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Liste des sujets

~Le topic de pub~

-KIng-BG-
-KIng-BG-
Niveau 10
30 avril 2011 à 12:35:56

http://s347307981.onlinehome.fr/ally?nom=The%20Keybladeurs
et tu cliques sur "rejoindre cette alliance immédiatement"

Lutherxd
Lutherxd
Niveau 10
30 avril 2011 à 12:39:10

Voila.

Ludovic26
Ludovic26
Niveau 10
30 avril 2011 à 12:39:37

salut pour info :

rafou13sonic , mégaforce2 , Kazuki72 , landers60200 , Kaligoo et

Oo-Samford-oO vous vous êtes inscrit sur le jeu de ce forum :

http://mario-galaxy-2-fic-blabla-astuce.forumjv.com/1-28593-1522-1-0-1-0-jeu-la-guerre-de-l-espace.htm

Le combat viens de commencer vous pouvez attaque dès maintenant venez !

fan2worms
fan2worms
Niveau 10
30 avril 2011 à 12:45:07

http://popoint.fr/?eleveur=fan2worms je me suis inscrits il y a quelque minutes qliquez svp

ice281197
ice281197
Niveau 10
30 avril 2011 à 12:48:04

mais il y apersonne sur ton forum qui un mis un sujet ? tu es tout seul ?

Lutherxd
Lutherxd
Niveau 10
30 avril 2011 à 12:48:33

J'ai cliquer,clique sur le mien toi aussi:
http://popoint.fr/?eleveur=LutherXD

Ludovic26
Ludovic26
Niveau 10
30 avril 2011 à 12:54:24

Moi si il y a 8 personnes !
ils se sont inscrit à mon jeu mais si il y a des personnes !

ice281197
ice281197
Niveau 10
30 avril 2011 à 13:07:22

non mais d'autres qui ont crée des topics

kazuki72
kazuki72
Niveau 10
30 avril 2011 à 13:11:37

Vous avez rejoins l'alliance

grosbide932
grosbide932
Niveau 6
30 avril 2011 à 17:10:33

chui lvl 4 bientot 5 http://popoint.fr/?eleveur=caiade

Ex_77
Ex_77
Niveau 54
01 mai 2011 à 08:51:07

Boîte à idée sur la série PES : https://www.jeuxvideo.com/boite-a-idees/00033282--dossier-la-serie-pes-toutes-boite-a-idees.php

Merci d'avance !

Lutherxd
Lutherxd
Niveau 10
01 mai 2011 à 13:36:58

http://laymi.labrute.com
Merci si vous y jouez.

kazuki72
kazuki72
Niveau 10
06 mai 2011 à 13:29:55

:up: Nécéssaire :oui:

Aller y :svp:

http://kazuki.minitro*pers.fr

remplacer * par un "o" ! :ok:

oO-Samford-Oo
oO-Samford-Oo
Niveau 16
06 mai 2011 à 22:44:38

http://samford.minitroopers*.fr :ok:

Virer l'étoile :ok:

kazuki72
kazuki72
Niveau 10
06 mai 2011 à 22:47:21

Sam' tu vas sur le mien je vais sur le tien :noel:

oO-Samford-Oo
oO-Samford-Oo
Niveau 16
06 mai 2011 à 22:52:59

C'est fait depuis longtemps :ok:

kazuki72
kazuki72
Niveau 10
06 mai 2011 à 23:14:02

Idem :-)

oO-Samford-Oo
oO-Samford-Oo
Niveau 16
07 mai 2011 à 21:24:54

http://samford.minitroopers*.fr

Virer l'étoile :ok:

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Niveau 1
07 mai 2011 à 21:26:54

Nivernais (cheval)
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Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Nivernais.
Nivernais
Nivernais1919.jpg
Bonhomme, étalon nivernais de 5 ans, à Rémilly en 1919.
Espèce Cheval (Equus caballus)
Région d’origine
Région Nièvre, Drapeau : France France
Caractéristiques
Morphologie Cheval de trait
Taille 1,65 m à 1,75 m, parfois plus grand, jusqu'à 1,80 m1
Poids 800 à 1000 kg1
Robe Toujours noire1
Autre
Utilisation Traction hippomobile
modifier Consultez la documentation du modèle

Le cheval nivernais est un grand et puissant cheval de trait de couleur noire, créé comme race par le comte de Bouillé à partir de 1872, dans la région de la Nièvre, afin d'obtenir une bête apte aux travaux agricoles. Il insiste pour que les éleveurs du pays croisent leurs rustiques juments morvandielles avec des étalons percherons, toujours noirs. La race est reconnue en 1880 et dès la fin du XIXe siècle, l'élevage de ce cheval remplace celui du bidet du Morvan. Les éleveurs affrontent tour à tour l'hostilité de l'administration des haras quant à la reconnaissance de la race, la concurrence du percheron pour les exportations aux États-Unis, puis celle des chevaux de trait ardennais et auxois pour le travail agricole durant l'entre deux guerres.

L'élevage du nivernais pour l'agriculture dure jusqu'aux années 1950 dans toute la région qui entoure la Nièvre, mais la motorisation provoque la disparition rapide de la plupart des effectifs. En 1966, le registre d'élevage du nivernais est fusionné avec celui du trait percheron, et cet animal, qui n'est désormais plus considéré comme une race distincte par l'administration des haras, vient à être menacé de disparition. Des initiatives publiques, comme celles du parc naturel régional du Morvan, et privées, se mettent en place dans les années 1980 pour le sauver. Le type du cheval nivernais, devenu celui d'un percheron noir élevé dans la Nièvre, demeure rarissime et n'est plus reconnu malgré les demandes répétées de ses éleveurs pour lui faire retrouver un statut de race.

Ce grand cheval noir, historiquement voué à l'agriculture, a peut-être un avenir dans le débardage des zones boisées et le tourisme équestre attelé. Il participe à des reconstitutions folkloriques et diverses animations dans sa région d'origine, dont il est désormais indissociable.
Sommaire
[masquer]

1 Histoire
1.1 XIXe siècle
1.2 De 1900 à 1950
1.2.1 Exportations américaines
1.2.2 Entre deux guerres
1.3 Après 1945
1.3.1 Sauvegarde
1.3.2 Rapport de 1999
2 Description de la race
3 Utilisations et diffusion de l'élevage
4 Notes et références
5 Annexes
5.1 Articles connexes
5.2 Liens externes
5.3 Bibliographie
5.3.1 Études
5.3.2 Articles

Histoire[modifier]
Dessin d'un cheval de trait noir tenu en main de profil.
Portrait de Voltaire, un étalon percheron noir primé au concours de Nogent-le-Rotrou, par Rosa Bonheur en 1884. Ce type d'étalon est à l'origine de la race nivernaise.

Le trait nivernais est « inventé » à la fin du XIXe siècle, et n'est plus considéré comme une race depuis 1966.
XIXe siècle[modifier]
Déclaration du comte de Bouillé en 1875

Nous avons créé la race blanche de l'espèce bovine, nous devons créer la race de trait noire de l'espèce chevaline2.

La race nivernaise naît sous l'impulsion du maire de Nevers et surtout du président de la société d'agriculture de la Nièvre, le comte Charles de Bouillé, en 1872. Ils désirent obtenir un cheval de gros trait de couleur noire1, et justifient ce choix par contraste avec les bovins charolais, qui portent une robe claire3. Le cheval de trait remplace alors lentement le bœuf pour la traction agricole, et fait figure de modernisation4. Les riches pâturages du Morvan, associés à la nature du sol, favorisent l'émergence d'une race à forte carrure1. La jumenterie locale, surtout composée de bêtes rustiques à la robe majoritairement noire, est croisée avec de bons étalons percherons de la même couleur, importés et introduits par le comte de Bouillé aux frais de la société d'agriculture de la Nièvre2,5. Le cheval nivernais est hautement influencé par le percheron, alors utilisé en croisement pour améliorer bon nombre de races de trait6. Les poulains nés sur place sont ensuite sélectionnés « dans l'indigénat » pour perpétuer la race, et vingt ans plus tard, le projet du comte de Bouillé est couronné de succès, la création d'une race de trait nationale est revendiquée dans la Nièvre7,2. L'élevage du cheval nivernais peine d'abord à s'implanter en raison de la forte tradition d'élevage bovin charolais et de traction bovine dans une région qui laisse peu de place au cheval8.

Au même moment, les Américains importent massivement de lourds et puissants chevaux de trait afin d'améliorer leur propre jumenterie, et achètent ces animaux à prix d'or à l'expresse condition qu'ils possèdent des papiers d'origine9. L'époque est favorable à la notion de généalogie et de « sang »10. C'est pourquoi, le 28 janvier 1880 (ou le 29 mai 1880 selon Marcel Mavré1) et sous l'influence des Américains, la société d'agriculture de la Nièvre décide d'ouvrir un livre généalogique, le premier pour une race chevaline française6. Cette reconnaissance favorise l'encadrement des éleveurs locaux, qui se lancent dans la production de bêtes de concours. Le berceau d'élevage de la « race noire » est originellement la Nièvre, puis ce cheval se répand en Allier, dans le Cher, l'Indre et la Saône-et-Loire1, malgré un conflit incessant avec l'administration des haras qui refuse longtemps toute reconnaissance officielle2. En 1895, suite à des réductions de subventions, le système d'encouragement des éleveurs nivernais disparait11.

L'identité du cheval nivernais « se construit dans les conflits »12. La « race noire » se diffuse en effet avant les chevaux ardennais et auxois (la « race rouge »), qui entrent en concurrence sur le marché du cheval de trait au XXe siècle13.
De 1900 à 1950[modifier]
Dans les années 1900, la robe noire du nivernais est favorable à ce dernier : les chevaux gris sont en effet fréquemment atteints de mélanomes, des tumeurs qui peuvent se révéler cancérigènes. C'est aussi une raison qui fait que les bouchers chevalins déprécient les chevaux gris, et que la société d'agriculture de la Nièvre continue à choisir des étalons noirs pour perpétuer la race14.

En 1901, le syndicat des éleveurs nivernais commence à distribuer des primes aux meilleures juments et pouliches lors de son concours d'automne11. En 1904, le trait nivernais participe à son premier concours officiel en tant que race contre des chevaux percherons, boulonnais et bretons2. Les haras nationaux reconnaissent tardivement les qualités de la race, à laquelle ils attribuent la mauvaise réputation de consommer beaucoup de nourriture (ce qui est vrai, car plusieurs témoignages rapportent que pour un trait, le nivernais est un cheval de prix et de prestige, nécessitant une ration conséquente15), d'être trop grande, peu énergique et de modèle critiquable16. En 1910 et 1911, ils achètent pourtant trois étalons nivernais pour faire la monte dans les dépôts d'étalons17. En 1914, le nivernais est reconnu comme « une race constituée par une famille percheronne acclimatée dans la Nièvre, sélectionnée sur la robe noire et ayant acquis, sous l'influence de l'indigénat, certains caractères qui la différencient des véritables percherons ». La taille des animaux, très élevée, est toujours supérieure à 1,65 m18.
Exportations américaines[modifier]

Au début du XXe siècle, aux États-Unis, le nivernais est importé parmi d'autres races de trait (notamment le percheron et le boulonnais, ces trois races formant la majorité des importations américaines19) sous le nom de « cheval de trait français ». Ces chevaux sont enregistrés par l'Anglo-Norman Horse Association (ou National Norman Horse Association) à partir de 1876, association rebaptisée National French Draft Association en 188520. Elle déclare en 1876 que les races françaises sont essentiellement les mêmes, et doivent toutes être connues comme des « chevaux normands »21. Elle déclare ensuite que tous les « chevaux normands » sont en fait des « percherons », indépendamment de leur lignée de sélection individuelle. Le but est de vendre les chevaux de trait de race aux utilisateurs américains à des prix plus élevés. Le Conseil de l'Agriculture de l'Illinois juge que seuls les percherons dont l'ascendance peut être prouvée devraient être enregistrés en tant que tels, et que toutes les autres races doivent être considérés séparément22. Les éleveurs du Perche, voyant dans le cheval de la Nièvre une concurrence et dans les Américains recherchant des chevaux noirs une clientèle, se mettent à produire des percherons noirs en achetant des étalons nivernais au besoin, ce qui créé une concurrence et diminue la popularité de la race nivernaise à l'exportation, à la veille de la motorisation23. Ce marché des exportations aux Américains disparait après la Première Guerre mondiale et la motorisation des transports outre Atlantique7.
Entre deux guerres[modifier].
Le 31 décembre 1920, le stud-book du cheval nivernais est fermé aux croisements étrangers et huit ans plus tard, il compte 5 628 chevaux inscrits24. Durant l'entre-deux-guerres, le marché est favorable aux chevaux « rouges » (ardennais et auxois)25 qui se diffusent dans la région bourguignonne par le nord-est. Le sud-ouest de la Nièvre forme le foyer de résistance de la « race noire » nivernaise26,27. La réputation du cheval nivernais est celle d'un animal au mauvais caractère, ce qui fait baisser les prix d'achat et rend la « race rouge » bien plus populaire17,23. Les éleveurs nivernais éduquent rarement leurs poulains, qu'ils laissent libres avec des bœufs charolais dont ils se nourrissent des refus d'herbes. Ainsi, au moment de la vente, les poulains nivernais sont indisciplinés et non dressés, au contraire des chevaux percherons, boulonnais ou bretons, habitués depuis leur plus jeune âge au contact de l'homme. Les éleveurs du nivernais subissent toujours la concurrence des éleveurs du percheron28.
Après 1945[modifier]
Chevaux de trait gris à l'attache tête au mur.
Percherons. Depuis 1966, le même stud-book répertorie les chevaux nivernais, de robe noire, et les percherons, généralement de robe grise comme ceux-ci.
Les restrictions en carburant durant la Seconde Guerre mondiale rendent le cheval indispensable et en 1946, dans le Bazois, l'élevage du cheval nivernais est toujours lucratif, mais secondaire. Les poulains sont vendus en novembre sur la foire de Tannay29.
L'utilisation du cheval pour le transport a cessé complètement et l'animal de trait n'est plus utilisé qu'en agriculture, tandis que l'usage du tracteur agricole se généralise28. La boucherie devenant la seule alternative pour les éleveurs de traits nivernais, ceux-ci, plutôt que de se spécialiser dans la production de bêtes à viande, revendent massivement leurs animaux aux abattoirs et s'orientent vers un autre type d'élevage30. De ce fait, les années 1950 sont celles d'une très forte régression de l'élevage de chevaux nivernais. Pourtant, ce dernier est réputé dans la production bouchère pour la qualité de sa viande et sa robe foncée qui le prémunit des mélanomes, au contraire du percheron gris31. Les éleveurs ne s'étant pas spécialisés dans la production de viande de cheval et la France étant devenue « l'un des pays les plus hippophages du monde » (120 000 tonnes de viande équine consommées en 1964), en 1967, les droits de douane sont supprimés pour l'importation de chevaux de boucherie vivants depuis les pays de l'Est, ce qui pousse encore davantage les éleveurs de chevaux de trait français à abandonner leur production30.

Quelques érudits tel que le baron de Saint-Palais entreprennent des classifications des races de trait et rapprochent le nivernais du percheron1. En 1966, le nivernais est désigné comme une « sous race dérivée du percheron » et englobé par la société hippique percheronne dans le livre de ce dernier, avec le trait du Maine, le berrichon et l'augeron28. Il n'est dès lors plus officiellement considéré comme une race distincte, bien que ses éleveurs locaux continuent à le désigner comme tel.
Les effectifs continuent à diminuer jusqu'en 1980, où le statut de cette population chevaline attire l'attention32. Les concours de races ne voient plus défiler que quelques spécimens dont un certain nombre sont de robe grise (37 femelles et 26 mâles présentés en 198433), les éleveurs ont la sensation de perdre leur identité régionale, et le cheval nivernais semble sur le point de disparaître6.
En 1982 et 1983, le parc naturel régional du Morvan décide la mise en place d'un programme de conservation du trait nivernais, considéré comme un patrimoine local lié à l'histoire de la région, et contacte l'ethnologue Bernadette Lizet, qui entreprend de grandes recherches sur cette race jusqu'en 1989, et publie plusieurs travaux universitaires à ce sujet34,35, notamment grâce à ses rencontres avec les éleveurs sur des manifestations officielles36. Le parc achète Hermine, une jument poulinière, alors que le marché du cheval de trait traverse sa pire période de crise37. Seuls 80 individus potentiellement trait nivernais sont recensés l'année suivante, en 19846. Le capital génétique et l'aspect de patrimoine régional du trait nivernais, élevé depuis des générations par des passionnés malgré la faible rentabilité d'un tel élevage, et part importante de l'histoire de la région, sont mis en avant. Le parc fait de ce cheval noir son emblème ainsi que celui de la culture locale28. En 1985, l'association Les Écuries du Morvan est formée par de jeunes agriculteurs du sud de la région qui reprennent l'élevage d'animaux de race et se mettent à organiser des fêtes avec des chevaux attelés à des traîneaux, des défilés, des concours hippiques et des scènes de débardage. Elle reçoit le soutien des haras nationaux, de l'office national des forêts et du parc naturel régional du Morvan, elle effectue aussi des formations38. D'autres initiatives pour sauver la race voient le jour, comme celle des élèves du collège Henri Vallon de Nevers qui désirent faire de ce cheval l'emblème de leur région en 198739. En 1988, un éleveur de nivernais se rend au salon international Euro-Cheval afin de faire connaitre ses animaux aux Japonais et aux Allemands, friands de chevaux noirs à queue longue40.

Rapport de 1999[modifier]

En 1999, la société hippique percheronne commande un rapport à propos de l'élevage du cheval nivernais, et en conclut le maintien du statut de « branche du Percheron » pour ce dernier : Sur cent à cent vingt poulinières percheronnes inscrites dans le département de la Nièvre, la majorité sont de robe grise, et il n'existe quasiment plus de critères pour différencier le cheval de trait nivernais d'un percheron à la robe noire. Suite aux croisements avec le percheron depuis les années 1950, les animaux sont mélangés, ce qui signifie qu'il faudrait des années pour retrouver un berceau de race et un standard. Malgré tout, les éleveurs restent attachés à des animaux descendants de ceux des grands élevages de la fin du XIXe et souhaiteraient toujours reconstituer la race nivernaise, dont des représentants potentiels se trouvent dans certains élevages13.
Description de la race[modifier]
Articles connexes : Morphologie du cheval et Robe noire du cheval.

C'est l'un des chevaux de trait français les plus imposants et les plus lourds. Le journal d'agriculture pratique rapporte en 1924 qu'il toise en moyenne de 1,65 m à 1,75 m, jusqu'à 1,80 m, pour un poids de 800 à 900 kg en moyenne, pouvant atteindre 1 000 kg à trois ans11. Seule est admise la robe noire si on

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07 mai 2011 à 21:29:55

Nivernais (cheval)
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Nivernais
Nivernais1919.jpg
Bonhomme, étalon nivernais de 5 ans, à Rémilly en 1919.
Espèce Cheval (Equus caballus)
Région d’origine
Région Nièvre, Drapeau : France France
Caractéristiques
Morphologie Cheval de trait
Taille 1,65 m à 1,75 m, parfois plus grand, jusqu'à 1,80 m1
Poids 800 à 1000 kg1
Robe Toujours noire1
Autre
Utilisation Traction hippomobile
modifier Consultez la documentation du modèle

Le cheval nivernais est un grand et puissant cheval de trait de couleur noire, créé comme race par le comte de Bouillé à partir de 1872, dans la région de la Nièvre, afin d'obtenir une bête apte aux travaux agricoles. Il insiste pour que les éleveurs du pays croisent leurs rustiques juments morvandielles avec des étalons percherons, toujours noirs. La race est reconnue en 1880 et dès la fin du XIXe siècle, l'élevage de ce cheval remplace celui du bidet du Morvan. Les éleveurs affrontent tour à tour l'hostilité de l'administration des haras quant à la reconnaissance de la race, la concurrence du percheron pour les exportations aux États-Unis, puis celle des chevaux de trait ardennais et auxois pour le travail agricole durant l'entre deux guerres.

L'élevage du nivernais pour l'agriculture dure jusqu'aux années 1950 dans toute la région qui entoure la Nièvre, mais la motorisation provoque la disparition rapide de la plupart des effectifs. En 1966, le registre d'élevage du nivernais est fusionné avec celui du trait percheron, et cet animal, qui n'est désormais plus considéré comme une race distincte par l'administration des haras, vient à être menacé de disparition. Des initiatives publiques, comme celles du parc naturel régional du Morvan, et privées, se mettent en place dans les années 1980 pour le sauver. Le type du cheval nivernais, devenu celui d'un percheron noir élevé dans la Nièvre, demeure rarissime et n'est plus reconnu malgré les demandes répétées de ses éleveurs pour lui faire retrouver un statut de race.

Ce grand cheval noir, historiquement voué à l'agriculture, a peut-être un avenir dans le débardage des zones boisées et le tourisme équestre attelé. Il participe à des reconstitutions folkloriques et diverses animations dans sa région d'origine, dont il est désormais indissociable.
Sommaire
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1 Histoire
1.1 XIXe siècle
1.2 De 1900 à 1950
1.2.1 Exportations américaines
1.2.2 Entre deux guerres
1.3 Après 1945
1.3.1 Sauvegarde
1.3.2 Rapport de 1999
2 Description de la race
3 Utilisations et diffusion de l'élevage
4 Notes et références
5 Annexes
5.1 Articles connexes
5.2 Liens externes
5.3 Bibliographie
5.3.1 Études
5.3.2 Articles

Histoire[modifier]
Dessin d'un cheval de trait noir tenu en main de profil.
Portrait de Voltaire, un étalon percheron noir primé au concours de Nogent-le-Rotrou, par Rosa Bonheur en 1884. Ce type d'étalon est à l'origine de la race nivernaise.

Le trait nivernais est « inventé » à la fin du XIXe siècle, et n'est plus considéré comme une race depuis 1966.
XIXe siècle[modifier]
Déclaration du comte de Bouillé en 1875

Nous avons créé la race blanche de l'espèce bovine, nous devons créer la race de trait noire de l'espèce chevaline2.

La race nivernaise naît sous l'impulsion du maire de Nevers et surtout du président de la société d'agriculture de la Nièvre, le comte Charles de Bouillé, en 1872. Ils désirent obtenir un cheval de gros trait de couleur noire1, et justifient ce choix par contraste avec les bovins charolais, qui portent une robe claire3. Le cheval de trait remplace alors lentement le bœuf pour la traction agricole, et fait figure de modernisation4. Les riches pâturages du Morvan, associés à la nature du sol, favorisent l'émergence d'une race à forte carrure1. La jumenterie locale, surtout composée de bêtes rustiques à la robe majoritairement noire, est croisée avec de bons étalons percherons de la même couleur, importés et introduits par le comte de Bouillé aux frais de la société d'agriculture de la Nièvre2,5. Le cheval nivernais est hautement influencé par le percheron, alors utilisé en croisement pour améliorer bon nombre de races de trait6. Les poulains nés sur place sont ensuite sélectionnés « dans l'indigénat » pour perpétuer la race, et vingt ans plus tard, le projet du comte de Bouillé est couronné de succès, la création d'une race de trait nationale est revendiquée dans la Nièvre7,2. L'élevage du cheval nivernais peine d'abord à s'implanter en raison de la forte tradition d'élevage bovin charolais et de traction bovine dans une région qui laisse peu de place au cheval8.

Au même moment, les Américains importent massivement de lourds et puissants chevaux de trait afin d'améliorer leur propre jumenterie, et achètent ces animaux à prix d'or à l'expresse condition qu'ils possèdent des papiers d'origine9. L'époque est favorable à la notion de généalogie et de « sang »10. C'est pourquoi, le 28 janvier 1880 (ou le 29 mai 1880 selon Marcel Mavré1) et sous l'influence des Américains, la société d'agriculture de la Nièvre décide d'ouvrir un livre généalogique, le premier pour une race chevaline française6. Cette reconnaissance favorise l'encadrement des éleveurs locaux, qui se lancent dans la production de bêtes de concours. Le berceau d'élevage de la « race noire » est originellement la Nièvre, puis ce cheval se répand en Allier, dans le Cher, l'Indre et la Saône-et-Loire1, malgré un conflit incessant avec l'administration des haras qui refuse longtemps toute reconnaissance officielle2. En 1895, suite à des réductions de subventions, le système d'encouragement des éleveurs nivernais disparait11.

L'identité du cheval nivernais « se construit dans les conflits »12. La « race noire » se diffuse en effet avant les chevaux ardennais et auxois (la « race rouge »), qui entrent en concurrence sur le marché du cheval de trait au XXe siècle13.
De 1900 à 1950[modifier]
Dans les années 1900, la robe noire du nivernais est favorable à ce dernier : les chevaux gris sont en effet fréquemment atteints de mélanomes, des tumeurs qui peuvent se révéler cancérigènes. C'est aussi une raison qui fait que les bouchers chevalins déprécient les chevaux gris, et que la société d'agriculture de la Nièvre continue à choisir des étalons noirs pour perpétuer la race14.

En 1901, le syndicat des éleveurs nivernais commence à distribuer des primes aux meilleures juments et pouliches lors de son concours d'automne11. En 1904, le trait nivernais participe à son premier concours officiel en tant que race contre des chevaux percherons, boulonnais et bretons2. Les haras nationaux reconnaissent tardivement les qualités de la race, à laquelle ils attribuent la mauvaise réputation de consommer beaucoup de nourriture (ce qui est vrai, car plusieurs témoignages rapportent que pour un trait, le nivernais est un cheval de prix et de prestige, nécessitant une ration conséquente15), d'être trop grande, peu énergique et de modèle critiquable16. En 1910 et 1911, ils achètent pourtant trois étalons nivernais pour faire la monte dans les dépôts d'étalons17. En 1914, le nivernais est reconnu comme « une race constituée par une famille percheronne acclimatée dans la Nièvre, sélectionnée sur la robe noire et ayant acquis, sous l'influence de l'indigénat, certains caractères qui la différencient des véritables percherons ». La taille des animaux, très élevée, est toujours supérieure à 1,65 m18.
Exportations américaines[modifier]

Au début du XXe siècle, aux États-Unis, le nivernais est importé parmi d'autres races de trait (notamment le percheron et le boulonnais, ces trois races formant la majorité des importations américaines19) sous le nom de « cheval de trait français ». Ces chevaux sont enregistrés par l'Anglo-Norman Horse Association (ou National Norman Horse Association) à partir de 1876, association rebaptisée National French Draft Association en 188520. Elle déclare en 1876 que les races françaises sont essentiellement les mêmes, et doivent toutes être connues comme des « chevaux normands »21. Elle déclare ensuite que tous les « chevaux normands » sont en fait des « percherons », indépendamment de leur lignée de sélection individuelle. Le but est de vendre les chevaux de trait de race aux utilisateurs américains à des prix plus élevés. Le Conseil de l'Agriculture de l'Illinois juge que seuls les percherons dont l'ascendance peut être prouvée devraient être enregistrés en tant que tels, et que toutes les autres races doivent être considérés séparément22. Les éleveurs du Perche, voyant dans le cheval de la Nièvre une concurrence et dans les Américains recherchant des chevaux noirs une clientèle, se mettent à produire des percherons noirs en achetant des étalons nivernais au besoin, ce qui créé une concurrence et diminue la popularité de la race nivernaise à l'exportation, à la veille de la motorisation23. Ce marché des exportations aux Américains disparait après la Première Guerre mondiale et la motorisation des transports outre Atlantique7.
Entre deux guerres[modifier].
Le 31 décembre 1920, le stud-book du cheval nivernais est fermé aux croisements étrangers et huit ans plus tard, il compte 5 628 chevaux inscrits24. Durant l'entre-deux-guerres, le marché est favorable aux chevaux « rouges » (ardennais et auxois)25 qui se diffusent dans la région bourguignonne par le nord-est. Le sud-ouest de la Nièvre forme le foyer de résistance de la « race noire » nivernaise26,27. La réputation du cheval nivernais est celle d'un animal au mauvais caractère, ce qui fait baisser les prix d'achat et rend la « race rouge » bien plus populaire17,23. Les éleveurs nivernais éduquent rarement leurs poulains, qu'ils laissent libres avec des bœufs charolais dont ils se nourrissent des refus d'herbes. Ainsi, au moment de la vente, les poulains nivernais sont indisciplinés et non dressés, au contraire des chevaux percherons, boulonnais ou bretons, habitués depuis leur plus jeune âge au contact de l'homme. Les éleveurs du nivernais subissent toujours la concurrence des éleveurs du percheron28.
Après 1945[modifier]
Chevaux de trait gris à l'attache tête au mur.
Percherons. Depuis 1966, le même stud-book répertorie les chevaux nivernais, de robe noire, et les percherons, généralement de robe grise comme ceux-ci.
Les restrictions en carburant durant la Seconde Guerre mondiale rendent le cheval indispensable et en 1946, dans le Bazois, l'élevage du cheval nivernais est toujours lucratif, mais secondaire. Les poulains sont vendus en novembre sur la foire de Tannay29.
L'utilisation du cheval pour le transport a cessé complètement et l'animal de trait n'est plus utilisé qu'en agriculture, tandis que l'usage du tracteur agricole se généralise28. La boucherie devenant la seule alternative pour les éleveurs de traits nivernais, ceux-ci, plutôt que de se spécialiser dans la production de bêtes à viande, revendent massivement leurs animaux aux abattoirs et s'orientent vers un autre type d'élevage30. De ce fait, les années 1950 sont celles d'une très forte régression de l'élevage de chevaux nivernais. Pourtant, ce dernier est réputé dans la production bouchère pour la qualité de sa viande et sa robe foncée qui le prémunit des mélanomes, au contraire du percheron gris31. Les éleveurs ne s'étant pas spécialisés dans la production de viande de cheval et la France étant devenue « l'un des pays les plus hippophages du monde » (120 000 tonnes de viande équine consommées en 1964), en 1967, les droits de douane sont supprimés pour l'importation de chevaux de boucherie vivants depuis les pays de l'Est, ce qui pousse encore davantage les éleveurs de chevaux de trait français à abandonner leur production30.

Quelques érudits tel que le baron de Saint-Palais entreprennent des classifications des races de trait et rapprochent le nivernais du percheron1. En 1966, le nivernais est désigné comme une « sous race dérivée du percheron » et englobé par la société hippique percheronne dans le livre de ce dernier, avec le trait du Maine, le berrichon et l'augeron28. Il n'est dès lors plus officiellement considéré comme une race distincte, bien que ses éleveurs locaux continuent à le désigner comme tel.
Les effectifs continuent à diminuer jusqu'en 1980, où le statut de cette population chevaline attire l'attention32. Les concours de races ne voient plus défiler que quelques spécimens dont un certain nombre sont de robe grise (37 femelles et 26 mâles présentés en 198433), les éleveurs ont la sensation de perdre leur identité régionale, et le cheval nivernais semble sur le point de disparaître6.
En 1982 et 1983, le parc naturel régional du Morvan décide la mise en place d'un programme de conservation du trait nivernais, considéré comme un patrimoine local lié à l'histoire de la région, et contacte l'ethnologue Bernadette Lizet, qui entreprend de grandes recherches sur cette race jusqu'en 1989, et publie plusieurs travaux universitaires à ce sujet34,35, notamment grâce à ses rencontres avec les éleveurs sur des manifestations officielles36. Le parc achète Hermine, une jument poulinière, alors que le marché du cheval de trait traverse sa pire période de crise37. Seuls 80 individus potentiellement trait nivernais sont recensés l'année suivante, en 19846. Le capital génétique et l'aspect de patrimoine régional du trait nivernais, élevé depuis des générations par des passionnés malgré la faible rentabilité d'un tel élevage, et part importante de l'histoire de la région, sont mis en avant. Le parc fait de ce cheval noir son emblème ainsi que celui de la culture locale28. En 1985, l'association Les Écuries du Morvan est formée par de jeunes agriculteurs du sud de la région qui reprennent l'élevage d'animaux de race et se mettent à organiser des fêtes avec des chevaux attelés à des traîneaux, des défilés, des concours hippiques et des scènes de débardage. Elle reçoit le soutien des haras nationaux, de l'office national des forêts et du parc naturel régional du Morvan, elle effectue aussi des formations38. D'autres initiatives pour sauver la race voient le jour, comme celle des élèves du collège Henri Vallon de Nevers qui désirent faire de ce cheval l'emblème de leur région en 198739. En 1988, un éleveur de nivernais se rend au salon international Euro-Cheval afin de faire connaitre ses animaux aux Japonais et aux Allemands, friands de chevaux noirs à queue longue40.

Rapport de 1999[modifier]

En 1999, la société hippique percheronne commande un rapport à propos de l'élevage du cheval nivernais, et en conclut le maintien du statut de « branche du Percheron » pour ce dernier : Sur cent à cent vingt poulinières percheronnes inscrites dans le département de la Nièvre, la majorité sont de robe grise, et il n'existe quasiment plus de critères pour différencier le cheval de trait nivernais d'un percheron à la robe noire. Suite aux croisements avec le percheron depuis les années 1950, les animaux sont mélangés, ce qui signifie qu'il faudrait des années pour retrouver un berceau de race et un standard. Malgré tout, les éleveurs restent attachés à des animaux descendants de ceux des grands élevages de la fin du XIXe et souhaiteraient toujours reconstituer la race nivernaise, dont des représentants potentiels se trouvent dans certains élevages13.
Description de la race[modifier]
Articles connexes : Morphologie du cheval et Robe noire du cheval.

C'est l'un des chevaux de trait français les plus imposants et les plus lourds. Le journal d'agriculture pratique rapporte en 1924 qu'il toise en moyenne de 1,65 m à 1,75 m, jusqu'à 1,80 m, pour un poids de 800 à 900 kg en moyenne, pouvant atteindre 1 000 kg à trois ans11. Seule est admise la robe noire si on

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