunie autour des deux duellistes.
Alors, les soldats d’élite comprirent qu’il valait mieux reculer de l’effrayant champ de bataille, et ils assistèrent au combat depuis leurs postes respectifs.
Itachi se releva péniblement et engagea la conversation avec la jounin en chef : « Eh bien eh bien, il est dangereux de te sous-estimer, dame Hyuuga, dit-il de son air toujours indifférent.
- C’est la première fois, n’est-ce pas, répondit-elle dignement ?
- Pardon ?
- C’est la première fois que tu combats un Hyuuga, je voulais dire.
- Pourquoi penses-tu ça, interrogea le ninja Uchiha, presque étonné ?
- Tu as froncé les sourcils lorsque tu t’es rendu compte que les techniques d’illusions ne marchent absolument pas contre moi. » Itachi ne donna aucune réponse, aussi Hinata s’empressa d’en rajouter : « Te voilà privé de ton plus grand atout, détenteur du mangekyou*… »
***
Tels les deux guerriers impassibles qu’ils étaient, Suigetsu et Kiba se fixaient sans ciller. Cela durait depuis un certain temps déjà, et le vent avait eu le temps d’éparpiller ce qu’il restait de Nobuo. Quand Akamaru commença à montrer ostensiblement ses canines dangereuses, Suigetsu reprit l’attitude sympathique qu’il avait prise avant que le maître Inuzuka déclare qu’il n’avait pas l’intention de lui donner l’épée, butin d’un pénible combat.
« Très bien, dit le collectionneur. Mais sache que je vais pas te lâcher comme ça. Ça serait pas très cool d’affronter un homme fatigué qui doit se dépêcher d’aller sauver ses compagnons.
- Premièrement, commença Kiba, on voit bien que tu m’as jamais vu fatigué, fait très très rare. Et deuxièmement, je doute que la tigresse ait besoin de moi…
- Me donne pas de raisons supplémentaires pour changer d’avis.
- J’ai pas besoin de ta miséricorde.
- Tu ferais moins le fier si je t’avais dit que j’allais te buter !
- Vraiment ? Si tu veux te battre, pas de soucis… » Le ninja sauvage se mit en position défensive, les jambes écartées et pliées, les bras levés chacun de leurs côtés, les doigts à moitié pliés.
Suigetsu soupira exagérément. « J’ai déjà pris ma décision. Je reviendrai quand je me serai accaparé les autres que j’ai pas encore. Bon, à la prochaine ! » Il disparut dans… une flaque d’eau…
Le maître Inuzuka se décontracta, ramassa l’épée par terre, la plaça sur son dos, et monta sur son chien. « Akamaru, on doit vite aller sauver l’autre blond ! » Ils foncèrent en direction du camp.
***
Sans crier gare, Hinata enchaîna une suite de coups tous plus violents les uns que les autres, en se régalant des gémissements sourds du -très certainement- bourreau de son amour.
Elle allait frapper du pied quand Itachi reprit ses esprits et contre-attaqua avec un poing, puis projeta la jounin en chef. Celle-ci se rattrapa, puis constata qu’une très –trop même- grosse boule de feu approchait à une vitesse phénoménale… Elle disposa sa main droite en face d’elle, puis, quand la sphère brûlante toucha presque la paume de la kunoichi, poussa un cri, et, dans une lumière éblouissante, le petit soleil se dissipa. Elle allait narguer son ennemi lorsqu’elle s’aperçut qu’il ne se trouvait plus dans son champ de vision. Alors une main apparut de nulle part et serra sa gorge comme un étau mortel. Elle tenta de se dégager, mais un violent coup au ventre la calma rapidement. Son manque d’oxygène s’accrut, ce qui embruma sa vision.
Soudain, bien qu’elle se crût perdue, son agresseur abandonna sa prise, à cause d’un kunai envoyé en direction du poignet de l’homme. Elle ne tomba pas, car son bienfaiteur s’occupa de son cas et la déposa délicatement au sol, juste avant qu’elle ne perde connaissance.
***
« C’est bien mon vieux ! On y est ! » Le compagnon de Kiba s’arrêta dans un buisson, en face du camp. Il le laissa reprendre son souffle en scrutant le bâtiment. Maintenant, que faire ? Il était dans le repère, certes, mais ignorait où se trouvait son ami…
Dans ses réflexions, il fut attiré par le nombre de gardes qui se campaient solidement devant le bâtiment en face de lui. Des soldats d’élite, sans doute, seuls ninjas qui pouvaient réellement lui poser problème s’ils étaient en nombre considérable… Mais la chance était avec lui : le groupe n’était formé que de vingt guerriers. Cette fois, il n’allait pas se conduire comme avec Naruto la dernière fois : il avait l’effet de surprise, ce qui facilitait l’infiltration… Cependant pourquoi pensait-il à ceci ? Il devait sauver Naruto… néanmoins, il s’en voudrait plus tard s’il n’entrait pas là-dedans…
Sans avertir Akamaru, il sauta sur les gardes.
***
« Eh bien, qui est donc ce charognard qui perturbe mon repas, demanda Itachi ? » Aki lui lança un regard noir. « Mon nom est Aki Hyuuga, et je t’interdis de toucher à ma tante. » Le survivant Uchiha s’avança tranquillement. « Petit ninja vient défendre sa tante, comme c’est mignon… Et que croit faire le microbe ?
- Suivre la première règle en combat.
- Fuir face à un Uchiha ?
- Non, répondit assurément Aki. Frapper en premier. » Il termina sa phrase durant sa charge contre son opposant. Itachi le repoussa d’un simple coup de pied. « C’est ridicule. Tu ferais mieux de partir très vite tant que tu en as l’occasion, gamin. » Le neveu d’Hinata se leva péniblement. « Désolé, mais j’ai fait une promesse que je dois tenir. »
***
Deux jours auparavant, alors qu’Aki venait d’apprendre qu’une équipe allait être envoyée chercher son maître, il avait décidé de rendre une visite à son idole, Neji, à l’Hôpital. Lorsqu’il fut arrivé devant lui, il lui avait déclaré son projet fou : accompagner le groupe de Kiba. « Qu’en pensez-vous, Neji, avait-il dit ?
- Je ne m’opposerai pas à ton choix. Moi, je n’ai pas pu sauver celle que j’aime, et j’ai le cœur brisé. Si tu as l’occasion de protéger celui que tu respectes, fais-le. » Silencieusement ravi, Aki avait été sur le point de partir lorsque Neji avait rajouté quelques paroles qui restèrent gravées dans sa mémoire : « Je te donne une condition cependant : comme ce sera certainement Hinata qui suivra Kiba, et que ni Naruto ni moi ne sommes disponibles, je te charge, en tant que Hyuuga, de la protéger à tout prix. » Fort impressionné par la lourde responsabilité qu’il portait, il s’en était allé rejoindre Tokichiro et Arimi.
***
Les ralliements du public ramenèrent Aki au temps présent. « Je te protégerai. » Le genin s’avança fièrement vers Itachi. « C’est la dernière fois que je te le répète gamin : retourne d’où tu viens.
- Désolé, mais les gamins, ça obéit jamais. » Il fonça à nouveau sur son ennemi… qui arrêta son attaque du pied en le lui tenant. Aki tenta une offensive avec l’autre jambe, mais le guerrier aguerri la dévia sans effort et enfonça sadiquement un kunai dans son fémur ; l’arme fut déviée par sa tenue. « Quelle matière étrange que tu portes. Mais ça ne te sauvera pas, c’est terminé, prévint Itachi.
- Oh non, sale démon aux yeux rouges : tout commence maintenant… » De sa main gauche, le jeune ninja plia tous ses doigts, hormis l’index et le majeur, les positionna devant sa bouche, puis ferma les yeux. Une bourrasque violente tournoya autour des deux belligérants. Très vite, il rouvrit brusquement ses paupières. Itachi écarquilla subitement les siennes, comme s’il avait compris le danger que représentait cet acte ; à l’instant d’après, il lâcha son adversaire, mais avant qu’il ait pu s’en écarter, Aki cria : « TROP TARD ! », et le jeune ninja envoya son poing droit, autour duquel le vent semblait tourner à une vitesse extraordinaire. L’onde de choc provoqua un cratère de la taille du frère de Sasuke, qui hurla en recevant le coup.
***
Kiba entra dans le bâtiment. Pas terrible, ces soldats ! Il avait juste eu à les surprendre, et ils s’étaient retrouvés sans défense, comme des nourrissons face à un assassin professionnel. Il faut dire qu’Akamaru, qui l’avait suivi d’instinct, n’y était pas pour rien non plus : il avait neutralisé sept gardes à lui tout seul. Ils avaient certainement vu un chien de cette taille pour la première et dernière fois…
Le maître Inuzuka alluma la torche placée sur le mur à sa droite… et fut bouleversé devant ce qui se trouvait devant lui. Eh bien ça ! Naruto et lui étaient venus dans ce camp par le plus grand des hasards, l’arme du quatrième se trouvant, d’après le plan, à des kilomètres de là. Et voilà qu’en ayant écouté son instinct, Kiba avait trouvé leur objectif ! En effet, l’arme du quatrième était posée sur du velours, cette même matière mise sur un meuble en bois sur lequel était gravé « Ôzora, épée du quatrième* ». L’arme était magnifique : son fourreau ocre protégeait amoureusement une lame à moitié dégainée, au double tranchant, si parfaite qu’on l’imaginait pouvoir découper n’importe quel type de métal ou de pierre. La garde était constituée de multiples fines barres de fer au bout pointu qui étaient courbées autour de la circonférence de l’arme. Quant au manche, il était de couleur rouge et parfaitement semblable à ceux de katanas normaux, ce qui n’atténuait guère la beauté de la merveille. Le tout avait la même taille que le bras de Kiba.
Le jounin en chef contempla un moment l’épée magnifique. Sorti de son envoutement, il remarqua un détail étrange : sur un autre meuble non loin de l’autre était posé un sabre parfaitement identique !
Il sentit un sérieux désarroi quant à l’état de la salle… « Quel bordel… Itachi devient désordonné ?! Les cailloux vont se mettre à danser… »
***
Aki tremblait. Son maître avait raison : cette technique ne devait pas être utilisée à la légère ! Elle lui avait puisée toute sa réserve de chakra…
Il vint se poser vers sa tante… avant de percevoir une ombre menaçante à travers le nuage de poussière qu’avait provoqué son attaque. Aki se pétrifia en reconnaissant Itachi, tenant son bras gauche ensanglanté avec le droit. « Sale merdeux, jura-t-il ! L’autre t’a appris le poing de vent ?! Je t’ai sous-estimé, mais je ne referai pas la même erreur… » Les yeux rouges sang avancèrent en direction d’Aki, celui-ci totalement désemparé. Cette fois, il allait mourir, c’était sûr…
A sa plus grande surprise, le frère de Sasuke commença à bouger sans raison, comme s’il esquivait des coups invisibles ! Il semblait danser avec le vent, mais Aki savait ce qu’il en était : son équipière utilisait sa technique ultime : l’invisibilité ! Mais ce jeu ne durerait pas longtemps, car Arimi consommait trop de chakra à chaque mouvement. Et de plus, leur ennemi avait le sharingan…
Après de nombreuses minutes, Itachi attaqua enfin la jeune du clan Yamanaka, ce qui la fit reprendre son apparence normale. Arimi atterrit près de son compagnon. « C’est pas bientôt fini ces attaques de moucheron, ragea l’assassin ?
- Arimi, dit Aki sans se préoccuper du guerrier aux yeux menaçants, ils sont où Naruto-sensei et Tokichiro ?
- Naruto-sensei est à deux mètres de toi, il porte la cape qu’il m’a offerte. » Ces paroles déstabilisèrent le ninja aux yeux laiteux, qui regarda derrière lui, où il arrivait vaguement à distinguer un corps inerte. « Et Tokichiro ?
- Tu vas vite le savoir… »
En effet, un Inuzuka autant enragé que son chien brun à côté de lui, Tsochiro, sans doute sous l’effet d’une pilule de soldat, chargea le frère de Sasuke accompagné de son animal. Ce dernier affronta l’affronta directement, tandis que son maître tourna autour de leur ennemi. Alors, comme d’un commun accord, Tsochiro s’écarta vivement, et Tokichiro attaqua avec gant à lame… dans le vide ! Cependant, Itachi sauta en l’air, et Aki vit avec émerveillement la pierre qui se trouvait derrière lui se fendre en deux. « Merde, cracha le maître de Tsochiro ! Foutu sharigan, il a compris la technique… » Le bourreau de Naruto ne se fit pas attendre pour attaquer, et projeta le genin vers ses compagnons, ainsi que son chien. « Aie, fit Arimi, je suppose qu’il reste à personne la moindre dose de chakra ?
- Effectivement, répondirent-ils en choeur…
- Aki c’est pas sensé être toi le génie bordel, s’énerva Tokichiro !
- Ta gueule je peux pas tout faire tout seul ! » La dispute se poursuivit jusqu’à ce qu’Itachi s’arrête en face du groupe. « C’est fini les enfants…
- Ça je crois pas non, lança jovialement une voix familière ! » Les genins discernèrent les silhouette derrière le ninja aux yeux de sang. « Kiba ! Akamaru !
- Les héros sont arrivés, et ils vont botter le cul aux méchants … »
Finalement je me suis dit que pour un... autant le faire tout de suite ! Voilà, à bientôt pour le chapitre inédit !
Résumé chapitre 15 :
Après un laborieux combat, Kiba se retrouve face à Suigestsu, et parvient à ne pas engager le combat ainsi que garder l’arme de Nobuo (que Suigestsu convoite). Pendant ce temps, l’équipe Aki-Tokichiro-Arimi s’infiltre dans la cellule de Naruto et parvient à le libérer alors qu’Hinata gagne du temps en affrontant Itachi et ses troupes. Durant ces évènements, Kiba entre par hasard dans le bâtiment où est gardée l’arme du quatrième, qui se trouve être un duo d’épées à double tranchant parfaitement semblables. Itachi parvient à avoir raison d’Hinata, ce qui fait intervenir les trois genins. Ceux-là utilisent les techniques secrètes que leur maître leur a apprises, mais finissent pas mordre la poussière eux aussi après avoir blessé Itachi au bras. Tandis qu’ils croient que la fortune les a définitivement abandonnés, Kiba et Akamaru apparaissent devant l’équipe de Naruto.
Chapitre 16 : À la merci de l’ennemi
Kiba descendit du dos d’Akamaru et marcha, très lentement, en direction d’Itachi. Tout bruitage avait cessé, le vent avait arrêté sa course lui aussi. Comme si la nature elle-même retenait son souffle. A chaque pas, l’atmosphère s’alourdissait, le grondement de sa marche vengeresse s’intensifiait. Ne pouvant supporter une telle aura meurtrière, les novices et les lâches (ou les plus sensés pour certains…) reculaient doucement, pour ne pas se faire remarquer, et surtout afin de ne pas éveiller le courroux du puissant ninja. Quand celui-ci s’approcha de leur chef, personne n’osa intervenir, et la foule s’éloigna craintivement.
Kiba s’arrêta en face d’Itachi, ferma les yeux, et regarda fixement ceux de son ennemi, comme si son regard pouvait traverser ses paupières. L’assassin de l’Akatsuki ne broncha pas. « Itachi, dit Kiba, j’ai vu que tu as fait souffrir Hinata et les trois gamins. Et je n’ose même pas prononcer à voix haute ce que j’imagine que tu as infligé à Naruto.
- Je ne nie pas lui avoir infligé le mangekyou sharingan le plus terrifiant de ma carrière de bourreau, répondit-il, indifférent comme à son habitude. » Le jounin en chef serra ses poings et ses dents. « Je suis juste revenu ramener Naruto… mais si je m’écoutais, je te tuerais sur le champ…
- Pour autant que tu en sois capable…
- Continue à me provoquer, et je t’assure que je te le prouve tout de suite… » Kiba dégaina rageusement les deux épées du quatrième. A la vue de ces armes imposantes, Itachi abandonna son expression désintéressée. « Etonnant n’est-ce pas, dit Kiba ? Je les ai trouvées aujourd’hui même, et je n’ai pas encore eu l’occasion de les tester... » Un silence terrifiant s’installa à nouveau quelques minutes. « Tu ne sais rien de ces lames. Elles te tueront, menaça Itachi. J’ai mis des années à les trouver, et ce n’est pas pour les utiliser en combat.
- C’est bien bas de ta part de tenter de me bluffer pour éviter que je les utilise... Ca t’embête bien que je possède les deux lames du quatrième, hein ? Tu vas plus pouvoir récupérer le renard, hein ? » Il sourit devant un Itachi bouleversé par cette déclaration (ce qui physiquement se limitait à un gros froncement de sourcils…). « Comment le sais-tu, questionna-t-il ?
- Je savais que cette lame bloquait le chakra du renard chez Naruto. Mais j’ai compris quand j’ai vu que tu campais là depuis plusieurs jours. Je me suis questionné sur le pourquoi du comment et j’en suis venu à cette conclusion : tu as besoin de ces lames pour prendre le démon renard de Naruto, car il a un chakra infini et il serait impossible de le faire sans l’affaiblir. Si tu n’as pas bougé, c’est parce que tu étais à la recherche de ces lames et qu’elles étaient très près d’ici. J’ai remarqué dans ton bâtiment soi-disant fortifié que les objets avaient été posé à la va-vite ; les coussins de velours où reposaient les deux armes n’étaient pas droits sur le meuble, et pour être franc, c’est vraiment le bordel là-dedans avec tout ce qui traîne par terre et tout le reste… c’est pas ton style d’être si relâché, alors j’en ai conclu que tu avais récupéré le matos il y a pas longtemps.
- Tu es perspicace, chien de Konoha. » Ils marquèrent une pause à cause d’une bourrasque bruyante, puis reprirent : « Itachi, tu vas nous laisser partir.
- En quel honneur ?
- Tu as un bras bousillé, et à cause de Naruto et Hinata tu as perdu beaucoup trop de soldats. D’ailleurs, elle va bientôt se réveiller, et elle sera plus prudente cette fois… Si avec Akamaru je m’occupe des soldats, et qu’Hinata s’occupe de toi, on va tous vous crever. »
Itachi sourit, puis s’empressa d’ajouter : «Bravo ! Voila un bluff de grande qualité ! Si tout allait aussi bien que tu le disais, pourquoi est-ce que vous n’agissez pas ? Tu as peur de trois choses : primo, que les genins soient touchés. Secondo, qu’Hinata ne se réveille pas assez tôt pour m’affronter. Et tertio, tu ne connais pas le nombre de soldats. De plus, mes alliés de l’Akatsuki peuvent arriver d’une minute à l’autre. Tu as pitoyablement tenté de me faire peur pour pouvoir partir au plus vite, mais c’est raté ! Cette discussion est close. » Des dizaines de ninjas s’avancèrent brutalement sur Kiba ; la peur d’affronter une légende ne les retenait plus.
Ils l’encerclèrent, et le ninja sauvage commença à paniquer. Ce putain d’Uchiha avait toujours une longueur d’avance ! Il devait trouver une solution rapidement, car affronter simultanément les guerriers et leur chef, qui restait redoutable même avec un bras inutilisable, allait se révéler très difficile… sans compter qu’il ne devait ouvrir les yeux sous aucun prétexte… Heureusement, il pouvait s’orienter avec les odeurs de ses ennemis. Il lui restait quand même un avantage : il n’était pas seul ; Akamaru serait impitoyable envers quiconque s’approcherait des autres. En outre, Itachi ne se risquerait pas à l’attaquer directement… Enfin pas tout de suite. Mais à la moindre ouverture de ses paupières…
Ses pensées furent troublées par un énorme jet de flamme se dirigeant dans sa direction ; il contra la technique avec un Gatsuga bien placé, après avoir rengainé les épées du quatrième, et profita de l’étonnement général pour éliminer les auteurs de la technique. Vinrent ensuite quelques crétins qui foncèrent à l’aveuglette ; il les élimina sans pitié. Les suivants furent plus prudents et l’attaquèrent d’une façon plus organisée : l’un provoqua un tremblement de terre par le biais d’une technique de terre, ce qui força Kiba à sauter loin du danger. Le deuxième avait prévu le coup et lança des dizaines de lances d’eau amoureusement préparées ; Kiba les évita toutes, et décapita le ninja.
Il passa ensuite à l’offensive : après une suite de sceaux effectués à une vitesse hallucinante, un énorme raz de marée envahit la place et engloutit des dizaines d’opposants. Il opta ensuite pour un combat au corps à corps et se pressa d’éliminer autant d’ennemis possible. Ce jeu mortel continua de longues minutes qui comptabilisèrent un nombre de cadavre impressionnant.
Alors qu’il poursuivait son massacre, Kiba aperçut Akamaru neutraliser des requins d’eau avec un féroce Gatsuga ; le chien cependant ne fit pas attention au fait qu’il s’éloignait dangereusement de ses protégés… ce qui ne fut pas le cas de ses ennemis : ils lancèrent une pluie de shurikens, ainsi que d’autres objets à but hostil, sur les deux jounins en chef inconscients et les trois genins.
Se débarrassant de ses adversaires, le maitre Inuzuka créa une barrière de terre… qui se lézarda en quelques secondes ! Changeant de tactique, il se plaça devant le mur avant que celui-ci ne s’effondre et dévia un maximum de projectiles ; malgré son habilité de jounin en chef, un kunai se logea dans sa jambe droite, la rendant presque inutilisable.
Alors qu’il luttait contre la douleur et ses nouveaux opposants, un shuriken lui entailla légèrement la joue gauche, tandis qu’une autre arme de lancer lui taillada le tibia, et les dégâts auraient immanquablement continué si Tokichiro n’avait pas exécuté une magnifique technique de feu qui liquéfia de la ferraille que le maître Inuzuka n’aurait pas pu éviter. Mais le genin s’était vidé de ses forces ; il s’évanouit.
Profitant d’un court instant de répit, Kiba médita. Il se rendit à l’évidence : La supériorité numérique de l’ennemi finirait par l’écraser, il avait fait une erreur de calcul de quelques centaines d’ennemis. Il était certes réputé pour son endurance, mais il n’était pas invincible. Son efficacité décroissait dangereusement, et lorsqu’il n’aurait plus de chakra ils mourraient tous, lui et ses compagnons. Il aurait voulu pouvoir faire une retraite, mais personne ne les quitterait des yeux et ils ne survivraient pas jusqu’à Konoha. C’était aussi pour cela qu’il n’avait pas ordonné la fuite au groupe de son neveu ; s’ils étaient loin de lui, il ne pourrait pas garder un œil sur eux, et la moitié des troupes les poursuivrait. Akamaru ne parviendrait pas à tous les ramener entiers.
Il n’avait plus le choix. S’ils ne pouvaient pas fuir, il devait trouver un moyen de rendre cette action possible. Son idée lui coûterait certainement la vie, mais s’il ne faisait rien, ils y passeraient tous. Il réfléchit encore une fois au plan, puis repassa à l’offensive.
A l’époque où sa célébrité débutait, il avait développé une technique de télépathie avec son chien. Il n’avait jamais imaginé que c’était avec ce système de communication qu’il allait un jour annoncer à son cher Akamaru qu’il laisserait sa vie pour sauver la sienne.
« Akamaru, appela-t-il !
- Oui Kiba ? » La voix du maître chien tremblait. Son cœur et son ventre étaient serrés par l’étau d’une tristesse infinie. Il se calma et commença son discours funeste.
Il était prêt. Kiba déchaînait sa rage et sa peine contre l’ennemi toujours plus nombreux. Ses larmes embrumaient sa vision. Il n’avait jamais redouté la mort. Mais y être confronté directement, brutalement, et savoir qu’on ne peut se délivrer de son emprise le terrifiait. Un ninja ne doit pas pleurer. Seuls les faibles craignent la mort. Des mots certainement prononcés par des vieux gâteux installés confortablement dans leurs lits en temps de paix.
Malgré tout, Kiba sécha ses larmes ; il ne fallait pas que la dernière image de Kiba Inuzuka soit celle d’un couard. Il ne fallait pas que Tokichiro ait honte en pensant à lui dans le futur. Déterminé et effrayé, le puissant combattant lança les deux épées du quatrième à Tokichiro. Avant qu’Itachi ne puisse faire quoique ce soit, Kiba jeta l’arme de Nobuo dans sa direction, puis enchaîna des dizaines de sceaux à la vitesse de l’éclair. Enfin il cria : « Que le néant vous avale ! » Akamaru, qui portait les trois genins (s’occupant eux-mêmes des deux jounins en chef), fit un énorme bond et s’enfonça dans la forêt avoisinante.
Une énorme barrière d’une noirceur d’encre barricada tout le pourtour du camp, ainsi que les hauteurs. Un immense dôme de chakra qui les empêcherait tous de partir. Dans le noir absolu, Kiba s’effondra. Au loin, il crut entendre crier son nom. Ce fut la dernière chose qu’il discerna avant de sombrer dans l’inconscience.